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Les brèves

Arrêté anti-mendicité : Jean-Louis Fousseret fait marche arrière

brève

Vendredi 31 août 2018 / Daniel Bordür

Le maire de Besançon abroge l'arrêté du 9 juillet et en prend un autre d'où est expurgé toute référence à la mendicité. Il vise désormais les « sollicitations agressives » tout en ne lâchant rien sur les autres motivations. On peut cependant y voir une atteinte potentielle au droit de manifester !

Mots-clés: mendicité
Jean-Louis Fousseret à la fin d'un conseil municipal (archives DB)

Le maire de Besançon a abrogé l'arrêté municipal anti-mendicité du 9 juillet vendredi 31 août et en a pris un autre d'où la référence à la mendicité a disparu (voir ici). Il interdit désormais dans les mêmes lieux et aux mêmes dates que dans l'arrêté supprimé « l'occupation de manière prolongée en station debout, assise ou allongée des voies publiques par des individus seuls ou des regroupements de personnes, que cette occupation soit accompagnée ou non de sollicitations à l'égard des passants, lorsque qu'elle est de nature à entraver la libre circulation des personnes, à porter atteinte à la tranquillité publique, notamment lorsqu'elle s'accompagne de nuisances sonores, ou à la salubrité publique ».

Pour justifier ce revirement annoncé juste avant 18 heures, Jean-louis Fousseret souligne le « malentendu quant au but poursuivi » par l'arrêté du 9 juillet. Tant dans les considérants que dans les articles prescriptifs, le mot mendicité a disparu, notamment au profit de « sollicitation agressive ». Des arguments sont réécrits, comme celui relatif à la « gêne à l'accès à certains commerces », notamment par « le stationnement prolongé et continu de personnes accompagnées de chiens dans les lieux à forte fréquentation susceptible d'entraver la libre circulation des piétons ».

Dans le communiqué de presse annonçant ce changement de pied, Jean-Louis Fousseret souligne que le tribunal administratif a estimé que l'arrêté contesté « n'était ni manifestement illégal ni disproportionné ». Ce faisant, le maire ne dit rien sur l'article 6 de la décision du juge qui considérait que l'arrêté du 9 juillet a « indirectement mais nécessairement porté atteinte à la liberté d'aider autrui », autrement dit à la liberté fondamentale qu'est la fraternité, comme l'a rappelé en juillet le Conseil constitutionnel à propos de Cédric Hérrou, cet agriculteur des Alpes Maritimes qui aidait les migrants en provenance d'Italie via la montagne.

Le maire entend ainsi « répondre aux interrogations et aux inquiétudes qui ont pu être exprimées ces dernières semaines et lever ainsi toute ambiguïté. Besançon n’a jamais voulu interdire la mendicité mais améliorer une situation connue de tous. Besançon agit et agira toujours pour les plus démunis ».

Reste que la rédaction de l'article 2 du nouvel arrêté peut ouvrir la voie à une lecture remettant en cause le droit de manifester. Celle-ci prohibe « l'occupation de manière prolongée en station debout (...) des voies publiques (...) par des regroupements de personnes (...) notamment lorsqu'elle s'accompagne de nuisances sonores (...) ». Est-ce un objectif ou le signe d'une réécriture dans l'urgence ?

L'ancien président du Medef de Franche-Comté en détention provisoire

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Jeudi 28 juin 2018 / La rédaction

Jean-Luc Piton lors d'une réunion du CESER de Franche-Comté en 2014 (photo d'archives)

Après deux jours de garde-à-vue, Jean-Luc Piton a été placé mercredi 27 juin en détention provisoire par le juge de la liberté et de la détention de Vesoul, après que le parquet a requis sa mise en examen pour banqueroute, recel et abus de biens sociaux. Il est question de détournement de plusieurs centaines de milliers d'euros auprès de deux de ses sociétés spécialisées dans la lingerie à Luxeuil-les-Bains, placées depuis novembre 2017 pour la Compagnie des Athelots, et février dernier pour la société industrielle Bruno-Richard, en liquidation judiciaire. Il aurait laissé une ardoise de 450.000 euros de loyer auprès d'un organisme para-régional.

