Abonnez-vous maintenant

Pour lire tous les articles du Journal et créer votre blog à partir de 7€/mois

La SNCF se servirait-elle de la grève pour supprimer les « petites lignes » ?

Mercredi 18 avril 2018 / Emilie Devillers

Reportage à Grenoble

"La grève des cheminots paraît très efficace en région Auvergne-Rhône-Alpes, « pendant ces périodes de trois jours [de non-grève], tous les trains sont supprimés sur plusieurs lignes comme Grenoble-Gap, Annecy-St Gervais, Lyon Saint-Paul–Lozanne, Bourg-en-Bresse-Oyonnax, Clermont-Volvic, Clermont-Montluçon, Clermont–Le Puy-en-Velay et Clermont-Aurillac. Ces lignes sont sacrifiées ! » écrit la Fnaut. Si des circulations ont repris sur un certain nombre de ces lignes, cartographiées par Reporterre comme menacées à l’occasion de sa grande enquête sur le train, l’emblématique ligne Grenoble-Gap n’entend plus siffler de train depuis le 2 avril. Ils sont remplacés par des bus. Idem pour la ligne Lyon Saint-Paul-Lozanne, Bourg-en-Bresse–Oyonnax et Clermont-Volvic."

https://reporterre.net/

Si les élus locaux ont interpellés le ministre Nicolas Hulot, qu'en adviendra-t-il véritablement ?

Quid des lignes TER de Franche-Comté ?

Suite à la surpression de trois arrêts de dessertes entre Besançon et Dijon, la réduction du trafic et le remplacement de certains trajets par des cars, la grève sera-t-elle aussi en Bourgogne-Franche-Comté, l'occasion de modifier le service ?

L'enquête de Reporterre sur les trains du quotidien nous informe que nos lignes régionales (jaunes) correspondent à des lignes où la qualité de service se dégrade ou s'est fortement dégradée.

https://reporterre.net/Les-trains-du-quotidien-en-France-la-grande-enque...

Après la désinformation des usagers TER quand à la possible utilisation des abonnements Ginko pour voyager sur les lignes TER des communes du Grand Besançon, la SNCF poursuivra-t-elle sa pratique de désinvestissement progressif de son offre de service ?

Sommes-nous définitivement arrivés à l'instant fatidique où le soutien des politiques libérales aux intérêts des grands groupes n'est plus réversible ? Quelles résiliences reste-t-il pour le trajet de demain ?