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Eric Alauzet dévoile un secret de polichinelle : il est candidat à Besançon

conférence de presse

Jeudi 6 décembre 2018 / Daniel Bordür

Le député LREM s'est déclaré formellement candidat à la mairie et à la présidence de l'agglo. Situant l'annonce de sa décision dans le contexte de la « crise majeure » des Gilets jaunes, il prend la posture de celui qui « prend ses responsabilités » au cœur de « la tempête ». Le moment est mal choisi selon l'adjoint Yves-Michel Dahoui qui y voit « inconscience et cynisme ».

Eric Alauzet est seul à une grande table de la brasserie Granvelle face une douzaine de journalistes qu'il a soigneusement prévenus la veille par un coup de téléphone. Comme ils sont serrés, il propose aux derniers arrivés de s'asseoir à côté de lui. Ils déclinent. On a beau le connaître, le rencontrer régulièrement pour le boulot, ce n'est pas le moment de donner l'impression de copiner en figurant à ses côtés sur les photos ou les vidéos...

Il évoque d'emblée « la situation nationale inédite et ses conséquences locales », en fait les « décisions qu'[il sera] amené à prendre », mais il attendra la quinzième des vingt minutes de sa présentation pour formellement se déclarer candidat à l'hôtel-de-ville. Une présentation en forme d'analyse et de rappel de ses choix de parlementaire, y compris pour faire entendre sa petite musique au sein d'une majorité furieusement inaudible : « sur l'ISF, je n'étais pas totalement à l'aise, j'ai fait deux amendements. L'un adopté sur son évaluation dans les entreprises de taille intermédiaire1, l'autre refusé qui demandait aux bénéficiaires de dire sur leur déclaration l'usage qu'ils feraient du crédit d'impôt... Et j'ai fait récemment deux propositions à l'Elysée : ne pas revenir sur la taxe carbone, mais le restituer intégralement à 80% des ménages : c'est le débat à venir ; remplacer l'ISF par un impôt sur les très hautes successions pour les 1%... » Il ne finit pas sa phrase, mais chacun comprend qu'il parle des 1% les plus riches.

« C'est dans ces moments d'exception qu'il faut choisir d'assumer ses responsabilités »

Après quoi, il prend une grande inspiration et se lance sur un ton plus grave : « Nous sommes à un moment particulier qui invite chacun à prendre ses responsabilités. Le contexte est grave, douloureux. On peut choisir de courber l'échine, de faire le dos rond, ou pire de rester aux abonnés absents, de se faire oublier, rester discret... Pour ma part, ces dernières semaines, j'ai suivi sans relâche ma mission au contact des gens et en m'exprimant publiquement. On peut aussi choisir d'attendre un alignement favorable des planètes pour prendre des initiatives. Eh bien je crois au contraire que c'est parce que nous sommes au cœur d'une crise majeure, au cœur de la tempête, qu'il faut choisir la voie de l'exigence et de l'engagement. C'est dans ces moments d'exception qu'il faut choisir d'assumer ses responsabilités... Il faut aussi faire preuve de clarté et de transparence, et de ne pas se livrer au théâtre d'ombres ou au jeu de cache-cache. C'est pourquoi c'est maintenant que j'ai pris la décision d'annoncer ma candidature à l'élection municipale et de la communauté d'agglomération. »

C'était attendu depuis de longs mois, commenté par le microcosme politique, colporté par la presse. C'était enfin dit. Le secret de polichinelle était dévoilé. Il veut inscrire sa candidature dans l'histoire, invoque Jeanne-Antide Touret, la fondatrice du Fourneau économique « ancêtre des restos du cœur », le minimum social garanti créé en 68 qui inspira le RMI, l'APA que fit voter Paulette Guinchard sous Jospin. Il parle créativité et mutualisme, dit être « fidèle à l'héritage »,  vouloir « rassembler par delà les sensibilités et les appareils politiques », propose une « démocratie contributive » en s'adressant aux « progressistes, humanistes et écologistes ».