M. Piton est présumé innocent et sa mise en détention est justifiée selon les magistrats pour éviter tout risque de fuite à l'étranger. L'instruction judiciaire doit porter sur des mouvements financiers, notamment avec Oman où les entreprises de M Piton avaient des marchés importants. Ancien président du Medef de Franche-Comté, il était jusqu'il y a peu président de la SEM Action 70, et a été le premier trésorier du Medef Bourgogne-Franche-Comté.

Naissance officielle de l'Agence livre et lecture Bourgogne-Franche-Comté

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Jeudi 21 juin 2018 / La rédaction

Née le 1er janvier 2018 de la fusion de l’ACCOLAD (Agence Comtoise de Coopération pour la Lecture, l’Audiovisuel et
la Documentation), du Centre régional du livre de Bourgogne et du Centre régional du livre de Franche- Comté, l’Agence Livre & Lecture Bourgogne-Franche-Comté est également une conséquence de la fusion des régions. Elle réunit 250 adhérents dont des professionnels du livre (20 auteurs, 36 éditeurs, 24 librairies), 60 collectivités, 30 associations, trois universités, des lycées, des sociétés savantes, une soixantaine de particuliers médiateurs du livre ou militants...

L'agence emploie treize salariés sur trois sites (Besançon, Belfort et Dijon) qui ne seront plus que deux au 1er octobre avec la fermeture du site de l'Accolad qui n'a plus que deux salariés à Cravanches, près de Belfort. La directrice de l'agence est l'ancienne directrice du CRL de Bourgogne, Marion Clamens. L'ancienne directrice du CRL de Franche-Comté, Brigitte Chartreux, est directrice littéraire.

Un chantier sera notamment de rapprocher les anciennes structures dont les cultures étaient assez différentes, plutôt axée sur le patrimoine en Bourgogne quand la Franche-Comté menait des actions et animations dont les emblématiques Petites Fugues. Une piste est d'essaimer en Bourgogne, ce qui a déjà commencé avec une première incursion à Louhans (Saône et Loire). 

Lors de sa première assemblée générale, le 14 juin, elle a élu à la présidence Evelyne Gény, ancienne responsable éditoriale des Presses universitaires de Franche-Comté. Dans un communiqué, l'agence explique être « le lieu ressource où se tient, entre l’État, la Région et les professionnels du livre et de la lecture, la concertation nécessaire à l’ajustement des politiques publiques du livre et de la lecture sur le territoire, et à leur mise en œuvre. Elle est un lieu de réflexion et de prospective sur le développement du secteur, et de coopération entre les professionnels eux-mêmes. »

En attendant un site internet spécifique, l'agence a un portail réunissant les sites des anciennes structures et des animations.

Mobilisations ferroviaires à Lons-le-Saunier

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Vendredi 15 juin 2018 / La rédaction

« La boutique SNCF de la gare de Lons-le-Saunier est en danger de fermeture », alerte la France insoumise de la préfecture du Jura dans un communiqué : « depuis que l'État et la SNCF se défaussent sur les régions, ce sont ces dernières qui assurent le financement des ouvertures de boutiques de la SNCF. La convention de partenariat pour les années à venir entre la région Bourgogne Franche-Comté et la SNCF devrait établir la règle du jeu depuis de nombreux mois. Mais ce document n’est toujours pas signé et le financement n'est donc toujours pas confirmé »

LFI a écrit à la présidente de région, et programmé une information aux usagers mardi 19 juin de 15h30 à 18h devant la gare. Le mouvement interroge aussi le maire Jacques Pélissard et la député Danièle Brûlebois, vice-présidente de l'Assemblée nationale : « Le premier devoir d’un-e élu-e est de défendre l’intérêt du peuple. Il faut dire que les LR et les macronistes sont des soutiens zélés aux directives Rail et autres traités qui assèchent les finances des services publics ».

