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Les brèves

Pas touche à la loi de 1905

brève

Mardi 14 mai 2019 / La rédaction

Noli tangere ! (Pas touche !)… C'est le titre de l'éditorial de La Raison de mai 2019 que signe Jean-Sébastien Pierre, le président de la Fédération nationale de la libre pensée. La FNLP fait partie de ceux qui ont exhorté le pouvoir politique à ne pas toucher à la loi de Séparation des églises et de l'Etat…

A lire ici

Besançon : affichage sauvage d'un vote du conseil municipal

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Samedi 11 mai 2019 / La rédaction

Le 7 mars dernier, les trois groupes de gauche de la majorité municipale de Besançon avait proposé une motion contre les perturbateurs endocriniens et les pesticides qui avait été adoptée. Les oppositions de droite et du centre ainsi que le groupe LREM où siège le maire ne l'avaient pas votée.

Histoire de marquer le coup, des élus EELV, PCF et PS ont apposé pour la photo un panneau en carton annonçant la bonne nouvelle à l'entrée de ville de Tarragnoz. Il a ensuite été enlevé pour... ne pas polluer.

Le tribunal administratif suspend les travaux des Vaîtes

brève

Lundi 6 mai 2019 / La rédaction

Mots-clés: Vaites

 

Statuant en référé, le tribunal administratif de Besançon a suspendu ce lundi 6 mai l'exécution de l'arrêté du préfet du Doubs qui avait autorisé le 18 mars dernier la poursuite des travaux d'aménagement de l'éco-quartier des Vaîtes, en accordant une dérogation à l'interdiction de détruire des habitats d'espèces protégées. En conséquence, les travaux sont suspendus jusqu'à ce que le tribunal se prononce, sur le fond de l'affaire, sur la légalité de l'arrête préfectoral.

Le juge Laurent Boissy, vice-président du tribunal, a notamment estimé que le projet d'éco-quartier « ne répond pas à une raison impérative d'intérêt public majeur au seul motif qu'il a préalablement fait l'objet d'une déclaration d'utilité publique ». Le magistrat reprend également l'argumentation de l'association Jardins des Vaîtes, de FNE 25-90 et des riverains qui l'avaient saisi, sur l'absence de crise du logement à Besançon, notamment compte-tenu de la stagnation de la démographie de la ville depuis 15 ans.

Lire le communiqué du tribunal ici et l'ordonnance de référé .

Victoire juridique des opposants au center parcs de Poligny

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Samedi 27 avril 2019 / La rédaction

Le tribunal administratif de Besançon a annulé la partie du Plan local d'urbanisme qui rendait constructible 89 hectares de forêt communale. Il s'appuie sur le Schéma régional de cohérence écologique de Franche-Comté qui constate un important corridor écologique entre plusieurs zones naturelles protégées.

Les opposants au projet de center parcs de Poligny ont remporté une première et importante victoire juridique. Saisi en août 2017 par l'association Le Pic noir, le tribunal administratif de Besançon a annulé vendredi 26 avril la disposition du PLU de la petite ville jurassienne rendant constructible 89 hectares de la forêt des Tartaroz, partie de la forêt communale de Poligny où est envisagé la construction d'un village de vacances doté d'un complexe aquatique sous bulle tropicale.

A l'issue d'un délibéré de six semaines alors qu'il en avait annoncé trois, le tribunal a repris entièrement l'un des deux arguments développés par le rapporteur public, Alexis Pernot, lors de l'audience du 14 mars, à savoir la contradiction du projet avec le Schéma régional de cohérence écologique de Franche-Comté. Ce document, adopté par l'ancien conseil régional de Franche-Comté, souligne notamment la présence d'un corridor écologique traversant la forêt des Tartaroz et reliant deux zones Natura 2000 et trois ZNIEFF1 voisines.

Le tribunal a également condamné la communauté de communes Arbois-Poligny-Salins Coeur du Jura et la commune
de Poligny à chacune verser 1000 euros au Pic noir.

