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Non, 200 à 300 Gilets jaunes n'ont pas cherché à envahir le commissariat de Besançon

Jeudi 2 mai 2019 / Guillaume Clerc

Quelle n'a pas été notre surprise d'entendre dans les gros titres de la presse nationale et locale que le commissariat de Besançon a été la cible d'une attaque de la part de 200 à 300 Gilets jaunes à l'occasion de la manifestation du 1er mai. En réalité, une petite dizaine de personnes ont pénétré dans l'enceinte du parking du commissariat, dont la barrière était ouverte, et où se tenait au fond un groupe de policiers.

Mots-clés: gilets jaunespolice
Les policiers du commissariat se tiennent au fond de leur parking, barrière ouverte.

La tentative d'intrusion dans le commissariat de Besançon se résume à une dizaine de personnes qui ont avancé de quelques mètres sur le parking. C'est ce que nous avons vu sur place, et c'est aussi ce qu’indique la préfecture. Nicolas Regny, le directeur de cabinet évoque cependant une « une manœuvre préméditée » pour qualifier le tour du commissariat réalisé par le groupe de Gilets jaunes qui avait poursuivi la manifestation. Mais avant ce tour, aucun policier visible ne protégeait la grille de l’entrée principale, qui était donc accessible aux manifestants sans que ceux-ci ne s’y arrêtent. Et arrivés sur le parking, dont la barrière était ouverte, les manifestants ont fait face à un groupe de policiers du commissariat qui se trouvait au fond, une trentaine de mètres plus loin. Après quelques provocations, une grenade lacrymogène est tirée sans sommations audibles, puis d’autres grenades. Des témoins affirment qu’une grenade assourdissante a explosé et que des tirs de LBD ont été effectués. Les gendarmes mobiles sont arrivés en renforts. C’est à ce moment là que la préfecture évoque une seconde tentative d’intrusion. Nous n’avons pas été témoin de ce fait, mais la préfecture évoque 3-4 personnes qui se sont postées quelques instants devant la grille principale du commissariat, qui n’a même pas été secouée. Pendant ce temps, les gendarmes mobiles gazaient et reprenaient le terrain. Voilà quelques faits pour rétablir la vérité après que l’on a entendu partout dans les médias nationaux que le commissariat de Besançon avait été attaqué par une horde de 200 à 300 Gilets jaunes.