S'appuyant sur un « proverbe chinois » selon lequel « la crise est une opportunité », il annonce une prochaine tribune dans laquelle il se dévoilera davantage. Il a ensuite répondu pendant près de trois quarts d'heure aux questions des journalistes. Voici l'essentiel des échanges :

N'est-ce pas paradoxal d'être seul pour un scrutin de liste ?

« Chaque chose en son temps. J'aurais pu être accompagné, ça aurait été interprété en fonction de ce que ces personnes incarnent... Je veux aller étape par étape. Evidemment, ça fait des mois et des mois que je rencontre les agents, que je créé des groupes de travail... »

L'équipe est-elle prête ?

« Non, oh la la... On est encore à quinze mois, des tas de gens vont se révéler. Je ne veux pas stériliser les choses aujourd'hui... »

 « Vous connaissez mon identité de toujours :
l'écologie, il n'y a aucun doute là-dessus, enfin j'espère.
Et je suis de gauche... »

Votre modèle, est-ce la majorité présidentielle ou la majorité municipale sortante ?

« C'est une liste que j'initie avec des Bisontins, des grands Bisontins sur un certain nombre de valeurs, sur un projet. C'est notre identité qui fera référence à l'histoire de Besançon, ses élus, sa réalité, les réseaux tels qu'ils existent, associatifs, forcément des partis politiques... Mais ce n'est pas le cœur du sujet aujourd'hui. »

Sous quelle étiquette ?

« Vous savez où je suis : dans le groupe En Marche dans le cadre de la majorité présidentielle. Je n'ai pas forcément besoin de le redire, mais ce n'est pas le sujet. La question, c'est l'avenir de ce territoire... »

Avec une histoire de gauche ? Où allez vous amener Besançon ?

« Je comprends que vous posiez la question, qu'elle préoccupe, mais pas en dehors du microcosme. Tous ceux que je rencontre, qui me parlent des municipales... J'ai besoin que les choses soient claires, c'est ce qui va arrêter la dynamique, faire que les gens vont pouvoir s'agréger... Vous connaissez mon identité de toujours : l'écologie, il n'y a aucun doute là-dessus, enfin j'espère. Et je suis de gauche... »

Il y a un doute pour beaucoup de monde...

« A l'extrême gauche... »

Dans tous les milieux on entend « Alauzet et Fousseret ils ne sont plus de gauche... »

« Je leur laisse leur appréciation. La plupart des gens qui m'interrogent ne me parlent pas du tout de ça, mais alors pas du tout. »

Vous avez été écologiste, rejoint le groupe socialiste... On peut s'interroger sur votre positionnement politique, ça intéresse les gens en dehors du microcosme...

« Dans la tribune que je publierai, j'explique d'où je viens, qui je suis, mes valeurs, mes convictions qui sont évidemment intactes. Il n'y a qu'à regarder mes interventions à l'Assemblée nationale, les amendements que je dépose... C'est ma marque de fabrique et ça ne peut pas changer. Après, il faut être capable d'évoluer parce que le monde évolue, qu'on ne traite plus les choses de la même façon. C'est une qualité que je revendique. J'en suis fier, et parfois je plains ceux qui restent accrochés comme une moule à leur rocher comme si le monde était immuable... »

Vous demanderez l'investiture de quel parti ?

« En Marche »

Les instances locales sont-elles au courant ? Vous ont-elles donné l'aval ?

« Un certain nombre de personnes sont au courant... Mais je n'ai pas besoin d'aval, je suis un homme libre. Je vois la dynamique en train de se créer, qu'il faut amplifier, l'aspiration à renouveler les pratiques, à sortir des carcans... »

« Moi, j'agis pour ma gouverne, je suis sur le terrain, au contact,
je n'ai pas peur d'affronter les gens, les critiques... »

On voit les instructions de Jupiter. Cette liberté va-t-elle s'appliquer à la mairie de Besançon ?

