Abonnez-vous maintenant

Pour lire tous les articles du Journal et créer votre blog à partir de 7€/mois

Gérard Magnin s'explique sur sa démission du conseil d'administration d'EDF

revue du web

Mercredi 21 septembre 2016 / La rédaction

L'ancien délégué régional de l'Ademe de Franche-Comté, fondateur d'Énergies Cités, avait été nommé fin 2014 par le gouvernement au CA d'EDF pour accompagner la transition énergétique. Il parle des raisons de son départ à Médiapart.

Gérard Magnin sur le plateau de Médiapart (capture d'écran)
Gérard Magnin sur le plateau de Médiapart (capture d'écran)

L'économiste bisontin Gérard Magnin a démissionné le 28 juillet dernier du conseil d'administration d'EDF où le gouvernement l'avait envoyé siéger pour représenter l'État en novembre 2014. Dans un très intéressant entretien accordé à Médiapart où il débat avec notre consœur Jade et Marie-Claire Cailletaux, administratrice CGT de l'entreprise, il explique s'être trouvé en contradiction avec le soutien d'Emmanuel Macron, alors encore ministre de l'Économie, au projet de réacteur EPR d'Hinkley Point au Royaume Uni.

Gérard Magnin est en effet opposé à cet investissement de 18 milliards qui risque de plomber les comptes de l'électricien national à qui il reproche de « s'enferrer dans une trajectoire ancienne » et d' « aspirer les moyens de l'entreprise dans un projet aléatoire ». La CGT s'est également opposée dans son vote au projet pour des raisons en partie similaires.

Gérard Magnin critique aussi le point de vue pro nucléaire qu'il prête au PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy : « pourquoi s'enfermer dans un système se considérant en concurrence avec les énergies renouvelables ? » Marie-Claire Cailletaux défend quant à elle la ligne de la CGT Mines-Énergies favorable à un mix énergétique évoluant avec les technologies. Elle ne veut surtout pas « remplacer une énergie ne produisant pas de gaz à effet de serre par une qui en produit », position qui lui permet de s'opposer à la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.

Elle défend aussi un pôle public de l'énergie, ce à quoi Gérard Magnin, qui a conservé quelques convictions autogestionnaires de son passage au PSU, répond que « ce n'est plus le quartier général qui décide de tout, chacun pourra bientôt produire sa propre énergie... »

Durant 41 minutes, l'émission vidéo est accessible en clair sur Youtube ici.