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Pour en finir avec le délit de solidarité

Lundi 6 février 2017 / CDDLE

Voilà plusieurs mois qu’on assiste en France à une recrudescence de poursuites judiciaires visant à empêcher l’expression de la solidarité envers migrants, réfugiés, Roms et sans-papiers. C’est ainsi que de plus en plus de militants se retrouvent confrontés à la justice du fait de leurs actions non-violentes d’aide humanitaire en faveur de ces personnes en situation difficile en France.

Il est clair que les autorités entendent faire plier les citoyennes et les citoyens qui n'adhèrent pas aux politiques de non accueil et de mise à l'écart des migrants, et qu'elles n'hésitent pas pour cela à les assimiler à ceux qui profitent de la vulnérabilité des exilé⋅e⋅s et les exploitent, passeurs et trafiquants en tout genre.

La loi permet en effet de poursuivre les personnes qui viennent en aide aux « sans-papiers » , mais toutes sortes d'autres chefs d’accusation servent désormais à entraver toute action citoyenne qui s'oppose aux politiques mises en œuvre. L'ensemble de ces intimidations, poursuites, condamnations parfois, visent donc bien en fait ce qui constitue de nouvelles formes du « délit de solidarité ».

Ces procédés d'intimidation doivent cesser. Nous affirmons la légitimité du droit de regard des citoyens et des citoyennes sur les pratiques de l’administration, de la justice ou de la police. Nous voulons que soient encouragé·e·s celles et ceux qui se montrent solidaires des personnes en situation de précarité sans se soucier de savoir si elles sont ou non en situation régulière quant au séjour. Nous refusons que les populations visées par des politiques ou des pratiques xénophobes soient privées de soutien. C'est l'avenir du principe même de solidarité qui est en jeu.

100 organisations associatives ou syndicales, nationales ou locales , publient un manifeste par lequel elles entendent dénoncer ces procédés. Dans les semaines qui viennent, elles mettront en œuvre toutes sortes d'actions afin que soient préservés le droit de regard, le droit de critique, le droit de s'opposer à des politiques qu'on désapprouve, le droit de se conduire autrement qu'en agent de politiques de fermeture : le droit d'agir en toute humanité.

A Besançon

Appel du collectif SOLidarité MIgrants REfugiés (SOL MI RE)

en lien avec l'appel national "Délinquants Solidaires"
RASSEMBLEMENT VENDREDI 10 FEVRIER A 17 H 30
devant le tribunal de grande instance.

A Dijon, rendez-vous pour une chaîne humaine,
Place François Rude (dite du Bareuzai), jeudi 9 février, 18H.

Voir le site "Délinquants solidaires"

voir le dossier du GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigré·e·s)