Abonnez-vous maintenant

Pour lire tous les articles du Journal et créer votre blog à partir de 7€/mois

Les brèves

Pays de Montbéliard Agglomération vote l'avant-projet de bus en "site propre"

brève

Lundi 19 novembre 2012 / Roland Vasic

Le conseil de communauté du 16 novembre a voté en faveur de l’avant projet de 100 millions d'euros. 13 conseillers se sont abstenus. Les nouveaux bus rouleront sur des voies réservées, prioritaires, raccordées à des parkings relais et des pistes cyclables. Deux lignes relieront principalement Montbéliard, Valentigney, Exincourt et Audincourt. "Pas un euro de plus et sans impact sur les ménages" garantit le président de PMA, Pierre Hélias, qui a défendu un projet de transition énergétique, d'aménagement territorial et de mobilité. "Le point fort sera la régularité des dessertes et le cadencement, toutes les 7 à 10 minutes" a souligné Martial Bourquin, sénateur-maire d'Audincourt. « Environ 17.000 personnes utilisent chaque jour les transports en commun dans l'agglomération aujourd'hui, ce nouveau réseau devrait permettre de passer à 25.000 ».
L'enquête publique est annoncée pour le printemps prochain et les travaux devraient commencer à la fin 2013 pour une mise en service début 2016. Contre Charles Demouge, maire UMP de Fesches le Chatel, qui signalait l’enclavement prolongé du secteur nord-est et proposait un report du projet étant donné le coût et la conjoncture de crise, M. Moscovici a fait valoir un "projet de territoire" qui dépasse le clivage gauche-droite, vital pour améliorer l'attractivité et conforme au projet d’agglomération voté à l’unanimité en juillet 2009. Pour certains, favorables au projet, il faudra tout de même que s’effectue une vraie mutation des représentations : des transports en commun qui ne soient pas un pis-aller pour ceux qui n’ont pas d’automobile : le quart de la population dans l’agglomération.

L'accès à l'article intégral est réservé aux abonnés.

Débat à venir sur le mode d’élection des futurs conseillers départementaux

brève

Mardi 13 novembre 2012 / Roland Vasic

Yves Krattinger, président du Conseil général de Haute-Saône, rappelle lors d’une séance de questions d’actualité, le 12 novembre à Vesoul, que le mode d’élections des futurs conseillers départementaux (et non plus généraux) sera modifié : ce sera à la proportionnelle ou binominal majoritaire à deux tours. L’engagement avait été pris par François Hollande, lors d’un discours de campagne électorale à Dijon le 3 mars 2012, d’ « assurer une proximité mais aussi une meilleure représentations de toutes les sensibilités, et respecter le principe de parité posé dans la Constitution ». Le Premier ministre a confirmé lors de son discours de politique générale. Le gouvernement mettra aussi en œuvre un redécoupage cantonal (« selon les cantons un conseiller peut représenter de 500 à 53.000 habitants »). Pour M. Krattinger, sénateur et président du comité de pilotage des états généraux de la démocratie territoriale achevés les 4 et 5 octobre (préparant « l’acte 3 de la décentralisation »), c’est le mode binominal majoritaire à deux tours qui devrait l’emporter : il conjugue les exigences de parité en associant nécessairement une femme et un homme comme titulaires du mandat et de juste représentativité des territoires. « Le scrutin à la proportionnelle reste défavorable aux territoires ruraux.» Reste aux débats à se tenir.
Les élections cantonales et régionales seront reportées et auront lieu le même jour en 2015.
D’autre part, le président du Conseil général a rappelé la nécessité de régler le problème du statut des élus et évoqué l’évolution des compétences de la collectivité départementale : davantage dans le domaine des solidarités sociales (avec peut être la responsabilité de l’Allocation pour Adulte Handicapé) et moins dans le domaine de l’économie.
 

L'accès à l'article intégral est réservé aux abonnés.