Dans un communiqué analysant le jugement, Alexis Pernot, qui est également chargé de communication du tribunal administratif, explique « qu’en dépit de mesures de compensation annoncées, l’ouverture à l’urbanisation de la zone de 88.9 hectares, en vue, explicitement, de la réalisation du projet de complexe touristique, conduirait à la disparition
dudit corridor ». Il explique aussi que « le Tribunal a estimé que les pressions humaine et sonore engendrées par le projet s’étendraient largement au-delà de la seule surface de 88.9 hectares, portant ainsi une atteinte illégale aux caractéristiques d’un vaste secteur naturel protégé. En effet, les principes fixés par l'article L 101-1 du code de l'urbanisme imposent une utilisation économe des espaces et milieux naturels ».

Le Pic noir a pour sa part souligné que le jugement lui donne « pleinement satisfaction ».

Lire ici le compte-rendu de l'audience du 14 mars.

  • 1. zones naturelles d'intérêt écologique, floristique et faunistique

Près de 400 retraités défilent à Besançon

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Vendredi 12 avril 2019 / La rédaction

Accompagnés de quelques Gilets jaunes, environ 350 retraités ont défilé jeudi 11 avril dans les rues du centre de Besançon à l'appel d'une large intersyndicale. Pouvoir d'achat, CSG, toutes petites retraites inférieures au seuil de pauvreté... Autant de thèmes qui mobilisent les seniors pour peser sur la politique du gouvernement. Lors d'une brève prise de parole, Alain Genot a ainsi expliqué que les femmes sont particulièrement concernées, 40% d'entre elles touchant une retraite inférieure à 900 euros.

Il n'a pas manqué de rappelé la malheureuse expression du député Eric Alauzet (LREM, ex EELV) qui avait évoqué il y a quelques mois une « génération dorée »... Il s'en est aussi pris à la réforme des retraites qui se prépare : « honte à ceux qui proposent une réforme pour les retraites pèsent moins de 2% du PIB ! » Il a enfin traduit le projet de campagne présidentielle d'Emmanuel Macron (un euro cotisé pour un euro de retraite) comme étant particulièrement néfaste pour les travailleurs précaires de plus en plus nombreux.

Parmi les manifestants, Eric inaugurait sa première manif en tant que retraité puisqu'il est pensionné depuis le 1er avril. Cela ne le change d'ailleurs pas beaucoup : « tous les samedis, je suis avec les Gilets jaunes... » Il évoque pour sa part le soutien des jeunes retraités tant en direction de leurs vieux parents que de leurs petits enfants... A deux pas, une femme s'énerve contre le pouvoir : « là, ça va trop loin ! »

Reprise des travaux aux Vaîtes : opposants et police sur place

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Mardi 2 avril 2019 / Guillaume Clerc

Mots-clés: Vaites

Des opposants à la construction de l'écoquartier des Vaîtes à Besançon étaient sur place ce matin quand les travaux ont repris. Une cabane était en cours de construction. La police a procédé à des contrôles d'identité et à emmené quatre personnes au poste pour des vérifications d'identité selon Média 25 / Radio Bip qui a filmé les images suivantes :

Vladimir Anishchenko, un peintre venu de loin…

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Lundi 1 avril 2019 / Danièle Secrétant

Talentueux paysagiste, le peintre biélorusse Vladimir Anishchenko s’est approprié les beautés, les couleurs, les lumières de nombreux paysages comtois, qu’il restitue de façon magistrale. Il cultive l’art du détail, et certains de ses tableaux font penser à ceux d’Isenbart, ou plus loin dans le temps, à ceux de Marcel Ordinaire.

Ses peintures ne ressemblent pas du tout à celles de Chagall, comme lui né à Vitebsk. Anishchenko a exposé dans son pays d’origine, mais aussi en Pologne, en Ukraine, en Allemagne, en Russie… Il jouit d’une certaine notoriété dans les pays d’Europe Centrale.