De son côté, John Huet, adjoint UDI au maire et président de l'Association pour Lons (APOLO), a lancé une pétition en ligne pour réclamer le maintien de la desserte par TGV de Lons-le-Saunier. Son texte souligne que la gare, fréquentée par 330.000 personnes par an, irrigue une grande partie du Jura. Sans TGV, explique-t-il, c'est « la présence d'industrie d'envergures nationale et internationale qui est directement menacée ».

 

Plus de 800 retraités dans la rue en Franche-Comté

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Jeudi 14 juin 2018 / La rédaction

Près de 400 retraités ont participé à la nouvelle journée nationale intersyndicale contre l'augmentation de la CSG et le blocage des pensions dans les rues du centre de Besançon, jeudi 14 juin. Une délégation a été reçue à la préfecture tandis que les manifestants se dispersaient, une partie du cortège retournant prendre l'apéritif place de la Révolution.

Dans une brève allocution, Gilles Spicher, a établi la « longue liste » des coups subis par le retraités, de la perte de la demi-part des veuves et veufs ayant élevé seul un enfant au report du taux plein pour les retraites complémentaires. Il a souligné que 4 millions de retraités perçoivent moins de 629 euros par mois, indiquant que les pensions de reversion sont dans le collimateur.

Ils étaient près de 200 à Vesoul, une centaine à Lons-le-Saunier et Belfort, une cinquantaine à Dole où s'est tenue également une manifestation de défense de l'hôpital à laquelle 500 personnes, selon la CGT, ont participé, dont plusieurs dizaines ont fait irruption dans la réunion du conseil de surveillance. Une revendication est notamment le maintien de deux lignes de SMUR.

 

Devant la préfecture de Besançon.

 

Place de la Révolution à Besançon.

 

Commission de la carte de presse : le SNJ confirme son leadership

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Jeudi 14 juin 2018 / La rédaction

Avec 53,13% des voix, le syndicat national des journalistes a remporté le second tour des élections à la commission de la carte d'identité des journalistes professionnels face à cinq autres listes. Il était arrivé en tête du premier tour avec 53,94% face à trois listes...

Remportant 10 des 16 sièges dans l'instance principale, le SNJ devance le SNJ-CGT (4 sièges, 18,6%) et la CFDT (2 sièges, 17,3%). Membre de l'union syndicale Solidaires, le SNJ a également tous les correspondants régionaux et les trois membres de la commission de recours dite supérieure.

Voir les résultats ici et le communiqué du SNJ .

Elections à la carte de presse : un second tour nécessaire

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Lundi 4 juin 2018 / La rédaction

Cela devient une habitude. Le quorum n'a pas été atteint au premier tour des élections triennales à la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels. Reste que cette fois, la participation a légèrement augmenté par rapport à 2015, remontant à 36,28%, voire 37,05% avec les scrutins régionaux. On peut voir dans cette faible mobilisation une conséquence des plans de suppression de postes et des restructurations sur lesquels le syndicalisme n'a eu que peu de prise.

Le SNJ (Solidaires) conforte sa première place en obtenant 53,94% des voix, devant le Snj-CGT (21,37%), la CFDT (19,51%) et FO (5,18%). La CFE-CGC et la CFTC n'ont cette année pas présenté de candidats.

En Bourgogne-Franche, où 44,6% des journalistes ont voté, le SNJ frôle 65%, devant la CFDT (16,72%), le Snj-CGT (13,65%) et FO (4,78%).

Un second tour est organisé jusqu'au 14 juin.

  • Lire ici notre interview du président sortant de la commission, le journaliste Claude Cordier, réalisé fin avril.

