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Les brèves

Un cortège « pour la liberté de manifester » bloqué par la police

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Samedi 30 mai 2020 / Toufik-de-Planoise

Comme chaque samedi depuis les Gilets jaunes, ils étaient une centaine réunie sous la bannière de « citoyens » place de la Révolution à Besançon. Après une longue prise de parole afin d’évoquer le cas des « premiers de cordée » et en particulier de l’hôpital public, c’est la situation des libertés publiques en temps de crise sanitaire et les restrictions liées à la pandémie qui se poursuivent pour les mouvements sociaux après le 2 juin qui ont cristallisé les critiques.

Mots-clés: gilets jaunes

« Toute l’économie et les institutions reprennent normalement, mais seule la liberté d’expression devrait continuer à être suspendue ? La ficelle est un peu grosse » enrage un retraité, présent sur les ronds-points depuis le 17 novembre 2018. Pour les participants interrogés, la crise sanitaire devient un prétexte pour museler les revendications. Dans une allocution, le syndicaliste à chasuble Fred Vuillaume déplore que « les droits élémentaires soient ainsi bafoués. »

Un esprit comtois de révolte

Les mesures de distanciations sociales ne sont pas toujours respectées, mais beaucoup portaient un masque. Insuffisant au regard des interdictions, car si les rassemblements ont été jusqu’alors tolérés, ce premier défilé n’a pas été apprécié des autorités. Ils étaient finalement une cinquantaine à s’engager dans les rues du centre, avec banderoles et chants. Mais après quinze minutes de déambulation et l’interruption du tramway, un comité d’accueil attendait les contestataires.

Au bout du pont de la République, un cordon de policier a pris place. Dans le même temps, la compagnie de CRS postée à Planoise rapplique. Les téméraires n’iront pas plus loin. Le commissaire Moreau exige la dispersion, et annonce que des contraventions seront dressées. Le groupe s’étiole alors calmement. Que ce soit les intermittents du spectacle mardi ou le personnel de santé jeudi, une base revendicative locale semble bien décidée à rester inflexible.

 

Les recommandations de la coordination montagne pour la randonnée, l'escalade et l'alpinisme

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Mercredi 6 mai 2020 / La rédaction

Le déconfinement est attendu avec impatience par les adeptes des activités de montagne, notamment la randonnée, l'escalade ou la via-ferrata pour les massifs jurassien et vosgien, mais aussi l'alpinisme si l'on sort de la région. Réunis au sein du Conseil national de la montagne, les principales organisations des acteurs et pratiquants, du club alpin au syndicat des accompagnateurs en moyenne montagne en passant l'Ecole nationale de ski et d'alpinisme dont l'antenne nordique et moyenne montagne est basée à Prémanon, ont défini quelques recommandations. De la préférence aux cordées de deux en passant par l'individualisation du matériel et les distances interpersonnelles ou la nécessité d'emporter masques et gants, voici le détail des préconisations sur le site de notre confrère Montagnes-Magazine.

La LDH forme un recours contre l'interdiction de l'accès aux forêts et sentiers de randonnée dans le Jura

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Mercredi 22 avril 2020 / La rédaction

La section doloise de la Ligue des droits de l'homme a formé un recours gracieux contre l'arrêté pris le 3 avril par le préfet du Jura interdisant jusqu'au 15 avril l'accès aux sentiers pédestres, chemins de randonnée, pistes cyclables, forêts, parcs et plages dans tout le département aux piétons, cyclistes et véhicules non motorisés. Considérant le texte du représentant de l'Etat comme « dépourvu de base légale », la LDH soulève plusieurs points de droit. 

Elle estime que « se promener seul sur les chemins forestiers entraîne moins de risque de contamination d’une autre personne que de sortir à un kilomètre au plus de chez soi dans une ville ou un village ». Elle conteste l’affirmation de l'arrêté selon laquelle « de nombreuses personnes se promènent sur les sentiers pédestres » sans l'étayer par des statistiques, ne démontrant pas de « circonstances locales avérées ».

