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« L'IVG peut être remise en cause » craignent des étudiant.e.s bisontin.e.s

brève

Jeudi 27 septembre 2018 / La rédaction

Ils et elles étaient une dizaine à s'être rassemblé.e.s sur une place du centre-ville pour défendre un droit qui paraît acquis alors que certains signes sont menaçants...

A peine une dizaine, en retard de quelques minutes, des étudiants militants à l'Association Solidaire de défense des étudiants, le nouveau nom de ce qui fut l'Ameb, ont occupé une petite heure la place Pasteur de Besançon avec des messages revendiquant le droit à l'IVG. Anticipant de 24 heures la journée internationale pour le droit à l'avortement, le syndicat étudiant avait la veille invité les autres organisations à le rejoindre sur le pavé, avec un succès plus que mitigé puisque trois femmes sont venues dont une adhérente de Solidaires.

« Dans la tête de certains, c'est un droit acquis, mais il peut se perdre quand on sait ce qu'il en est dans certains pays et certains territoires », disait-elle pour expliquer sa présence. Etudiante en 3e année de licence de lettres, Sol est sur la même longueur d'onde : « c'est important de réaffirmer ce droit avec ce qui se passe en Irlande ou en Espagne, quand on voit qu'en France jamais autant de médecins n'ont invoqué la clause de conscience, ou que sur certains territoires, il faut aller loin de chez soi pour avorter ».

Jérémy, en 3e année d'histoire, est outré d'avoir entendu le président du syndicat des obstétriciens invoquer lui aussi la clause de conscience : « l'IVG peut être remise en cause », craint-il. « C'est super important de montrer qu'on a une voix », ajoute une jeune femme. Peu nombreux en cette fin d'après-midi, les passants regardent cependant les messages brandis par les étudiants. Quelques uns s'arrêtent. Une sage-femme vient au contact pour les encourager : « l'IVG, ça me parle... »

Curieusement, personne dans le petit groupe n'a entendu parler du rejet, lundi 24 septembre, de la motion de l'opposition demandant que les médecins des centres de planification dépendant du Conseil départemental du Doubs puissent être autorisés à pratiquer des IVG médicamenteuses. Si Factuel et France 3 en ont parlé, L'Est républicain a jusqu'à présent tu l'information1. Quand on la donne aux étudiants, ils y trouvent une raison supplémentaire d'être là... 

  • 1. elle est donnée dans l'édition de vendredi 28