EELV : « L'ARS doit se remettre en question »

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Jeudi 17 mai 2018 / Invités

Mots-clés: PRS

EELV Bourgogne-Franche-comté signe un communiqué appelant à la manifestation contre le Projet régional de santé, vendredi 18 mai à Dijon devant le siège de l'Agence régionale de santé. En voici le texte :

Si l’on peut partager avec le 1er Ministre le fait que «Notre système de santé »... « incarne tous les principes du service public : accessible, non discriminatoire, financé par la solidarité nationale» et qu’ «Il est l’un des piliers de notre République»1, force est de constater que ces belles paroles sont à cent lieues de la réalité de notre territoire et que ce pilier de notre République vacille.

L'ARS doit se remettre en question. Quand elle voit son projet rejeté à tous les échelons du territoire, c'est qu'il ne correspond pas à l'intérêt général.

Que devient le service public de santé quand l’hôpital subit des fermetures de pans entiers de son activité (maternité et service de chirurgie ambulatoire de Saint-Claude, angioplastie à Chalon-sur-Saône) fragilisant encore plus les hôpitaux de proximité et obligeant les patients et leurs proches à des déplacements toujours plus importants, que des menaces pèsent sur les urgences (Tonnerre, Clamecy, Gray).

Que deviennent l’accessibilité aux soins et la solidarité nationale quand la pénurie chronique de médecins s’installe en milieu rural. Notre Région a perdu 10% de ses médecins les cinq dernières années et fait partie des quatre régions les plus faiblement dotées.

Que devient l’hôpital public, fondement de notre République quand une économie de 1,2 milliards d’€ est attendue sur la masse salariale des hôpitaux sur 2018-20222, soit 30 000 suppressions de postes attendus selon les syndicats, alors que les personnels hospitaliers sont particulièrement touchés par l’épuisement professionnel.

Pourtant l'accès aux soins pour toutes et tous est une urgence vitale. Alors que notre environnement se dégrade, dû en partie à l'absence de prévention des risques sanitaires dans toutes les politiques publiques, les maladies chroniques ( cancers, maladies cardiovasculaires et respiratoires, diabète...) explosent engendrant une crise sanitaire sans précédent et des coûts conséquents pour le système de santé.

EELV est ainsi scandalisé par le cynisme des politiques de santé. D'une part, l'action sur les causes des maladies est négligée et les moyens réduits pour soigner les personnes d'autre part.

EELV BOFC demande :
- que l’hôpital public ait les moyens d’assurer toutes ses missions sur l’ensemble du territoire,

- que des mesures concrètes soient prises pour que la présence médicale soit assurée pour les habitants des secteurs sous-dotés et qu’une meilleure répartition soit organisée au niveau national ;

- qu'une véritable politique de santé-environnementale visant à prévenir les maladies chroniques en parallèle d'une politique de soins soit enfin à l'ordre du jour.

EELV BOFC appelle à rejoindre le rassemblement organisé par la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux de proximité devant le siège de l'ARS (Agence Régionale de Santé) à Dijon ce vendredi 18 mai à 14h.

Vigiles à la fac de lettres de Besançon : les élus du conseil de gestion s'indignent

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Vendredi 4 mai 2018 / La rédaction

Le recours à des vigiles pour filtrer les entrées de la fac de lettres et sciences humaines de Besançon du 2 au 4 mai par le président de l'université de Franche-Comté a provoqué l'indignation du conseil de gestion de l'URF SLSH (Unité de Formation et de Recherche des Sciences du Langage de l’Homme et de la Société).

Dans un mail à l'ensemble de la communauté universitaire, la présidence a indiqué ce vendredi 4 mai le retour à la normale à partir du 7 mai, semaine comportant deux jours fériés... En voici la teneur : « A compter du lundi 07 mai prochain, l’Unité de Formation et de Recherche (UFR) des Sciences du Langage de l’Homme et de la Société (SLHS) de l’Université de Franche-Comté sera accessible pour l’ensemble du personnel et des étudiants.
En effet, suite à un risque annoncé de perturbations pendant les examens se tenant du 02 au 04 mai et afin de garantir le bon déroulement de ces derniers, l’Université avait pris un arrêté permettant un accès du site limité au personnel et aux étudiants inscrits pour composer. Ce dispositif sera levé la semaine prochaine.
Enfin, l’Université rappelle qu’elle reste ouverte au dialogue et à l’échange : des espaces de discussion ou de réunions sont toujours possibles au sein de ses locaux pour les étudiants et le personnel mais doivent s’inscrire dans le cadre du règlement intérieur de l’établissement.
L’Université compte sur la responsabilité de chacun pour que les prochains examens se déroulent dans un climat calme et serein. »

