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Le Temps errant

Jeudi 13 avril 2017 / Etienne Canale

Et pourquoi pas le tempérant ?

Sous ce titre de « canard » énigmatique se révèle simplement l'intention sympathique de déchaîner des interrogations sur le sens des mots et de nos vies alliée au désir de distiller des temps de réflexion et des temps d'expressions vivaces, libres à chacun de contribuer à ce guide de bord.

Il ne s'agit pas de canarder, de se complaire dans la plainte, mais d'être disponible à des pensées roboratives, combattant la peu satisfaisante époque déboussolée, pour le moins, comme une ère pas marrante.

Ere d'errements, de non- sens à absence de direction, ainsi se propage un flottement ininterrompu bercé de douces illusions qui engendre une possibilité de désenchantement définitif du monde.

C'est la cata !

Cependant est-il possible de dépasser un bilan désastreux où la déliquescence rivalise avec la déshérence et ce à tous les étages culture, politique, économique.

Si tout est prêt pour le pire comment ni craindre ni désespérer resituant dans notre temps le propos de CAMUS « COMMENT VIVRE ET PENSER EN TEMPS DE CHAOS » faire en sorte que le monde ne se Défasse.

La liste de  mots serait longue pour signifier le chaos, les pathologies, les traumatismes, les hystéries, les pertes de pensées saines d'un monde sans esprit et sans cœur contraint à subir les costumes de la vulgarité invasive.

Le monde va mal, vite un gros cachet d'effervescence tant qu'à faire !

C'est un temps à faire preuve de lucidité et de tempérance se référant à GRAMSCI « être pessimiste de par l'intelligence mais optimiste de par la volonté ».

Et encore ce qu'il est permis de dénommer crise dans le bon sens du terme état critique d'une dure maladie frôlant l'apocalypse «la crise consiste dans le fait que l'ancien meurt et que le nouveau tarde à venir, pendant cet intervalle on observe plusieurs montres les plus variés »

Lassés par cet état de fait nous sollicitons l'envie de partager le désir d'être en vie pour sortir de l'état d'errants sans buts ni propos.

Ainsi osons promouvoir le tempérant comme mode d'agir et temps possible d'exercice de vertus et éthiques personnelles et collectives à la condition d'exhausser notre désir de vivre en parallèle avec les vertus cardinales : le courage, la tempérance, la justice, la prudence.

La Tempérance implique un amoindrissement de la Démesure.

C'est le temps de l'équilibre, de l'entraide et de la sympathie fraternelle envisagé par kropotkine et même keynes des K remèdes anti kaos.

De fait ce sont des termes à stimuler, à vivifier à prendre sans pincettes en suivant les utopistes Franc Comtois comme temps possibles pour adhérer à un temps d'humanité dans l'homme.

Nous aurons l'occasion de resituer des actes de questionnement en favorisant l'apport de bonnes nouvelles et d'actes des Bien Faisants de par ici et de par là et tout ça dans le but de nuire à l'amphigourisme au lamentisme au déceptif et rendre sa place à des présents enthousiastes.

Et en chanson :

Les 99 % c’est nous !
De tous les continents
De toutes les couleurs
De toutes les conditions
Nous sommes la majorité du Monde
Nous sommes les 99 % de l’humanité
Si vous nous empêchez de rêver nous vous empêcherons de dormir !
Sur cette terre de misère
L’élite corrompue et pourrie
Qui s’est donné le pouvoir de nous commander
Qui ce st donné le droit de nous opprimer
C’est la minorité minable de 1 %
Si vous nous empêchez de rêver nous vous empêcherons de dormir !
Rassemblons-nous pacifiques et forts
Pour dire encore et encore
Pour leur dire  "dégage "
Indignons-nous ce jour en rage
Il est temps que nous soyons debout
Si vous nous empêchez de rêver nous vous empêcherons de dormir !

La tempérance (la minute nécessaire de monsieur l'Étienne)

C'est le mot qui nous raconte que la planète Terre est un bien précieux et fragile.
C'est le mot qui nous dit "vive la frugalité !"
La tempérance nous parle de la folie du Monde qui ne veut pas voir que la planète Terre est un monde fini.
De quel droit peut on dire que la croissance infinie est possible dans un monde limité ?
Quand il n'y aura plus de réserves dans le sol, la terre sera vide. Vide pour toujours !
On peut dire que la tempérance c'est l'attitude volontaire que chacun peut adopter afin de consommer avec modération.
Il nous revient désormais d'agir avec la conscience que nos actes et nos paroles sont importants.
Tout cela nous pousse au moins à y penser …

manifeste un besoin de coordination des expressions de révoltes qui ne peuvent pas rester au stade du ressentiment ou de colères face à trop d'insupportables exaspérés mais aussi le désir d'affirmation de vie individuelle et collective.