Arrivé en France depuis à peu près un an, il ne maîtrise pas encore notre langue et doit avoir recours à une interprète.
En revanche, sa peinture n’a nul besoin de traduction. 

Le peintre a accepté d’être interviewé par Factuel.info dont les lecteurs pourront bientôt apprendre comment et pourquoi Vladimir Anishchenko est arrivé en France. Comment il est devenu peintre, pourquoi il a choisi d’être un paysagiste…

En avant-première de cet entretien à venir, courrez voir ses oeuvres exposées jusqu'au 4 avril à la galerie de l'Ancienne Poste, 98 Grande rue à Besançon. Il doit ensuite exposer à Novillars. On peut également consulter quelques une de ses œuvres non comtoises sur son site ici

Besançon : une vidéo qui accable...

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Lundi 1 avril 2019 / La rédaction

La préfecture saisit les bœufs-carottes après qu'un manifestant de l'acte 20 des Gilets jaunes, initialement présenté comme menaçant, a été frappé par un policier. La scène, filmée par Radio Bip, montre au contraire qu'il était plutôt passif.

Mots-clés: gilets jaunes
Capture d'écran

Lors de la manifestation bisontine de l'acte 20 des Gilets jaunes, samedi 30 mars, un policier a assené un violent coup de bâton de défense souple à un manifestant lui tournant le dos en lui cédant le passage. Dans un premier temps, le préfet a couvert le fonctionnaire en indiquant que le manifestant ramassait une grenade lacrymogène pour la lancer sur les policiers et tentait de faire obstacle à une interpellation. Une vidéo de Radio Bip montre que ce n'est pas le cas et que le manifestant essayait seulement de repousser du pied la grenade tombée à terre...

Le préfet a alors annoncé dans un communiqué adressé à la presse dimanche 31 mars à 23 h 45, saisir l'inspection générale de la police nationale « afin d’apporter un éclairage complet sur les circonstances dans lesquels le bâton de
défense souple a été employé ». Le texte précise que le matraquage s'est produit « dans le cadre d’une opération d’interpellation d’un individu suspecté d’avoir jeté des projectiles contre les forces de l’ordre » et qu' « un des policiers a utilisé son bâton de défense souple à l’encontre d’une personne « Gilet jaune » qui lui a semblé faire obstacle à la progression de la police par des actes d’hostilité ».

Le représentant de l'Etat évoque le contexte d'une manifestation « non déclarée et violente » avec « la présence d’une vingtaine de casseurs venus en découdre avec les forces de l’ordre. Dans ce contexte de grande hostilité, le préfet du Doubs a ordonné la dispersion de l’attroupement pour faire cesser le trouble ». Le manifestant, un jeune homme de 22 ans, a été conduit à l'hôpital où deux points de suture lui ont été posés.

Le défilé, qui n'a pas pu monter à la Citadelle, a rassemblé près d'un millier de personnes.

Faire face à la chalarose du frêne à la Malate (Besançon)

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Vendredi 29 mars 2019 / La rédaction

Une opération importante d’abattage de frênes atteints de la chalarose est programmée sur le secteur de la Malate, en bordure du Chemin de la Malate et de la voie verte. 1200 frênes de part et d’autre du chemin de la Malate seront abattus sur un linéaire de plus d’un kilomètre.

Communiqué de la ville de Besançon._ Les interventions s’étaleront sur une quinzaine de jours, à partir du 8 avril. Le Chemin de la Malate et la voie verte seront fermés à toute forme de circulation du public entre la passerelle des Prés de Vaux et la passerelle de la Malate. Seuls les frênes susceptibles de tomber sur les routes ou la voie verte seront coupés. Ceux qui sont à l’intérieur de la parcelle et ceux présentant peu de symptômes de la maladie seront laissés en place et feront l’objet d’un suivi particulier. De nombreux semis d’érables sont présents sur les lieux. C’est pourquoi, la régénération naturelle des secteurs de coupe sera privilégiée. Un suivi sera effectué pour vérifier leur bonne reprise et prévenir un développement éventuel d’espèces exotiques envahissantes.

