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Coup dur pour le secteur de Lure : la désertification s'accélère

Jeudi 18 octobre 2018 / Invités

À la longue liste des services publics disparus, fragilisés ou réduits à la portion congrue, s'est ajoutée mardi 16 octobre la décision d’abandonner la construction d’une nouvelle maison d'Arrêt à Lure, promise par M. Hollande et Mme Taubira, s'insurge le comité de vigilance pour le maintien des services publics de proximité dans ce communiqué.

Services publics : la désertification continue et s'accélère

Coup dur pour le secteur de Lure (70) qui, depuis les années 1980, s’est vu amputé d’une bonne vingtaine de Services Publics !

À la déjà trop longue liste de Services Publics disparus, fragilisés ou réduits à la portion congrue, mardi 16 octobre est venue s’ajouter la décision d’abandonner la construction d’une nouvelle Maison d'Arrêt à Lure, promise par M. Hollande et Mme Taubira

Cette décision du pouvoir en place nous scandalise, révolte et inquiète.

Elle nous scandalise car elle fait fi de la parole d’État donnée par une ministre Mme Taubira et par un président de la République M.Hollande. M. Macron était membre du gouvernement à l’époque.

Elle ne tient absolument pas compte de l’aménagement égalitaire du territoire et elle va contribuer à accentuer le déséquilibre : moins de postes, moins de travail, moins d'activité, moins de proximité pour les détenus, leurs familles et les personnels…

Elle nous révolte car le dossier était reconnu très solide et capable d’apporter un plus efficace à la cartographie pénitentiaire régionale. Il était même très avancé (terrain donné et reconnu apte aux constructions).

Mieux, il était défendu par l’ensemble des acteurs politiques du secteur qui s'étaient avancés pour fournir terrains, aide technique et économique:  Mairie de Lure, Communauté de Communes du Pays de Lure, Conseil départemental de Haute-Saône, parlementaires de Haute-Saône.

La Préfecture à l'époque avait été chargée de regrouper toutes ses initiatives. Aujourd'hui elle n'a même pas daigné répondre (ce que nous jugeons grave pour la respectabilité de l'État) à notre courrier demandant une réactivation urgente du dossier avant les décisions nationales.

Enfin c'était un des rares dossiers pénitentiaires soutenu par l'ensemble de la population, autour du Comité de Vigilance pour le maintien des services publics qui assurait coordination et recherches d'appuis (plus de 100 communes avaient voté une motion favorable).

On regrettera que cette défense conjointe, unitaire du dossier qui avait prévalu au départ et permis la promesse d’une nouvelle maison d’arrêt ait laissé la place à des démarches dispersées, soit personnelles, soit isolées des élus. De notre point de vue c’est une erreur à la fois stratégique et démocratique.

Elle nous inquiète fortement car, par son caractère irrespectueux de la parole donnée des plus hautes autorités de l’État, par le mépris avec lequel nous sommes traités – citoyens de seconde catégorie - elle va nourrir la défiance envers les élus, les responsables politiques de la République.

Elle risque de désespérer nombre de nos concitoyens, alimenter l’antiparlementarisme, détruire encore plus ici les liens citoyens et territoriaux et peut-être provoquer des réactions extrémistes.

Bref un total gâchis citoyen et démocratique.

Honte aux décideurs !

Le comité de vigilance pour le maintien des services publics de proximité Lure-Luxeuil