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L'actualité du 28 septembre au 5 octobre en Franche-Comté

Revue de presse

Lundi 5 octobre 2020 / La rédaction

Guerre de l’eau, Mélenchon dans le Doubs, un gilet jaune bisontin qui illustre le rapport d’Amnesty International sur la répression policière, fin des élevages de visons, hausse de 246 % de la part intercommunale de la taxe foncière, augmentation polémique des indemnités pour le président de l’agglo de Montbéliard, agents du Grand Belfort en grève, manifestation à l’aéroport de Dole-Tavaux, lettre ouverte pour préparer l’après General Electric… Voilà une sélection d’événements qui se sont déroulés la semaine dernière dans la région.

Mots-clés: revue de presse

 

Damien Meslot, le maire de Belfort l’assure, « il ne veut pas piquer l’eau des Haut-Saônois », relatent nos confrères de France Bleu. La semaine dernière, une polémique a enflé après la redécouverte d’une étude commandée par le Grand Belfort pour savoir si l’eau du bassin de Champagney (70) pourrait alimenter l’agglomération du Nord Franche-Comté. Dans un contexte de sécheresse, Marie-Claire Faivre, maire de Champagney et Benoit Cornu, président de la com-com de Rahin et Chérimont sont montés au créneau pour dénoncer un manque de concertation et s’inquiéter des conséquences d’un pompage intensif. Damien Meslot, qui souhaite sécuriser l’approvisionnement en eau dans le Nord Franche-Comté, assure qu’il rencontrera d’ici fin octobre les élus haut-saônois pour évoquer cette question.

En déplacement dans la région pour parler eau, sécheresse et pollution des rivières, le leader de la France Insoumise a pu constater que le Doubs était à sec par endroits. Jean-Luc Mélenchon a fustigé près de la frontière Suisse la course à l’eau menée par des actionnaires privés, au détriment du bien commun. Il prône une municipalisation de l’eau ainsi qu’un plan d’urgence pour l’outre-mer, relate France 3.

La répression subie par Frederic Vuillaume, figure des Gilets jaunes bisontins, illustre en partie l’enquête menée par Amnesty International sur les manifestants arbitrairement arrêtés et poursuivis. « On va continuer à manifester, nous ne faisons que réclamer un monde meilleur », prévient le syndicaliste dans cet article de France 3 qui revient sur l’acharnement judiciaire qu’a subi le syndicaliste : trois fois jugés pour des entraves à la circulation et outrages, interdit de manifestation, condamné à payer huit amendes. Sa famille aussi en a fait les frais, sa femme a été mise en examen à deux reprises et son beau-fils au casier judiciaire vierge a écopé d’un an de prison dont six mois ferme pour avoir lancé un « pétard mortier » sur la police.  

Il y en avait quatre en France, dont un en Haute-Saône à Montarlot-lès-Rioz. La ministre de la transition écologique Barbara Pompili a annoncé la fermeture d’ici 5 ans des élevages de visons. Les associations de défense des animaux se réjouissent de la fin de ces élevages d’animaux sauvages pour leur fourrure, la Fédération Française de la fourrure demande la saisie du Conseil Constitutionnel. En Haute-Saône, l’éleveur, dont l’exploitation a été visitée par France Bleu, attendait une décision du tribunal adminstratif concernant sa demande de passer d’une autorisation de 2000 à 7500 visons. Elle avait été attaquée par des associations.

La suppression de la taxe d’habitation souhaitée par le gouvernement commence à produire ses effets. Des propriétaires du Grand Belfort s’étonnent d’avoir vu la part intercommunale de leur taxe foncière augmenter de 246 %. Selon France Bleu, cela représente une hausse moyenne de 50 euros. Le Grand Belfort explique que la suppression de la taxe d’habitation représente un manque à gagner de 13 millions d’euros, soit 10 % des revenus de l’agglomération.

A l’agglo de Montbéliard, c’est la hausse de l’indemnité du président qui fait polémique. L’Est républicain relate que lors du dernier conseil communautaire, il était proposé aux élus de porter la rémunération de Charles Demouge, le président de PMA, de 4750,84 € bruts à 5639,69 €, de celle des quinze vice-présidents de 1511,4 € bruts à 2139 € et d’augmenter de quelques euros celles des conseillers délégués et des conseillers communautaires (rémunérations respectives de 505,62 € et 233,36 € bruts mensuels). Cela représente un surcout de 100 000 € par an pour la collectivité. La gauche, qui avait contribué à l’élection du président de droite, était mal à l’aise. Finalement, la hausse devrait être moindre et votée lors du prochain conseil, la veille de l’expiration du délai légal de trois mois suivant l’installation des élus pour voter leurs indemnités.

Des agents du Grand Belfort ont à nouveau débrayé ce lundi à l’appel de la CGT pour protester contre l’éventuelle suppression du Comité des Œuvres sociales au profit du CNAS, un prestataire externe. Le PCF 90 en avait expliqué les raisons dans un communiqué. France Bleu indique que la décision qui concerne 1 300 agents du Grand Belfort sera annoncée ce jeudi.

Ce samedi 3 octobre, environ 80 personnes ont manifesté pour la diminution du trafic aérien et l’arrêt des subventions au secteur aéronautique à l’aéroport de Dole-Tavaux. « Le constat pour l’aéroport de Dole-Tavaux a été sans appel : 35 millions d’euros en 10 ans, financés en majeure partie par le département et donc les contribuables, pour bénéficier à deux compagnies low-cost », écrivent Alternatiba et ANV COP-21 Besançon dans un communiqué.

Plusieurs membres de partis de la gauche belfortaine ont rédigé une lettre ouverte aux dirigeants à propos de l’avenir de la région après les plans sociaux annoncés par General Electric. Ils invitent l’État à agir, brandissent la menace d’actions judiciaires et veulent préparer un avenir sans la multinationale américaine. « Le gouvernement doit préparer l’après GE, trouver ou construire une solution de reprise des activités de GE en France et en Europe », écrivent-ils. « Il y a urgence à faire émerger de nouveaux acteurs français et/ou européens de l’énergie qui pérenniseront l’activité de nos sites industriels, les savoir-faire de nos salariés ; de nouveaux acteurs qui prépareront la nécessaire transition énergétique en développant une filière industrielle reposant sur un mix énergétique, avec le soutien de l’État et de l’Europe (plan de relance, fond Maugis, dispositifs Territoire industrie, territoire d’hydrogène,…), et aux côtés des collectivités locales, des laboratoires de recherche. »