Abonnez-vous maintenant

Pour lire tous les articles du Journal et créer votre blog à partir de 7€/mois

Les brèves

La CFDT inquiète pour les 28 emplois de l'Association Famille Laïque de Besançon

brève

Lundi 17 septembre 2018 / La rédaction

Spécialisée dans l'aide à domicile, l'entreprise a été placée en redressement judiciaire. Le syndicat CFDT Santé-Sociaux du Doubs a saisi les élus du risque de rachat à des conditions salariales inférieures.

Spécialisée depuis 21 ans dans l'aide à domicile à Besançon, l'Association Famille Laïque a été placée en redressement judiciaire, alerte le syndicat CFDT Santé-Sociaux du Doubs. Jusque là saisi par des salariés à titre individuel, le syndicat se dit « surpris » d'une telle procédure et déclare n’avoir « jamais eu connaissance de difficultés budgétaires sérieuses », mais plutôt de « situations relevant de question de management et/ou de cas particuliers de salariés, comme dans beaucoup d’entreprises. »

C'est ce qui lui fait affirmer que les difficultés sont « conjoncturelles plutôt que structurelles » dans un secteur d'activité « en souffrance depuis des décennies », notamment par manque de financement. « Les entreprises du secteur sont toutes en difficultés et souvent celles qui perdurent sont “sauvées” par des stratégies très diverses, pas toujours défendables. (Optimisations fiscales, non-respect des règles conventionnelles ou légales, licenciements ou ruptures de contrats divers, bénévolat contraint…) », estime la CFDT qui craint une reprise par un acteur situé hors du champ médico-social.

Sa secrétaire générale Christelle Tisserand a écrit au Conseil départemental, à la Ville, aux députés et au préfet. Elle s'insurge d'une proposition de rencontre avec la ville « au-delà des délais laissés aux éventuels repreneurs »...

Fête des associations de Planoise : « toujours quelqu'un vers qui se tourner »

brève

Jeudi 13 septembre 2018 / Christine Oudry-Henrioud

Quand on pense  à Planoise, on pense diversité et dynamisme. C'est ce qui est apparu encore clairement au visiteur ce samedi 8 septembre à la Maison pour tous sur le parvis de la médiathèque au Centre Mandela, où une quinzaine d'associations ont présenté leurs activités et projets. Culture, théâtre, sport, éducation et encadrement périscolaire, toutes représentent les attentes et espoirs d'un grand nombre de Planoisiens.

Des projets audacieux comme ces « jardins partagés » soutenus par le service des Espaces Verts de la ville (il en existe déjà un remarquable rue de Reims) contrastent pourtant avec la fragilité annoncée d'anciennes associations comme "des Racines et des feuilles" qui s'est vue "couper les vivres" pour cette rentrée.

Quel est donc l'avenir de ces associations et pourquoi certaines ont le vent en poupe tandis que d'autres sont menacées ?  Planoise s'enorgueillit pourtant d'en avoir le plus grand nombre dans tout Besançon (31 à ce jour) comme si ce dynamisme était indispensable pour contrer sa si mauvaise réputation. Un représentant de la Maison pour tous commente : « Dans toute ville, il y a toujours un quartier choisi comme cible, ici c'est Planoise ». « Et peu importe », ajoute un visiteur, « ici au moins on ne se sent pas seuls et on a toujours quelqu'un vers qui se tourner ».

Florian Dejeu, référent de l'accompagnement des associations, est satisfait encore cette année du succès de ce rassemblement, « comme l'an dernier », précise-t-il. Il reconnaît toutefois que le plus grand nombre de visiteurs sont les membres des associations, bénévoles, permanents, famille et amis. L ambiance est joyeuse devant le podium où se rassemblent enfants, ados et parents. Devant les différentes prestations (Folflore, hip hop, chants).

Reste que les habitants du quartier ne sont pas venus en grand nombre, encore moins les résidents des communes pourtant toutes proches... Planoise n'appartient-elle donc qu'aux Planoisiens ?

Karima Rochdi et Yannick Poujet récupèrent les attributions retirées à Jean-Sébastien Leuba

brève

Mercredi 5 septembre 2018 / La rédaction

Jean-Louis Fousseret vient de confier les missions relevant de la délégation « Animation, vie des quartiers, vie associative, jeunesse » qu'il avait retirée à Jean-Sébastien Leuba, à deux conseillers délégués de la majorité.  La vie des quartiers et Jeunesse échoient à Yannick Poujet (PS) qui s'occupait déjà du handicap et de l'énergie. La vie associative sera du ressort de Karima Rochdi (LREM) qui avait déjà le jardin de la connaissance et du savoir ainsi que le contrat de ville.

