Abonnez-vous maintenant

Pour lire tous les articles du Journal et créer votre blog à partir de 7€/mois

reportage

/ Toufik-de-Planoise

Ils étaient environ 4000 à manifester ce 9 janvier contre la réforme des retraites à Besançon, un chiffre en légère baisse par rapport aux précédents rendez-vous du mois de décembre. Les participants gardent confiance, beaucoup de professions étaient encore représentées. Certains s’étaient donné rendez-vous après la manifestation pour une action de blocage fugace de la circulation vers Micropolis. Elle s’est soldée par 14 interpellations et 7 gardes à vue.

Accès libre

/ Daniel Bordür

Une trentaine de contraventions pour distribution d'imprimés aux automobilistes, entrave à la circulation ou « bruit ou tapage injurieux troublant la tranquillité d'autrui » ont été infligés à des manifestants en novembre et décembre. Quinze auditions sont programmées d'ici le 13 février. Un collectif dénonce une « répression policière ». On dénombre 2500 à 4000 manifestants dans le Jura ce 9 janvier où les voeux de la députée LREM Danièle Brûlebois ont été perturbés.

/ Toufik-de-Planoise

La semaine de reprise du mouvement social commence fort avec déjà plusieurs actions menées, dont la perturbation des vœux présentés mercredi soir par le maire de Besançon Jean-Louis Fousseret. Membres et proches de syndicats, Gilets jaunes et assemblée citoyenne, voulaient « marquer le coup » avant la manifestation du 9. Le Palais des sports a été envahi, mais la cérémonie a pu se tenir avec plus d’une heure de retard et sous bonne garde policière.

Accès libre

/ Guillaume Clerc

Entre syndicats et Gilets jaunes, c’est un peu je t’aime moi non plus. Après les déchirements des débuts, la lutte contre la réforme des retraites sonne maintenant le rapprochement. La convergence est par exemple très marquée à Belfort, encore timide à Besançon et presque inexistante à Vesoul. Mais partout, et malgré les divergences sur les modalités de la mobilisation et parfois sur les revendications, ces « deux mondes » tentent un rapprochement plus ou moins réussi, tant l’union de toutes les forces apparait indispensable pour éviter la casse du modèle social et construire une société plus juste.

/ Guillaume Clerc

Bien que concerné, le secteur privé est largement sous représenté dans les manifestations pour défendre le système de retraite. Éclatement des bastions ouvriers, déclin syndical, isolement, précarité, intérim, peur des sanctions, sont autant de raisons qui expliquent cette faible implication. Le manque d’information sur les impacts concrets de la réforme et l’accent mis sur les régimes spéciaux rendent aussi la mobilisation difficile, ce que regrettent les salariés du privé que nous avons pu rencontrer dans les cortèges à Besançon et Montbéliard.

/ Toufik-de-Planoise

Dans la capitale comtoise, le cortège contre la réforme des retraites et « tout un monde d’injustices et d’inégalités » a rassemblé 3.300 personnes selon la police et 6.000 selon la CGT. Certains n’avaient pas envie de partir à l’heure de la dispersion à Chamars. Une centaine de personnes a poursuivi vers la CCI et la City, où le préfet, le maire et la présidente de Région signaient un contrat de transition écologique. La police a chargé et poursuivi les téméraires jusqu’à Battant. Il y a eu six interpellations, dont Frederic Vuillaume, figure des Gilets jaunes.

Accès libre

/ Guillaume Clerc

En pleine lutte pour le retrait du projet de réforme des retraites, les syndicats bisontins ont fait un geste symbolique fort en direction des Gilets jaunes. Après une action péage gratuit jeudi dernier, ils avaient appelé à un rassemblement au même endroit et au même moment que le rendez-vous hebdomadaire des Gilets jaunes. Si des syndicalistes ont bien répondu à l’appel, le soutien reste encore très timide.

Accès libre

/ Daniel Bordür

Veillée d'armes dans le Jura. La première assemblée interprofessionnelle à Lons-le-Saunier a réuni des gilets jaunes et des responsables syndicaux FSU et CGT autour d'un enjeu partagé : « faire un 17 décembre plus gros que le 5 », malgré des divergences tactiques et stratégiques après une semaine de mobilisations ininterrompues.

/ Toufik-de-Planoise

Après le succès du jeudi 5 décembre les manifestations étaient moins garnies mardi 10 décembre, avec 2 à 3000 manifestants selon les comptages à Besançon (photo), un millier à Dole, près de 1500 à Lons et Belfort. Syndicats, retraités, Éducation nationale, cheminots, hospitaliers, étudiants, avocats, gilets jaunes, mais aussi salariés du privé, chômeurs, intérimaires, petits artisans, et autonomes, représentaient le gros des troupes, qui reste très déterminées.

Accès libre

Pages