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Les brèves

Sauver la vigne de Vuillafans

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Mercredi 21 mai 2014 / La rédaction

Denis Pin, le vigneron qui exploite le domaine de la haute Loue à Vuillafans, créé il y a près de 30 ans par l'association Ruranim, est en difficulté. Il cherche à rebondir, notamment par le biais du crowfunding, ou financement participatif. Voir ici.

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Quatre néos-nazis présumés en garde à vue dans le Doubs

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Mardi 20 mai 2014 / La rédaction

Mots-clés: extrême droite

Armes de guerre, tags en l'honneur du Troisième Reich à Épenoy, jeunes gens en uniformes cagoulés et tatoués posant pour des photos sans équivoque, le tout sur un site internet... La gendarmerie du Doubs a interpellé et placé en garde à vue trois hommes ce mardi matin. Pilotée par le procureur du tribunal de grande instance de Vesoul, Jean-François Parietti, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour organisation et participation à un groupe de combat et association de malfaiteurs, l'opération a été menée ce mardi matin par quarante gendarmes dont des hommes du peloton d'intervention de deuxième génération de Bourgogne, autrement dit des militaires formé par le GIGN. « L'affaire est sérieuse, ces gens se revendiquent terroristes, on a pris des précautions pour notre sécurité comme pour la leur, il n'y a pas eu d'incident », explique le capitaine Guériaud, en charge de la communication à la gendarmerie de Franche-Comté. Une quatrième personne a été interpellée mardi soir et également placée en garde à vue.

Des perquisitions sont menées et d'autres personnes de la mouvance néo-nazie sont recherchées. « Le noyau dur est connu et surveillé », ajoute le capitaine de gendarmerie. L'affaire a été révélée la semaine dernière par le blog Fafwatch (observatoire des fascistes).

Ces jeunes gens se revendiquent d'un groupe Blood and honour - Blut und Ehre en allemand, sang et honneur en français, devise des Jeunesse hitlériennes... Ils ne sont pas apparentés aux identitaires qui font à l'occasion le coup de poing à Besançon en filmant à l'occasion les agressions qu'ils commettent. Il fut un temps où le Front comtois fédérait ces divers groupes d'extrême droite radicale, mais la condamnation de son principal animateur à Montbéliard a modéré leurs ardeurs. Les fonctionnaires en charge de leur surveillance, gendarmes comme policiers, soulignent que ces jeunes gens inquiétants n'ont pas une grande envergure intellectuelle.

Cet article, titrant initialement sur trois gardes à vue, a été complété mercredi 21 mai avec la mise en garde à vue du quatrième personnage.

 

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Jean-Louis Fousseret battu par le maire de Toulouse à la présidence de l'association des maires des grandes villes

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Mardi 20 mai 2014 / La rédaction

Jean-Louis Fousseret était le candidat des socialistes à la présidence de l'association des maires des grandes villes de France dont il était l'un des six vice-présidents sortants. Il a été battu par 39 voix contre 46 par le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc dès le premier tour de scrutin. Le maire de Besançon pouvait mettre en valeur son engagement à gauche - sa municipalité est PS-EELV-PCF - tout autant que ses capacités d'ouverture : dans le mandat précédent, il avait fait une bonne place à des personnalités centristes, et a su montrer un talent fédérateur certain à la tête de la communauté d'agglomération du Grand Besançon. Selon un cadre de l'association cité par Le Monde, la gauche et la droite ayant chacune 47 élus, le résultat de l'élection devait être très incertain...

 

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OGM : relaxe pour 54 faucheurs volontaires de Colmar

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Mercredi 14 mai 2014 / La rédaction

Mots-clés: OGMvigne

La Cour d'appel de Colmar a relaxé 54 faucheurs d'OGM, condamnés en première instance pour avoir détruit une parcelle de vigne transgénique expérimentale de l'INRA de Colmar en 2010. Parmi la soixantaine de faucheurs poursuivis, quatre Franc-Comtois dont l'un s'était fait livrer à son insu des aliments OGM sur sa ferme à comté dont le cahier des charges interdit les OGM... Ce dernier n'avait pas fait appel.
    
