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Candidature unique, laquelle ?

Mardi 7 mars 2017 / LEVOTRE GERARD

Pourquoi cette campagne faussement unitaire ? Personne n'y croit, c'est impossible !

M.FILOCHE, écarté par ses pairs de la candidature à la primaire  de "la gauche", reste fidèle au PS en continuant à avaler force couleuvres, lance, sans succès, un appel à l'union de "la gauche". Benoit Hamont, héraut sorti des urnes, se pose en candidat rassembleur des forces de gauche, ayant pour mission de sauver un PS agonisant. Difficile exercice d'équilibriste, tant son parti ne se retrouve pas autour d'une idéologie commune, parmi ses courants de pensée très disparates.

Le désaccord déterminant porte sur la question fondamentale d'une remise en question de la politique libérale, idéologie dominante au sein du PS. Le  grand virage néolibéral effectué par FRANCOIS MITTERAND, en 1983, crée un schisme au sein de la gauche qui n'a cessé de croître .La  sociale démocratie PS entre dans la phase agonisante, puis laisse place au néo/ordo libéralisme austéritaire. De facto l'électorat traditionnel de gauche, désabusé, se disperse entre l'abstentionnisme ou, plus par dépit que par conviction, dans l'aventure lepéniste.

Ainsi donc, l'incendie faisant rage, sauve qui peut, en un claquement de doigts, les extincteurs militants se retrouvent, malgré leurs antagonismes, à jouer les pompiers téméraires. En bons camarades repentis, ils sollicitent le secours des milliers d'insoumis, rassemblés autour de leur projet "l'avenir en commun", donc de mettre en veilleuse leur lutte en faveur de la justice sociale, de la planification écologique, de combattre l'oligarchie, de changer les règles européennes, etc. En un mot d'abdiquer, de renoncer à leur combat ! Haut les cœurs !

On comprend où se situe le sérieux du refus d'une telle compromission, et pourquoi la vague citoyenne portant la candidature JLM a vocation à poursuivre sa déferlante.

La bipolarisation qui sévit depuis des décennies arrive à terme, la démocratie doit reprendre ses droits.

Seule une révolution citoyenne peut amener par un grand chambardement, un véritable changement dans la vie des gens  qui ne veulent plus vivre dans cette gouvernance oligarchique, contraignante, avilissante, mortifère parfois.