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reportage

/ Guillaume Clerc

Les militants d’ANV COP21 et d’Extinction Rebellion ont organisé une action massive de désobéissance civile à Besançon. Ils déclarent « l’état d’urgence climatique et sociale », et entendent « dénoncer une société de surproduction dont le “Black Friday” est le symbole ». À près de 200 personnes, ils sont parvenus à bloquer pendant près de 3 heures, non sans de vives tensions, les entrées du Géant casino à Chateaufarine et à mener ensuite une action beaucoup plus festive l’après-midi aux Passages Pasteur en centre-ville.

/ Daniel Bordür

La campagne nationale Stop Amazon et son monde, destinée à faire pression sur les gouvernements pour qu'ils taxent vraiment les GAFAM, a été relayée par ATTAC-Jura qui a recouvert des vitrines fermées d'affichettes percutantes et proposé à des commerçants d'appuyer leur action. Le libraire Philippe Guyot-Jeannin explique pour sa part qu'un emploi créé par Amazon en détruit 18 dans son secteur… 

/ Toufik-de-Planoise

Le mouvement célébrait ce week-end la première année d’existence d’une protestation populaire et horizontale « contre la vie chère » qui se matérialisait un certain 17 novembre. Reprise des ronds-points et manifestation auront ponctué ces deux jours d’anniversaire marqués par un regain du nombre de manifestants, qui a culminé à 500 participants lors du défilé de samedi à Besançon. La situation s’est tendue dimanche, quand les gendarmes mobiles ont évacué le rond-point de Mallarmé et où deux reporters de Radio bip ont été brièvement interpellés.

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/ Sonia Pignet

Comme partout en France, plusieurs communes franc-comtoises ont pris des arrêtés pour limiter ou interdire l’usage de produits phytosanitaires sur leur territoire. Jeudi 14 novembre, il n’y avait pas un maire devant la justice à Besançon, mais deux. Emmanuel Cretin de Nans-sous-Sainte-Anne, qui a bénéficié du soutien d’une centaine de personnes et Michel Piernavieja de St-Julien-lès-Montbéliard, seul devant le tribunal administratif pour défendre son arrêté attaqué par la préfecture.

/ Toufik-de-Planoise

Une réunion du parti LREM s’est tenue samedi à Besançon sur fond de tensions internes au sujet des municipales. Un contre-rassemblement s’était également formé, donnant lieu à des tensions extrêmement vives. Surtout, un « tri » a été orchestré par les organisateurs, choisissant quels médias avaient le droit de couvrir l’événement. Notre rédaction a été privée d’exercer son activité, pour la première fois lors d’une réunion politique. Samedi dernier, ce fut aussi le cas de notre confrère du Compost.

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Les boites de couleurs d'Hodler et de Courbet

/ Danièle Secrétant

Après Yan Peï-Ming, artiste contemporain, Ferdinand Hodler côtoie Gustave Courbet. Une belle exposition de certaines des œuvres de ces peintres majeurs du 19° siècle. Le Suisse et le Franc-Comtois dialoguent sur des thèmes qui leur étaient chers et partagés. Tous les deux donnent un aperçu de leurs visions du monde et de leurs engagement. Si l'art est un langage, il importe d'écouter ce que ces deux peintres continuent à nous dire de notre humanité.

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/ Guillaume Clerc

Sous une pluie diluvienne, les Gilets jaunes ont célébré samedi à Dole les un an de leur première action en France, un rassemblement et un blocage de la circulation le 2 novembre 2018 dans la ville jurassienne. N’ayant rien obtenu mise à part une forte répression, beaucoup sont désabusés et s’interrogent sur la suite du mouvement. Continuer les manifestations, bloquer, redevenir plus offensifs ? Après avoir maintenu la pression tout ce temps, beaucoup espèrent en tout cas que les grèves prévues à partir du 5 décembre catalyseront de nouveau l’ensemble des colères pour, cette fois, satisfaire cette soif de justice sociale et démocratique qui ébranle le monde.

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/ Toufik-de-Planoise

Ce vendredi, la troisième nuit jaune bisontine entendait redonner toute sa place à l’occupation des ronds-points. Comme aux premières heures, il y’a bientôt un an. Un arrêté préfectoral interdisant la manifestation à Beurre, Chalezeule, Chateaufarine et Ecole-Valentin, les Gilets jaunes se sont reportés sur Micropolis-Planoise, où ils ont pu se retrouver sans être inquiétés et effectuer des barrages filtrants et des feux de joie. Le lendemain, l’acte 50 des Gilets jaunes a dénoncé le classement sans suite de la plainte déposée par Mathias, qui avait reçu un coup de matraque dans la tête.

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/ Daniel Bordür

Le Premier ministre a discuté avec une centaine de personnes sélectionnées sous une protection policière dissuadant autant de manifestants de s'approcher. Il tente de rassurer en disant vouloir préserver le système par répartition, mais n'est pas cru par les protestataires quand il dit refuser la capitalisation… Très curieusement, Factuel n'a pas pu assister aux débats.

/ Toufik-de-Planoise

Ils étaient moins d’une centaine ce samedi à déambuler dans les rues de Besançon, et ce malgré l’absence d’autres appels régionaux en Bourgogne–Franche-Comté. Un acte 48 synonyme de mobilisation locale la plus chétive depuis le début du mouvement, après le rassemblement d’envergure du samedi 5 octobre ayant culminé à près de 700 participants. Outre une réduction constante du noyau dur observée depuis environ six mois, le contexte a fortement joué sur cette déperdition.

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