La Cour a estimé que l'arrêté ministériel autorisant ces OGM était "illégal" et qu'il n'y avait donc pas de délit de destruction d'une parcelle de culture d'OGM. Elle a cependant estimé que les prévenus avaient bien commis une "violation de domicile", mais les a dispensés de peine."

Complément du 20 mai : le procureur de Colmar a annoncé que le Parquet se pourvoyait en cassassion.

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Le projet de fusion Bourgogne-Franche-Comté sur la toile

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Mercredi 14 mai 2014 / La rédaction

Le plaidoyer des deux présidents de région, Marie-Guite Dufay et François Patriat, pour la fusion.

Dans un entretien à Miroir-Mag, Jean-Louis Fousseret estime que « la précipitation n'est pas bonne conseillère ».

A l'inverse du président du conseil général du Jura, Christophe Perny, deux élus PS, Marc-Henri Duvernet et Danièle Brûlebois, se déclarent pour la fusion et veulent « aider les président ».

L'universitaire Michel Abhervé pointe le risque psychologique du déclassement de Besançon.

Le PCF de Haute-Saône dénonce l'autoritarisme de la proposition et réclame un référendum.

« La Franche-Comté serait-elle une région sans capitale, et Dijon une capitale sans région ? », s'interrogeait en 2010 le géographe Robert Chapuis qui a enseigné dans les deux villes et écrit une histoire des relations entre les deux régions.

« Sauvons la Franche-Comté » : 9321 mentions j'aime sur la page Facebook anti-fusion au 14 mai à 15 h 30.

 

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Besançon : retour mardi 29 avril du marché bio de la place du Jura

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Jeudi 24 avril 2014 / La rédaction

Initié au printemps 2013, le marché bio de la place du Jura (de Lattre de Tassigny) revient après sa pause hivernale mardi 29 avril, de 17 à 20 h 30, en passant de treize à dix-sept producteurs, originaires des quatre départements comtois. Deux commerçants du quartier se sont mis au bio, la boucherie Pagnot et le restaurant le Dragon d'or, s'inscrivant de fait « dans la relation producteur-consommateur telle que l'association Village-Tarragnoz l'envisage », explique un communiqué. Les nouveautés correspondent aussi à une demande exprimée par les personnes fréquentant le marché : fromages de vache (comté, tomme, faisselle, etc.) de Marie Richeme et la ferme de l'Aubepine ; riz et aromates bio du restaurant Le Dragon d'or (rue Charles Nodier) ; traiteur La Bonne Idée (houmos, etc.). Selon cette enquête, 71% des clients du marché ont l'habitude consommer bio.

Le marché se tient tous les mardis jusqu'en octobre. Un pique-nique sera organisé le dernier mardi de chaque mois pour développer la convivialité.

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Un ancien « Campo » ouvre une librairie BD à Besançon

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Vendredi 18 avril 2014 / La rédaction

Mots-clés: Camponovolibrairie

Thierry Morer, ancien du rayon BD de la défunte librairie Camponovo de Besançon, vient d'ouvrir Mine de rien, une librairie spécialisée en BD, 12 rue Bersot.
 

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Pollution du Dessoubre : un égout à ciel ouvert à Guyans-Vennes

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Mardi 8 avril 2014 / La rédaction

La Commission de protection des eaux publie sur son blog le résultat des investigations que ses militants ont conduites à Guyans-Vennes. Ils y ont repéré un ruisseau transformé en égout et se perdant dans le karst 100 mètres plus haut que les sources du Dessoubre situées à 1600 m à vol d'oiseau. Les analyses font état d'un dépassement très important des limites admises pour l'ammonium (NH4) ou azote ammoniacal.