Tous deux seront rattachés directement au maire et, indique un communiqué qui ne cite pas l'élu destitué, « conduiront leurs actions avec une volonté de cohérence, d’efficacité et de proximité ».

Jean-Sébastien Leuba s'était vu retirer sa délégation par Jean-Louis Fousseret qui invoquait une « perte de confiance », avant que le conseil municipal, le 2 juillet, ne vote en outre la destitution de son mandat d'adjoint par une alliance de circonstance LREM-Centre (ex UDI)-PS (sauf deux élus) qui réunissait 29 voix tandis que 13 élus de gauche s'y opposaient et que les groupes d'opposition LR, MoDem et Patriotes ne prenaient pas part au vote.

Besançon : agressions homophobes parc Micaud

brève

Mercredi 5 septembre 2018 / La rédaction

Plusieurs plaintes pour agressions à caractère homophobes ont été déposées au commissariat de Besançon depuis la mi-juillet. Selon une victime, huit agressions au moins ont été signalées, dont cinq se sont produites entre le 12 et le 19 juillet, et deux la semaine dernière, parc Micaud, lieu connu de drague et de rencontres de la communauté gay. Ces violences seraient le fait d'une bande de dix à quinze jeunes gens et auraient donné lieu à trois plaintes selon une source proche de l'enquête.

Hommage à un soldat américain 74 ans après...

brève

Mercredi 5 septembre 2018 / La rédaction

Le 7 septembre 1944, Robert D.Maxwell se jetait sur une grenade allemande avec sa couverture afin d'absorber le choc de l'explosion. Ses trois camarades du poste d'observation sont sauvés par ce geste et l'attaque est repoussée, explique dans un communiqué l'Armée de Terre. On est alors en pleins combats pour la libération de Besançon qui interviendra le lendemain. 

En mémoire de l'acte du soldat américain, mutilé à vie, aujourd'hui âgé de 97 ans, une plaque est inaugurée vendredi 7 septembre à 18h30 au fort Chaudanne à l'occasion d'une cérémonie publique, en présence de représentants de l'US Army.

.

Arrêté anti-mendicité : Jean-Louis Fousseret fait marche arrière

brève

Vendredi 31 août 2018 / Daniel Bordür

Le maire de Besançon abroge l'arrêté du 9 juillet et en prend un autre d'où est expurgé toute référence à la mendicité. Il vise désormais les « sollicitations agressives » tout en ne lâchant rien sur les autres motivations. On peut cependant y voir une atteinte potentielle au droit de manifester !

Mots-clés: mendicité
Jean-Louis Fousseret à la fin d'un conseil municipal (archives DB)

Le maire de Besançon a abrogé l'arrêté municipal anti-mendicité du 9 juillet vendredi 31 août et en a pris un autre d'où la référence à la mendicité a disparu (voir ici). Il interdit désormais dans les mêmes lieux et aux mêmes dates que dans l'arrêté supprimé « l'occupation de manière prolongée en station debout, assise ou allongée des voies publiques par des individus seuls ou des regroupements de personnes, que cette occupation soit accompagnée ou non de sollicitations à l'égard des passants, lorsque qu'elle est de nature à entraver la libre circulation des personnes, à porter atteinte à la tranquillité publique, notamment lorsqu'elle s'accompagne de nuisances sonores, ou à la salubrité publique ».

Pour justifier ce revirement annoncé juste avant 18 heures, Jean-louis Fousseret souligne le « malentendu quant au but poursuivi » par l'arrêté du 9 juillet. Tant dans les considérants que dans les articles prescriptifs, le mot mendicité a disparu, notamment au profit de « sollicitation agressive ». Des arguments sont réécrits, comme celui relatif à la « gêne à l'accès à certains commerces », notamment par « le stationnement prolongé et continu de personnes accompagnées de chiens dans les lieux à forte fréquentation susceptible d'entraver la libre circulation des piétons ».