Qu'est-ce que la chalarose

La « chalarose » est le nom couramment utilisé pour désigner les effets d’un champignon pathogène (Hymenoscyphus fraxineus) qui s’attaque aux frênes. Sa présence a été détectée dans l’Est de la France en 2008. La « chalarose » est maintenant présente dans une grande moitié Nord-Est de la France. Dès l’apparition de la maladie, les frênes ont fait l’objet d’une surveillance spécifique sur le territoire communal, tant dans les parcs que dans les forêts, notamment en lisière.

Le champignon peut s’attaquer à l’arbre de différentes façons :

- Depuis les feuilles et les rameaux (situés à l’extrémité des branchages) dont il provoque le dessèchement.

- Depuis le collet (pied) de l’arbre où il provoque des lésions.

A terme, les arbres sont affaiblis et peuvent devenir plus vulnérables vis-à-vis d’autres pathologies. Par ailleurs, l’arbre peut présenter une moins bonne résistance mécanique ou développer de grosses branches mortes. Aujourd’hui, le développement croissant du champignon conduit la Ville de Besançon à réaliser un recensement exhaustif des frênes sur des secteurs à enjeux. Ce recensement entrainera dans les années à venir la réalisation d’opérations d’abattage d’envergure, selon le diagnostic porté.

 

Vaîtes : la France insoumise propose son expertise à EELV

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Jeudi 28 mars 2019 / La rédaction

Pour la France insoumise de Besançon, « EELV commence à prendre conscience de l'urgence écologique », espérant une « prise de conscience sincère et qu'il ne s'agit pas d'opportunisme politicien »…

Communiqué._ Enfin ! A Besançon, EELV a enfn entendu raison et commence à changer de discours sur le soi-disant éco-quartier des Vaîtes, projet d'urbanisation aberrant que la France insoumise dénonce maintenant depuis plusieurs années.

Nous tenons à saluer la mobilisation de l'association « Les jardins des Vaîtes » dont les ac- tions auront été déterminantes dans la prise de conscience récente des élu·es EELV de Be- sançon. Il aura aussi fallu le soutien d'un certain nombre d'autres associations (FNE, Alternatiba, ANV-COP21, Trivial Compost, Association Vélo Besançon...,) et la mobilisation sur le terrain des Gilets Jaunes qui ont une nouvelle fois démontré leur souci de l'intérêt général, bien loin des caricatures d'assoiffés de diesel, insensibles aux questions écolo- giques...

Diffcile de ne pas repenser à la triste affaire de l'arrêté anti-mendicité, où il avait là aussi fallu toute la force d'une ample mobilisation citoyenne pour que les élu·es EELV dénoncent cette mesure honteuse, avec une semaine de retard.
Une fois de plus, nous les voyons se rallier, mais un peu tard, à une analyse de la situation que nous partagions avec les associations. Le diagnostic n'était pourtant pas très diffcile à poser pour peu que l'on ait de quelques convictions éco-socialistes et une conscience aigüe de l'urgence climatique : préserver les jardins urbains, les espaces naturels, les zones humides et les espèces protégées qui y vivent, faire avec et pas contre les habitant·es !

À l'avenir, et pour leur éviter d'autres volte-faces acrobatiques, nous proposons donc aux élus EELV notre expertise bénévole sur les dossiers municipaux avant toute décision muni- cipale. Nous saurons faire preuve de pédagogie.
Cécile Prudhomme, co-secrétaire locale d'EELV, déclare sur factuel.info, à propos des Vaîtes : « On était en train perdre notre âme. »

Sur le long de chemin de la rédemption qui les attend, nous ne pouvons que conseiller aux élu·es EELV de se garder des infuences néfastes, en se détournant de l'économie de marché si chère à M. Jadot et en quittant au plus vite leurs postes d'adjoint·es d'un maire de droite. Il n'y a rien à attendre de M. Fousseret, dont la politique d'urbanisme se résume à cette citation d'Annie Cordy dans une chanson de 1953 : « Quand le bâtiment va, tout va ! ».

