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L'actualité du 12 au 19 octobre en Franche-Comté

Revue de presse

Lundi 19 octobre 2020 / La rédaction

Une manifestation de soutien aux salariés de General Electric prévue le 24 octobre à Belfort : le gros dossier économique et social du moment met Emmanuel Macron sur la sellette. La CGT craint que la fusion de deux offices HLM du Jura entraine leur privatisation. Le calme revient aux Vaites, des Gens du voyage poursuivis pour vivre sur un terrain agricole, des baqueux de Vesoul poursuivis par le parquet pour violences relaxés par les juges…

Mots-clés: revue de presse

Une « dangereuse attaque contre les populations les plus défavorisées et les plus fragiles », voilà comment la la CGT, qui a manifesté devant l'Hôtel du département du Jura en dénonçant sur France3 « une privatisation des HLM », qualifie la fusion des offices publics de l'habitat du Jura (10.300 logements) et de Saint-Claude (1800 logements) dans une société coopérative d'intérêt collectif « La Maison pour tous », ainsi qu'en a décidé le Conseil départemental lundi 12 octobre. Il s'agit selon le président Clément Pernot (LR) de sauver les HLM san-claudiens de la faillite tout en atteignant la taille critique de 12.000 logements, minimum imposé par la loi ELAN. 

Selon Le Progrès du 13 octobre, les 106 millions d'euros de capital de la SCIC La Maison commune ne seront pas suffisant pour la parc total de logements. Un partenaire privé, le groupe Arcade VYV - un important groupe réunissant plusieurs mutuelles - devrait entrer au capital à hauteur d'un million d'euros. Grand Dole Habitat a pour sa part choisi de s'associer à des bailleurs sociaux bourguignons. « Un gâchis » pour l'élue Françoise Barthoulot (PS). 

Incendies, tirs de mortiers, bagarres… Les incidents se multiplient depuis plusieurs jours dans le quartier de la Petite Hollande à Montbéliard. « La journée, ça va, c’est calme. Les jeunes, ils dorment. Ils passent la nuit à faire leur bordel, casser, brûler. On n’a jamais vu ça, ça se dégrade de plus en plus, dans toutes les cités, c’est pareil, c’est invivable », déclare à France3 un habitant qui pointe le trafic de drogue en toile de fond. La mairie (LR) réclame davantage de policiers…

L'intersyndicale de General Electric organisera une manifestation pour « dire stop au démentèlement » samedi 24 octobre à 14h à Belfort. « Avec la voiture électrique et le numérique, le besoin d’énergie va doubler d’ici 2040. C’est à ce moment-là que la France cède son industrie énergétique, construite pendant des décennies avec de l’argent public. Demain, nous risquons de manquer d’énergie comme nous avons manqué de masques, et avoir besoin des Chinois ou des Indiens pour intervenir sur nos centrales », explique le syndicaliste SUD Etienne Sesmat à L'Est républicain en ajoutant : « Emmanuel Macron a été l’artisan de ce scandale d’État qu’a représentée la vente de notre industrie de l’énergie aux Américains, qui sont en train de la faire disparaître. On attend toujours une prise de position de sa part sur ce qui est en train de se passer ».

Les usagers de la RN83 ont remarqué depuis plusieurs années ces baraques sommaires en extension de caravanes le long de la chaussée entre Poligny et Arbois. Des mères de familles de Gens du Voyage avaient acheté 3000 euros sur Leboncoin cette parcelle destinée à l'usage agricole. Aujourd'hui, six enfants y vivent dans les caravanes, sans eau courante, et sont scolarisés à Arbois. Ces femmes, vivant du RSA, ont comparu devant le tribunal de proximité de Dole pour infraction au Plan local de l'urbanisme d'Arbois. Le Progrès raconte que l'une a fondu en larmes en entendant les réquisitions du parquet (amende de 500 € et mise en conformité dans les trois mois sous astreinte). Le tribunal a ajourné sa décision au 14 mai prochain…

Ça swingait parfois un peu trop fort sur la ZAD des Vaîtes à Besançon. L'ambiance festive, parfois agressive du fait de la consommation d'alcool ou de stupéfiants, mettait dans l'embarras riverains et militants associatifs. Les fauteurs de décibels ont fini par lever le camp et aller vers une ZAD plus rurale. Au grand soulagement de ceux qui pensaient que leur comportement ne faisait pas du bien à la lutte, explique cet article de L'Est républicain.

L'affaire avait défrayé la chronique au début de l'année : des policiers de la BAC de Vesoul auraient malmené et violenté des SDF lors d'une intervention à Vesoul, au point que l'IGPN soit saisi et que le parquet engage des poursuites. Lors de l'audience, le 23 septembre, le procureur Emmanuel Dupic avait requis neuf mois de prison avec sursis et cinq ans d'interdiction d'exercer à l'encontre des deux fonctionnaires. Le tribunal ne l'a pas suivi, préférant manifestant la version de la défense pour qui « les violences n'ont pas été démontrées ». Le parquet fera-t-il appel ? « C'est en cours de réflexion », a-t-il répondu à notre consoeur de France Bleu