Gestion des rivières : enfin à l'échelle du Haut-Doubs

brève

Lundi 12 novembre 2012 / Daniel Bordür

Le lac de Saint-Point. Le nouveau syndicat ambitionne d'aller jusqu'au Saut du Doubs, mais il devra avoir l'adhésion du Val de Morteau, ce n'est pas gagné.

Le Conseil général du Doubs a approuvé à l'unanimité les statuts du futur Syndicat mixte des milieux aquatiques du Haut-Doubs. Cette structure se substituera aux communautés de communes adhérentes pour "l'étude, la protection, la gestion et les travaux de réhabilitation des zones humides". Le syndicat sera compétent pour le suivi des zones Natura 2000 de la vallée du Drugeon, des tourbières et des lac des Remoray et Malpas, du complexe de la Cluse-et-Mijoux. Il pourra réhabiliter et assurer la "protection durable" des cours d'eau sur les bassins versants du Doubs et de la Jougnena. Il examinera "en priorité" le projet de réfection du barrage du lac de Saint-Point... Il est enfin "habilité à assurer la gestion du domaine public fluvial qui pourrait lui être transféré". Ce dernier point ne peut concerner que le lac de Chaillexon, entre Villers-le-Lac et le Saut-du-Doubs. Mais l'hypothèse ne pourrait se réaliser que si la communauté de communes du Val de Morteau adhérait au nouveau syndicat, or, elle s'y est toujours refusée. A l'autre bout du territoire concerné, la communauté des Hauts-du-Doubs (secteur de Mouthe) n'adhère pas non plus au projet. Reste que son président, Jean-Marie Saillard, également conseiller général de Jougne (divers droite), a été élu comme l'un des cinq délégués titulaires du Conseil général au comité syndical du futur syndicat mixte. La présidence de celui-ci pourrait revenir à Christian Bouday, conseiller général (PS) de Pontarlier qui oeuvre depuis une dizaine d'années pour sa création. Un objectif du syndicat est d'ores et déjà le respect d'un débit minimum de 500 litres par seconde à Ville-du-Pont, à l'entrée du défilé d'Entreroche, entre Pontarlier et Morteau. Le nouveau syndicat est appelé à être éphémère puisqu'un autre de ses objectifs est de se dissoudre dans un futur syndicat mixte unique couvrant le Haut-Doubs et la vallée de la Loue afin d'être "en cohérence" avec le territoire du SAGE (schéma d'aménagement et des gestion des eaux) Haut-Doubs Haute-Loue.

 

L'accès à l'article intégral est réservé aux abonnés.

Besançon : quel avenir pour les 5,3 ha de Saint-Jacques ?

brève

Vendredi 9 novembre 2012 / Daniel Bordür

Le cabinet parisien d'architectes, urbanistes et paysagistes La Fabrique urbaine a été choisi par un jury pour effectuer une étude sur le devenir de l'ancien hôpital Saint-Jacques et de l'Arsenal (ex fac de médecine) de Besançon. Le cabinet devra notamment établir des hypothèses de réutilisation des 5,3 hectares de Saint-Jacques et 1,8 hectare de l'Arsenal. Des pistes sont d'ores et déjà évoquées : grande bibliothèque, résidence pour personnes âgées, logements, commerces... "Il faut ramener de la vie, mais on ne laissera pas faire n'importe quoi", a indiqué le maire Jean-Louis Fousseret lors d'une conférence de presse de présentation du conseil municipal du 12 novembre, où, curieusement, la question n'est pas à l'ordre du jour. D'un montant de 170.000 euros, le marché est inférieur au seuil de 300.000 euros à partir duquel une délibération est nécessaire. Le site de l'Arsenal a vocation à voir se déployer l'université, notamment la fac de lettres qui utilise déjà une partie des locaux, et accueillera la MSHE, la maison des sciences de l'homme et de l'environnement, pour l'heure rue Mégevand. Saint-Jacques, avec 35.000 m2 de monuments historiques (sur 60.000), appartient au CHU qui y a toujours un service de psychiatrie. La Fabrique urbaine pourrait, à l'issue de sa mission d'environ un an, "assurer ensuite un suivi", indique l'adjoint à l'urbanisme, Michel Loyat.

