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Les brèves

Education : « il va y avoir un coup de rabot, mais on ne connaît pas encore l'épaisseur du copeau... »

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Vendredi 16 novembre 2018 / Invités

C'est ce que rapporte l'intersyndicale FSU, CGT-Educ'Action et SUD-Education après avoir été reçue en audience, lundi 12 novembre, par le recteur de l'académie de Besançon à l'issue d'une manifestation ayant rassemblé environ 600 personnes.

Communiqué.- « Il va y avoir un coup de rabot, mais on ne connaît pas encore l'épaisseur du copeau... » Tels sont les propos du recteur concernant les moyens alloués à l’académie de Besançon pour la rentrée 2019, tenus lors de l’audience accordée aux organisations syndicales le lundi 12 novembre, jour de grève dans l’Éducation Nationale.

Le copeau sera épais, car le rectorat explore toutes les solutions pour appliquer l‘austérité décidée par le ministère :

➢ Des options seront fermées.

➢ Les « spécialités » de première (= les disciplines les plus importantes) ne seront pas toutes proposées dans chaque lycée, obligeant les élèves à se déplacer d’un établissement à l’autre pour suivre certains cours.

➢ Des sections d’enseignement seront fermées (Bac Pro, BTS…), des capacités réduites.

➢ Le rectorat ne fait aucune distinction entre établissements publics et privés. Cela rend possible la suppression de formations publiques gratuites au bénéfice de formations privées payantes, en cas de concurrence sur un même territoire.

Dans le cadre de cette politique de réduction des moyens, l’enseignement professionnel sera le grand perdant. Les organisations syndicales redoutent une centaine de suppressions de postes en tout dans l’académie.

Une fois de plus, ce sont les élèves issus des familles les plus modestes qui seront directement touchés. Les organisations syndicales invitent les parents d’élèves à interroger les chefs d’établissements sur les modalités de la rentrée 2019.

 

 

Le PS du Jura salue la gratuité des transports scolaires

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Vendredi 16 novembre 2018 / Invités

Communiqué.- Il s'agissait d'une promesse de campagne de la Présidente de Région, Marie-Guite Dufay : Gratuité des transports scolaires en région Bourgogne Franche-Comté et maintien du service dans le Jura.
C'est désormais chose faite, la majorité régionale et plurielle de Gauche (élus PS, PRG, UDE, Cap21) ont voté lors du Débat d'Orientation Budgétaire en faveur de la gratuité et du maintien de la qualité de service des transports scolaires dans toute la région Bourgogne Franche-Comté.

La fédération du Parti socialiste Jura salue cette mesure initiée historiquement par la Gauche puisque la gratuité des transports scolaires est :

Une mesure de pouvoir d'achat pour les familles jurassiennes : Économie moyenne de 250€ pour une famille de 3 enfants ;
Une mesure de réduction du budget "Essence" pour les parents en diminuant les trajets Maison-Ecole, principalement pour les foyers qui se situent en milieu rural ;
Une mesure en faveur de l'environnement en limitant l'impact écologique lié au déplacement des particuliers ;
Le maintien d'un service public de qualité pour nos concitoyens.

La fédération du Jura du Parti socialiste regrette la posture des élus jurassiens du Rassemblement National (Stéphane Montrelay et Nathalie Desseigne) et du groupe Les Républicains (Hélène Pelissard et Jean-Philippe Lefevre) qui ont pris position et voté contre la gratuité des transports scolaires pour le jura et dans toute la région dans le cadre de nos Débats d'Orientation Budgétaire.