Vingt et un élus du conseil de gestion de l'UFR SLSH avaient adressé quelques minutes plus tôt cette motion à Jacques Bahi, le président de l'université :
« Monsieur le Président, Nous tenons à vous faire connaître notre effarement et notre indignation face à la décision, alors que d'autres solutions existent, de mobiliser les deniers publics pour faire appel à des vigiles d'une société de sécurité pour filtrer/bloquer l’entrée de l’UFR SLHS alors que nous sommes dans un contexte universitaire de précarité et que les méthodes et moyens mis en oeuvre amènent à réduire le  fonctionnement de notre faculté au seul déroulement des examens; tou.te.s les étudiant.e.s qui le souhaitent, surtout en période d'examen, doivent pouvoir accéder aux services et moyens à leur disposition.
Les personnels des scolarités et de l'administration sont réquisitionné.e.s, empêché.e.s de faire leur travail normal et placé.e.s dans la position inconfortable de devoir contrôler leurs collègues et étudiant.e.s.
Le travail des enseignant.e.s et enseignant.e.s-chercheur.e.s pendant cette période ne se limite pas aux surveillances et les conséquences sont nombreuses quant au suivi des étudiant.e.s, à leurs travaux de recherche, etc.
Les étudiant.e.s ont besoin impérativement d’accéder à la bibliothèque et aux locaux, ils doivent terminer leurs dossiers, leurs mémoires.
Ces mesures comparables à un « couvre-feu » ne sont pas propices à créer une atmosphère calme et sereine, elles exacerbent au contraire les tensions et les sentiments d'incompréhension de tou.te.s. 
Nous exigeons la levée immédiate de ces mesures qui stigmatisent l'UFR SLHS. Nous vous demandons en outre de faire preuve de transparence en communiquant le coût de cette opération, alors que les besoins financiers de notre UFR sont criants. »

 

Projet régional de santé : manifestation le 18 mai à Dijon

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Lundi 30 avril 2018 / La rédaction

Mots-clés: PRS

Après le vote d'avis défavorables, seulement consultatifs, de plusieurs collectivités (notamment conseil régional, conseils départementaux du Jura, de Haute-Saône, de Nièvre, Côte d'Or, Yonne...), c'est au tour des citoyens d'être invités à censurer le Projet régional de Santé, en consultation jusqu'au 6 mai.

Une manifestation est annoncée par un communiqué de nombreux collectifs de Bourgogne Franche Comté, notamment Saint Claude, Decize, Clamecy, Gray, Montceau les Mines, Châtillon sur Seine, Belfort Montbéliard, Lure-Luxeuil, Autun, Tonnerre..., avec l'appui de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité (dont la plupart sont membres) se regroupent depuis plusieurs mois. Ils expliquent « partager des points communs essentiels, à savoir la défense d'une santé de qualité et de proximité, accessible pour toutes et tous, à toute heure et partout sur le territoire.

Ils s'opposent aux réductions de personnels, de lits, de services... et se mobilisent pour garantir le maintien et le renforcement de sites hospitaliers territoriaux de proximité possédant tous les services correspondants aux besoins des populations et des territoires concernés, notamment de vraies urgences 24H/24H et des SMUR, des maternités, services de cardiologie, de médecine, de chirurgie, une vraie psychiatrie de proximité,...

Ils appellent à une forte mobilisation devant le siège de l'Agence régionale de santé, 2 place des Savoirs à Dijon, vendredi 18 mai à 14h. Ils demandent une entrevue au responsable régional de l'ARS. »

Les élus sont invités à venir avec leurs écharpes, les collectifs avec leurs banderoles.

