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Sale temps pour le journalisme d'enquête en Europe

brève

Lundi 26 février 2018 / La rédaction

Un journaliste slovaque spécialisé dans les affaires de fraude fiscale et sa compagne ont été assassinés après des articles sur un entrepreneur en vue : RSF s'indigne. Deux journalistes de L'Humanité poursuivis pour des écrits sur la tentative de licenciement d'un syndicaliste : le SNJ-CGT et le SNJ dénoncent une tentative de bâillonnage...

Jan Kuciak (capture d'écran du site Aktuality.sk)

Ján Kuciak, journaliste d'investigation travaillant pour le site Aktuality.sk, et sa compagne ont été assassinés par balles ce week-end. « C’est la cinquième fois en dix ans qu’un journaliste est assassiné dans l’Union européenne », explique Repoprter sans frontière qui réclame une enquête. « Le meurtre de Ján Kuciak survient après celui de la journaliste d'investigation et blogueuse maltaise Daphne Caruana Galizia le 16 octobre 2017, le massacre des sept journalistes de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 à Paris, l’assassinat du journaliste grec Socratis Guiolias, abattu à l’arme automatique devant son domicile en 2010 et celui du Croate Ivo Pukanic, tué dans l’explosion de sa voiture devant les bureaux de son journal en 2008. »

Voir ici.

Kareen Janselme et Cyprien Boganda, journalistes à L'Humanité et L'Humanité Dimanche ont été mis en examen pour diffamation le 20 février après avoir été entendus par un juge d'instruction. La procédure vient après des enquêtes sur l'entreprise Paprec qui a été condamnée à réintégrer le délégué syndical CGT, Mahamadou Kante, dont le licenciement pour discrimination avait l'an dernier été reconnu par la justice...

Les syndicats de journalistes SNJ et SNJ-CGT dénoncent une tentative de bâillon sur l'information sociale. Lire ici et

Les deux principaux syndicats de journalistes évoquent « un contexte marqué par des atteintes sans précédent à la liberté d’informer – censure de Challenges prononcée par le tribunal de commerce de Paris au nom du secret des affaires, procédures engagées contre plusieurs médias par le groupe Bolloré et ses filiales, ordonnance prise par la présidente du tribunal de Metz qui sert à identifier une des sources ayant permis de révéler les Luxleaks, etc. –, » et « s’alarment de cette nouvelle instrumentalisation de la justice. »