« La différence entre la précédente majorité et celle ci, c'est que François Hollande a appliqué un programme différent de celui qu'il avait annoncé dans la campagne. C'est, avec le CICE, ce qui a fracturé tout de suite la majorité, qui a donné la division. Là, on peut contester, et je pourrais le faire sur certains points du programme d'Emmanuel Macron, mais on ne pas lui reprocher de ne pas être complètement en ligne avec ce qu'il a annoncé pendant sa campagne... Il applique son programme, ça ne divise pas sa majorité. Il y a diverses expressions, mais pas de fracture comme il y a pu en avoir sur la précédente majorité. Après, sur les ordres comme vous dites, c'est exactement pareil. Et toutes majorités ont vécu ça, on leur a reproché d'être le petit doigt sur la couture du pantalon. »

Qui sont les gens qui se planquent ?

« Je dis ce que je fais moi... »

Que pensez-vous du programme d'activités de LREM local, qui ne dit rien sur les gilets jaunes ?

« Moi, j'agis pour ma gouverne, je suis sur le terrain, au contact, je n'ai pas peur d'affronter les gens, les critiques... »

Avez vous rencontré des gilets jaunes ?

« Oui, et pas seulement quand ils avaient le gilets jaunes, et bien avant que les gilets jaunes apparaissent... Tout se lâche, mais tout existait auparavant, sinon ce ne serait aussi profond... Les propositions que je vous ai indiquées, je les faisais déjà sous le mandat précédent. Ça veut dire que ça vient de loin. Il faut un diagnostic et une analyse la plus objective et lucide possible... »

La démocratie contributive, ce n'est pas la tarte à la crème de la démocratie participative, mais concrètement c'est quoi ?

« C'est dur la démocratie... A Besançon, on avait des conseils de quartier, on a des conseils consultatifs d'habitants, ça marche moyennement bien... Mais le mouvement actuel correspond à une forte aspiration, il y a un besoin d'expression. On a besoin de concret, ce que font beaucoup d'associations. Au pessimisme du constat, il faut toujours opposer l'optimisme de l'action. Si on arrive, mais je n'ai pas de baguette magique, je suis en recherche de nouvelles manières d'impliquer les gens. Regardez par exemple le maintien à domicile des personnes âgées, ça peut être un formidable challenge pour une remobilisation de nos concitoyens dans la proximité immédiate... Un certain nombre de concitoyens délèguent, je leur dis : prenez votre part dans la société... »

Ça se fait spontanément, sans institution...

« Bien sûr... Il y a eu voisins vigilants pendant la canicule... Comment on donne les moyens d'émancipation à chacun, et comment chaque individu se sent responsable du destin collectif, la nation et le local. On a la chance à Besançon d'avoir ce lien là... »

Que faire des terres agricoles promises à l'urbanisation comme aux Vaîtes ou aux Planches-Relançons ?

« On est dans une contradiction. On a trop longtemps considéré que les terres agricoles constituaient des réserves foncières, oublié qu'on avait besoin de nourrir, qu'il n'y avait pas besoin que les productions soient ici. Et on avait aussi la question des déplacements, il fallait toujours habiter plus loin, notamment pour des raisons économiques. On a le dilemme de préserver les terres agricoles parce que les circuits courts, l'approvisionnement local sont un enjeu alors qu'un autre enjeu est de faire en sorte que les gens se rapprochent de leur lieu de vie et de travail. Or, beaucoup d'emplois sont concentrés sur la zone urbaine et péri-urbaine, on a besoin de proposer des logements à nos concitoyens en cœur de ville. Quand on est aux Vaîtes, à 1,8 km de la place du 8 Septembre, c'est un lieu stratégique pour habiter mais aussi y conserver des lieux de production d'alimentation. Un autre sujet du travail que je mène sera l'autonomie des territoires dans la mondialisation avec la régulation qui se fait par l'Europe ou ne se fait pas. Un autre moyen d'agir sur la mondialisation est de s'en dégager, et où peut-on le faire mieux que partout ailleurs ? Sur le territoire. L'autonomie alimentaire, énergétique se joue ici. Il n'y a pas à concilier la préservation des terres agricoles avec l'offre de logement à proximité des lieux de vie : ce sont deux questions écologiques qui parfois se chalelngent, mais il n'y en a pas une qui domine l'autre, il faut traiter les deux. »

