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Besançon : « Les profs du lycée Victor-Hugo en ont assez »

brève

Vendredi 18 janvier 2019 / Invités

Une partie des professeurs principaux démissionneront de leur charge au 17 janvier, jour de la réunion parents-profs de seconde pour protester contre la « mise place à marche forcée » de la réforme du lycée.

Communiqué du Snes-FSU.- L’approche comptable qui s’applique au système éducatif depuis des années empêche les enseignants de faire correctement leur travail. Deux aspects de leurs activités posent particulièrement problème à l’heure actuelle.

Les enseignants du lycée Victor Hugo dénoncent la mise en place à marche forcée de la réforme lycée, prévue pour la rentrée 2019 :

Quels sont les programmes ? Quelles sont les futures épreuves de bac ? Quelles spécialités faut-il choisir en vue d’une orientation post bac ? Quelles sont les chances d’obtenir une spécialité qui n’est pas enseignée dans son lycée ? Que faire s’il n’y a pas de place dans les spécialités souhaitées ? Sur tous ces points centraux, le ministère et le rectorat n’apportent aucune réponse... Par contre, certains aspects de la réforme sont très clairs, et on a su le dire aux profs : les classes seront toutes à 35 élèves, les groupes de spécialité pourront grimper à 40, ceux de langues vivantes à 30, l’éventail des enseignements proposés par chaque lycée sera réduit, et les élèves qui voudront suivre un enseignement non proposé dans son lycée devra être prêt à se déplacer dans un autre établissement !

Les enseignants du lycée V. Hugo ne veulent pas cautionner une réforme qui remet en cause l’avenir des élèves avec tant de légèreté. C’est la raison pour laquelle ils demandent un report de cette réforme.

En conséquence, une partie des professeurs principaux démissionneront de leur charge au 17 janvier, jour de la réunion parents-profs de seconde.

Les enseignants du lycée Victor Hugo dénoncent également une situation de précarité et de sous effectif en sciences physiques : le rectorat, non content de pourvoir depuis des années deux postes d’agent de laboratoire avec des contractuels sous-payés, a décidé de supprimer l’un des deux postes. Cela ne permet plus de garantir un bon fonctionnement des laboratoires et un enseignement à la hauteur des attentes légitimes des élèves et de leurs familles. Les enseignants demandent l'affectation d’agents titulaires sur ces deux postes.

A partir de lundi 14 janvier 2019, les séances de travaux pratiques de sciences physiques et technologiques ne seront plus assurées ni dans le second degré, ni dans les classes préparatoires aux grandes écoles, tant que la situation n'aura pas favorablement évolué.