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Les brèves

1 000 manifestants à Besançon ce jeudi

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Vendredi 7 février 2020 / Toufik-de-Planoise

À l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, FSU, SUD/Solidaires, MNL, UNEF, et UNL, un cortège « métro-boulot-caveau » était organisé ce 6 février. Engagé depuis le 5 décembre dernier, le mouvement entendait démontrer qu’il ne faiblissait pas. Esplanade des Droits de l’Homme près de la Mairie à 11 h, le pari fut en partie gagné. Entre 900 et 1 200 personnes s’étaient ainsi retrouvées, un score honorable après plus de deux mois et une neuvième mobilisation nationale. Les organisateurs ont enchaîné les allocutions, avant de partir déambuler dans la vieille ville.

Mots-clés: retraites

La CGT évoquait ainsi le récent camouflet infligé au gouvernement par le Conseil d’État, alors qu’un autre intervenant s’appuyait quant à lui sur le dernier sondage toujours favorable aux grévistes et au mouvement social. Solidaires n’a pas hésité pas à enfoncer le clou, « en colère face à la liquidation du programme du CNR » et fustigeant certains élus prompt à dénoncer « des actes anti-démocratiques, comme l’a dit Fousseret, qui se sont déroulés devant les permanences ». « Voilà que les tyrans ce serait nous, les manifestants, qui n’avons pas même le pouvoir de nous faire entendre », dit encore la représentante.

La FSU explique qu’à Dole un professeur a été mis à pied quatre mois après une action contre le déroulement des épreuves E3C. Le syndicat accuse l’administration de « placer cet enseignant en situation de bouc émissaire pour casser la mobilisation ». Côté FO la répression est également soulignée, listant de la venue chahutée d’Emmanuel Macron le 16 novembre 2018, au nassage des protestataires lors de la visite de Laurent Nunez le 31 janvier, en passant par les garde-à-vues et incarcérations durant les « Gilets jaunes », les interdictions préfectorales dans le secteur, ou encore l’altercation au commissariat de la Gare d’eau ce 27 janvier. « Leur version du dialogue social », conclut l’oratrice.

Éducation nationale, blouses blanches, étudiants, cheminots, paysans, retraités, et Gilets jaunes, étaient particulièrement visibles. Plusieurs pancartes exhortaient à la fin du « Macronavirus » ou au « respect de la loi par la police », quand d’autres brodaient « prof’ à Planoise, femme, quatre enfants, — 1000 € » ou « la retraite avant l’arthrite. » La foule lancée sur Chamars, elle s’est froidement confrontée à 11 h 30 aux uniformes qui bloquaient l’avenue de la Gare d’eau. Avant de reprendre sans heurts, jusqu’au final à la Préfecture avec un « die-in » et dispersion vers 13 h 30.

Lons-le-Saunier : la justice prononce l'expulsion du squat « Maison du peuple »

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Samedi 1 février 2020 / Daniel Bordür

Julien Da Rocha, Jean-Luc Buguet et leur avocate à la sortie de l'audience.

Statuant en référé le juge judiciaire a a estimé que l'occupation de l'ancienne gare routière, désaffectée depuis plusieurs années et transformée en « maison du peuple » revendicative, était un « trouble manifestement illicite portant atteinte au droit de propriété de la ville ». Les militants qui l'occupent depuis le 9 janvier, Julien Da Roha et Jean-Luc Buguet, tous deux gilets jaunes, doivent libérer les lieux pour lundi 3 février à 8 heures.

La plupart des arguments juridiques avancés par leur défenseure, Laurence Bobillier-Monnot, ont été rejetés par la juge Florence Laï. L'avocate avait ainsi plaidé l'absence d'urgence, ainsi que plusieurs points d'irrecevabilité dont l'absence de capacité de la ville à agir. Ce point a été tranché par la fourniture, tard dans la nuit précédent l'audience du 29 janvier, d'un acte de vente d'un entrepôt postal de 68 m² utiles à la ville… Et ce malgré le fait que le bâtiment ait selon les squaters une superficie d'environ 100 m²…

Ils avaient aussi avancé l'absence de proposition amiable de la part de la ville, mais l'avocate de la collectivité, Aurélie Degournay, a convaincu la magistrate que l'intervention du premier adjoint au maire et d'un représentant de la préfecture avait débouché sur le refus de partir des occupants, « positionnement […] caractérisant l'impossibilité d'une tentative de conciliation, laquelle ne pouvait avoir pour objet que la libération des lieux occupés », les squaters étant du coup « mal fondés à se prévaloir du non respect d'une telle procédure amiable à laquelle ils sont manifestement opposés ».