Oui, il l'a vraiment dit dans un reportage de France 3 sur l'urbanisme à Besançon !

Combien de fois faudra-t-il le répéter ? Face à la stupidité de l'ancien monde, la politique des petits pas n'est jamais à la hauteur de l'enjeu climatique ! Nous n'avons plus le temps de « faire moins pire » ! Nous devons sauver maintenant tout ce qui peut l'être !

Nous espérons que ce revirement d'EELV, correspond à une prise de conscience sincère et qu'il ne s'agit pas d'opportunisme politicien à l'approche des élections municipales.

Nous sommes plus que jamais disponibles pour rassembler toutes celles et tous ceux qui voudront inventer avec nousun grand programme de transition écologique, de relocalisa- tion économique et de justice sociale pour Besançon. Notre mouvement est ouvert à tou·tes.

Patrick Bontemps retire sa candidature à l'investiture du PS à Besançon

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Vendredi 22 mars 2019 / La rédaction

L'adjoint à la culture laisse le champ libre à Nicolas Bodin, seul candidat. Jean-Sébastien Leuba privilégie une réflexion programmatique hors parti.

Dans un bref courrier à Pierre Gainet, secrétaire de la section PS de Besançon, et Abdel Ghezali, premier fédéral du Doubs, Patrick Bontemps annonce qu'il retire la candidature qu'il avait posée quelques jours auparavant dans la perspective du scrutin interne par lequel les militants doivent désigner le « premier des socialistes » pour les municipales de 2020.

L'adjoint à la culture, ancien vice-président du conseil régional de Franche-Comté écrit ceci : « Ne souhaitant pas apporter confusion et division au sein de notre parti, et afin d'être le mieux armé pour affronter lés échéances à venir, j'ai décidé de retirer ma candidature à la tête de liste PS pour les élections municipales de 2020. Nicolas fortement engagé au PS sera notre candidat, il a toutes les qualités pour porter nos propositions et permettre le maintien des socialistes à la direction de notre ville. Ce combat sera difficile et nous devons être rassemblés pour le mener tous ensemble. »

Le débat initialement prévu ce vendredi 22 mars en soirée entre les candidats, se transforme par conséquent, expliquent Gainet et Ghezali, en un « échange de Nicolas Bodin avec les militants après présentation de ses motivations ». Ils se « réjouissent » du respect des statuts du parti, du « processus de désignation démocratique et transparent », et concluent que le candidat « recevra les conclusions de l'important travail préparatoire mené » au sein du PS lors d'une « vingtaine de réunions thématiques organisées entre mi-janvier et le 16 mars afin de préparer le programme ».

Un temps pressenti comme possible candidat, Jean-Sébastien Leuba a décidé de « ne pas déposer [sa] candidature comme premier des socialistes au sein de la section de Besançon ». Il préfère s'associer à la « démarche de rassemblement » initiée dans un processus de désignation plus large. On songe à la votation suggérée par Génération.s. Citant à la fois le premier secrétaire du PS Olivier Faure, et Luc Carnouvas et la « gauche Arc-en-Ciel », Leuba défend une préparation programmatique hors des partis. Il privilégie ainsi le travail au « sein de la plateforme d'EDGE ou des mouvements proches de nos valeurs ». Ce faisant, il déplore la « stratégie d'évictions et de divisions » qui a miné le parti, faisant notamment référence au fait que les candidates aux mandats de secrétaire de section et première fédérale, malgré 48 et 45% des voix, n'aient pas été écoutées.