La LDH analyse l'arrêté comme « se cumulant avec l’interdiction de sortir de chez soi, sauf dans un rayon d’1km et pour une durée d’une heure pour pratiquer une activité physique, conformément au décret du 23 mars 2020 » et y voit une contradiction supplémentaire : « pour les habitants des communes dont le domicile est situé à moins d’1 km d’une forêt, ce qui, par exemple, est le cas de la plupart des habitants des communes de la forêt de Chaux, ils ne pourront sortir que dans les rues de leur village ou de leur ville, ce qui multiplie à l’évidence les risques de contamination au lieu de les diminuer ».

Vidéo surveillance à Lons-le-Saunier : la CNIL recommande une étude d'impact

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Mercredi 22 avril 2020 / Daniel Bordür

La CNIL avait été saisie il y a quelques semaines par Julien Da Rocha qui contestait une délibération du conseil municipal de Lons-le-Saunier du 24 février instituant une convention Ville-Etat pour l'établissement d'un dispositif de vidéo-protection confié au commissariat sans étude d'impact préalable (lire ici). Dans sa réponse, la CNIL souligne que « dès lors que la mise en œuvre d'un dispositif de vidéo-protection conduit à "la surveillance systématique à grande échelle d'une zone accessible au public", type de traitements expressément mentionné à l'article 35.1 du 1RGPD comme susceptible de présenter « un risque élevé pour les droits et libertés des personnes physiques »,  une AIPD2 doit être effectuée ». 

Elle ajoute : « Au regard des éléments que vous nous avez communiqués, la réalisation d’une AIPD semble en effet nécessaire en l'espèce. Il revient toutefois au responsable de traitement de faire sa propre analyse pour déterminer si une AIPD est nécessaire, et si tel est le cas, si celle-ci doit être transmise à la CNIL préalablement à la mise en œuvre du traitement ».

Fort de cet avis, Julien Da Rocha a écrit au maire dont le mandat est prolongé en raison du Covid-19, Jacques Pélissard, pour lui signifier qu'il considère que « la délibération [du 24 février] n'est pas légale » et qu'il forme un recours gracieux afin qu'elle soir retirée. Faute de quoi, il saisira d'ici un mois le tribunal administratif de Besançon. Il a également adressé sa demande aux trois candidats restant en lice pour le second tour, et qui pourraient être en situation de traiter le sujet dans quelques mois : Christophe Bois (LREM), Jean-Yves Ravier (Union de la gauche) et John Huet (DVD). 

  • 1. règlement général sur la protection des données
  • 2. analyse d'impact relative à la protection des données

Les ARS suspendent la communication relative aux décès en EHPAD

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Jeudi 16 avril 2020 / La rédaction

Après plusieurs jours où elle indiquait que le nombre de décès dus au coronavirus dans les EHPAD était le même que la veille (279 depuis le 11 avril), l'ARS a suspendu mercredi 15 avril la communication de ce chiffre et annonce que « l'exploitation des signalement des établissements » se fera au niveau national par Santé publique France. L'ARS ajoute que « la diffusion des données régionales interviendra dans les prochains jours ». Rien de très surprenant quand on sait que des groupes privés gérant des EHPAD trainent les pieds pour donner ce type d'informations aux autorités sanitaires...

Du coup, l'ARS revient à la seule communication des événements concernant les hôpitaux de Bourgogne-Franche-Comté. Le nombre de décès était de 581 mercredi 15 et de 607 jeudi 16 avril. On recensait mercredi 1341 hospitalisations dont 274 en réanimation, et jeudi 1372 hospitalisations dont 279 en réanimation. Depuis le début de la pandémie 1659 personnes hospitalisées sont rentrées chez elles jeudi, soit 65 de plus que la veille.

L'ARS indique enfin que depuis trois semaines, plus de 3600 tests ont été réalisés dans des établissements médico-sociaux, majoritairement des EHPAD, 65 d'entre eux (sur 420) étant « identifiés comme prioritaires ».