L'avocate de la ville avait enfin ironisé à l'audience sur le fait que MM Da Rocha et Buguet pouvaient être expulsés puisqu'ils ne sont pas SDF et résident habituellement dans de vraies logis. Ils n'ont cependant pas été condamnés à une astreinte en cas de maintien dans les lieux, ayant expliqué qu'ils partiraient en cas d'injonction judiciaire. 

Veolia confirmé pour la gestion de l'eau dans le Pays de Montbéliard

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Jeudi 30 janvier 2020 / Guillaume Clerc

Les élus de Pays de Montbéliard Agglomération ont confirmé le vote pour une délégation de service public de l'eau au profit de Veolia. Après un débat houleux où l’étude de référence a été jugée partiale au détriment d’une régie publique et une précipitation qui en interroge beaucoup, le vote s’est tenu à bulletin secret et dans un isoloir.

Mots-clés: eauMontbéliard
L'isoir était déjà là au début du débat de la séance du conseil communautaire de Pays de Montbéliard Agglomération ce 30 janvier.

Veolia continuera à gérer l'eau à Montbéliard. Les élus de Pays de Montbéliard Agglomération ont confirmé le vote du 12 décembre qui laissait à l’entreprise la délégation de service public de l'eau. La préfecture avait jugé ce premier vote "entaché d'illégalité" parce que l'agglomération n'avait pas encore la compétence "eau"à ce moment.

Lors du débat, l'étude de référence facturée 400.000 € à un cabinet proche de Véolia et qui va dans son sens "en pipant les dés" a été dénoncée, car elle impute une charge d'exploitation majorée à la régie publique. En augmentant par exemple la masse salariale d'une gestion publique du fait d'un supposé plus fort absentéisme.

La précipitation avec laquelle ce dossier est traité en agace certains, qui parlent de "déni de démocratie". Charles Demouge, président de l'agglo, a dû défendre le contrat qu'il a signé avec Véolia dès le 5 janvier, après le vote du 12 décembre qu'il savait fragile juridiquement, et avant la confirmation de ce 30 janvier.

Certains élus, craignant des pressions, ont tenu à ce que cette confirmation se tienne à bulletins secrets et avec un isoloir. Résultat : 61 oui, 50 non et un blanc. La vingtaine de manifestants en faveur d'une régie publique, présents devant les portes de l'administration puis dans le hall pour suivre les débats sur écran, n'aura pas suffi.

50% des professeurs d'école du Doubs en grève vendredi 24 janvier

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Jeudi 23 janvier 2020 / La rédaction

Selon le SNUipp-FSU, premier syndicat du premier degré, de très nombreuses écoles seront fermées dans le Doubs vendredi 24 janvier dans le cadre de la mobilisation intersyndicale (CGT, FO, FSU, CFE-CGC, Solidaires) pour le retrait de la réforme des retraites. Il cite à titre d'exemples celles, rurales, de Saint Juan, Boussières, Passavant, Liesle, Les Ecorces, Valonne ou encore Vyt-les-Belvoir. Et à Besançon celles des Prés de Vaux, Fontaine-Argent, Bersot, maternelle Granvelle et Chaprais, en spécifiant que cette listes est loin d'être exhaustive…

Disparition de Nathalie Pszola, secrétaire de la FSU du Jura

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Vendredi 10 janvier 2020 / Daniel Bordür

L'enthousiaste militante syndicale enseignante est décédée cette nuit d'un accident domestique à 47 ans, quelques heures après être intervenue dans les manifestations doloise et lédonienne contre la réforme des retraites.

Nathalie Pszola en janvier 2013, lors d'une manifestation à Lons-le-Saunier contre les fermetures de classes et la carte scolaire. (Photo d'archives)

Nathalie Pszola, professeure des écoles à Dole et secrétaire de la FSU du Jura, est brutalement décédée dans la nuit du 9 au 10 janvier d'un « accident domestique » a annoncé le syndicat dans un communiqué publié sur Facebook. Agée de 47 ans, mère de deux enfants, elle était originaire de Saint-Claude dans le Haut Jura et avait fait ses études à la faculté des lettres de Besançon. 