Dans le communiqué de presse annonçant ce changement de pied, Jean-Louis Fousseret souligne que le tribunal administratif a estimé que l'arrêté contesté « n'était ni manifestement illégal ni disproportionné ». Ce faisant, le maire ne dit rien sur l'article 6 de la décision du juge qui considérait que l'arrêté du 9 juillet a « indirectement mais nécessairement porté atteinte à la liberté d'aider autrui », autrement dit à la liberté fondamentale qu'est la fraternité, comme l'a rappelé en juillet le Conseil constitutionnel à propos de Cédric Hérrou, cet agriculteur des Alpes Maritimes qui aidait les migrants en provenance d'Italie via la montagne.

Le maire entend ainsi « répondre aux interrogations et aux inquiétudes qui ont pu être exprimées ces dernières semaines et lever ainsi toute ambiguïté. Besançon n’a jamais voulu interdire la mendicité mais améliorer une situation connue de tous. Besançon agit et agira toujours pour les plus démunis ».

Reste que la rédaction de l'article 2 du nouvel arrêté peut ouvrir la voie à une lecture remettant en cause le droit de manifester. Celle-ci prohibe « l'occupation de manière prolongée en station debout (...) des voies publiques (...) par des regroupements de personnes (...) notamment lorsqu'elle s'accompagne de nuisances sonores (...) ». Est-ce un objectif ou le signe d'une réécriture dans l'urgence ?

L'ancien président du Medef de Franche-Comté en détention provisoire

brève

Jeudi 28 juin 2018 / La rédaction

Jean-Luc Piton lors d'une réunion du CESER de Franche-Comté en 2014 (photo d'archives)

Après deux jours de garde-à-vue, Jean-Luc Piton a été placé mercredi 27 juin en détention provisoire par le juge de la liberté et de la détention de Vesoul, après que le parquet a requis sa mise en examen pour banqueroute, recel et abus de biens sociaux. Il est question de détournement de plusieurs centaines de milliers d'euros auprès de deux de ses sociétés spécialisées dans la lingerie à Luxeuil-les-Bains, placées depuis novembre 2017 pour la Compagnie des Athelots, et février dernier pour la société industrielle Bruno-Richard, en liquidation judiciaire. Il aurait laissé une ardoise de 450.000 euros de loyer auprès d'un organisme para-régional.

M. Piton est présumé innocent et sa mise en détention est justifiée selon les magistrats pour éviter tout risque de fuite à l'étranger. L'instruction judiciaire doit porter sur des mouvements financiers, notamment avec Oman où les entreprises de M Piton avaient des marchés importants. Ancien président du Medef de Franche-Comté, il était jusqu'il y a peu président de la SEM Action 70, et a été le premier trésorier du Medef Bourgogne-Franche-Comté.

Naissance officielle de l'Agence livre et lecture Bourgogne-Franche-Comté

brève

Jeudi 21 juin 2018 / La rédaction

Née le 1er janvier 2018 de la fusion de l’ACCOLAD (Agence Comtoise de Coopération pour la Lecture, l’Audiovisuel et
la Documentation), du Centre régional du livre de Bourgogne et du Centre régional du livre de Franche- Comté, l’Agence Livre & Lecture Bourgogne-Franche-Comté est également une conséquence de la fusion des régions. Elle réunit 250 adhérents dont des professionnels du livre (20 auteurs, 36 éditeurs, 24 librairies), 60 collectivités, 30 associations, trois universités, des lycées, des sociétés savantes, une soixantaine de particuliers médiateurs du livre ou militants...

L'agence emploie treize salariés sur trois sites (Besançon, Belfort et Dijon) qui ne seront plus que deux au 1er octobre avec la fermeture du site de l'Accolad qui n'a plus que deux salariés à Cravanches, près de Belfort. La directrice de l'agence est l'ancienne directrice du CRL de Bourgogne, Marion Clamens. L'ancienne directrice du CRL de Franche-Comté, Brigitte Chartreux, est directrice littéraire.

Un chantier sera notamment de rapprocher les anciennes structures dont les cultures étaient assez différentes, plutôt axée sur le patrimoine en Bourgogne quand la Franche-Comté menait des actions et animations dont les emblématiques Petites Fugues. Une piste est d'essaimer en Bourgogne, ce qui a déjà commencé avec une première incursion à Louhans (Saône et Loire). 

Lors de sa première assemblée générale, le 14 juin, elle a élu à la présidence Evelyne Gény, ancienne responsable éditoriale des Presses universitaires de Franche-Comté. Dans un communiqué, l'agence explique être « le lieu ressource où se tient, entre l’État, la Région et les professionnels du livre et de la lecture, la concertation nécessaire à l’ajustement des politiques publiques du livre et de la lecture sur le territoire, et à leur mise en œuvre. Elle est un lieu de réflexion et de prospective sur le développement du secteur, et de coopération entre les professionnels eux-mêmes. »

En attendant un site internet spécifique, l'agence a un portail réunissant les sites des anciennes structures et des animations.

