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reportage

/ Guillaume Clerc

Entre syndicats et Gilets jaunes, c’est un peu je t’aime moi non plus. Après les déchirements des débuts, la lutte contre la réforme des retraites sonne maintenant le rapprochement. La convergence est par exemple très marquée à Belfort, encore timide à Besançon et presque inexistante à Vesoul. Mais partout, et malgré les divergences sur les modalités de la mobilisation et parfois sur les revendications, ces « deux mondes » tentent un rapprochement plus ou moins réussi, tant l’union de toutes les forces apparait indispensable pour éviter la casse du modèle social et construire une société plus juste.

/ Guillaume Clerc

En pleine lutte pour le retrait du projet de réforme des retraites, les syndicats bisontins ont fait un geste symbolique fort en direction des Gilets jaunes. Après une action péage gratuit jeudi dernier, ils avaient appelé à un rassemblement au même endroit et au même moment que le rendez-vous hebdomadaire des Gilets jaunes. Si des syndicalistes ont bien répondu à l’appel, le soutien reste encore très timide.

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/ Daniel Bordür

Veillée d'armes dans le Jura. La première assemblée interprofessionnelle à Lons-le-Saunier a réuni des gilets jaunes et des responsables syndicaux FSU et CGT autour d'un enjeu partagé : « faire un 17 décembre plus gros que le 5 », malgré des divergences tactiques et stratégiques après une semaine de mobilisations ininterrompues.

/ Toufik-de-Planoise

Après le succès du jeudi 5 décembre les manifestations étaient moins garnies mardi 10 décembre, avec 2 à 3000 manifestants selon les comptages à Besançon (photo), un millier à Dole, près de 1500 à Lons et Belfort. Syndicats, retraités, Éducation nationale, cheminots, hospitaliers, étudiants, avocats, gilets jaunes, mais aussi salariés du privé, chômeurs, intérimaires, petits artisans, et autonomes, représentaient le gros des troupes, qui reste très déterminées.

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/ Toufik-de-Planoise

Après la plateforme Easydis vendredi dernier, les Gilets jaunes se sont attaqués mardi 10 décembre à Trans Proxim Froid qui livre de petites et moyennes enseignes en Franche-Comté. Pour les participants, l’opération avait d’abord pour objectif de persister dans la logique de « blocage économique » accrue avec le contexte de protestation lié au projet de réforme du système de retraite. C’était également une réponse assumée, en l’occurrence à l’arrêté préfectoral interdisant les manifestations sur la zone initialement choisie.

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/ Guillaume Clerc

À 13 h, ils étaient une soixantaine réunie sur une sortie du rond-point d’Andelnans, un fief des Gilets jaunes de la région de Belfort. Un feu de palettes, des saucisses grillées, du jaune et des chasubles rouges. L’initiative prend forme quelques jours avant la journée de grèves et de manifestations du 5 décembre, quand certains groupes de Gilets jaunes lancent un appel à la convergence des luttes et invitent les syndicats à venir les rejoindre dès ce samedi 7 décembre sur le rond-point du Cora. L’intersyndicale avait relayé l’information au micro jeudi dernier pendant la manif. Ce matin, ils sont peu nombreux à arborer les couleurs de leur syndicat. Cinq ou six de la CGT et un de la FSU. Mais l’essentiel est là : les conditions propices à une jonction entre la lutte syndicale et celle des Gilets jaunes sont maintenant réunies, ce qui n’a pas été simple.

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/ Toufik-de-Planoise

La démonstration de force a été impressionnante dès le jeudi 5 décembre dans la capitale comtoise. Avec 5 500 manifestants d’après la Préfecture et de 7 500 à 8 500 pour les organisateurs, c’est un raz-de-marée qui s’est abattu contre la réforme du système de retraites. Au-delà du cortège syndical, les actions se sont ensuite multipliées jusqu’au week-end : barrage filtrant à Micropolis à l’issue de la manifestation de jeudi, blocage économique d’Easydis dans la nuit, marche pour le climat samedi matin suivi d’un après-midi jaune, incluant l’occupation de l’enseigne Quick. Une fin d’année détonante s’amorce.

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/ Daniel Bordür

Plus de 2000 manifestants (3500 selon la CGT) ont défilé dans la préfecture du Jura contre la réforme des retraites. En marge de cette démonstration de force, CGT et gilets jaunes ont rivalisé pour figurer en tête du cortège. Une assemblée générale est programmée samedi matin pour débattre de la suite. 500 manifestants ont défilé le matin à Saint-Claude.

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