L'accès à l'article intégral est réservé aux abonnés.

Un nouvel hélicoptère pour l'égalité de l'accès aux urgences ?

brève

Vendredi 9 novembre 2012 / Daniel Bordür

Mots-clés: santé

C'est la réflexion que mène actuellement l'Agence régionale de santé. Sa directrice, Sylvie Mansion, l'a annoncé vendredi 9 novembre lors d'une séance spéciale du Conseil général de Haute-Saône. Cette réunion était consacrée à l'étude des dossiers communs entre les deux insititutions : offre médico-sociale, autonomie, soins de proximité... Mme Mansion a révélé qu'une étude de l'INSEE, bientôt rendue publique, indiquait que 7 à 14 % des Francs-Comtois, selon le mode de calcul, résident à plus de 30 minutes d'un service de soins d'urgence. En particulier dans l'ouest de la Haute-Saône, la vallée de la Loue et le sud du Jura. Une des pistes envisagées pour y remédier est l'achat d'un hélicoptère.  "L'hélico, c'est bien, mais il n'aura pas réponse à tout, notamment dans le brouillard", a réagi le président du Conseil général, Yves Krattinger (PS). La région est déjà dotée d'un hélicoptère, Dragon 25, géré par la protection civile.

L'accès à l'article intégral est réservé aux abonnés.

Parking du CHU : un forfait à 5€ par semaine en 2013

brève

Jeudi 8 novembre 2012 / Daniel Bordür

Le conseil municipal de Besançon doit se prononcer lundi 12 novembre sur la création d'un forfait de stationnement longue durée pour les visiteurs des patients hospitalisés plusieurs jours. Le tarif serait de 5 euros par semaine à partir de janvier 2013. Pour les familles en "grande précarité", 200 forfaits de stationnement gratuit seraient attribués chaque année par les services sociaux de l'hôpital. Longtemps gratuit, le parking de 511 places était saturé, utilisé autant par les visiteurs ou les patients en consultation que par le personnel. Depuis février, le stationnement est gratuit pendant deux heures et demi, puis coûte ensuite 0,60 euro la demi-heure avec un maximum de 5 euros par jour sur 530 places destinées aux visiteurs et consultants. 500 places ont été créées au sein du CHU pour le personnel.

 

L'accès à l'article intégral est réservé aux abonnés.

Les salariés des Très Petites Entreprises s'exprimeront sur la représentativité syndicale

brève

Mardi 6 novembre 2012 / Roland Vasic

Les salariés des TPE (moins de 11 salariés) reçoivent depuis le 3 novembre, bulletins de vote et professions de foi des syndicats. 4,6 millions de personnes travaillant dans le commerce, l’artisanat, l’industrie ou les services des professions libérales pourront voter du 28 novembre au 12 décembre.
Cette élection fait suite à une réforme lancée en 2008 pour évaluer la représentativité des syndicats dans le pays. Seuls les organisations dites représentatives pourront négocier avec les employeurs tant au niveau national pour l’ensemble des salariés (formation professionnelle, contrat de travail, indemnisation du chômage…) qu’au niveau des branches ou secteurs d’activité (conventions collectives nationales ou locales). Le seuil de représentativité est fixé à 10% au niveau des entreprises, 8% au niveau des branches.
Rappelons que dans le million de TPE il n’y a pas de représentation syndicale directe, pas de délégué du personnel. Leurs salariés ont la possibilité de faire appel à un « conseiller du salarié » (liste à la Préfecture) pour l’entretien préalable au licenciement ou à la rupture conventionnelle du contrat de travail. Le vote se fera par correspondance et sur internet.

L'accès à l'article intégral est réservé aux abonnés.