Les Gilets jaunes disent que les politiques sont déconnectés quand vous leur parlez de main alors qu'ils attendent un changement radical, pas des petites mesures... D'où la question du timing avec une manifestation importante samedi...

« Je ne crois pas être déconnecté de la réalité, moi qui suis sur le terrain. Pour moi, ces questions là ne sont pas une surprise, je ne découvre rien. Je regarde le court terme et le long terme, le pouvoir d'achat des gens et leurs devoirs. Eux, de la même façon, doivent savoir que les questions de dignité ou de pouvoir d'achat se traitent et au niveau local, et au niveau global. C'est le travail que je mène comme député. Je n'ai pas accès à l'Europe ou aux relations internationales. Le débat qu'on va avoir pendant trois mois sur le territoire, je vais m'y impliquer avec force, partir des besoins du territoire pour alimenter la réflexion nationale, mais le travail du territoire est aussi fait pour nourrir les politiques locales, départementales, régionales... Je pense par mon expérience pouvoir répondre à ces enjeux. Qui sont les Bisontins les mieux préservés sur leur pouvoir d'achat sur l'énergie ? Ils habitent à Planoise parce qu'il y a un réseau de chaleur avec 75% d'énergies renouvelables pas sensible à l'évolution des prix du pétrole. Moi, je suis les pieds sur terre.... »

Etes-vous en rupture avec la majorité municipale actuelle ? Ou assumez-vous une filiation avec le maire actuel ?

L'histoire du territoire est riche, de Jean Minjoz à Jean-Louis Fousseret en passant par Robert Schwint... Il a des valeurs et des fragilités. Il n'y a rien à renier, mais au contraire à se nourrir de notre histoire... »

Avez vous la bénédiction de Jean-Louis Fousseret qui ne cesse de dire que vous êtes un bon député ?

« ... Je termine... Comme à chaque période, là plus que jamais, car il y a un coup d'accélérateur de l'histoire, ça demande une capacité d'adaptation aux innovations, de créativité extrêmement forte... C'est une histoire et une projection dans l'avenir qui ne met en cause personne... »

Pourquoi ne répondez vous pas ?

« Je n'y réponds pas... Parce que je me suis extrais de ça... Quand la question m'a été posée il y a deux ans et demi, j'ai répondu : je sais que c'est une option. Y compris pour plein de gens. Il y a mon parcours personnel, avec plein de gens, qui tient à ma propre initiative. Et à côté de ça, il y a des partis politiques avec des procédures dans lesquelles il faut s'inscrire... »

« Nous qui avons le niveau d'impôt le plus élevé,
la dépense publique la plus élevée,
les protections sociales les plus élevées,
avoir autant de gens en difficulté, ça doit nous interroger. »

Vous sentez-vous bien à LREM ?