Engagée dans la tendance Ecole émancipée de la FSU, elle avait assumé des responsabilités locales et nationales tant dans son syndicat, le Snuipp, que dans la FSU qui regroupe les divers mondes enseignants. Active dans RESF (réseau éducation sans frontière), elle était très impliquée dans l'actuel mouvement social contre la réforme des retraites, prenant régulièrement la parole lors des manifestations. Elle a aussi été l'une des premières syndicalistes à tendre la main au mouvement des gilets jaunes, à Dole, proposant notamment l'expertise et le soutien logistique de son syndicat. Elle expliquait ainsi à Factuel au printemps 2019 comment son syndicat avait initié des formations sur les modes de représentation, les mandats confiés aux représentants, leur caractère ou non impératif, l'animation de réunion…

On l'a encore vue ce jeudi 9 janvier dans les rues de Dole le matin et de Lons-le-Saunier l'après-midi, lançant slogans et chansons au micro pour animer le cortège enseignant, lui donnant son caractère coloré et joyeux.

C'est peu dire que la brutalité de sa disparition a bouleversé ses nombreux camarades et amis. Elle devait participer ce vendredi soir 10 janvier à des réunions débats sur la réforme des retraites, organisées en intersyndicale à Dole et Lons. Ces rendez-vous ont été annulés.

Un hommage doit lui être rendu samedi 11 janvier à 10 h à Dole, avenue de Lahr à l'occasion d'un rassemblement intersyndical.

 

Le 17 décembre dernier, Nathalie Pszola participe à une festive animation marquant la fin de la manifestation contre la réforme des retraites. On la voit juste à droite des percussionnistes…

 

Après un nouveau blocage, interdiction de manifester devant Easydis

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Vendredi 6 décembre 2019 / Guillaume Clerc

Photo envoyée à la rédaction par un manifestant qui participait au blocage économique de la plateforme Easydis de Besançon dans la nuit du 5 au 6 décembre.

La préfecture du Doubs vient de rédiger un arrêté d’interdiction de manifester à proximité de la plateforme Easydis de Besançon. Dans la nuit de jeudi à vendredi, quelques heures après l’immense manifestation contre le système de retraite et quelques blocages de la circulation vers Micropolis, une trentaine de manifestants, Gilets jaunes ou non, s’étaient rendus à 3h du matin sur le site logistique Easydis pour empêcher les camions de sortir du site ou d’y rentrer. Ils ont bloqué le site deux heures avant de partir d’eux-mêmes, et alors que la police était sur place.

Selon la préfecture, « le blocage a créé un bouchon conduisant à un arrêt de la circulation sur la voie droite de la rue de Dole ». Cette action a induit « l’impossibilité pour les entreprises concernées de faire entrer et sortir les poids lourds destinés aux expéditions des marchandises stockées ou à défaut avec des retards conséquents sur les délais de livraison préjudiciables à l’activité économique ».

En relevant la probabilité élevée de nouvelles tentatives, la préfecture signe donc ce 6 décembre un arrêté d’interdiction de manifestation ou de rassemblement à l’intersection des rues de Dole et Albert Einstein et sur la rue Alfred Kastler du 6 décembre 2019 au 6 janvier 2020.

Cliquez ici pour consulter l'arrêté préfectoral

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Mercredi 27 novembre 2019 / La rédaction

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Les deux arrêtés anti-pesticides suspendus

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Dimanche 17 novembre 2019 / Sonia Pignet

Les arrêtés anti-pesticides pris par les maires de Nans-Sous-Sainte-Anne et Saint-Julien-lès-Montbéliard ont été suspendus par le tribunal administratif de Besançon, à la demande de la Préfecture. Les deux édiles avaient défendus leurs textes jeudi dernier devant le tribunal, le premier étant accompagné d'une centaine de soutiens (habitants, Confédération paysanne, membres d'association de protection de l'environnement, etc.), le second étant seul puisqu'il n'avait pas choisi de médiatiser sa décision.
Un jugement sur le fond, qui pourrait conclure à l'annulation pure et simple des arrêtés, devra avoir lieu plus tard. Au total, le tribunal administratif de Besançon a déjà suspendus six arrêtés municipaux visant à limiter ou interdire l'usage de produits phytosanitaires sur les communes du Doubs. A notre connaissance, aucune commune des autres départements franc-comtois n'ont pris de tels arrêtés.

Voir notre article sur le sujet :http://factuel.info/article/deux-maires-anti-pesticides-devant-justice-0...