Le nouveau préfet de région vient de Corse

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Lundi 30 avril 2018 / La rédaction

Bernard Schmeltz vient d'être nommé préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté par le Conseil des ministres, en remplacement de Christiane Barret. Il a 57 ans.

Bernard Schmeltz était préfet de la région Corse depuis deux ans, après le Lot-et-Garonne, la Vendée (où il a eu à gérer la tempête Xynthia et par conséquent le plan de prévention du risque inondation de La Faute-sur-Mer et L'Aiguillon) et l'Essonne. Enarque de la promotion Montaigne, comme Nicolas Baverez et Denis Olivennes par exemple, il a notamment été chef de cabinet en 1994 de Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur du gouvernement Balladur.

Au ministère de l'Intérieur, il a été en charge du recrutement et de la formation des personnels (2000-2002), chef du service des étrangers et de la circulation transfrontière à la Direction des libertés publiques et des affaires juridiques (2002-2005) puis DRH (2005-2010).

Voir son parcours ici.

La permanence d'une députée LREM du Jura symboliquement murée

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Jeudi 19 avril 2018 / La rédaction

La vitrine du pas de porte de la vice-présidente de l'Assemblée nationale Danièle Brûlebois a été recouverte du papier peint lors d'un défilé pour la « convergence des luttes » ayant rassemblé près de 200 manifestants. Ils étaient 500 à Besançon et 300 à Dole...

La permanence de la vice-présidente de l'Assemblée nationale, Danièle Brûlebois, députée LREM du Jura et ancienne première vice-présidente PS du département, a été symboliquement murée lors de la manifestation de « convergence des luttes » jeudi 19 avril à Lons-le-Saunier. En fait, la vitrine du pas de porte a été recouvert de papier peint figurant des briques par des militants de la CGT.

Près de 200 personnes se sont rassemblées place de la Liberté avant de faire un rapide tour du centre-ville sous un soleil de plomb et une chaleur accablante qui a, sans doute, dissuadé plus d'un manifestant potentiel. « On est plus nombreux quand il pleut », ironisait une militante. Les vacances scolaires ont également pu jouer un rôle. « Une manif il y a un mois, une autre dans un mois, il y a de quoi décourager les plus optimistes », soulignait une militante du NPA favorable à la « convergence des dates ».

Le secrétaire départemental de la CGT, Richard Dhivers, a prononcé un bref discours rappelant les nombreux secteurs en mouvement, certaines luttes étant « victorieuses ». Outre les drapeaux CGT, on a en vu quelques uns de la FSU et de Solidaires, ainsi que des badges du PCF, du NPA et de la France insoumise.

D'autres défilés se sont tenus dans la région. Il y avait 500 personnes à Besançon, 300 à Dole, 30 à Saint-Claude...

 

Lons le Saunier.

 

 

Bol d'R à Besançon : le soutien des Insoumis, d'EELV, des élus municipaux de gauche...

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Mercredi 11 avril 2018 / La rédaction

Les Insoumis demandent à la ville d'héberger l'association, les écolos demandent l'annulation de la dette... Les groupes EELV, PCF et PS du conseil municipal écrivent la même chose à la présidente de la Saiemb.

Les groupes d'action de la France Insoumise (Viotte-Montrapon, Palente-Orchamps, Vaites Chaprais, Bregille Pré de Vaux Les Vaites, Boucle Battant, Chalezeule, Besançon-Saint-Claude, Jeunes insoumis.e.s-Besançon, Montrapon Fontaine Ecu Planoise, Flore Liberté Justice, Velotte La Butte) réaffirment dans ce communiqué du 8 avril leur soutien à Sol Mi Ré :

« Depuis le mois d’octobre 2017, les bénévoles de ce collectif ont permis à des familles de migrants laissées à la rue de venir cuisiner, se laver, se réchauffer et pour les enfants de jouer, durant quelques heures.