L'INSEE signale une économie affaiblie en Franche-Comté

brève

Vendredi 2 novembre 2012 / Roland Vasic

Dans sa note de conjoncture du second trimestre 2012, l'organisme constate un ralentissement de l'activité économique plus fort dans la région qu'à l'échelle nationale. L'emploi salarié "recule nettement (-0,9 %) avec plus de la moitié des pertes dans l'intérim" après une stabilité au premier trimestre. Un total de 2.400 emplois perdus porte le taux de chômage à 9 % de la population active (9,7 % dans le pays). Les demandeurs d'emploi de 50 ans et plus sont davantage touchés.
Les secteurs de la construction (pertes d'emploi ininterrompues depuis fin 2008) et de l'hôtellerie (7 % de nuitées en moins par rapport au même trimestre de l'année passée) sont signalés. L'industrie qui concerne plus de 36 % des emplois en Franche-Comté voit diminuer ses effectifs de 0,4 % ce trimestre (8.800 emplois en moins depuis début 2008). Seul le commerce se maintient.

L'accès à l'article intégral est réservé aux abonnés.

Débat citoyen sur la fin de vie animé par le professeur Aubry

brève

Mercredi 31 octobre 2012 / Roland Vasic

Le professeur Régis Aubry, chef du service des soins palliatifs du CHU de Besançon, président de l'Observatoire de la fin de vie, animait une table ronde citoyenne le 30 octobre, à la Maison de l'Economie à Besançon. Il est l'un des neuf membres de la mission Sicard que François Hollande a mise en place en juillet. Des débats doivent se tenir jusqu'au 15 décembre dans toute la France, sur les conditions d'accueil des personnes en fin de vie, les limites éventuelles de la "loi Léonetti", l'éthique individuelle et collective...
En Franche-Comté, la Conférence régionale de la santé et de l'autonomie en est l'organisatrice avec le soutien de l'Agence Régionale de Santé, des collectivités territoriales et de la Mutualité française de Franche-Comté. Soignants et membres d'associations ont pris part aux débats. Régis Aubry en rendra compte. La mission précèdera d'éventuelles décisions politiques.

L'accès à l'article intégral est réservé aux abonnés.

Les salariés de la Mission locale sans réponse satisfaisante

brève

Mercredi 31 octobre 2012 / Roland Vasic

Les délégués CGT et Synami-CFDT dénoncent une "présentation minimaliste et floue" du rapport d'audit communiqué par la Communauté d'Agglomération du Grand Besançon le 26 octobre. En grève, rassemblés devant la CAGB et la DIRECCTE trois jours auparavant, les 45 salariés vivent dans l'incertitude après avoir déjà vu 8 postes supprimés. La Mission locale du bassin du Grand Besançon est en redressement judiciaire. L'audit du cabinet KPMG fait état de "décisions de gestion inappropriées" mais réfute toute malversation. Promesse avait été faite d'une communication intégrale de l'audit présenté à la CAGB le 18 octobre. Les représentants des 45 salariés redisent qu'ils entendent être "considérés, soutenus et associés à la réflexion et à la mise en place d'une nouvelle organisation".    

L'accès à l'article intégral est réservé aux abonnés.

D'abord 20 "emplois d'avenir" au Conseil général du Doubs

brève

Mercredi 31 octobre 2012 / Roland Vasic

Le département du Doubs recrute 20 jeunes de 16 à 25 ans ou personnes handicapées de moins de trente ans peu qualifiées depuis la signature d'une convention avec Jean-Marc Ayrault le 30 octobre. Les prises de poste sont prévues mi-novembre, dans collèges, services sociaux et logistiques de la collectivité. Le recrutement de 80 autres jeunes est annoncé. Un parcours de formation qualifiant (préparation de concours de la fonction publique territoriale, formation diplômante) doit être mis en place au cours des trois ans que peuvent durer ces emplois.Claude Jeannerot, président du Conseil général, également rapporteur au Sénat du projet de loi sur les emplois d'avenir, a signé une des quatre premières conventions dans le pays. 150.000 emplois d'avenir sont prévus d'ici 2014.