Candidat aux municipales de Besançon, Karim Bouhassoun lance son site

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Jeudi 17 octobre 2019 / La rédaction

Le site de campagne de Karim Bouhassoun, candidat aux municipales à Besançon du mouvement Bisontines-Bisontins, est en ligne. Ce strauss-khanien de gauche se présente dans un court texte, expose une profession de foi dans une vidéo de deux minutes, propose un questionnaire pour enrichir ses quarante propositions. A côté des classiques onglets permettant de participer, on reconnait dans une liste de 45 soutiens quelques artistes parmi lesquels les musiciens Marie-José Guisse et Manuel Wandji, le plasticien Gille Rondot, la comédienne Lola Sémonin, le jardinier Roland Motte et quelques autres personnalités dont Madjid Madouche, Jean-Michel Nzikou, Laurence Dikongué, Marianne Magnin ou Gille Vieille-Marchiset…

A voir ici.

Des syndicats de General Electric attaquent l'Etat en justice

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Lundi 7 octobre 2019 / Guillaume Clerc

Les syndicats CFE-CGC et SUD ont saisi aujourd’hui le tribunal administratif pour « mettre en cause la responsabilité de l’État français dans le non-respect de l’accord de 2014 signé avec GE ». Ils ont annoncé cette décision lors d’une AG sur le site de Belfort qui a réuni environ 600 personnes. Les élus du Territoire de Belfort et de la région Bourgogne-Franche-Comté avait annoncé qu’ils s’y associeraient.

Mots-clés: General Electric

Ce que nous savons de "l'accident" de scooter survenu à Planoise

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Mardi 17 septembre 2019 / Guillaume Clerc

Mots-clés: planoise

Voici les informations, un peu complétées, que nous publions hier en fin de journée sur notre page Facebook et notre fil Twitter (que nous vous invitons à suivre si vous souhaitez plus de réactivité) au sujet de "l'accident" de scooter qui a eu lieu dimanche en fin d'après-midi dans le quartier de Planoise à Besançon dans lequel un jeune de 16 ans est entre la vie et la mort.

Une enquête étant judiciaire étant diligentée par le procureur de la République, la préfecture ne souhaite pas communiquer d'informations à la presse. Dans une interview disponible sur le site de France 3 Franche-Comté, le procureur de la République indique que la voiture de police n'a pas percuté le scooter, contrairement à ce que des témoins affirmaient dans un article de paru sur le site de Plein Air.

La déclaration du procureur confirmerait les informations que nous avons pu obtenir jusque là, et qui nous semblent fiables. Mais contrairement au message que la préfecture envoyait lundi matin à différentes "personnalités" du quartier, comme quoi la Bac n'aurait pas "pris en chasse" les deux jeunes, le procureur aurait indiqué que ceux-ci tentaient d'échapper à un contrôle. C'est donc en fuyant la police que ceux-ci auraient chuté, sans casques.
Il ne s'agirait pas non plus d'une opération anti-drogue, comme l'a affirmé L'Est Républicain, d'ailleurs, aucune substance illicite n'auraient été retrouvé sur les deux jeunes au sol.

Tout ceci reste bien sûr à confirmer, et nous restons bien évidemment attentifs à toutes les informations que vous pourriez nous communiquer.

La ZAD des Vaîtes ciblée par les autorités

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Vendredi 12 juillet 2019 / Toufik-de-Planoise

Après l'article que nous avions consacré à l'émergence d'une ZAD aux Vaîtes, en résistance au projet d'installation d'un écoquartier sur un espace agraire au cœur de la ville de Besançon, Territoire 25, l'aménageur, et la police sont intervenus hier pour détruire une cabane.

Mots-clés: VaitesZAD
Les jardiniers zadistes investissent les Vaîtes pour protéger cet espace de l'urbanisation.

Dans notre article du 8 juillet dernier, nous vous parlions de « l’occupation » du site des Vaîtes par des jardiniers et des « zadistes » entrés en « résistance verte » contre le projet d’éco-quartier porté par la Municipalité. Alors que pendant plus de deux mois la quiétude était de mise, l’aménageur Territoire 25 apprenant la parution d’un article sur Factuel.info a soudainement dépêché des moyens conséquents sur place.

