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Faire face à la chalarose du frêne à la Malate (Besançon)

brève

Vendredi 29 mars 2019 / La rédaction

Une opération importante d’abattage de frênes atteints de la chalarose est programmée sur le secteur de la Malate, en bordure du Chemin de la Malate et de la voie verte. 1200 frênes de part et d’autre du chemin de la Malate seront abattus sur un linéaire de plus d’un kilomètre.

Communiqué de la ville de Besançon._ Les interventions s’étaleront sur une quinzaine de jours, à partir du 8 avril. Le Chemin de la Malate et la voie verte seront fermés à toute forme de circulation du public entre la passerelle des Prés de Vaux et la passerelle de la Malate. Seuls les frênes susceptibles de tomber sur les routes ou la voie verte seront coupés. Ceux qui sont à l’intérieur de la parcelle et ceux présentant peu de symptômes de la maladie seront laissés en place et feront l’objet d’un suivi particulier. De nombreux semis d’érables sont présents sur les lieux. C’est pourquoi, la régénération naturelle des secteurs de coupe sera privilégiée. Un suivi sera effectué pour vérifier leur bonne reprise et prévenir un développement éventuel d’espèces exotiques envahissantes.

Qu'est-ce que la chalarose

La « chalarose » est le nom couramment utilisé pour désigner les effets d’un champignon pathogène (Hymenoscyphus fraxineus) qui s’attaque aux frênes. Sa présence a été détectée dans l’Est de la France en 2008. La « chalarose » est maintenant présente dans une grande moitié Nord-Est de la France. Dès l’apparition de la maladie, les frênes ont fait l’objet d’une surveillance spécifique sur le territoire communal, tant dans les parcs que dans les forêts, notamment en lisière.

Le champignon peut s’attaquer à l’arbre de différentes façons :

- Depuis les feuilles et les rameaux (situés à l’extrémité des branchages) dont il provoque le dessèchement.

- Depuis le collet (pied) de l’arbre où il provoque des lésions.

A terme, les arbres sont affaiblis et peuvent devenir plus vulnérables vis-à-vis d’autres pathologies. Par ailleurs, l’arbre peut présenter une moins bonne résistance mécanique ou développer de grosses branches mortes. Aujourd’hui, le développement croissant du champignon conduit la Ville de Besançon à réaliser un recensement exhaustif des frênes sur des secteurs à enjeux. Ce recensement entrainera dans les années à venir la réalisation d’opérations d’abattage d’envergure, selon le diagnostic porté.