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Perte de contrôle ? Accident ? Solidarité Femmes Besançon réagit

brève

Jeudi 1 février 2018 / La rédaction

Solidarité-Femmes-Besançon réagit à ce que l'association considère comme « des propos inadmissibles qui ont circulé sur les réseaux sociaux à la suite des aveux de Jonathann Daval et des commentaires de son avocat » par le communiqué suivant :

« Une simple dispute ou une crise de couple ne conduisent pas à un meurtre. La dite « perte de contrôle » de soi traduit en réalité le désir absolu de garder le contrôle d'une personne dont on avait pris possession et qui vous échappe.
Dans 63,44 % des féminicides, (chiffres du ministère de l'intérieur), aucune violence physique n'était connue des forces de l'ordre avant le passage à l'acte du conjoint. D'une part parce-que les femmes les signalent peu par peur de ne pas être entendues, d'autre part parce qu'il existe d'autres formes de violence : psychologiques, économiques, rupture contrainte des liens familiaux et sociaux, toutes formes de violence qui traduisent l'emprise du conjoint sur sa partenaire et son désir de domination. Ces comportements à risque doivent être signalés aux services de police ou de gendarmerie.
Des associations sont là pour aider les femmes concernées à franchir ce pas. »

Le commentaire de Factuel : le procès seul pourra, peut-être, éclairer le geste de Jonathann Daval et le replacer dans un contexte que l'instruction, qui commence à peine, tentera de préciser.