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La gauche bisontine se retrouve dans le mouvement des cheminots

tribune

Mercredi 18 avril 2018 / Invités

Il ne manque que le PS et LO dans cet appel de neuf organisations locales de gauche et de l'écologie à soutenir le mouvement des cheminots et à participer à la journée d'action de jeudi 19 avril.

Neuf organisations bisontines de gauche et de l’écologie se sont réunies mardi 17 avril à la gare Viotte de Besançon pour lancer un appel à soutenir le mouvement des cheminot.e.s. Voici le texte de cet appel.

Voilà des années que les gouvernements successifs ont fait le choix de la privatisation des transports et cela contre l’évidence des changements climatiques, et les principes de justice sociale. Le sous-investissement dans le rail et l’investissement corolaire massif vers les autoroutes a favorisé les autocars privatisés, la voiture individuelle et l’explosion du trafic de marchandises par poids lourds.

Le gouvernement – responsable, comme ses prédécesseurs, de l'essentiel de la dette de la SNCF par le sous-investissement – doit mettre en place un financement pérenne des infrastructures ferroviaires, comme l’ont fait, par exemple nos voisins suisses et allemands.

Depuis 1997 et la création de RFF (Réseau Ferré de France qui gère les infrastructures), la SNCF est toujours plus segmentée, ce qui a pour effet de casser le corps social cheminot et de poursuivre les privatisations. Aujourd’hui, Macron pousse au bout cette logique d’éclatement. Partout en Europe, les recettes qu’il veut appliquer produisent plus d’effets pervers que positifs : explosion des prix,  vétusté des installations et des trains, régression du fret. C'est toute la population qui paie triplement l'addition : par l'inégalité territoriale induite (et ses conséquences financières), par sa santé altérée et par la pollution générée.

En Franche-Comté, suite à la disparition des trains entre Saint-Claude et Oyonnax en décembre dernier, c’est maintenant la « ligne des Hirondelles »  qui est menacée  de privatisation, voire de suppression.

Aujourd’hui nous sommes 9 organisations et mouvements des gauches et de l’écologie de Besançon qui appelons les citoyen.ne.s à soutenir et rejoindre la mobilisation des cheminot.e.s.
Nous disons aux citoyen.ne.s « Attention, M.Macron vous vend une réforme comme moyen de mettre fin aux privilèges des cheminot.e.s mais la vérité c’est qu’il veut fermer vos gares, avec des conséquences dramatiques pour les usagers et l’équité territoriale ».

Le train n’est pas qu’un moyen de locomotion, c’est un bien commun, un outil de la transition écologique et il est insupportable qu’il ne puisse servir que les grandes métropoles. La défense du service public ferroviaire est d’abord une bataille pour l’égalité !

Le gouvernement veut opposer les cheminot.e.s aux usagers, les fonctionnaires aux salarié.e.s du privé, les salarié.e.s et les précaires, il veut nous désunir. Nous devons démontrer que nous sommes tous ensemble unis pour la défense du service public.

Les organisations et mouvements politique de gauche réunis mardi 17 avril appellent à soutenir le mouvement des cheminot.e.s en participant aux différentes manifestations organisées organisées à Besançon par les organisations syndicales.

   - en particulier à la manifestation interprofessionnelle du 19 avril
   - et à faire du 1er mai une grande journée de lutte pour la défense des services publics, des travailleur.se.s et des retraité.e.s.

Par ailleurs, nous lançons l'idée de la création à Besançon d'un comité de défense des services publics qui associerait tous ceux qui veulent se mobiliser pour la défense et le développement des services publics : usagers, syndicats et forces politiques.