Abonnez-vous maintenant

Pour lire tous les articles du Journal et créer votre blog à partir de 7€/mois

Une meuf, porte-parole de l’Élysée… du gouvernement.

Vendredi 5 avril 2019 / Danièle Secrétant

Indépendamment de mes désaccords profonds avec la politique sociale, économique… du gouvernement Sarkozy, j’ai souvent eu honte que la France soit représentée par cet homme.

Sous le gouvernement Hollande, j’ai souvent été dépitée.

En ce qui concerne la Macronie, je ne sais quel mot employer, où quels mots employer pour ne pas être trop agressive, ou trop vulgaire.

Car la nomination d’une meuf, et quelle meuf ! ajoutée à quelques indicateurs dont je vais faire une liste non exhaustive, me plonge dans l’inquiétude concernant mon avenir et celui de mes concitoyens.

Je vais déjà arrêter de nommer Sibeth Ndiaye, la meuf, ainsi qu’elle s’est permis d’appeler Simone Veil, une vraie grande femme, elle.

Cette nouvelle porte-parole, avant de l’être, a professé assumer mentir pour protéger le Président. Faisant cela, assumait-elle aussi de ne pas défendre la République, la démocratie, la vérité ? Cela augure mal de la suite. Quel crédit lui apporter quand elle parlera au nom du gouvernement ?

Au retour de je ne sais plus quel voyage présidentiel, en pleine crise des gilets-jaunes, on l’a vue, très présente, suivre le Président qu’elle avait sans doute conseillé de se rendre illico au chevet… des forces du maintient de l’ordre. Pas des citoyens qui souffrent.

Il est vrai qu’un temps, au début du mouvement, on a pu se demander si policiers et gendarmes n’allaient pas baisser les armes. Ceux qu’ils avaient en face d’eux étant de la même « classe sociale » qu’eux. Avec le même pouvoir d’achat en berne, le même désintérêt pour leurs conditions de travail…

Tout cela s’ajoute donc à quelques phrases et faits que je ne qualifierai pas de petits.

Mis bout à bout, voilà, de mon point de vue, ce que ça dessine de la vision de la société qu’a cette équipe en marche vers on ne sait quel destin funeste. Force est de constater que le terme mépris de classe, est celui qui illustre bien la Macronie. Le cynisme aussi.

Il y a des ouvrières illettrées, il y a des chômeurs pas fichus de traverser la route pour trouver le travail qui pullule sur le trottoir d’en face, il y a des pauvres qui coûtent un pognon dingue et qui ne sont pas fichus, les cons, de s’en sortir. Pauvres ils sont, pauvres ils restent. Alors que nos jeunes louves… nos jeunes loups…

Il y a les retraités (dont je suis) qui font partie d’une génération dorée. Ça, ça vient de Monsieur Alauzet pour qui je ne voterai pas. Qui ont la chance au 21ème siècle, de faire trois repas par jour, et parfois même un goûter, ça c’est de Aurore Berger. Quant aux remerciements du Président pour m’avoir ponctionnée d’un certain nombre d’euros … j’aime mieux ne pas dire ce qu’il peut en faire, de ses remerciements.

Il y a les vieilles personnes qui feraient mieux d’avoir la sagesse de rester chez elles plutôt que d’aller manifester. Pour y faire quoi ? Tricoter de la layette ? Faire des confitures ? Ce qu’aurait dû faire madame Geneviève Legay, une meuf, une femme engagée pour défendre les droits de ses semblables ?

Madame Zineb Redouane était chez elle, au quatrième étage, quand elle a été atteinte par un tir de lacrymogène qui lui a coûté la vie. Alors, non seulement il faut rester chez soi passé un certain âge (à partir de quel âge ? 65 ans, 66 ans…), mais il ne faut surtout pas avoir sa fenêtre ouverte ?

De plus, dit sa fille « Quelle est la sagesse que ma mère aurait dû appliquer pour ne pas mettre sa vie en danger, plus que d’avoir annulé une invitation à dîner par son amie ce soir-là, et de rester chez elle ? » (Lettre ouverte de Milfet Redouane, fille de Zineb).

Et je terminerai mon billet sur un rappel de l’affaire Benalla. Les chargés de com du Président, ses « conseillers » dont la meuf Sybeth Ndiaye maintenant porte-parole, se seraient livrés à maintes falsifications pour protéger le Président, en contradiction avec la nécessité de protéger avant tout la République, la démocratie, la vérité, les citoyennes et les citoyens…

Je suis féministe. Cela ne m’empêche pas de constater que certaines meufs sont aussi cons.. ternantes, que certains keums certaines femmes sont aussi cons… ternantes que certains hommes.

Quant aux proclamations affirmées de cette équipe en marche de rompre avec des pratiques politiques usées et dévastatrices, force est de constater que ce beau monde fait de la même façon, voire pire, que certains de leurs prédécesseurs.

Et j’en veux aux gauches de ne pas s’entendre pour arriver à nous fabriquer un programme capable de nous tirer de ce guêpier.

De continuer à nous contraindre d’avoir à choisir entre la peste et le choléra.

La peste : C’est une maladie contagieuse, à multiples facettes et mortelle pour l’homme.

Se dit aussi pour qualifier une sale garce.

On parle aussi de peste brune, en parlant du nazisme.

Et l’on peut lire ou relire le roman de Camus, La Peste.

 

Le choléra : C’est une maladie diarrhéique aigüe, dont on peut mourir en quelques heures en l’absence de traitement.

Ouf ! Il y a un traitement ! Il est grand temps de l’appliquer, morbleu !

Mais où est-il ?

Dans les résultats du grand débat annoncés par une porte-parole assumant de mentir pour protéger le Président ?

Dans la hargne stérile des Blaks-blocs ?

Gauche ! Réveille-toi !