La baisse du trafic routier a évité un pic de pollution aux particules fines le 28 mars

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Vendredi 10 avril 2020 / La rédaction

Dans sa lettre d'avril, Atmo BFC note que les particules fines n'ont pas sensiblement diminué alors que les oxydes d'azote chutaient tandis que l'ozone grimpait...

La baisse du trafic automobile a du bon : la pollution aux oxydes d'azote a nettement diminué, d'environ 40%, depuis le 17 mars, jour du début du confinement. C'est que souligne Atmo-BFC dans sa lettre d'avril. L'association de surveillance de la qualité de l'air l'explique largement par la baisse de 70% de la circulation à moteur.

Elle souligne aussi que les particules fines n'ont pas sensiblement diminué « du fait des conditions météo anticycloniques et de la poursuite des activités de chauffage et agricoles. Le samedi 28 mars, les concentrations en particules ont même frôlé l'épisode de pollution. Nul doute qu'il aurait été constaté avec un trafic automobile "normal" ». Quant à l'ozone, son augmentation récente tient beaucoup à l'ensoleillement et à la chaleur.

Tout cela mis ensemble fait que la qualité de l'air est globalement « moyenne » ou « médiocre » ces jours-ci dans la région. On se demande ce qu'on aurait respiré sans le coronavirus !

Voir la lettre ici.

Le Haut Conseil de la santé publique recommande de ne pas désinfecter les rues

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Mercredi 8 avril 2020 / La rédaction

Pour France Nature Environnement citée par Reporterre, ça ne fait pas de doute : désinfecter les rues pour lutter contre le Covid19 est peut-être rassurant pour les populations selon les élus locaux qui l'ont fait, , notamment à Salins-les-Bains, mais n'est pas du tout une bonne idée, notamment parce que ça aurait un impact délétère sur les milieux aquatiques ou le fonctionnement des stations d'épuration (voir ici).

Prenant les devants, l'activiste lédonien Julien Da Rocha a interrogé l'Agence régionale de santé pour connaître sa position. Elle l'a renvoyé sur le Haut Conseil de la santé publique pour qui ce n'est pas non plus une bonne idée. Dans l'avis ci-dessous qui a été adressé aux préfectures pour relai aux communes, il n'est préconisé que de désinfecter le mobilier urbain et d'éviter l'usage des souffleurs de feuilles ! Une recommandation surtout utile en automne...

 

 

 

Un labo de pâtes bio et locales ouvre près de Besançon

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Mercredi 8 avril 2020 / La rédaction

Julie Jeanpierre et Julien, les Juju, ont ouvert leur labo de pâtes sèches bio et locales à Torpes, près de Besançon, quelques jours avant le début du confinement. Pas simple pour ces producteurs qui travaillaient leur projet depuis plus d'un an avec l'aide de la boutique de gestion BGE.

Récoltées dans la région, les céréales (blé, petit épeautre) sont moulues dans le Jura avant un processus de « fabrication à l’ancienne avec une extrusion sur moule de bronze et un séchage lent pour préserver les valeurs gustatives et nutritives ». Parmi la vingtaine de distributeurs, figurent de nombreux commerces bio de Besançon, mais aussi quelques uns à Quingey, Arc-et-Senans, Liesle, Vaudrey, Rioz ou Dole... Ils vendent également en ligne.

  • Voir le site des Jujupasta ici.

 

La région commande quatre millions de masques

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Lundi 30 mars 2020 / La rédaction

En Bourgogne-Franche-Comté, quatre millions de masques ont été commandés. La réception, initialement prévue dimanche 29 mars est décalée au mardi 31 mars.

Communiqué._ Marie-Guite Dufay, présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté tient à apporter son soutien et sa contribution dans la lutte contre la propagation du coronavirus. En premier lieu, vis à vis des soignants qui se dévouent chaque jour auprès des malades et qui doivent pouvoir se protéger.

Une première commande, de deux millions de masques, a été passée, mercredi 25 mars par la Région. Ces masques sont destinés aux EHPAD, aux personnels de soins à domicile et aux structures d’accueil de personnes handicapées en priorité. Ils devraient être réceptionnés mardi 31 mars.