Besançon : grève chez Fralsen pour les salaires

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Vendredi 22 mars 2019 / La rédaction

En grève depuis mardi 19 mars pour obtenir une prime Macron de 1000 euros, une augmentation générale de 2% et un meilleure participation de l'entreprise à la mutuelle, les salariés de Fralsen n'ont pas apprécié que la direction ne propose que 200 euros de prime. Ils ont donc continué leur mouvement qui a déjà obtenu les 2% d'augmentation, mais aussi une hausse de 10% sur la part patronale de la mutuelle (de 50 à 60%) et trois jours de congé pour enfant malade.

En assemblée générale vendredi 22 mars, ils ont finalement accepté les propositions de la direction. La CGT avait prévenu que l'engagement des salariés, notamment des heures supplémentaires et des samedis travaillés, devaient avoir une contrepartie à l'occasion de la NAO, la négociation annuelle obligatoire.

NDLR : article mis à jour lundi 25 mars.

Une marche nocturne contre les violences sexistes à Besançon

brève

Samedi 9 mars 2019 / Toufik-de-Planoise

Dans le cadre de la journée internationale des Droits des Femmes ce vendredi 8 mars, une marche nocturne était organisée à Besançon. Environ deux-cent personnes ont déambulé dans les rues du centre, afin de sensibiliser l’opinion à ce sujet.

Faire réfléchir et bouger la société sur la question, reprendre symboliquement la rue sans peur, crier sa colère en étant cette fois entendue, sont autant de raisons qui expliquent le succès de cette date. Celle-ci s’inscrit dans une mobilisation locale ancienne, des événements similaires étant ici organisés depuis plusieurs années. A l’appel de l’Association Solidaire de Défense des Etudiant.e.s (A.S.D.E.), du Groupe d’Actions Féministes (G.A.F.), du groupe Lucy Parsons, du collectif Putain dans l’âme, de l’association solidarité femmes, et du syndicat S.U.D. santé-sociaux/Solidaires, environ deux-cent personnes étaient au rendez-vous à 20h00 place de la Révolution.

Membres d’organisations politiques, à l'exemple du NPA, des gilets jaunes et des street-medics, sont aussi venus grossir les rangs. Les prises de parole, slogans, et banderoles, donnent tout de suite le ton : inégalités économiques, professionnelles, et sociales, sont dénoncées. De nombreuses études démontrent en effet, par exemple, que conditions difficiles, précarité, petits revenus, et manque de reconnaissance, sont autant de réalités largement accentuées sur les femmes.

Chiffres édifiants, elles effectuent ainsi 66% du travail mondial, produisent 50% de la nourriture, mais ne perçoivent que 10% des revenus et détiennent seulement 1% de la propriété.

Mais c’est aussi pour faire entendre leurs voix au cœur même de leur cité que beaucoup insistent sur une lutte nécessaire et surtout menée au quotidien. Tout le monde a en tête le fléau des violences conjugales dont certaines ont également défrayées la chronique dans la région, comme les meurtres du 2 octobre 2014 à Planoise, du 30 octobre 2018 en pleine rue, ou encore la tristement célèbre affaire Daval en Haute-Saône.

En France, c’est tous les deux jours que le pire est commis par un conjoint. Il était ainsi important de continuer à marquer le coup, par cette déambulation forte et revendicative de près de deux heures. Pour la mémoire, et pour l’avenir.

 


 

Une cérémonie pour dire « stop aux LBD, grenades et mutilations »

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Lundi 4 mars 2019 / La rédaction

Le collectif Les Blues Blanches tiendra samedi 9 mars une action statique intitulée « Stop aux LBD, grenades et mutilations » à partir de 14 heures, place de la Révolution à Besançon. Dans un communiqué, le collectif reprend la demande formulée le 26 février par la commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, Dunja Mijatovic aux autorités françaises de « suspendre l'usage du LBD (Lanceurs de Balles de Défense), dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre », afin de « mieux respecter les droits de l'homme ».

