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L’urbanisation des Vaîtes : précipitation pour le chantier ?

Mercredi 20 mars 2019 / Invité.e.s

Communiqué._ France Nature Environnement Doubs et Territoire de Belfort exprime son étonnement et sa réprobation suite à la décision, pour le moins rapide, du préfet du Doubs d'autoriser la poursuite du chantier des Vaîtes, malgré l'avis négatif du Conseil national de protection de la nature concernant la demande de dérogation pour les espèces protégées vivant sur le site.

Alors que les données naturalistes sont disponibles (voir le site Sigogne), elles ne semblent pas avoir été présentées au Conseil national de protection de la nature (CNPN) puisque ce dernier a estimé ne pas disposer d’informations suffisantes pour évaluer la réalité des impacts. Le CNPN estime en outre que les mesures compensatoires proposées ne sont pas à la hauteur de l'enjeu ne serait ce que par une surface trop réduite et des caractéristiques inadaptées.

La rapidité de la reprise des travaux masquerait-elle la faiblesse de la prise en compte des arguments du CNPN ?

La précipitation dans laquelle les travaux ont repris, avec son lot de destruction d'habitats naturels pour les espèces sur place, ne laissent pas présager une réelle prise en compte des engagements concernant la réduction des impacts dus aux chantiers : le printemps est déjà là, qui est une période de grande sensibilité pour la flore et la faune.

D’autre part, FNE 25-90 s’interroge sur la nécessité d'urbaniser de nouveaux sites à Besançon alors que des lieux importants comme les Hauts de Chazal et Vauban sont encore en cours de construction et que d’autres projets sont hélas déjà en prévision (site des Planches en lisière de la forêt de Chailluz), tandis que la démographie de la ville ne semble pas tenir les promesses de croissance attendues. FNE 25-90 est plutôt favorable à reconstruire la ville sur l'existant (de nombreuses réhabilitations sont urgentes et il existe de nombreux logements vides) et éviter une poursuite mortifère de l'artificialisation de sols, qu’ils soient agricoles (ils nous nourrissent) ou naturels (nous en avons besoin).

Besançon est fière de son titre de capitale française de la biodiversité obtenu en 2018 : le restera-t- elle longtemps si elle urbanise ainsi ses espaces naturels ?

L’association Les Jardins des Vaîtes, adhérente à FNE 25-90 organise un pique-nique sur le site le samedi 23 mars à midi.