Mobilisations ferroviaires à Lons-le-Saunier

brève

Vendredi 15 juin 2018 / La rédaction

« La boutique SNCF de la gare de Lons-le-Saunier est en danger de fermeture », alerte la France insoumise de la préfecture du Jura dans un communiqué : « depuis que l'État et la SNCF se défaussent sur les régions, ce sont ces dernières qui assurent le financement des ouvertures de boutiques de la SNCF. La convention de partenariat pour les années à venir entre la région Bourgogne Franche-Comté et la SNCF devrait établir la règle du jeu depuis de nombreux mois. Mais ce document n’est toujours pas signé et le financement n'est donc toujours pas confirmé »

LFI a écrit à la présidente de région, et programmé une information aux usagers mardi 19 juin de 15h30 à 18h devant la gare. Le mouvement interroge aussi le maire Jacques Pélissard et la député Danièle Brûlebois, vice-présidente de l'Assemblée nationale : « Le premier devoir d’un-e élu-e est de défendre l’intérêt du peuple. Il faut dire que les LR et les macronistes sont des soutiens zélés aux directives Rail et autres traités qui assèchent les finances des services publics ».

De son côté, John Huet, adjoint UDI au maire et président de l'Association pour Lons (APOLO), a lancé une pétition en ligne pour réclamer le maintien de la desserte par TGV de Lons-le-Saunier. Son texte souligne que la gare, fréquentée par 330.000 personnes par an, irrigue une grande partie du Jura. Sans TGV, explique-t-il, c'est « la présence d'industrie d'envergures nationale et internationale qui est directement menacée ».

 

Plus de 800 retraités dans la rue en Franche-Comté

brève

Jeudi 14 juin 2018 / La rédaction

Près de 400 retraités ont participé à la nouvelle journée nationale intersyndicale contre l'augmentation de la CSG et le blocage des pensions dans les rues du centre de Besançon, jeudi 14 juin. Une délégation a été reçue à la préfecture tandis que les manifestants se dispersaient, une partie du cortège retournant prendre l'apéritif place de la Révolution.

Dans une brève allocution, Gilles Spicher, a établi la « longue liste » des coups subis par le retraités, de la perte de la demi-part des veuves et veufs ayant élevé seul un enfant au report du taux plein pour les retraites complémentaires. Il a souligné que 4 millions de retraités perçoivent moins de 629 euros par mois, indiquant que les pensions de reversion sont dans le collimateur.

Ils étaient près de 200 à Vesoul, une centaine à Lons-le-Saunier et Belfort, une cinquantaine à Dole où s'est tenue également une manifestation de défense de l'hôpital à laquelle 500 personnes, selon la CGT, ont participé, dont plusieurs dizaines ont fait irruption dans la réunion du conseil de surveillance. Une revendication est notamment le maintien de deux lignes de SMUR.

 

Devant la préfecture de Besançon.

 

Place de la Révolution à Besançon.

 

Commission de la carte de presse : le SNJ confirme son leadership

brève

Jeudi 14 juin 2018 / La rédaction

Avec 53,13% des voix, le syndicat national des journalistes a remporté le second tour des élections à la commission de la carte d'identité des journalistes professionnels face à cinq autres listes. Il était arrivé en tête du premier tour avec 53,94% face à trois listes...

Remportant 10 des 16 sièges dans l'instance principale, le SNJ devance le SNJ-CGT (4 sièges, 18,6%) et la CFDT (2 sièges, 17,3%). Membre de l'union syndicale Solidaires, le SNJ a également tous les correspondants régionaux et les trois membres de la commission de recours dite supérieure.

Voir les résultats ici et le communiqué du SNJ .

Elections à la carte de presse : un second tour nécessaire

brève

Lundi 4 juin 2018 / La rédaction

Cela devient une habitude. Le quorum n'a pas été atteint au premier tour des élections triennales à la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels. Reste que cette fois, la participation a légèrement augmenté par rapport à 2015, remontant à 36,28%, voire 37,05% avec les scrutins régionaux. On peut voir dans cette faible mobilisation une conséquence des plans de suppression de postes et des restructurations sur lesquels le syndicalisme n'a eu que peu de prise.