La dotation est constituée de 2 millions de masques chirurgicaux à trois plis, mais aussi de 50 000 masques type FFP2 pour la protection respiratoire.

Un programme de répartition et distribution a été défini en lien avec les Conseils Départementaux pour 1,8 millions de masques et le reste avec les plateformes des grossistes pour les pharmacies.

Une seconde commande, de deux millions de masques supplémentaires, a été passée ce jeudi, auprès d’un autre fournisseur, ceci afin de sécuriser la démarche. Elle a été effectuée de manière groupée avec la Ville de Dijon et la Ville de Besançon.

Au total, ce sont près de 3M€ de crédits régionaux que la Région Bourgogne-Franche-Comté mobilise pour cette action de solidarité. Afin de sécuriser la dépense publique, la Région s’est assurée de limiter le risque financier en réduisant le montant des acomptes versés à la commande au minimum et de conditionner le solde de règlement à la réception des produits. En effet, force est de constater que la solidarité n’est malheureusement pas de rigueur pour tous. Malgré le contexte que nous vivons, les escroqueries en la matière sont nombreuses. Il était donc primordial pour la collectivité régionale de sécuriser au maximum sa démarche.

De manière globale, ce sont donc 4 millions de masques qui ont été commandés pour pourvoir aux besoins de la Bourgogne-Franche-Comté, en complément de ceux alloués par l’Agence Régionale de Santé.

La Présidente de Région tient à témoigner de son immense reconnaissance aux personnels soignants et de son total soutien à ceux qui contribuent aux activités essentielles de la vie quotidienne et économique en cette période de crise sanitaire majeure.

Un ancien patron de SDIS défend l'extension du port du masque

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Lundi 23 mars 2020 / La rédaction

Colonel de sapeurs-pompiers à la retraite, Daniel Conversy estime nécessaire « le port systématique d’un écran, c’est à dire un masque par l’ensemble de la population autorisée à se déplacer selon les 5 conditions restrictives actuelles doit aussi être imposé pour faire barrière à la contagion. »

« Halte aux mensonges et à l’incompétence de nos gouvernants ! » Colonel de sapeurs-pompiers à la retraite et ancien Directeur départemental de services d’incendie et de secours, ancien suppléant LFI aux législatives de juin 2017 à Besançon, Daniel Conversy a la critique sévère. Dans un mail adressé à notre rédaction, il analyse la crise du conoravirus au vu de son « passé opérationnel » et en conclut que « le gouvernement nous berne depuis le début de l’épidémie du Covid19 » et défend l'extension du port du masque. Il développe ainsi son argumentation : 

« - On nous dit que ce sont les porteurs du virus qui le propagent par les particules projetées lors de la toux et l’éternuement.
- on nous dit que les porteurs du virus peuvent ne pas présenter de symptôme et donc ignore leur contamination.
- on nous dit que les porteurs du virus doivent porter un masque (chirurgical)

- En résumé, comme il n’y a pas de test systématique, on ignore qui sont les porteurs. 

Bien que je n’ai aucune expérience en matière épidémiologique, j’ai toujours agi lors de mes interventions opérationnelles pour protéger les intervenants et les personnes impliquées d’un risque quel qu’il soit, en les éloignant ou en installant un écran. En conséquence, le port systématique d’un écran, c’est à dire un masque par l’ensemble de la population autorisée à se déplacer selon les 5 conditions restrictives actuelles doit aussi être imposé pour faire barrière à la contagion.

Mais le gouvernement persiste à dire que le port systématique est inutile car il sait que la France ne dispose pas d’une quantité suffisante de masques pour protéger sa population compte tenu de la baisse régulière des budgets de santé depuis de nombreuses années. »



Le point de l'ARS : 359 patients hospitalisés dont 100 en réanimation

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Dimanche 22 mars 2020 / La rédaction

Selon l'Agence régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté, « les établissements hospitaliers font face à une augmentation rapide des hospitalisations en déployant des capacités supplémentaires »

Communiqué._ L’épidémie poursuit sa progression dans notre région, avec aujourd’hui 359 patients hospitalisés, dont 100 sont placés en réanimation, et on déplore 51 décès au total. Le département de l’Yonne passe en situation épidémique.