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Eric Alauzet regrette que EELV ne soit plus au gouvernement

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Vendredi 4 avril 2014 / La rédaction

Le député de Besançon Eric Alauzet (EELV) regrette que son parti ait décidé de ne pas participer au gouvernement de Manuel Valls. Il explique dans un communiqué qu'il vaut toujours mieux « prendre ses responsabilités » afin d'être en situation de pouvoir peser, « même si c'est difficile »...

Interrogé avec d'autres parlementaires d'EELV par Médiapart dans un article sur le débat interne quant à la participation au gouvernement, Eric Alauzet analyse : « Ce parti se rétrécit sur sa base, sur les hypermilitants qui sont les plus motivés et les plus exigeants. Si l'on avait fait un référendum interne, est-on sûr que la majorité aurait voulu sortir ? En tout cas, notre électorat, lui, était pour que nous restions. » Il craint aussi un « risque d’affaiblissement de nos parlementaires » : « Notre travail va être profondément modifié. Nous avions jusqu’ici une relation naturelle avec les ministres et leurs cabinets, cela permettait de travailler nos amendements. Depuis deux ans, j’ai l’impression d’avoir servi à quelque chose ».

Sur l'avenir, notamment les élections régionales, il reste perplexe : « On s’est peut être un peu pris la grosse tête avec Grenoble et nos bons scores aux municipales. On ne gagnera pas sans le PS, ni avec un PS effondré. Si la gauche s’effondre l’an prochain, on perdra tous ensemble. »

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Les petits poissons mutent !

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Mardi 1 avril 2014 / La rédaction

Mots-clés: poisson d'avril
ombrine ocellée, dessoubre
Une mutation génétique accélérée qui laisse perplexe.

«C'est une catastrophe», s'exclame un militant environnementaliste qu'on ne pourra plus qualifier de «kmer vert» tant la découverte fait froid dans le dos. Cette ombrine ocellée mutante a été pêchée ce mardi 1er avril dans le Dessoubre, bel affluent du Doubs prenant sa source - ou plutôt ses sources - dans la magnifique reculée de Consolation. Sa queue n'est certes pas en tire-bouchon, instrument que le pêcheur a utilisé à plusieurs reprises depuis l'aube pour se donner des forces. Car il en faut, au moins sur le plan moral, pour ne pas croire à une hallucination. Celle-ci pourrait être due à une surdose de lisier dans les prairies du plateau surplombant la vallée. Mais les biologistes que nous avons interrogés sont perplexes : le porc, bien que présent dans plusieurs élevages du secteur, est minoritaire par rapport aux bovins. La génétique a ses mystères que la raison ignore encore...

 

Center Parcs à Poligny : Pierre&Vacances annonce un accord avant l'été

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Vendredi 28 mars 2014 / Daniel Bordür

Mots-clés: center parcsPoligny

Le groupe Pierre&Vacances a annoncé qu'il avait décidé de construire deux center-parcs en Saône et Loire et dans le Jura, à Poligny, « en application de sa stratégie de maillage du territoire français », indique un communiqué du groupe qui dit avoir « conduit des études préliminaires de faisabilité environnementale et économiques de développement dans le nord de la région lyonnaise sur deux sites ». Les deux sites avaient un temps été présentés comme concurrents, ce qui alimentera certainement les arguments des opposants aux projets qui voyaient justement dans cette mise en concurrence, et la promesse de centaines d'emplois, des moyens de pression pour inciter les collectivités à s'engager financièrement.   

La nouvelle intervient avant même le rendez-vous prévu le 10 avril entre Pierre&Vacances et Jura Nature environnement qui avait posé plusieurs questions quant aux études d'impact dont rien de précis n'a jusqu'à présent filtré. Le président du Conseil général, Christophe Perny (PS), s'est réjoui de cette décision qu'il qualifie d' « historique ».

Chaque équipement est chiffré par Pierre&Vacances à 170 millions d'euros dont 104 pour la création de chaque village de 400 cottages. La différence, 66 millions, étant portée par uen société d'économie mixte devant notamment construire un centre aquatique qui reviendra aux collectivités locales. Le groupe prévoit la signature d'accords avec les collectivités d'ici l'été, et l'ouverture de ses villages de vacances en forêt en 2018.