L'ensemble des élus de Gauche affiliés au groupe "Notre Région d'Avance" (Valérie Depierre, Frédéric Poncet, Pierre Grosset, Jacqueline Ferrari et Willy Bourgeois) maintiennent la priorité en faveur du pouvoir d'achat des jurassiens :

Gratuité des manuels scolaires et mallette à outils pédagogiques pour les apprentis
Tarification sociale dans les lycées, repas et hébergements
Tarification sociale dans les TER, billet de bus Mobigo à tarif unique 1,50€

Rassemblement intersyndical pour la venue d'Emmanuel Macron à Besançon

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Mardi 13 novembre 2018 / La rédaction

La préfecture interdit la place de la Révolution, les manifestants ont rendez-vous à l'Arsenal

L'intersyndicale Solidaires, FO, FSU et CGT voulait manifester vendredi 16 novembre place de la Révolution à Besançon, à l'endroit même où le musée des Beaux-Arts et d'archéologie rénové doit être inauguré par le président Macron. Sa demande de rassemblement adressée le 30 octobre à la préfecture n'avait toujours pas eu de réponse écrite en début de semaine, mais il a été signifié de vive voix aux syndicats que la place leur serait interdite et qu'il leur était proposé de se rassembler devant l'église de la Madeine, de l'autre côté du Doubs.

Proposition « inadmissible » pour l'intersyndicale pour qui « la préfecture bafoue notre droit au rassemblement et à la manifestation (droit constitutionnel) » et appelle à un rassemblement à 10 h place de l'Arsenal, entre fac de lettres et hôpital Saint-Jacques, puis à un défilé « en direction du musée place de la Révolution pour manifester notre opposition à la politique de Macron et de son gouvernement ».

Grand Besançon Habitat : 5 voix contre la hausse des loyers

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Vendredi 9 novembre 2018 / La rédaction

C'est insuffisant pour emporter une décision votée par dix administrateurs. La Confédération nationale du logement a argumenté son opposition dans une déclaration que nous publions.

Alors que les élections des délégués des locataires dans les organismes HLM se tiennent fin novembre, la hausse des loyers à Grand Besançon Habitat a été votée par 10 voix pour, 5 contre et 1 abstentionlors du dernier conseil d'administration de l'organisme. A la relocation, c'est à dire quand un nouveau locataire prend un appartement, cette hausse a été adoptée par 11 voix contre 5.

La CNL, qui s'est opposée à ces augmentations, a lu une déclaration avant que s'ensuive une discussion d'une demi-heure. Voici cette déclaration :  

Non à la hausse des loyers

« Du coté des locataires les salaires stagnent, la précarité et le chômage sont loin d’être éradiqués. Retraites, allocations et APL bloqués à 0,3% seront rognés par l'inflation dans les 2 prochaines années. Les hausses de prix s'accumulent : mutuelles et assurances, énergie, transport, denrées de première nécessité. Les études de l'INSEE montrent que les personnes ayant les revenus les plus bas connaissent des difficultés accrues. Depuis 15 ans, le poids du logement dans le budget des plus bas revenus a augmenté de 10%.

Le président de GBH M. Pascal CURIE déclarait à la Presse bisontine de mai à l'occasion des mesures gouvernementales ponctionnant les HLM :«  l'office GBH a fait 950.000 € de bénéfices en 2017». GBH prévoit 693.000 € en 2019 avec la hausse de loyer (soit 241.000€ en plus). La hausse ne semble donc pas absolument nécessaire.

Cette augmentation proposée de 1,25% est contraire à la fonction des HLM qui ont un but social. Cela risque d'augmenter les impayés.

Si l'office est riche et que les mesures imposées par le gouvernement ne pèsent pas trop son budget, il n'est pas nécessaire d'augmenter les loyers. 1,25 % de hausse c'est 241.000€ de rentrées supplémentaires, mais une baisse de la vacance de 8% à 7% (soit 54 logements) rapporterait 305.500 € (1/8ème de 1.645.000 € de perte de loyer plus 715.000 € de perte de charges). Faire reculer la vacance n'est-ce pas un bel objectif ?

Besançon est la ville de Victor Hugo et de Proudhon, deux grands socialistes qui refusaient la misère.

Nous vous demandons, à vous les administrateurs de GBH de ne pas pratiquer cette augmentation de loyer 2019.