L'accès à l'article intégral est réservé aux abonnés.

L'épopée architecturale de l'usine

brève

Jeudi 27 septembre 2012 / Daniel Bordür

Mots-clés: CRDP
Affiche du film "Lieux de travail"

Le Doubs n'est pas pour rien le premier département industriel de France. Encore aujourd'hui, il est en tête pour la part de l'emploi industriel dans la population active. Près de la moitié de la cinquantaine d'usines montrées dans le film « Lieux de Travail » y sont implantées. Un tiers sont dans les autres départements comtois, le reste en Suisse ou en Angleterre, en Italie ou en Allemagne, en Normandie, en Amérique, au Sri-Lanka...

Mais le propos du film ne se résume pas à cette énumération ou à une célébration régionaliste. S'appuyant sur des exemples, il consiste en un travail d'histoire, de la création de la Saline d'Arc-et-Senans aux bâtiments contemporains. Il met en parallèle techniques de construction, sources d'énergie, procédés de fabrication.

L'accès à l'article intégral est réservé aux abonnés.

Le tourisme vert s'interrogeait déjà en 2003

brève

Dimanche 23 septembre 2012 / Daniel Bordür

Août 2003 : pour la première fois dans le massif du Jura, l’université d’été du tourisme rural réfléchissait à Sainte-Croix (Canton de Neuchâtel, Suisse) et aux Fourgs (Doubs, France) aux formations nécessaires aux nouveaux porteurs de projets, souvent urbains.

Vue sur le plateau suisse, le lac de Neuchâtel du sommet du Chasseron. Au loin, les Alpes valaisannes
Vue sur le plateau suisse et le lac de Neuchâtel du sommet du Chasseron. Au loin, les Alpes valaisannes. Photo D.B.
Plateau des Mille étangs, Haute-Saône.Plateau des Mille étangs, Ballon de Servance, Haute-Saône.Métabief, Mont d'Or, Haut-Doubs.

Dix à vingt ans après la conversion de centaines d'agriculteurs au tourisme, de nouveaux acteurs investissent les vacances à la campagne qui attirent un gros quart des touristes français. « Les nouveaux porteurs de projets sont souvent d'origine urbaine », note Jean-François Mamdy, secrétaire général du SOURCE, le centre national de ressources du tourisme en espace rural.
Ouvrir un gîte ou créer des chambres d'hôtes permettait de rénover un patrimoine, d'espérer cultiver de nouvelles relations humaines, d'avoir un complément de revenu. « C'est toujours vrai, mais il y a maintenant la notion d'entreprise rurale », explique Yannick Fassaert, le président du SOURCE.
La période est aussi à la concentration des investissements lourds sur les grosses structures touristiques. Ce pourrait être un frein au tourisme vert, mais la confiance est là : « La France a aujourd'hui 75 millions de touristes, elle en aura 100 millions en 2015. Et le tourisme rural a davantage de potentiel que le littoral », assure le président du SOURCE en invoquant les études de l'OCDE et de l'Organisation mondiale du tourisme.

« Excusez ma brutalité »

C'est dans ce contexte que se tient depuis mercredi et jusqu'à ce matin (29 aoû 2003), la 13e université d'été du tourisme rural. Destinée à l'échange entre professionnels et experts, elle est initiée par une équipe issue de l'école d'ingénieurs agricoles de Clermont-Ferrand. Cette année, le thème choisi est le lien entre formation, emploi et compétences. Pour la première fois sur le massif jurassien, l'événement est franco-suisse et alterne conférences, débats et visites de terrain entre la petite ville des montagnes vaudoises, Sainte-Croix, et les Fourgs, plus haut village du Doubs.
Pour lancer le débat sur la formation, rien ne valait les provocantes suggestions du MEDEF. Son représentant Alain Dumont a même demandé à l'avance qu'on « l'excuse pour sa brutalité ». Exhortant son auditoire à « se bouger » sous peine de noyade par immersion sous la vague de la mondialisation, il estime que « la compétence s'acquiert dans l'action »...
Il fustige le taylorisme autant que « ces entreprises incapables de gérer les parcours de formation de leurs salariés et voient partir les plus compétents chez le voisin ». Il partent aussi à cause des bas salaires. Alain Dumont jure par « la validation des acquis » et applaudit cette société californienne qui ne paie à ses salariés « que la compétence acquise, mais pas la formation suivie ».

