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SOS Racisme appelle à barrer la route à Marine Le Pen

brève

Mardi 11 avril 2017 / La rédaction

Le mouvement lance une campagne nationale pour faire voter la jeunesse. Elle passe à Besançon par deux expositions à la bibliothèque universitaire Proudhon de la face de droit-sciences éco à la Bouloie : une sur les élections jusqu'au 23 juin, une avec des photos de Betina Rheims jusqu'au 12 mai.

SOS Racisme a lancé mardi 11 avril, partout en France, une campagne nationale destinée à faire barrage à Marine Le Pen à l'élection présidentielle, dès le premier tour. « Un 21 avril bis entrainerait des conséquences dramatiques pour notre pays... Un score important de Marine Le Pen au premier puis au second tour dégraderait le climat extrêmement délétère dans notre pays sur le plan du vivre ensemble », explique le président de l'association Dominique Sopo.

La campagne se décline d'abord en direction des 15-25 ans qui sont invités à se photographier avec des amis avec un élément commun, et à la publier sur les réseaux sociaux avec le hashtag #OnEstPareil grâce à une application disponible sur le site d'SOS Racisme. Une seconde action, plus classique, consiste en affichage, tractage et « événement surprise », explique Paul Schmitt, le porte-parole du comité bisontin de SOS Racisme.

A Besançon, la campagne est relayée essentiellement en milieu étudiant, avec deux expositions à la bibliothèque universitaire Proudhon de la Bouloie : une consacrée aux élections, l'autre est constituée de 21 photos de Betina Rheims. Dominique Sopo se rendra à l'inauguration jeudi 13 aril à 18 h. Une intervention musicale est également annoncée samedi 15 sur le marché du centre-ville.

Cette intervention inhabituelle dans la campagne électorale fait suite à l'Appel des solidarités lancé par 80 associations dont SOS Racisme, Attac, le CCFD, la LPO ou le collectif Roosevelt. Il s'agit là aussi de peser sur le futur locataire de l'Elysée dans cinq directions : inégalités, discriminations, nature, sans-voix, coopération. « Séparément on est faible, ensemble, on peut peser », souligne Paul Schmitt, le porte-parole du comité bisontin de SOS Racisme.

Le but de la campagne est de se montrer sur les réseaux sociaux, mais il a aussi un but pédagogique : « la campagne est tournée vers la jeunesse pour qu'elle prenne conscience de qui est Marine Le Pen. beaucoup votent pour elle par défoulement, sans connaître l'historique du parti », souligne Paul Schmitt. « On ne pensait pas qu'elle avait une chance d'être élue, mais c'est possible, c'est le dernier moment pour agir. J'ai peur de l'abstention si elle est au second tour, de la part d'électeurs de droite su Fillon est éliminé, d'électeur de gauche si Macron ou Mélenchon sont éliminés ».

Un temps soupçonné de complaisance avec certaines formes de communautarisme, le comité bisontin d'SOS Racisme avait été dissout par les instances nationales à la suite de la condamnation pour violences conjugales de son ancien président. Il a été relancé il y a un an et demi et compte une vingtaine d'adhérents, la présidente locale étant Fabienne Schmitt. Le compagnonnage avec le PS - SOS Racisme a été créée en 1984 par Harlem Désir, aujourd'hui discret secrétaire d'Etat aux affaires européennes, et Julien Dray - appartient au passé, selon les animateurs actuels du mouvement qui se revendique laïc et n'intervient pas dans le débat religieux.