Pour ce qui est de la hausse à la relocation, cette mesure n'a pas été discutée avec les conséquences qu'elle a. Nous vous demandons également de la refuser. Dans un contexte de vacance la hausse est contre-productive (alors que des baisses ciblées ont permis de louer des logements vacants depuis longtemps).
Dans la situation de mutation, par exemple en cas de sous occupation, la hausse à la relocation aboutit à ce que la proposition de relogement soit aussi chère voire plus mais avec moins de place.... De plus cela induit que des locataires logés pareils ont des loyers différents ….

La justification de la hausse à la relocation serait de rattraper les loyers des autres offices. Nous souhaitons que des loyers restent le plus bas possible, car les demandeurs sont de plus en plus pauvres comme le montrent les enquêtes sociales lors des demandes. Et si l'office est riche comme annoncé, il peut aisément garder sa vocation sociale voire très sociale.

Nous vous demandons donc de voter contre la hausse à la relocation. »

Education nationale : grève et cinq manifs en Franche-Comté le 12 novembre

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Vendredi 9 novembre 2018 / La rédaction

Les syndicats de l'Education nationale de l'académie de Besançon (FSU, UNSA-Education, Sgen-CFDT) bataillent contre les suppressions de postes et les réformes du lycée.

Les syndicats de l'Education nationale de l'académie de Besançon (FSU, UNSA-Education, Sgen-CFDT) nous ont adressé ce communiqué :

Parce que les 2 650 suppressions de postes en annoncent d’autres,

 L’Éducation nationale, et le second degré tout particulièrement, seront les principaux contributeurs aux 50.000 suppressions d’emplois de fonctionnaires de l’État prévues dans les années qui viennent. Par ces suppressions, et alors que 32.000 élèves supplémentaires sont attendus en 2019 dans les lycées et les collèges, le gouvernement montre que l’Éducation n’est pas sa priorité, contrairement à ce qu’il affirme.

 Parce que la mise en place de la réforme du lycée en Seconde et en Première fait apparaître les dégâts grandeur nature,

 Resserrement des horaires, menaces sur les postes et les compléments de service, réduction des choix pour les élèves, concurrence entre les établissements et les disciplines, avancement du choix des poursuites d’études post-bac dès la Première... Le tout sur fond d’une sélection renforcée et de programmes décidés dans la plus grande opacité.

 Parce que ces réformes sont faites pour supprimer des postes et visent à nous déposséder de nos métiers :

 Mise en place d’un cadre technocratique avec un exercice toujours plus contraint planifié dans des tâches préétablies par des experts autoproclamés.

 Les organisations FSU, UNSA-Education, SGEN-CFDT appellent les personnels de l’Éducation nationale à une journée de grève lundi 12 novembre. Les rendez-vous dans l’académie :

 

Le n°46 du journal de Serre Vivante est sorti

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Vendredi 9 novembre 2018 / La rédaction

Coquelicots, mouton, pyrale du buis, éoliennes de Chamole... Le numéro 46 du journal semestriel de l'association Serre Vivante est sorti avec des tas d'informations et de sujets. En 32 pages, il y a en effet de quoi lire...

Lire et télécharger en cliquant ici.

Orchamps : quatre vélos électriques en prêt à la journée ou demi-journée

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Vendredi 9 novembre 2018 / La rédaction

La communauté de communes Jura Nord offre l’occasion d’essayer le vélo à assistance électrique en mettant quatre engins à disposition en prêt à la journée ou à la mi-journée. Ils sont à retirer après réservation au bar du Gevot, , rue Louis-Besson. Ne pas oublier sa carte d’identité pour valider le prêt.

Contact : 06.86.25.70.91

Grève des agents du conseil régional

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Mardi 6 novembre 2018 / La rédaction

Les syndicats FO, CGT et FSU du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté sont mécontents de la fin de non recevoir de leur demande de réouverture de négociation du contrat social qu'aucun syndicat n'a signé, mais qui a été adopté lors de la séance plénière du 17 novembre 2017. Ils ont décidé de bloquer le lycée Léon-Blum du Creusot où la présidente Marie-Guite Dufay devait se rendre mardi 6 novembre.