« Les conséquences sont effectivement dramatiques pour les victimes de ces tirs, comme le démontre, par exemple, la vidéo récapitulative, informative, documentée et explicite datée de ce 27 février intitulée “Gilets Jaunes : les blessés qui dérangent“ », souligne le collectif qui s'en prend à « l’immobilisme des dirigeants politiques en place » face auquel il préconise : « nous devons tous ensemble, citoyens, collectifs, syndicats, mouvements ou partis politiques réagir pour que cesse l’usage de ces « armes de guerre » (répertoriées comme telles dans notre code pénal) ».

« Avec le soutien et la collaboration des Gilets Jaunes, et dans le cadre de leurs actions, le collectif invite chaque citoyen, les collectifs divers, les organisations syndicales, les mouvements ou partis politiques à se joindre à la cérémonie sonore et visuelle, déclarée aux autorités, qui se tiendra ce samedi 9 mars place de la Révolution. Le Pr Thines, chef de service de neurochirurgie du CHRU de Besançon, en sera le maître de cérémonie entouré des 300 « blessés » répertoriés. Il fera la démonstration de la dangerosité de telles armes et de la nécessité de les stopper, maintenant ».

Mouvement social : halte à la répression sous toutes ses formes !

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Vendredi 22 février 2019 / La rédaction

Onze organisations syndicales ou politiques bisontines et douze « citoyens Gilets jaunes » signent un texte défendant le droit de manifester et critiquant les « intimidations » du pouvoir.

Mots-clés: gilets jaunes

 

Communiqué._ Les organisations et de nombreuses personnes "Gilets jaunes", signataires du présent communiqué, dressent le constat inquiétant que, au fil des semaines de manifestations dites de "Gilets jaunes", la répression policière et judiciaire ne cesse de monter en puissance, avec des conséquences de plus en plus lourdes.

La dernière manifestation du samedi 16 février a elle aussi été fortement réprimée, sans aucune justification, alors qu'elle rejoignait le centre ville pour terminer son parcours.

Les "street médics" présents ont été empêchés d'intervenir, mis à l'écart pour "contrôle d'identité".

Ces violences policières font suite aux multiples gardes à vue qui ont frappé d'autres personnes la semaine dernière et aux condamnations à des peines d'emprisonnement qui se sont multipliées, et encore aggravées ces derniers temps.

Faut-il voir dans ces atteintes aux personnes (effets toxiques des gaz, blessures occasionnées par le jet des cartouches lacrymogènes et des balles de défense, mais aussi séquelles traumatiques des charges policières) et dans le durcissement de la répression (contrôle des citoyens avant les manifestations, multiplication des gardes à vue, alourdissement des peines de prison...) une application anticipée de la loi "anti-manifestations" actuellement en cours d'élaboration au Parlement ?

Nous dénonçons la violence gouvernementale qui s'exerce dans ce traitement réservé aux manifestant-es et nous affirmons y voir la volonté politique de museler la population, de propager la peur dans toute la société, par les agressions physiques, par les gardes à vue innombrables et par la sévérité d'une justice de classe qui s'abat sur les figures les plus visibles du mouvement.

Le gouvernement, manifestement peu désireux de répondre aux revendications, cherche à faire en sorte que la souffrance sociale ne s'exprime pas et à affaiblir par la peur le mouvement social dans son ensemble ; chacun-e constate en effet aujourd'hui qu'il/elle risque de devoir payer très cher sa participation aux manifestations.

Nous, organisations et citoyen-nes signataires, défendons le droit à pouvoir manifester pacifiquement dans notre ville et protestons contre toutes les formes d'intimidation, les menaces et les violences auxquelles s'adonnent les forces de l'ordre pour réprimer le mouvement social.

 

  • Organisations signataires : Union syndicale Solidaires, FSU, AC !, Collectif Blues Blanches, LDH, NPA, Ensemble, PG, France Insoumise, PCF, A gauche Citoyens,
  • Citoyen-nes Gilets jaunes signataires : Guillaume P, Vanessa, Benjamin, Karim, Baptiste, Alex D, Anthony, Georges, Galou, Stéphanie C, Cédric P, Alex R

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