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Economie

/ Daniel Bordür

A la veille de la première journée nationale de l'année contre le projet du gouvernement, le secrétaire départemental de la CGT du Jura Richard Dhivers sent parmi les militants « une volonté de ne pas laisser passer » la réforme. Son homologue de la FSU Nathalie Pszola a retrouvé à la rentrée des enseignants « avec une conscience plus aigüe de ce qui va se passer avec la réforme ». Reste que des salariés du privé ne sont pas mobilisés « à la hauteur de l'enjeu ». A la caisse de grève des cheminots s'est adjointe une caisse de grève des enseignants…

/ Toufik-de-Planoise

La discussion était animée lors de l’assemblée générale du mercredi 18 décembre à Besançon, où syndicats, gilets jaunes et autonomes fixaient les objectifs et modalités du mouvement d’opposition à la réforme des retraites. Au cœur des débats, la poursuite des « hostilités » à Noël / Nouvel An alors que la prochaine mobilisation nationale est prévue le jeudi 9 janvier. Les plus téméraires ont tranché : passage à France 3, reprise du rond-point de Roche-lez-Beaupré, « invasion » d’un conseil visant la vente de Saint-Jacques, opérations péages gratuits, tractages, manifestations, protestations devant les grandes surfaces…

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/ Guillaume Clerc

Entre syndicats et Gilets jaunes, c’est un peu je t’aime moi non plus. Après les déchirements des débuts, la lutte contre la réforme des retraites sonne maintenant le rapprochement. La convergence est par exemple très marquée à Belfort, encore timide à Besançon et presque inexistante à Vesoul. Mais partout, et malgré les divergences sur les modalités de la mobilisation et parfois sur les revendications, ces « deux mondes » tentent un rapprochement plus ou moins réussi, tant l’union de toutes les forces apparait indispensable pour éviter la casse du modèle social et construire une société plus juste.

/ Guillaume Clerc

Bien que concerné, le secteur privé est largement sous représenté dans les manifestations pour défendre le système de retraite. Éclatement des bastions ouvriers, déclin syndical, isolement, précarité, intérim, peur des sanctions, sont autant de raisons qui expliquent cette faible implication. Le manque d’information sur les impacts concrets de la réforme et l’accent mis sur les régimes spéciaux rendent aussi la mobilisation difficile, ce que regrettent les salariés du privé que nous avons pu rencontrer dans les cortèges à Besançon et Montbéliard.

/ Toufik-de-Planoise

Dans la capitale comtoise, le cortège contre la réforme des retraites et « tout un monde d’injustices et d’inégalités » a rassemblé 3.300 personnes selon la police et 6.000 selon la CGT. Certains n’avaient pas envie de partir à l’heure de la dispersion à Chamars. Une centaine de personnes a poursuivi vers la CCI et la City, où le préfet, le maire et la présidente de Région signaient un contrat de transition écologique. La police a chargé et poursuivi les téméraires jusqu’à Battant. Il y a eu six interpellations, dont Frederic Vuillaume, figure des Gilets jaunes.

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/ Guillaume Clerc

En pleine lutte pour le retrait du projet de réforme des retraites, les syndicats bisontins ont fait un geste symbolique fort en direction des Gilets jaunes. Après une action péage gratuit jeudi dernier, ils avaient appelé à un rassemblement au même endroit et au même moment que le rendez-vous hebdomadaire des Gilets jaunes. Si des syndicalistes ont bien répondu à l’appel, le soutien reste encore très timide.

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/ Guillaume Clerc

Après la manifestation du 5 décembre, la première assemblée générale contre la réforme des retraites s'est tenue à Besançon où l’amphi de la Fac de lettres était plein à craquer. Entre partage d’expériences et débats passionnés, les AG se succèdent. S’étant déclarée souveraine, l'AG a dû se heurter à l’intersyndicale, par exemple sur l'horaire des manifestations. Ce n'est pas simple, mais le rapprochement entre Gilets jaunes, AG et syndicats s'opère doucement, en témoigne l' appel commun à un rassemblement ce samedi à 14h. La convergence s'installe-t-elle ?

/ Daniel Bordür

Veillée d'armes dans le Jura. La première assemblée interprofessionnelle à Lons-le-Saunier a réuni des gilets jaunes et des responsables syndicaux FSU et CGT autour d'un enjeu partagé : « faire un 17 décembre plus gros que le 5 », malgré des divergences tactiques et stratégiques après une semaine de mobilisations ininterrompues.

/ Toufik-de-Planoise

Après le succès du jeudi 5 décembre les manifestations étaient moins garnies mardi 10 décembre, avec 2 à 3000 manifestants selon les comptages à Besançon (photo), un millier à Dole, près de 1500 à Lons et Belfort. Syndicats, retraités, Éducation nationale, cheminots, hospitaliers, étudiants, avocats, gilets jaunes, mais aussi salariés du privé, chômeurs, intérimaires, petits artisans, et autonomes, représentaient le gros des troupes, qui reste très déterminées.

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