Voir le communiqué des syndicats ici.

La Confédération paysanne veut « rester ferme face aux violences anti-élevage »

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Vendredi 26 octobre 2018 / Invités

« L'agriculture française et mondiale n'a jamais eu autant besoin de polyculture-élevage pour régénérer les sols, assurer la sécurité alimentaire, diminuer les intrants chimiques et le recours aux énergies fossiles », estime le syndicat qui en a « assez d'entendre des affirmations fausses sur l'élevage dans sa globalité ».

Communiqué.— La Confédération paysanne condamne le radicalisme de celles et ceux qui veulent imposer leur régime alimentaire à tou-te-s, notamment par la violence verbale, matérielle et physique. Une énième ligne rouge a été franchie avec l'appel aux « Journées du sang versé » par l'association 269life. L'État doit condamner fermement ces initiatives d'appel à la haine et à la violence.

Le choix alimentaire de chacun-e est tout à fait respectable. Mais, nous ne pouvons tolérer que des paysan-ne-s, salarié-e-s d'abattoirs, bouchers soient en permanence culpabilisés et montrés du doigt dans l'exercice même de leur métier. Les consommateurs aussi sont bombardés de parallèles trompeurs pour les culpabiliser de leurs choix alimentaires comme si manger des produits animaux serait un acte moralement reprochable, indépendamment de la quantité, de la qualité ou de l'origine de ces produits.

Certes, la concentration des productions animales, la multiplication des échanges internationaux, l'allongement des durées de transport des animaux, les cadences d'abattage et bien d'autres sujets posent des questions environnementales, économiques et éthiques. Mais ces derniers sont avant tout condamnables du fait de leur effet sur le bien-être et le revenu paysan. Le modèle agricole français doit combattre et rejeter l'industrialisation des productions animales. Les paysan-ne-s en sont les premières victimes.

Nous, paysan-ne-s, souhaitons élever le débat. Le sujet des relations entre humains et animaux est un vrai sujet de société auquel nous avons des réponses concrètes à apporter à travers l'élevage paysan. Nous en avons assez d'entendre des affirmations fausses sur l'élevage dans sa globalité à longueur de journée. Les mouvements animalistes se drapent d'un « humanisme » à toute épreuve qui sauverait la planète (climat, biodiversité…) et la morale humaine, quitte à simplifier à outrance la problématique. Cette usurpation a assez duré !

Qu'on se le dise, il n'existe pas d'écologie sans élevage. L'agriculture française et mondiale n'a jamais eu autant besoin de polyculture-élevage pour régénérer les sols, assurer la sécurité alimentaire, diminuer les intrants chimiques et le recours aux énergies fossiles. Que vive l'élevage paysan ! Restons fermes !

Municipales 2020 : le MoDem va lancer une plateforme numérique pour consulter les Bisontins

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Lundi 22 octobre 2018 / La rédaction

Dans un communiqué, Laurent Croizier, président départemental du MoDem du Doubs et conseiller municipal de Besançon, expose la méthode préparation des élections municipales de 2020 de son parti.

Dans un communiqué, Laurent Croizier, président départemental du MoDem du Doubs et conseiller municipal de Besançon, expose la méthode préparation des élections municipales de 2020 de son parti :

« Le contexte politique local est assez consternant. Il a fini de nous convaincre de nous éloigner de ces querelles d’égos, de ces attitudes d’opposition systématique ou de ces désespérantes attaques politiciennes.

Dire aujourd’hui que nous serions les seuls capables de développer la ville, de la rendre plus attractive, plus écologique, plus sûre ou je ne sais quoi d’autre n’aurait pas de sens.

Nous avons cependant la certitude qu’on ne peut pas répondre aux enjeux en écrivant un projet dans un bureau, sur un coin de table.

Nous voulons jouer collectifs avec les Bisontins.