Face aux manquements graves de la Préfecture du Doubs et de la ville de Besançon qui n’ont pas remplis leurs obligations légales envers les migrant.e.s, les bénévoles de ce collectif ont apporté un peu d’humanité à ces enfants, à ces familles.

Entre légalité et légitimité, la décision du TGI confirme que dans notre pays le droit de propriété vaut plus que la dignité humaine.

La décision rendue est donc lourde de sens sur le fond, mais elle l’est aussi sur le plan financier.

En condamnant le collectif à une indemnité d’occupation à compter du 14 octobre 2017, c’est plus de 3300 euros qui lui est demandé. Sans compter les dépens (frais d’huissier...). Est-il utile de rappeler que ce local était inoccupé depuis plusieurs années ? La SAIEMB, propriétaire du local, réalise finalement une belle opération financière !

Nous tenons à souligner, que la SAIEMB est une société d'économie mixte dont la ville de Besançon est actionnaire majoritaire. Toutes les décisions politiques prises par elle le sont donc sous le contrôle de la municipalité ou à son initiative. Il en a été ainsi tant pour le refus d'accorder un bail pour l'occupation du Bol d'R à SolMiRé que pour assigner SolMiRé au TGI en vue de son expulsion.

Nous nous interrogeons également sur l’utilité des membres de cette majorité municipale qui durant cette période n’ont en rien réussi à infléchir la ligne politique de la ville sur ce dossier.

Face aux sommes indécentes qui sont exigées et pour saluer la mission de service public assumée par le collectif, nous demandons à la ville de Besançon, à Mme Danielle Poissenot, présidente de la SAIEMB et adjointe de M. Fousseret, de renoncer à la demande de versement des sommes dues.

Nous demandons également à ce que la ville soutienne ce collectif qui ne fait qu’inscrire son action dans le respect de nos valeurs d’humanité et des Droits de l’Homme. A ce titre, nous demandons qu’il lui soit attribué un local.

Enfin, nous appelons les citoyen.ne.s à la vigilance afin qu’ils restent à l’écoute du collectif et continuent à lui apporter son soutien dans son action de tous les jours mais aussi face aux conséquences de cette décision. »

 

Europe-Ecologie-Les Verts fait de même le 9 avril en ces termes :

« A Besançon, nous devons trouver notre solution pour accueillir les migrants dans notre Ville aujourd'hui et demain.

Cette solution ne peut se trouver dans l'incrimination des mouvements citoyens de solidarité aux migrants. Lors de l'audience du 3 avril 2018, le collectif SolMiRé a été condamné à l'expulsion et au paiement rétroactif d'une indemnité d'occupation suite à la plainte de la SAIEMB. Conscients de la mission d'intérêt général menée par les membres de ce collectif depuis plusieurs mois, Europe Ecologie Les Verts appelle l'ensemble des forces politiques humanistes et de gauche de Besançon à demander l'annulation par la SAIEMB de "la dette" du collectif SolMiRé et à soutenir la mise en place d'un dispositif d'accueil des migrants solidaire et humain en lien avec la mobilisation citoyenne.

Une politique ambitieuse de l'accueil des migrants doit voir le jour à Besançon. Tous les échelons territoriaux et nationaux sont concernés. La ville doit d'ailleurs garantir la protection de la famille.  Alors que le projet de loi asile et immigration entre en discussion au Parlement, Europe Ecologie Les Verts souhaite rappeler son opposition à ce texte qui réduit les droits des personnes étrangères en France.  Localement, démontrons collectivement qu'une vision des politiques migratoires est possible. »

 

Les présidents des groupes de gauche du conseil municipal souhaitent une « sortie par le haut » et écrivent (le 12 avril) à Danièle Poissenot, la présidente de la Saimeb :

« Les élu-es des Groupes Socialiste et Société civile républicaine, Europe-Écologie Les Verts et Parti Communiste Front de Gauche ont pris connaissance de la décision du Tribunal de Besançon en date du mardi 3 avril 2018 à l’égard de l’association SolMiRé, avec laquelle nous sommes en contact depuis plusieurs mois. Cette décision exige de l’association qu’elle quitte les locaux commerciaux vous appartenant qu’elle occupe jusque-là illégalement, et y ajoute la demande d’indemnités d’occupation.