La montée en puissance des établissements de santé publics et privés en matière de capacité d’hospitalisation et en particulier de réanimation se poursuit. Grâce à leur préparation et à leur anticipation les 359 patients désormais hospitalisés, dont 100 sont placés en réanimation, sont accueillis sans saturation des capacités.

Au cours de la semaine à venir, l’objectif de 300 places de réanimation dédiées à la prise en charge des patients atteints du Covid-19 devrait être atteint, en prévision de l’augmentation du nombre de malades graves attendue dans les prochains jours.

Le département de l’Yonne rejoint les territoires en situation épidémique

Le département de l’Yonne rejoint les 6 autres départements de la région déjà identifiés comme des territoires où le virus circule activement.

Seule la Nièvre reste à ce jour en deçà des seuils épidémiques déterminés par Santé Publique France.

 

285 malades hospitalisés dont 79 placés en réanimation et 36 décès selon l'ARS

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Samedi 21 mars 2020 / La rédaction

L'Agence régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté annonce la mobilisation « dans les prochains jours » de 250 lits de réanimation supplémentaires.

Communiqué._ L’épidémie poursuit sa progression dans notre région, avec aujourd’hui 285 malades hospitalisés, dont 79 sont placés en réanimation, et on déplore 36 décès au total. Le respect des consignes de confinement et la pratique des gestes barrière sont plus que jamais indispensables pour freiner la propagation du virus.

L’anticipation du système de prise en charge se poursuit, avec une mobilisation totale des équipes hospitalières et des professionnels de santé du premier recours.

Le secteur hospitalier poursuit sa préparation pour prendre en charge de plus en plus de cas graves. Les établissements de santé ont d’ores et déjà mobilisé une capacité supplémentaire de près de 250 lits de réanimation dédiés aux patients atteints du Covid-19, en prévision de l’augmentation du nombre de malades graves attendue dans les prochains jours.

Un renfort apporté par les établissements privés

L’ARS salue la coopération qui se met en place entre les établissements publics et privés. Les équipes médicales et soignantes des établissements privés se rapprochent des équipes des établissements hospitaliers publics pour travailler ensemble à la prise en charge des patients au sein des établissements de première et deuxième lignes en particulier. Dès lundi, des équipes seront ainsi opérationnelles dans plusieurs établissements, intégrant des professionnels du secteur privé.

La téléconsultation en médecine de ville : un accès facile pour le patient

Une plateforme de télémédecine est désormais accessible gratuitement à tous les médecins, pour réaliser des téléconsultations web au domicile des patients. Les modalités d’accès sont très simples pour le patient : celui-ci appelle son médecin traitant, qui décide de lui proposer la téléconsultation, s’il la juge médicalement adaptée à sa situation.

L'association des maires du Jura demande le report de l'élection des maires

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Jeudi 19 mars 2020 / La rédaction

Crise sanitaire, multiplication des réunions, articulation entre conseils municipaux - pourvus dès le premier tour ou non - et les intercommunalités… Les arguments ne manquent pas à l'AMJ qui propose que l'on patiente jusqu'au second tour. Peu après, le gouvernement a décidé ce report au moins jusqu'en mai où on avisera…

Dans une lettre ouverte au préfet et aux parlementaires, signée par le président Bernard Mamet (Les Rousses), le bureau de l'association des maires du Jura réclame le report après le second tour et « sans délai de l’élection des maires et adjoints prévue ce week-end ».

Outre les questions sanitaires auxquelles il est difficile de faire face quand se multiplient les réunions, l'AMJ pointe les problèmes d'articulation entre les conseils municipaux et les intercomunalités. l'Association des maires de France propose pour sa part un report d'une semaine et un aménagement des modalités d'élection (voir ici)

Voici le texte de la lettre de l'AMJ, également accessible sur le site de l'association, ici.