Nous allons lancer dans les prochaines semaines une plateforme digitale qui va donner la parole aux Bisontins et aux Grand Bisontins. Ce sera à la fois un espace innovant d’expression mais aussi une porte d’entrée pour celles et ceux qui n’ont jamais eu d’engagement politique mais qui auraient aujourd’hui la volonté de s’investir.

Nous voulons que Besançon soit cette ville où il fait bon entreprendre, étudier, vieillir ou s’engager. L’étape viendra en 2019 de construire avec les Bisontins ce projet pour Besançon pour que ces mots ne restent pas des incantations.

Notre ambition est de faire émerger des idées nouvelles et des personnalités nouvelles mais avec une exigence : que les candidats qui porteront notre projet tirent leur légitimité non pas de la carte d’un parti politique mais de leur compétence. »

Alauzet, Barbier et Sommer accélèrent...

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Mardi 16 octobre 2018 / La rédaction

Les trois dépurés LREM du Doubs sont les seuls de Franche-Comté à rejoindre le collectif parlementaire transpartisan Accélérons la transition écologique et solidaire.

Les députés LREM du Doubs Eric Alauzet, Frédéric Barbier et Denis Sommer font partie des 120 députés qui viennent de constituer, à l'initiative de Matthieu Orphelin, un collectif de parlementaires intitulé Accélérons la transition écologique et solidaire. « Réunis par la conviction que la transition écologique et solidaire ne peut plus attendre », ils se recrutent dans tous les groupes politiques à l'exception de La France insoumise.

Ils devraient se réunir deux à trois fois par mois, annoncent des amendements communs et disent vouloir mettre certains sujets à l'agenda politique. Il ne s'agit cependant pas d'un groupe parlementaire qui dispose de moyens matériels et techniques pour fonctionner.

« On ne souhaite pas servir de caution verte à la majorité, lui donner bonne conscience », a réagi le député LFI Eric Coquerel qui dénonce « de l’affichage : lorsqu’il faut faire des choix, ces mêmes députés votent contre les propositions écologiques ou ne sont pas dans la salle. Je rappelle que Matthieu Orphelin n’était pas là pour voter l’interdiction du glyphosate… ».

Voir le site Accélérons ici.

Annie Genevard toujours présidente départementale de LR dans le Doubs

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Lundi 15 octobre 2018 / La rédaction

Annie Genevard a été réélue présidente de la fédération Les Républicains du Doubs par quelque 500 électeurs qui se sont déplacés dans cinq bureaux de vote. Guillaume Bailly, Ludovic Fagaut, Matthieu Bloch, Gérard Payot et Gérard Dèque ont été élus respectivement délégués des cinq circonscriptions. François Cuche, Karine Lamit, , Sébastien Populaire et Xavier-François Gervasoni, ainsi que les conseillers régionaux Laurence Mulot et Valère Nedey représenteront la fédération au conseil national.

Biodiversité : Besançon capitale, Saint-Rémy coup de coeur

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Jeudi 11 octobre 2018 / La rédaction

L'ancienne capitale régionale est la huitième ville de France à être primée. Le village haut-saônois est notamment distingué pour son atlas local de la biodiversité unique en Bourgogne-Franche-Comté

La forêt de Chailluz...

Deux communes francs-comtoises, Besançon et Saint-Rémy, font partie des huit collectivités primées à l'occasion du concours Capitale de la biodiversité qu'organisent trois agences de l'Etat1 et le centre technique national sur les espaces verts et la nature en ville Plante & Cité, avec le soutien de deux ministères (Transition écologique et Cohésion des territoires) et d'une flopée de partenaires institutionnels.

Les deux collectivités ont été désignées pour « l'excellence de leur conception et gestion écologique des espaces de nature », thème du concours 2018. Désignée capitale de la biodiversité pour 2018, Besançon bénéficie non seulement d'espaces « exceptionnels » tels que « collines à la flore diversifiée et patrimoniale, pelouses calcaires, massifs forestiers, berges du Doubs », mais surtout les étudie scientifiquement, les protège et les met en valeur.