« Depuis Léon Blum... »

Observateur de situations réelles, le sociologue Patrick Mayen estime que « la question de la compétence est surtout celle de l'intégration au travail ». Dans le tourisme, où la pluriactivité est la règle, « la formation doit faire passer d'un système de représentation monotechnique à un autre. Il faut conceptualiser et l'on doit être capable de changer de point de vue, de se mettre à la place de l'autre et d'adopter sa logique ».
Les clownanalystes Victor et Rosalie ont synthétisé en dix minutes ces complexes discours, tout en pointant leurs contradictions d'une pirouette : « C'est en faisant qu'on acquiert des compétences, mais ne le dïtes à personne... à cause de la concurrence » !
La palme de l'humour revient cependant à l'économiste bernois Peter Keller : « Depuis Léon Blum, de larges couches de la population peuvent faire du tourisme ». Constat réitéré à propos des 35 heures par le CREDOC : 20% des Français ont allongé leurs vacances grâce à la RTT, 12% sont partis davantage en week-end, 9% sont partis plus souvent à la journée (Nème hors série de la revue du SOURCE).
Reste, rigole encore Peter Keller, que si les 35 heures ont donné du temps pour les vacances, on en prendrait davantage si des augmentations les avaient accompagnées !

L'accès à l'article intégral est réservé aux abonnés.

Corriger n'est pas compenser

brève

Vendredi 5 août 2011 / Daniel Bordür

Mots-clés: MercureauxCPEPESC

En service depuis le 12 juillet 2011, la déviation sud-ouest dite « Voie des Mercureaux » fait l'objet d'un nouveau recours judiciaire pour non-respect des prescriptions environnementales. La Commission de protection des eaux vient de saisir une fois de plus le Tribunal administratif pour lui demander d'obliger l'État à respecter, d'ici un an et sous astreinte, le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux du bassin Rhône-Méditerranée (Sdage). L'association estime que le remblai de Beure, où démarre la déviation sur 440 m dans le lit majeur du Doubs, est en « totale incompatibilité » avec les objectifs du Sdage de 1996 alors en vigueur. D'une surface de 18 400 m2, le remblai a en effet réduit de 39 000 m3 le champ d'expansion des crues « sans prévoir de compensation hydraulique ». Renforcé en 2009, le Sdage prévoit même aujourd'hui une compensation à « 100 % du volume d'expansion soustrait ». L'arrêté préfectoral du 11 décembre 2007 autorisant le remblai annonce bien un bassin de décharge et des buses de communication entre la rivière et la zone située de l'autre côté du remblai, mais il ne s'agit que de mesures correctrices afin d'éviter « une élévation supplémentaire du niveau du Doubs en cas de crue ». Et non des « mesures de compensation » de la perte de stockage de 39 000 m3 du champ d'inondation « maintenant occupé par les remblais », souligne la CPE. Remplaçant le viaduc un temps envisagé, le remblai était arrivé en catimini dans le projet. À tel point que la CPE avait déjà dû saisir, avec succès, le Tribunal administratif pour forcer le préfet à organiser une enquête publique « loi sur l'eau » pourtant obligatoire. La culture juridique des aménageurs est décidément bien peu écolo !

-> l'Etat condamné le 13 novembre 2012

L'accès à l'article intégral est réservé aux abonnés.

Pages