Elle peut apporter la brisure d'une nuit couchée, soumise à un retrait, à un isolement, au renoncement caché.

Ce collage des mots engage à déployer des forces vives d'utopies concrètes qui mettent en valeur les faiseurs de mieux de bien être pour sortir de la main d'airain du bien avoir, qui ne s'appuie, lui, de façon effrénée, que sur des valeurs nuisibles, toxiques de la démesure et de la destruction.

ON VAUT MIEUX QUE CELA dirent t'ils, à nous tous de le prouver !

Comment mettre à bas les rouleaux compresseurs des compétiteurs, concurrents concourant à toute déchéance sociale et humaine.

Sera-ce une brèche salvatrice et réparatrice des gros maux inséminés par la main mise capitalistique des fieffés prédateurs abusant sans vergogne de mensonges honteux et patentés et de leur pouvoir usurpé de la vie HUMAINE.

L'humain dans tous ses déploiement a des capacités de revivre en symbiose, en sympathie, ensemble, en bienfaisance, en co fraternité respectueuse d'une vie partageuse, digne dans sa sobriété heureuse de la joie potentielle en chaque instant... il est temps, c'est la bonne heure !

Espérant que cette nuit debout ne s'étiole pas en des matins frileux ou des retours à des chemins balisés de condamnations, de résistances indignées ou corporatistes ou de colères amères.
BIENVENUE aux douces nuits PROPICES aux éveils à une vie réappropriée comme une ordonnance ou un manifeste de santé.

Sortir des cauchemars est le moindre mal espéré pour repenser et vivre le sens du travail et faire que la multiactivité reprenne une valeur d'expériences.

Le pari de l’empathie

L’empathie ce n’est pas un acte de charité ancestrale ou du business, mais bien un acte engageant la personne envers une autre personne, une responsabilité en action primordiale au bon maintien de l’humain. D’autre part, elle prend le sens de prendre soin, d’apporter du soin, d’avoir le soucis de procurer du soin face à l’apocalyptique maladie de l’importance capitale du capital et du consumérisme.

L’empathie, c’est comprendre sans juger les sentiments des autres.

Cela permet de se sentir suffisamment proche d’autrui tout en se sentant différent et sans vouloir le juger. En plus, elle instaure la potentialité d’une relation d’aide, d’accompagnement de la personne et deviendra le principe primordial d’une vie commune. La fraternité, la solidarité, la coopération, pratiquement vécues, seront les éléments indispensables, à tout jamais, à une autre manière de vivre et même plus, de pouvoir encore simplement de vivre.

Et si l’empathie était éducable et devenait un élément de la culture authentique pour voir enfin apparaitre une fraternité vécue.

C'est-à-dire une pratique relationnelle transmissible par l’éducation, qui porte en elle les fondements du respect et les moyens de se réjouir de l’existence avec les autres ?

Et si l’empathie était l’attitude qui consiste à considérer avec bienveillance l’étrangeté de l’autre ?

En somme, l’empathie c’est le respect de l’autre, le respect de soi et le respect de la Nature en prenant possession de notre humanité.

Cette prise d'ère ne se fera pas sans esprit festif, ludique, sans lâcher prise et sans sens poétique. C'est-à-dire la mise en œuvre de la création et de l'expression : besoin fondamental de l'être et de la liberté de son existence.

Créer des conditions effectives de générosité, de lenteur, de simplicité, de gratuité. Trouver des situations de beauté et de réciprocité dans les échanges.

Savoir et pouvoir être des bons hommes dans le sens de la bonhomie; un bonhomme sait et peut vivre la juste relation à soi et aux autres et à la Nature.

Respecter le temps de chacun, être à la bonne heure, être dans la lenteur dans nos productions, nos attentes. Nos désirs instaurent de la douceur, de la présence à soi, à l'autre, au monde.

Voici enfin quelques éléments de sauvetage, de guérison, de remède opérant une transformation aux mots faux et maux vrais …

"Il est temps que le malheur succombe" Paul Eluard

Qui sommes nous ?

Ce premier journal est une ébauche d’expression libre où chacun peut participer en proposant des réflexions pertinentes, drôles, insurrectionnelles, alternatives, … dans le but de diffuser des perspectives positives qui émergent dans les groupes valorisant la vie sociale, solidaire et culturelle dans nos territoires.

A vos plumes de tout poil !

Etienne CANALE
Christian BOISSON