Quant à Saint-Rémy (Haute-Saône), 600 habitants dont 300 résidents de l'hôpital psychiatrique, c'est un village engagé dans la transition avec notamment un parc naturel communal comprenant des vergers conservatoires, des haies, des marres, des bassins de stockage des eaux de pluie, des projets d'arboretum, d'un théâtre de verdure, d'un grand atrium et d'un observatoire astronomique. C'est aussi la seule commune de la grande région à s'être dotée d'un atlas de la biodiversité communale.

Ces distinctions, un peu pompeusement baptisées élections, font la joie des élus. On ne s'étonnera pas que le maire de Saint-Rémy, Christian Mettelet, n'est autre que l'ancien directeur général de l'ADEME. Le maire de Besançon Jean-Louis Fousseret souligne « l'immense fierté » pour la ville et indique que le prix représente « le fruit d’un long engagement en matière de biodiversité » et « récompense notre action au quotidien dans la lutte contre le changement climatique ».

EELV, le parti de l'adjointe Anne Vignot, n'est pas en reste en saluant sa « persévérance et sa ténacité » venant après d'autres « élus écologistes mobilisés en faveur de la reconquête de la biodiversité depuis plusieurs mandats, notamment Françoise Presse ». EELV ne le dit pas, mais parmi ceux-ci figura Eric Alauzet, passé depuis à LREM...

  • 1. L'Agence française pour la biodiversité, l'Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France et l’Agence régionale pour l’Environnement et l’écodéveloppement en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Thibaut Bize (PCF) : « Il faut ramener l'analyse de classe et l'internationalisme... »

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Jeudi 11 octobre 2018 / La rédaction

Le secrétaire départemental du PCF du Doubs tire une première leçon du résultat de la consultation des militants communistes qui, dans le département, ont amplifié la tendance nationale. Les Hauts-Saônois ont préféré le texte « Pour reconstruire le parti de classe » arrivé dernier dans le pays.

Le vote des communistes franc-comtois est un peu en trompe l'œil du fait du résultat atypique des Hauts-Saônois, les plus nombreux numériquement en Franche-Comté. Ils ont donné plus de 75% au texte « Reconstruire le parti de classe, priorité au rassemblement dans les luttes » qu'on peut considérer comme une orientation fondamentaliste. Cela met ce texte en seconde position au niveau régional alors qu'il est quatrième et dernier dans le pays, mais aussi dans le Jura et le Territoire de Belfort.

Le Doubs a, plus largement qu'au niveau national, placé en tête le texte « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle » qui a obtenu près de 60% des voix des 81 votants. Pour la petite histoire, la fédération du Doubs avait été, en 1987, la seule du pays à ne pas voter le texte d'orientation proposé par la direction du parti à l'occasion du 26e congrès. Cela lui avait valu la mise sous tutelle, le débarquement des responsables locaux, et entraîné le départ de très nombreux adhérents dont certains constituèrent la Fédération démocratique de Franche-Comté...

Si les communistes du Doubs et du Territoire de Belfort ont amplifié la tendance nationale en faveur du Manifeste,  notamment signé par le député André Chassaigne, président du groupe à l'Assemblée nationale, les Jurassiens ont voté quasiment avec la même répartition que nationalement. Le texte du Comité national, soutenu par l'actuel secrétaire général Pierre Laurent, ne fait mieux qu'au plan national que dans le Jura (40%), mais fait nettement moins au niveau comtois, ne récoltant que 5 voix en Haute-Saône...

 

Base commune ( texte adopté par le Conseil national ) : « Le communisme est la question du XXIe siècle ».
Printemps : « Se réinventer ou disparaître ! Pour un printemps du communisme ».
Manifeste : « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle ».
Parti de classe : « PCF : Reconstruire le parti de classe, priorité au rassemblement dans les luttes ».