Le SNJ (Solidaires) conforte sa première place en obtenant 53,94% des voix, devant le Snj-CGT (21,37%), la CFDT (19,51%) et FO (5,18%). La CFE-CGC et la CFTC n'ont cette année pas présenté de candidats.

En Bourgogne-Franche, où 44,6% des journalistes ont voté, le SNJ frôle 65%, devant la CFDT (16,72%), le Snj-CGT (13,65%) et FO (4,78%).

Un second tour est organisé jusqu'au 14 juin.

  • Lire ici notre interview du président sortant de la commission, le journaliste Claude Cordier, réalisé fin avril.

EELV : « L'ARS doit se remettre en question »

brève

Jeudi 17 mai 2018 / Invité

Mots-clés: PRS

EELV Bourgogne-Franche-comté signe un communiqué appelant à la manifestation contre le Projet régional de santé, vendredi 18 mai à Dijon devant le siège de l'Agence régionale de santé. En voici le texte :

Si l’on peut partager avec le 1er Ministre le fait que «Notre système de santé »... « incarne tous les principes du service public : accessible, non discriminatoire, financé par la solidarité nationale» et qu’ «Il est l’un des piliers de notre République»1, force est de constater que ces belles paroles sont à cent lieues de la réalité de notre territoire et que ce pilier de notre République vacille.

L'ARS doit se remettre en question. Quand elle voit son projet rejeté à tous les échelons du territoire, c'est qu'il ne correspond pas à l'intérêt général.

Que devient le service public de santé quand l’hôpital subit des fermetures de pans entiers de son activité (maternité et service de chirurgie ambulatoire de Saint-Claude, angioplastie à Chalon-sur-Saône) fragilisant encore plus les hôpitaux de proximité et obligeant les patients et leurs proches à des déplacements toujours plus importants, que des menaces pèsent sur les urgences (Tonnerre, Clamecy, Gray).

Que deviennent l’accessibilité aux soins et la solidarité nationale quand la pénurie chronique de médecins s’installe en milieu rural. Notre Région a perdu 10% de ses médecins les cinq dernières années et fait partie des quatre régions les plus faiblement dotées.

Que devient l’hôpital public, fondement de notre République quand une économie de 1,2 milliards d’€ est attendue sur la masse salariale des hôpitaux sur 2018-20222, soit 30 000 suppressions de postes attendus selon les syndicats, alors que les personnels hospitaliers sont particulièrement touchés par l’épuisement professionnel.

Pourtant l'accès aux soins pour toutes et tous est une urgence vitale. Alors que notre environnement se dégrade, dû en partie à l'absence de prévention des risques sanitaires dans toutes les politiques publiques, les maladies chroniques ( cancers, maladies cardiovasculaires et respiratoires, diabète...) explosent engendrant une crise sanitaire sans précédent et des coûts conséquents pour le système de santé.

EELV est ainsi scandalisé par le cynisme des politiques de santé. D'une part, l'action sur les causes des maladies est négligée et les moyens réduits pour soigner les personnes d'autre part.

EELV BOFC demande :
- que l’hôpital public ait les moyens d’assurer toutes ses missions sur l’ensemble du territoire,

- que des mesures concrètes soient prises pour que la présence médicale soit assurée pour les habitants des secteurs sous-dotés et qu’une meilleure répartition soit organisée au niveau national ;

- qu'une véritable politique de santé-environnementale visant à prévenir les maladies chroniques en parallèle d'une politique de soins soit enfin à l'ordre du jour.

EELV BOFC appelle à rejoindre le rassemblement organisé par la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux de proximité devant le siège de l'ARS (Agence Régionale de Santé) à Dijon ce vendredi 18 mai à 14h.

Vigiles à la fac de lettres de Besançon : les élus du conseil de gestion s'indignent

brève

Vendredi 4 mai 2018 / La rédaction

Le recours à des vigiles pour filtrer les entrées de la fac de lettres et sciences humaines de Besançon du 2 au 4 mai par le président de l'université de Franche-Comté a provoqué l'indignation du conseil de gestion de l'URF SLSH (Unité de Formation et de Recherche des Sciences du Langage de l’Homme et de la Société).