« Globalement oui... Ce que je viens de dire, cette tension entre l'individu et le collectif, cette idée que les protections pour les personnes ce n'est pas que les minimas sociaux. C'est tenter de les accompagner au mieux pour leur redonner dignité et capacité d'autonomie et d'agir par eux-mêmes. Chaque fois qu'on sortira quelqu'un du RSA et qu'on lui permettra d'accéder à un emploi parce qu'à l'école on se sera occupé des plus défavorisés, avec le dédoublement des classes par exemple, qu'à l'école primaire on aura renforcé l'apprentissage du langage... Parce que s'en sortir dans la société, c'est d'abord la capacité à pouvoir s'exprimer et se comprendre... Cette question de l'expression et le respect mutuel sont la priorité de l'école élémentaire, c'est commencer à donner de l'autonomie aux gens. La réforme du collège, c'est de la formation professionnelle. Avec la somme de tous ces éléments, si on peut, à chaque étape, redonner des capacités à chacun, on lui donne la possibilité de ne pas dépendre des minimas sociaux. Je le dis, moi qui suis de gauche, au PS et aux Verts, on a colmaté les brèches... Redonner de la capacité d'initiative, d'émancipation, permettre à chacun de s'épanouir, trouver un emploi, vivre dignement de son travail, c'est un acte de solidarité... C'est quelque chose de très fort, que j'ai perçu... »

C'est très libéral !

« Non, ça n'enlève rien au reste. Je ne suis pas d'accord avec ça. S'occuper de chacun, c'est pas libéral. Donner une chance à chacun, c'est lui donner une certaine chance dans la société. Nous, le pays qui avons le niveau d'impôt le plus élevé, la dépense publique la plus élevée, les protections sociales les plus élevées, avoir autant de gens en difficulté, ça doit nous interroger. C'est que notre système n'est pas suffisamment efficace. Ce n'est pas possible de dépenser autant d'argent avec le résultat qu'on a en ce moment... »

Macron promettait la libération de l'économie. Il l'a fait, et la protection des individus ?

« Un de mes patients qui gagne 1350 euros par mois n'a jamais eu autant d'augmentation de pouvoir d'achat : 20 euros de prime d'activité, baise de 20 euros sur le premier tiers de la taxe d'habitation, 20 euros de baisse de cotisations salariales, et je ne parle pas de l'augmentation du SMIC dont il a bénéficié... 60 euros par mois en plus sur un salaire de 1185 euros, je peux vous dire... Ce serait bien qu'on dise qu'il y a des gens pour qui la situation s'améliore... J'essaie toujours d'avoir un discours mesuré... Sinon on augmente le RSA de 5% et c'est pas possible... »

On peut augmenter le SMIC...

« Pour des petites boîtes, c'est la catastrophe... Je n'ai pas de baguette magique. »

On a l'impression que vous emmenez les Bisontins dans une aventure ambigüe. Avec qui êtes vous ?

« Beaucoup me connaissent, vous me connaissez... Je n'ai pas à m'exprimer plus que ça. Mais a-t-on le droit de dire que jamais l'allocation adulte handicapé ou l'allocation vieillesse n'ont autant augmenté ? 

Mais les gens sont dehors ! Et vous dites « je suis moi ! » Vous vous revendiquez du président de la République qui a des casseroles...

« Que voulez vous que je vous dise ? Faites votre jugement. »

Avez vous rencontré des gilets jaunes sur les barrages ou à votre permanence ?

« Pas sur les barrages. Ça s'est présenté comme ça, j'en ai vu pas mal... »

Un salarié m'a dit s'être fait avoir après avoir voté Macron car il a cru à la possibilité d'une inscription au chômage après une démission ou un dépôt bilan pour un petit patron... Emmanuel Macron ne paie-t-il pas les ambigüités de sa campagne ? N'allez vous pas ramer pour aller chercher les électeurs les plus pauvres qui sont très nombreux à Besançon ?

« Les mesures dont vous parlez sont en réflexion. Elles ne sont pas encore faites mais toujours d'actualité. Sur la pauvreté, je vais aux présentations des bilans sociaux dans les quartiers. La ville draine des personnes venant d'assez loin, des jeunes ruraux en difficulté viennent à la ville trouver meilleure fortune, un travail, un accompagnement plus performant... Tout ça augmente le nombre de pauvres sur la ville... »

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