Vendredi 5 juillet, le lendemain de notre appel à Territoire 25, une première visite était ainsi réalisée par les cadres de cette entreprise qui n'a pas souhaité communiquer. Ils auraient demandé aux « squatteurs », que nous avons rencontrés aujourd'hui, de « mettre leurs effets personnels à l’abri » avec tout de même la promesse « de ne pas porter atteinte aux logis. » Toutefois déjà, le jour même, les pancartes affichées aux entrées scandant notamment « jardins libres » ont été retirées, et surtout, les bivouacs et le coin barbecue immédiatement « démantelés. »

Puis hier, jeudi 11 juillet, ces mêmes interlocuteurs sont revenus avec une quinzaine de policiers et une société privée, de déménagement semble-t-il, – réglés sur fonds publics ? - pour détruire le cabanon principal des opposants. De 10h00 à 17h00, à coups de masse et de hache, une équipe a ainsi œuvré à démolir tout l’équipement dont il ne reste plus que le plancher. Les autorités n’excluraient pas de faire de même sur l’ensemble du bâti « dont les propriétaires ne se manifesteraient pas. »

Coup dur pour les activistes, qui promettent de persister en veillant à une organisation plus solide. Côté légal, difficile de dire ce qu’il en est. Territoire 25 a assuré aux « locataires » que cette action était justifiée « pour des raisons de sécurité. » Mais, tous travaux étant suspendus par décision administrative, en ont-ils seulement le droit ? La situation ne manque pas de scandaliser nombre de riverains et l’association « Jardin des Vaites. »

Alexandra Cordier officiellement candidate à l'investiture de LREM à Besançon

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Vendredi 21 juin 2019 / La rédaction

Référente départementale de LREM dans le Doubs, conseillère au cabinet de Jean-Louis Fousseret et attachée de presse de la ville, Alexandra Cordier a été désignée porteuse du projet de l'association Besançon Métropole 2020 qui a été adressé à la commission nationale d'investiture du parti présidentiel pour les élections municipales de 2020. L'instance doit prendre une décision début juillet.

Le document n'a pas été communiqué à la presse. On sait notamment qu'il comporte trois projets phares et n'est « pas destiné à être diffusé », explique l'entourage de celle qui est désormais officiellement candidate à l'investiture. Parmi ces trois projets, on note un téléphérique entre le premier plateau et le centre-ville via la Citadelle, et un vélodrome à la Bouloie…

LREM a donc au moins deux postulants : outre Mme Cordier, le député Eric Alauzet est également sur les rangs.

Le plan social de General Electric devant les juges le 27 juin

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Jeudi 20 juin 2019 / Guillaume Clerc

Selon nos informations, un référé liberté a été déposé aujourd’hui en début d’après-midi auprès du Tribunal de grande instance de Belfort par l’intersyndicale turbine à gaz de General Electric à propos du plan de licenciement envisagé par GE. Celui-ci a été accepté et l’audience aura lieu le 27 juin. Le juge devra se prononcer sur le manque de mesures d’accompagnement pointées par les syndicalistes et le manque de sérieux sur le suivi et la mise en œuvre des pistes de diversifications. Cette procédure d'urgence pourrait éventuellement aboutir à une suspension du plan, qui devrait, selon les vœux de la direction, débuter officiellement demain.

Dans un communiqué, l'intersyndicale déclare : "nous avons obtenu une audience en référée le 27 Juin pour voir suspendue la mise en œuvre de la procédure d’information -consultation sur le projet de restructuration et de licenciements pour motif économique annoncée par la direction de GEEPF le 28 mai 2019 tant que toutes les études de diversification en cours n’auront pas été menées à leur terme de façon loyale et complète et faire injonction à la direction de mener avec les élus du personnel l’étude loyale et complète des projets de diversification présentée tant par les élus et que par la direction".

L'intersyndicale appelle par ailleurs les salariés sont à une réunion d’information vendredi 21 Juin à 8h30 au bâtiment 66 avant la réunion R1 programmé à 9h00.

Besançon, cinquième jour de grève chez Stanley Tools

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Mercredi 19 juin 2019 / La rédaction

Une cinquantaine de salariés de Stanley-Tools, ont défilé mardi 18 juin dans la zone industrielle de Trépillot où est implantée cette entreprise fabriquant des outils, notamment mètres, niveaux et scies. En grève depuis cinq jours, ils s'opposent à la réduction de la prime annuelle d'intéressement de 5000 à 2000 euros. ils ont également bloqué l'entrée du site, empêchant des livraisons.

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