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Comité paritaire du 13 novembre 2020 : GE se moque de la France et des salariés Français…avec la complicité de l’Etat

Vendredi 13 novembre 2020 / Intersyndicale Genreral Electric Belfort

L’intersyndicale CFE CGC – SUD s’est rendue à la préfecture du Territoire de Belfort vendredi 13 novembre 2020 à 10h pour un comité paritaire en visio conférence avec le ministère de l’économie et des finances de suivi des engagements de General Electric prévus aux accords de 2019.

Contrairement à l’accord de 2014 entre General Electric et l’Etat français, l’intersyndicale a tout d’abord constaté que Belfort n’était plus un quartier général où était prises les décisions stratégiques tant commerciales qu’industrielles pour adresser le marché Europe – Afrique – Moyen-Orient comme en 2014 et que les récentes nominations étaient totalement contraires à cet accord, car plus aucun responsable mondial concernant le marché 50 Hz n’est maintenant localisé à Belfort.

Au regard des accords de sortie de crise d’Octobre 2019, l’intersyndicale a également constaté, l’ensemble des manquements de General Electric suivants :
➔ Aucun projet de diversification permettant de créer 200 emplois sur 3 ans
➔ Insuffisance de moyen sur le projet industriel, ce qui ne permet pas de repositionner Belfort comme « centre d’excellence 50 Hz » conformément à l'accord de 2014 et de 2019
➔ Transfert de la ligne de fabrication « composants » en Hongrie sans reclassement progressif des salariés dans de nouvelles activités, malgré les axes du projet industriel
➔ Un effectif inférieur à l’engagement de 1275 salariés minimum au 31 décembre 2020

Devant la passivité voire la complicité de l’Etat dans le cadre de ce dernier comité paritaire de suivi, l’intersyndicale n’a plus d’autre choix que d’envisager sérieusement la voix contentieuse, en confiant le dossier à son cabinet d’avocat pour de faire valoir les droits de salariés de GE EPF devant les tribunaux de la République Française.

L’intersyndicale rappelle qu’elle a accepté de retirer sa plainte contre l’Etat français et que les salariés de GE EPF ont consenti à des sacrifices en termes de réduction d’effectif, de gel des salaires et de l’épargne salariale en contrepartie d’un projet industriel de positionnement de GE EPF comme centre d’excellence 50 Hz conformément aux accords de 2014 entre GE et l’Etat français.

L’absence de contrepartie de GE et la passivité de l’état à faire respecter les engagements de General Electric porte un préjudice important aux intérêts de la nation et des citoyens Français.

Cette position de l’Etat pourrait s’apparenter à un acte de concussion du ministère de l’économie et des finances qui fait suite au précédent scandale d’Etat de rachat de la branche Energie d’ALSTOM par General Electric, autorisé par Emmanuel MACRON.

Communiqué de la CFE-CGC et de SUD Industrie

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