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Jeudi 8 janvier 2015 / Daniel Bordür

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Chers lecteurs et lectrices de Factuel, il va falloir, si j'ose cette trivialité, passer à la caisse ! Je comprends bien qu'à force de lire cette admonestation jamais suivie d'effet depuis plusieurs mois, cette annonce imminente toujours repoussée depuis le début de l'automne, vous la preniez comme une blague.

En fait, vous qui utilisez des outils numériques, qui travaillez avec des systèmes complexes, vous aurez compris que la blague est celle des informaticiens. On a tellement envie de les croire, d'ailleurs, on les prend pour le père Noël !

Je sais bien que cela ne se fait pas de généraliser, mais vous en connaissez, vous, des informaticiens qui arrivent à tenir les délais ? Ils tiennent des promesses, ça oui, mais des délais, c'est impossible, ou alors très rare. Je dirais que c'est systémique. Ils n'y sont pour rien. Il y a toujours un pied dans une porte, un malade qui s'ignore, un téléphone que personne ne parvient à décrocher, une feuille coincée dans une imprimante. Il y a toujours un facteur humain. C'est lui qui ralentit la machine. J'allais dire « le salaud ! salaud de facteur humain... » Mais je ne le dis pas, je l'écris juste comme ça, pour ne pas qu'on oublie que c'est lui qui contrôle le cerveau, qui porte le regard, tend l'oreille, sent la brise, allonge le pas, relève la tête... 

C'est sans doute pour ça, heureusement, que les informaticiens ont souvent le sourire, y compris quand ils vous annoncent avoir rencontré un imprévu. Il n'y a que les grands chefs à plumes pour imaginer qu'il n'y a jamais d'imprévu. Et encore, seulement les grands chefs à plumes qui ont oublié qu'ils ont un jour été stagiaires ou CDD déplumé. Certains ne l'ont jamais été, stagiaires. Le pouvoir leur est tombé dessus, comme une grâce. Le pouvoir de voler dans les plumes, d'exiger et de faire travailler les autres...

Mais je m'égare. Nous sommes, vous et moi, dans le monde réel. On fait nos courses nous-mêmes et on cuisine à l'huile d'olive. Dans ce monde-là, toutes les bonnes choses ont une fin. Il en va ainsi de la gratuité. Elle aura duré un bail. Tant qu'il s'est agi de maintenir une activité réduite pour le site, pour dire qu'on y croyait toujours malgré les imprévus passés, on n'a pas eu le coeur de vous demander quoi que ce soit. Puis quand on a vraiment commencé à s'y remettre, en septembre, il s'est agi de vous montrer ce qu'on pouvait faire. Comme on a des moyens limités, on a sélectionné les sujets : peu mais bien traités. Sérieusement traités.

Trois mois de gratuité, ça vous aura permis de découvrir le projet. Peut-être pouvez-vous imaginer comment il peut évoluer, progresser, grandir. On aimerait diversifier les regards et avoir les moyens de recruter. On aimerait en faire un outil utile, un lieu de rassemblement des idées et de présentation des initiatives du monde que l'on sent arriver. On voudrait inventer, proposer un usage de la technologie numérique au service de l'information et de la critique sans que celles-ci soient confisquées par les professionnels.

Les professionnels ne sont pas ceux qui savent tout sur tout, et ont parfois peine à descendre de cheval, mais ceux qui font du journalisme un métier, ont choisi d'en vivre. Ceux qui savent, c'est vous, c'est nous tous, experts de nos vies, de nos histoires, de nos projets, de nos expériences, de nos recherches, de nos controverses, de nos travaux, de nos coopérations. Car demain, qui se construit en ce moment même, sera coopératif ou un enfer.

C'est aussi à cela qu'ambitionne de servir Factuel par les blogs des abonnés. Par l'agenda que vous pouvez utiliser, renseigner vous-mêmes, gratuitement : passez l'information à ceux qui ne sont pas encore abonnés ! Nous avons besoin de vous et nous pensons que vous avez besoin de Factuel qui sera ce que nous en ferons tous ensemble.

La caisse, elle est en haut à droite de la page d'accueil : il suffit de cliquer sur « abonnez vous » et de suivre la procédure, classique, de paiement sécurisé par carte bancaire. Dans un premier temps, nous ne proposons qu'un abonnement de trois mois à 21 euros, non renouvelable automatiquement. Nous espérons vous proposer très bientôt notre formule récurrente à 7 euros par mois : le facteur humain y travaille. Je ne vous cache pas que nous respirons d'être enfin arrivés là. Il ne tient qu'à vous de nous tenir la tête hors de l'eau... A nous de le mériter.