 

Secrétaire de la fédération du Doubs depuis 6 ans, poste pour lequel il ne se représentera pas, Thibaut Bize, a beau jeu de relever, comme tout le monde, que « c'est la première fois que ce n'est pas le texte de la direction qui arrive en tête. On nous avait souvent reproché des débats monolithiques... » Il estime que ce résultat est « un signal pour revenir à une stratégie plus claire tout en redonnant au parti son rôle dans la gauche. Le rassemblement sans contenu n'est pas une fin en soi... »

Est-ce à dire que c'est la fin des alliances à géométrie variable, selon les territoires ou les situations, pour le PCF, ayant souvent donné l'allure d'opérations sauvetage de sièges ?
« Prenons les questions les unes après les autres. On n'est pas d'accord avec Génération.s  sur le fédéralisme européen. C'est différent sur des sujets précis ou les municipales où une alliance est possible ».

Quelle seront les conséquences de ce vote interne sur les élections européennes et municipales ?
« Le PCF ne change pas de philosophie ! Nous avons dans notre ADN la construction d'un grand rassemblement populaire, mais il faut qu'on soit plus à l'initiative. Dans le débat européen, il manque une analyse de classe. La gauche européenne se perd dans certains débats. Ça a peu de sens d'opposer les travailleurs immigrés et les travailleurs de son pays, comme le fait cette dirigeante de Die Linke. Peut-être notre défaillance est de ne pas être audible à gauche pour construire le rassemblement. Il faut ramener l'analyse de classe et l'internationalisme... »

Le congrès qui se tient fin novembre devra notamment trancher la question du maintien ou non de Pierre Laurent à la tête du parti. Thibaut Bize estime que le secrétaire général devrait « tirer les conclusions » de sa mise en minorité...

Plus de 1500 manifestants à Besançon

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Mardi 9 octobre 2018 / La rédaction

La journée nationale d'action contre la politique sociale du gouvernement a rassemble davantage de monde que ne le pensaient plusieurs responsables syndicaux...

La tête de cortège court dans la rue de la préfecture... (Photos DB)

Ce n'était pas une divine surprise, mais les militants syndicaux chevronnés n'auraient pas parié sur une telle affluence pour la première journée d'action interprofessionnelle. 1700 personnes, selon la CGT, ont défilé mardi 9 octobre dans les rues de Besançon à l'appel de la CGT, FO, Solidaires, l'UNEF et des organisations lycéennes. On a vu aussi quelques drapeaux de la FSU et une chasuble CFDT...

La matinée a commencé par le blocage du lycée Pergaud et une centaine de ses élèves étaient dans la manifestation aux côtés de quelques dizaines d'étudiants, de plusieurs centaines de salariés et de retraités. « Les lois que veut mettre en place Macron nous toucheront plus tard », explique un lycéen. Un quinquagénaire se réjouit : « y'a beaucoup de jeunes ». La sono de la camionnette de Solidaires délivre un bref message sur la grève qui vient de commencer aux urgences du CHU Jean-Minjoz.

Les formules sont sans surprise : « Macron, t'es foutu, les fainéants sont dans la rue ». A quelques pas, elle est adaptée à l'âge de ceux qui le crient joyeusement : « T'es foutu, la jeunesse est dans la rue... » La présence simultanée de jeunes, de salariés et de retraités est soulignée au micro par José Aviles, le secrétaire de l'UL CGT. Il promet d'autres démonstrations : « nous montrerons qu'une autre société est possible... »

De fait, on pouvait ressentir une certaine énergie que traduisait un nouveau slogan, plus ou moins slamé : « Même si vous ne voulez pas, nous on est là... » Le tonus se voyait aussi dans les quelques courses répétées d'une trentaine de mètres de la tête de cortège où, là encore, les jeunes générations étaient bien représentées.

Reste qu'on est loin des foules débordantes qui emportent un cabinet ministériel ! « Si seulement, on était débordé », sourit Jacques Bauquier, animateur du comité régional CGT de la métallurgie...

 

 

 

 

 

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