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Budget : Eric Alauzet n'a « pas d’inclinaison naturelle en faveur du nouveau dispositif »

brève

Jeudi 19 octobre 2017 / La rédaction

Dans un communiqué, sur la discussion budgétaire au sein de la commission des finances, le député bisontin Eric Alauzet (LREM) explique être « en première ligne, comme au premier mandat, notamment sur les mesures du programme fiscal du Président de la République : la suppression progressive de la Taxe d’habitation, la suppression des cotisations salariales remplacée par une hausse de la CSG ou encore la transformation de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en un impôt sur la fortune immobilière (IFI) : seuls les biens immobiliers seront taxables. Ne seraient donc plus comptabilisés les assurances vie, les portefeuilles de valeurs mobilières... »

Répondant aux parlementaires de gauche ayant demandé que soit rendu public « l’impact de sa politique fiscale et budgétaire en faveur des Français les plus aisés », il rappelle avoir déposé et défendu un amendement qui a été adopté sur « la nécessité d’une mission de suivi et d’évaluation visant à mesurer ses impacts économiques et sociaux sur le remplacement de l’impôt sur la fortune (ISF) par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) ». Il souligne aussi qu' « une attention particulière sera portée aux effets de la mesure en terme d’investissement dans les entreprises et de répartition des richesses ».

Il explique enfin n'avoir « pas d’inclinaison naturelle en faveur du nouveau dispositif (…). Nous parions que substituer l’IFI à l’ISF aura un effet favorable sur l’économie française, qui manque de capitaux pour investir et innover, mais nous n’en avons pas la certitude. L’évaluation de la mesure est donc indispensable, dans la ligne de l’action que veut mener le Président de la République, et prévoir cette évaluation apaisera le débat, si l’on est capable de prendre des risques mais aussi d’évaluer les résultats obtenus et d’avoir le courage de revenir le cas échéant sur une décision et de modifier ce qui doit l’être ».