« Suite à l’annonce du maintien des installations des conseils municipaux élus au premier tour et à l’élection du maire et des adjoints, les membres du bureau de l’AMJ déplorent cette décision qui va à l’encontre de toutes les mesures demandées par le Gouvernement face à la crise grave et inédite à laquelle la France fait face depuis plusieurs semaines.

Alors que tout le pays est en confinement, que tous les spécialistes demandent à limiter les déplacements et les réunions, cette décision du gouvernement parait de jour en jour plus irréaliste et insensée.

Des adhérents de plus en plus nombreux font part de leur incompréhension et nous alertent sur les difficultés que cela représente dans l’incapacité de pouvoir respecter les mesures barrières minimales : salles trop petites, déplacement de personnes potentiellement malades, porteuses du virus ou fragiles (santé, âge).

De nombreux nouveaux élus nous informent qu’ils ne se déplaceront pas, les quorums ne seront pas atteints, de nouvelles convocations devront être établies, surcroit de tension dans une période déjà complexe.

Après cette mise en place, l’installation des conseils d’EPCI va entrainer des déplacements et réunions alors que la situation se sera encore dégradée.

Quel intérêt de faire siéger des assemblées provisoires composées d’anciens et de nouveaux élus pour un délai court et de recommencer ensuite ? On pourrait se dispenser de cette démarche alors que le Pays devra se remettre de cette crise sanitaire.

Les élus locaux notamment dans les communes rurales attendent davantage d’attention, de réalisme et de pragmatisme.

Aussi et sans délai les membres du bureau demandent le report de l’élection des maires et adjoints prévue ce week-end, après le second tour.

Les Maires et exécutifs en place sauront assumer leurs responsabilités et leurs missions de service public pendant cette période transitoire comme ils l’assurent depuis 6 ans. »

Besançon : Ensemble ! appelle à voter pour une des trois listes de gauche

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Mercredi 11 mars 2020 / La rédaction

Communiqué._  « Ensemble! (Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire) constate la présence de plusieurs listes de gauche pour l’élection municipale à Besançon. Au moment où de nombreux mouvements sociaux montrent une implication citoyenne importante, Ensemble! rappelle que l’objectif doit être une démocratie authentique au service d’objectifs sociaux et écologiques bénéficiant en premier lieu à celles et ceux qui vivent du fruit de leur travail et pas à celles et ceux qui « parasitent » la société.

L’élection municipale est l’échéance électorale qui permet de s'impliquer en politique au plus près des préoccupations des citoyen·ne·s. Des membres d’Ensemble ! se sont impliqués, soutiennent ou font campagne pour les listes conduites par Anne Vignot ou Claire Arnoux.

Dans cette configuration de concurrence à gauche Ensemble! appelle les électrices et électeurs à se mobiliser contre les listes qui se situent à droite (afin qu’elles n’aient aucune perspective de gagner la ville) et à voter le 15 mars pour les listes de gauche (Besançon par Nature, Besançon Verte et Solidaire et Faire entendre le camp des travailleurs). »

Jura : 300 manifestants bravent la pluie contre le 49-3

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Jeudi 5 mars 2020 / La rédaction

A l'appel de l'intersyndicale CGT-FSU-FO-Solidaires, environ 300 personnes ont manifesté lors de trois rassemblements jurassiens où les Gilets jaunes étaient bien représentés. Elles étaient une trentaine à Saint-Claude, une bonne centaine à Dole et plus de 150 à Lons-le-Saunier où la permanence de la députée LREM Danièle Brûlebois a une nouvelle fois été l'objet des sarcasmes. Les manifestants avaient récemment déposé des chaussures pour fustiger les parlementaires « godillots ». Ce jeudi 5 mars, ce sont un « mouton d'or » et une « banane d'or » qui ont été sommairement fixés sur sa plaque…

A Dole, Antoine Cordier, le secrétaire de l'UL CGT a assuré que LREM et ses alliés seront sanctionnés dans les urnes des municipales. L'intersyndicale a donné rendez-vous pour une journée nationale mardi 31 mars.

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