Dans un mail à l'ensemble de la communauté universitaire, la présidence a indiqué ce vendredi 4 mai le retour à la normale à partir du 7 mai, semaine comportant deux jours fériés... En voici la teneur : « A compter du lundi 07 mai prochain, l’Unité de Formation et de Recherche (UFR) des Sciences du Langage de l’Homme et de la Société (SLHS) de l’Université de Franche-Comté sera accessible pour l’ensemble du personnel et des étudiants.
En effet, suite à un risque annoncé de perturbations pendant les examens se tenant du 02 au 04 mai et afin de garantir le bon déroulement de ces derniers, l’Université avait pris un arrêté permettant un accès du site limité au personnel et aux étudiants inscrits pour composer. Ce dispositif sera levé la semaine prochaine.
Enfin, l’Université rappelle qu’elle reste ouverte au dialogue et à l’échange : des espaces de discussion ou de réunions sont toujours possibles au sein de ses locaux pour les étudiants et le personnel mais doivent s’inscrire dans le cadre du règlement intérieur de l’établissement.
L’Université compte sur la responsabilité de chacun pour que les prochains examens se déroulent dans un climat calme et serein. »

Vingt et un élus du conseil de gestion de l'UFR SLSH avaient adressé quelques minutes plus tôt cette motion à Jacques Bahi, le président de l'université :
« Monsieur le Président, Nous tenons à vous faire connaître notre effarement et notre indignation face à la décision, alors que d'autres solutions existent, de mobiliser les deniers publics pour faire appel à des vigiles d'une société de sécurité pour filtrer/bloquer l’entrée de l’UFR SLHS alors que nous sommes dans un contexte universitaire de précarité et que les méthodes et moyens mis en oeuvre amènent à réduire le  fonctionnement de notre faculté au seul déroulement des examens; tou.te.s les étudiant.e.s qui le souhaitent, surtout en période d'examen, doivent pouvoir accéder aux services et moyens à leur disposition.
Les personnels des scolarités et de l'administration sont réquisitionné.e.s, empêché.e.s de faire leur travail normal et placé.e.s dans la position inconfortable de devoir contrôler leurs collègues et étudiant.e.s.
Le travail des enseignant.e.s et enseignant.e.s-chercheur.e.s pendant cette période ne se limite pas aux surveillances et les conséquences sont nombreuses quant au suivi des étudiant.e.s, à leurs travaux de recherche, etc.
Les étudiant.e.s ont besoin impérativement d’accéder à la bibliothèque et aux locaux, ils doivent terminer leurs dossiers, leurs mémoires.
Ces mesures comparables à un « couvre-feu » ne sont pas propices à créer une atmosphère calme et sereine, elles exacerbent au contraire les tensions et les sentiments d'incompréhension de tou.te.s. 
Nous exigeons la levée immédiate de ces mesures qui stigmatisent l'UFR SLHS. Nous vous demandons en outre de faire preuve de transparence en communiquant le coût de cette opération, alors que les besoins financiers de notre UFR sont criants. »

 

Projet régional de santé : manifestation le 18 mai à Dijon

brève

Lundi 30 avril 2018 / La rédaction

Mots-clés: PRS

Après le vote d'avis défavorables, seulement consultatifs, de plusieurs collectivités (notamment conseil régional, conseils départementaux du Jura, de Haute-Saône, de Nièvre, Côte d'Or, Yonne...), c'est au tour des citoyens d'être invités à censurer le Projet régional de Santé, en consultation jusqu'au 6 mai.

Une manifestation est annoncée par un communiqué de nombreux collectifs de Bourgogne Franche Comté, notamment Saint Claude, Decize, Clamecy, Gray, Montceau les Mines, Châtillon sur Seine, Belfort Montbéliard, Lure-Luxeuil, Autun, Tonnerre..., avec l'appui de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité (dont la plupart sont membres) se regroupent depuis plusieurs mois. Ils expliquent « partager des points communs essentiels, à savoir la défense d'une santé de qualité et de proximité, accessible pour toutes et tous, à toute heure et partout sur le territoire.

Ils s'opposent aux réductions de personnels, de lits, de services... et se mobilisent pour garantir le maintien et le renforcement de sites hospitaliers territoriaux de proximité possédant tous les services correspondants aux besoins des populations et des territoires concernés, notamment de vraies urgences 24H/24H et des SMUR, des maternités, services de cardiologie, de médecine, de chirurgie, une vraie psychiatrie de proximité,...

Ils appellent à une forte mobilisation devant le siège de l'Agence régionale de santé, 2 place des Savoirs à Dijon, vendredi 18 mai à 14h. Ils demandent une entrevue au responsable régional de l'ARS. »

Les élus sont invités à venir avec leurs écharpes, les collectifs avec leurs banderoles.

Pages