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Greta Thunberg selon Michel Onfray

Samedi 27 juillet 2019 / Sébastien Barbati

La leçon de Greta Thunberg

Les températures culminent partout en France et dans le monde. Le monde va bon train. Les vacances, le soleil, la plage, les voyages, les affaires nous occupent.


Greta Thunberg, elle, poursuit son périple et continue de dénoncer l’inaction de nos dirigeants qui devraient prendre des mesures à la hauteur des enjeux pour l’humanité. Elle souhaiterait qu’on écoute les scientifiques.

Cela ne plait pas à tout le monde qu’une adolescente fasse la leçon aux adultes. Cela ne plait pas à Michel Onfray.

Que le philosophe reprenne la jeune fille sur son argumentation voire même son style, pourquoi pas. Il n’en est rien. Michel Onfray, que j’avais l’habitude d’écouter avec plaisir les après-midi d’été sur France-Culture, s’en prend à l’adolescente, à sa physionomie, à son apparence physique. Des propos misogynes, handiphobes, anti-jeune. Des propos qu’on n’ose pas citer et relayer.

Ça fait frémir.

Il écorne la génération de Greta, les ado qui suivent son exemple en séchant l’école (et au passage, leurs professeurs) en  qualifiant ces jeunes de « troupeau de moutons [...] qui se croit libre en bêlant le catéchisme que les adultes leur inculquent ... »

Tout l’art de Michel Onfray s’y trouve dans ce texte qu’il prend plaisir à énoncer. Les belles tournures syntaxiques sont au service d’un cynisme bien rodé, qu’habituellement il destine à la religion ou d’autres sujets.

Quand bien même Greta Thunberg serait-elle soutenue par des adultes (téléguidée pour M. Onfray) cela mérite t-il de démolir une jeune personne ?

Des critiques fusent à l’encontre de l’adolescente sur le fait qu’elle serait peut-être soutenue par un lobby. Mais quelle groupe financier ou industriel pourrait-il tenter de profiter... de l’effondrement, de la disparition du vivant sur terre ?

Mais peut-être que dans notre monde de recherche de profit, allons nous voir une start-up sauver le monde en étant côté au CAC40 ?