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Zad : résister pour un autre mode de vie

Mercredi 18 avril 2018 / Emilie Devillers

C'est bien de l'aspiration à vivre autrement dont il est question sur la ZAD de Notre-Dame des Landes, et ce que les habitants expérimentent au jour le jour à travers des projets alternatifs multiples, c'est un monde dans lequel ils aimeraient pouvoir vivre demain.

Un monde fait d'autonomie plutôt que de contrôle, un monde responsable, propre à répondre aux enjeux d'aujourd'hui (auto-éco-construction avec réemploi de matériaux, et emploi de matériaux bio-sourcés, autonomie énergétique, auto-suffisance alimentaire avec production d'une agriculture vivrière biologique, gestion collective des lieux et des activités, etc.).

Cet autre monde, fait d'autonomie ne se targue pas du droit, bien au contraire, il place le collectif égalitaire au cœur même de son action, bien décidé qu'il est à défendre sa légitimité face au bulldozer de l'économie libérale actuelle, portée par l’Élysée.

Ces jeunes ont tout compris de la précarité du mode de vie actuel et cherchent à en inventer un nouveau en faisant front avec toute leur énergie et leur espoir, face aux incohérences de l'état qui continue d'ignorer l'urgence des situations dramatiques qui se multiplient.
Pollution des sols, de l'eau, de l'air, des organismes et des êtres vivants, destruction des milieux, négations des intérêts collectifs, dominations abusives.
Que ce soit entendu, tout cela n'est plus acceptable et la jeune génération se lève !

Comment continuer à vivre, se nourrir, s'abriter dans un contexte de rupture des écosystèmes, où plus de 70% des espèces animales et végétales comestibles ont été éradiquées en un siècle ?
Dans un monde où l'on nous annonce la 6ème extinction, la nôtre, provoquée par nos propres non-soins.
Où les secteurs de l'industrie, du bâtiment, du transport, les plus importants acteurs du changement climatique sont embourbés dans des idées dépassées, périmées et mortifères.
Comment garantir aux populations le respect de leur être dans un monde où le marché règne en dictateur.
Comment encore croire en la République après la démultiplication d'actions anti-démocratiques de la part des hommes politiques ?

Si les états persistent à protéger la financiarisation du monde, pourtant en sursis permanent de faillite, qui peut encore porter l'espoir d'alternatives collectives, face aux actuelles règles du système agricole, de l'urbanisme et du foncier, qui protègent les intérêts de groupes qui n’œuvrent pas au bien commun, mais agissent en parasites pour la survie de leurs intérêts personnels en détruisant toute alternative.

Comment dire Nous quand il n'est plus possible de participer à la création de ce Nous et que le mensonge et la duperie l'emporte sur la parole donnée ?

Comment se positionner quand seule l'obéissance stupide et asservie est requise ?

Comment réagir quand même la justice n'est plus juste ?

Huit mois ferme pour un manifestant à Nantes, quand les grandes surfaces doivent près de 418 milliards d’euros à l’État français, au titre de leurs irrégularités dans leurs projets d’implantation ou d’extension et ce rien que pour la Région PACA.

Où sont les zones de non droit ?

https://mrmondialisation.org/zad-vs-supermarches-un-etat-de-droit-a-geom...

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=94mJf6Lm1bg

https://www.youtube.com/watch?v=BXRpT1fSUMI