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Candidature d'Alauzet : le ralliement de Monneur, des railleries au PS et EELV

points de vue

Vendredi 7 décembre 2018 / La rédaction

L'annonce de la candidature est « décalée et peu en phase avec l’actualité » pour le secrétaire de la section bisontine du PS, Pierre Gainet, qui estime le député LREM bien seul... Le groupe PS du conseil municipal rappelle que « le macronisme est de droite ». Anne Vignot parle d'indécence.

Après la première réaction outrée de l'adjoint ex-PS Yves-Michel Dahoui, d'autres ont suivi. Pour Dahoui (voir ici en encadré de notre article sur l'annonce d'Alauzet) à qui « la boulimie de pouvoir du personnage [n'a pas] échappé, oser évoquer son destin personnel alors qu’on est confronté en tant que député au désarroi des français et que le Pays connaît une crise sans précédent au point d’être à feu et à sang témoigne, soit d’une inconscience, soit d’un total cynisme !.... tout cela sans même l’esquisse d’une vision d’avenir.... »

Communiqué de Pierre Gainet, secrétaire de la section PS de Besançon.- « L’annonce de la candidature d’Éric Alauzet aux élections municipales ne constitue pas vraiment une surprise. Ce qui l’est davantage, c’est le moment où celle-ci intervient.

En pleine crise des gilets jaunes qui montre à quel point le débat politique est actuellement troublé et que nombre de nos concitoyens expriment leur colère vis-à-vis du pouvoir et des institutions, cette annonce apparaît pour le moins décalée et peu en phase avec l’actualité.

En outre, le choix du député LREM de présenter seul sa candidature à ce scrutin de liste pose la question de l’équipe avec laquelle il compte se présenter devant les électeurs. Est-ce pour couper l’herbe sous le pied d’autres candidat·e·s En Marche ?

La conduite de la gestion d’une ville et d’une communauté urbaine ne sont pas et ne doivent pas être l’objet d’une ambition personnelle, mais bel et bien le fruit d’un projet collectif, fruit d’un consensus issu d’un débat d’idées.

La stratégie gagnante d’Emmanuel Macron lors des dernières présidentielles montre ses limites. La dépolitisation des débats rend complètement illisibles les attentes profondes de la population ainsi que les propositions formulées par les partis politiques. Les corps intermédiaires, qui devraient constituer le socle des revendications et de la résolution politique de la crise que nous traversons, ne recueillent que méfiance voire mépris.

Nous, socialistes bisontin·e·s, nous lançons dans un travail de bilan des mandats municipaux passés et de réflexion sur les enjeux qui se présentent pour Besançon et le Grand Besançon. C’est fort des propositions qui émaneront de ses ateliers, des procédures de désignations internes transparentes, ainsi que des discussions avec les partenaires éventuels que pourra émerger une alliance – de gauche – à laquelle nous participerons avec enthousiasme.

C’est en réhabilitant le débat politique et en exprimant des propositions claires et crédibles que nous pourrons restaurer la nécessaire confiance qui doit exister entre citoyen·ne·s et élu·e·s. »

Le groupe des élus PS appelle à « la clarification »

De son côté, le groupe PS du conseil municipal, a également adressé un communiqué aux rédactions :

« La candidature d'Eric Alauzet, élu député du Parti présidentiel jusqu'en 2022, n'a pas surpris mais le moment choisi apparaît très étonnant.

Alors que le pays attend avec anxiété les futurs événements concernant les gilets jaunes tant au niveau national qu'au niveau local et les propositions permettant de sortir de cette situation de crise... Cette déclaration apparait déconnectée.

Le programme municipal d'essence socialiste, adopté en 2014, continue à être mis en œuvre, au quotidien, malgré les décisions gouvernementales qui rendent son application plus compliquée.

Aujourd'hui, le positionnement politique devient compliqué pour Eric Alauzet qui se définit comme écologiste-homme de gauche mais siège dans le groupe de la République En Marche au niveau municipal.

Alors même qu'un parti comme le Parti socialiste se définit clairement comme un parti d'opposition au gouvernement, alors même que la très grande majorité des Français considère le Parti présidentiel comme un parti de droite... Cette ambiguïté demeure.

Nous appelons donc à la clarification, le macronisme n'est pas et de gauche et de droite il est simplement de droite ce n'est pas un défaut mais un fait et il faut l'assumer. »