Nous avons eu plusieurs fois l’occasion d’échanger avec les membres de l’association qui ont attiré notre attention sur des problématiques importantes concernant les conditions d’accueil des migrants sur le territoire Bisontin, et notamment les équipements et services dont ils pouvaient disposer en période hivernale. Nous avons rencontré des bénévoles directement sur place, et certaines difficultés ont d’ailleurs pu trouver des améliorations.

Le réseau des bénévoles de cette association a réalisé au sein du « Bol d’R » une action humaniste en direction de publics en grande difficulté pour lesquels ils estimaient l’accueil de jour insuffisamment assuré par l’État. C’est pourquoi nous pensons que cette situation est à prendre en compte et nous faisons donc la proposition aux membres du Conseil d’administration de la SAIEMB de ne pas exiger de l’association le paiement des indemnités d’occupation, à titre exceptionnel.

Les élu-es sont des citoyen-nes engagé-es dans la vie de la Cité, responsables de la bonne gestion des ressources et deniers publics. Nous devons donc agir en ayant pour cap l’intérêt général en « sortant par le haut » d’une situation difficile qui aujourd’hui pourrait être résolue par un compromis.

En vous remerciant par avance de bien vouloir relayer cette proposition aux membres du Conseil d’administration de la SAIEMB, nous vous prions de croire, Madame la Présidente directrice générale, en l'assurance de notre haute considération. »

Hydrocarbures : les permis jurassiens ne sont plus sur la carte officielle

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Samedi 31 mars 2018 / La rédaction

Mots-clés: gaz de schiste

Les permis recherche d'hydrocarbures du massif jurassien ont disparu du site internet du ministère de l'écologie et du développement durable (voir ici). Il y en avait notamment à Pontarlier (incluant le Mont d'Or et Métabief), les Moussières (à cheval sur le Haut-Jura et l'Ain) et Lons-le-Saunier...

Des collectifs associatifs se sont opposés à ces projets qui sous-tendaient d'éventuelles exploitations qui auraient défiguré les paysages, saccagé les eaux, menacé les conditions de vie... Des rassemblements, conférences et manifestations ont été organisés...

Sur son blog de Factuel, Lucie Forêt, rappelle les près de trois siècles d'histoire jurassienne du gaz et du pétrole... Ce qui incite à ne pas crier victoire trop vite. D'autant qu'il reste un permis de recherche dans le pays de Gex...

Abdel Ghezali, premier fédéral du PS du Doubs

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Vendredi 30 mars 2018 / La rédaction

Abdel Ghezali a été élu premier fédéral du parti socialiste du Doubs à l'occasion du congrès fédéral qui a également confirmé Olivier Faure comme premier secrétaire national.

Adjoint aux sports au maire de Besançon, Abdel Ghezali préside le groupe socialiste du conseil municipal et l'intergroupe majoritaire PS-PCF-EELV-LREM. Il est également attaché du groupe majoritaire du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Il a obtenu 136 voix lors du scrutin interne au PS, soit 61,5%, N Boyer-Hakkar en obtenant 85, soit 38,5%. La participation ayant été de 37%, Abdel Ghezali a été élu avec 22% des voix des 630 adhérents pouvant voter.

Le congrès fédéral a aussi désigné les secrétaires de sections : Audincourt (Damien Charlet), Besançon (Pierre Gainet), Etupes (Magali Duvernois), Hérimoncourt/Seloncourt (Stéphane Givron), Maîche/Saint Hippolyte (Jean-François Mougenel), Montbéliard (Sidonie Marchal), Morteau / Le Russey (Valérie Pagnot), Ornans (Dominique Ménegain), Pontarlier (Gérard Guinot), Saône (Christian Praom), Sochaux (Jacqueline Contin), Voujeaucourt (Joëlle Prétot).

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