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Dégagisme : Julien Acard quite le FN après l'éviction de Sophie Montel

recoins

Mardi 5 septembre 2017 / La rédaction

Le dégagisme marche à plein à l'extrême-droite. Dégagée de l'Elysée, Marine Le Pen avait été critiquée en interne pour avoir tenté une sorte d' « en même temps », impossible synthèse entre l'extrême-droite de toujours (héritière de Vichy, raciste, antisémite, anticommuniste, nationaliste) pour tenants de l'inégalité entre les humains, et une forme de gauchisme sommaire destiné à attirer une part de l'électorat populaire, mâtiné d'une évolution libérale sur les mœurs, acceptant, voire défendant par exemple le droit à l'avortement.

Cette ligne est incarnée par Florian Philippot qui paie le prix de la défaite du second tour de la présidentielle bien que la candidate soit proche de lui... Du coup, c'est plus un coup de balai tactique qu'un aggiornamento idéologique.

Il a notamment pour résultat la scission du groupe « FN-Les Patriotes » du conseil régional, se solde par la mise à l'écart de sa présidente Sophie Montel, de la Haut-Saônoise Karine Champy ou encore de Julien Acard, également conseiller municipal de Besançon, qui vient d'annoncer qu'il quitte le parti après « l'éviction insensée » de Montel. Des 24 élus de décembre 2015, il en reste une quinzaine, présidée par Julien Odoul, élu de l'Yonne, passé par le PS et l'UDI, avant de trouver le FN plus conforme à son euroscepticisme.