 

 

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Second tour des municipales : consignes et soutiens à Besançon

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Vendredi 28 mars 2014 / La rédaction

Jean-François Humbert, hospitalisé à la suite d'un malaise, n'a donné aucune consigne de vote pour le second tour de l'élection municipale de Besançon, mais il fallait s'y attendre, plusieurs de ses colistiers ont apporté leur soutien personnel à Jean-Louis Fousseret. Il s'agit notamment de la numéro 2 de la liste, Nathalie Wolf, de Laurent Decol, et de Michel Josse, un ancien du Modem. D'autres ont annoncé voter pour Jacques Grosperrin, comme Christophe Bissieux.

Lazhar Hakkar, ancien adjoint qui avait conduit sa propre liste, a apporté dès le premier tour son soutien au maire sortant et a même participé à un événement de sa campagne de second tour.

Ismaël Boudjekada a annoncé voter Jacques Grosperrin.

Les trois composantes de la liste du Front de gauche (diminuée du PCF avec le PS et EELV dès le premier tour) n'ont pas la même position : les Alternatifs, qui étaient dans la majorité sortante, et la Gauche anticapitaliste regrettent que Fousseret ait « négligé une convergence électorale de [leurs] forces et la dynamique sucptible d'entraîner [leurs] électorats respectifs, » et appellent à ce qu' « aucune voix ne se porte sur la droite et encore moins sur l'extrême droite ». De son côté le Parti de Gauche est très critique sur Jean-Louis Fousseret avec qui, écrit Emmanuel Girod sur son blog, « aucune alliance ne peut se faire si l’on ne s’aplatit pas devant lui », et ne donne pas de consigne de vote.

La liste Générations citoyennes pilotée par Frank Monneur et Didier Gendraud ne donne pas non plus de consigne, comme les deux listes trotskistes de LO et du POI.

 

 

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Une semaine d'animations santé à Dole en avril

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Mercredi 19 mars 2014 / La rédaction

L’Espace Santé Dole Nord Jura propose du 7 au 12 avril des animations et manifestations sur le thème « ma santé et moi » avec chaque jour une approche différente, des réponses à quelques questions telles que «ma santé m’appartient-elle?», «qu’est ce qui peut m’aider à découvrir et développer mon énergie propre dans la bonne santé comme dans la maladie?», «comment trouver le juste équilibre entre les savoirs experts des professionnels et mon propre pouvoir sur moi-même?»

Le programme ici

 

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Affaire Bettencourt : Factuel signe l'appel initié par Médiapart

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Vendredi 12 juillet 2013 / Daniel Bordür

La suspension des activités rédactionnelles de Factuel n'empêche pas la réflexion et l'engagement en faveur d'un journalisme d'enquête. C'est pourquoi Factuel a signé l'appel «Nous avons le droit de savoir» initié par Médiapart et relayé par de nombreux titres indépendants ainsi que des élus, des syndicats, des associations, des citoyens. 

Le texte de l'appel : « La liberté de l’information n’est pas un privilège des journalistes mais un droit des citoyens. Dans une démocratie vivante, le pouvoir du peuple souverain suppose le savoir d’un public informé. Etre libre dans ses choix et autonome dans ses décisions nécessite de connaître ce qui est d’intérêt public, c’est-à-dire tout ce qui détermine et conditionne nos vies en société. 

S’agissant des affaires publiques, la publicité doit donc être la règle et le secret l’exception. Rendre public ce qui est d’intérêt public est toujours légitime, notamment quand le secret protège indûment des injustices et des délits, des atteintes au bien collectif ou aux droits humains. Ainsi la sécurité des Etats ne saurait empêcher la révélation de violations des libertés individuelles, pas plus que la sauvegarde de l'intimité de la vie privée, impératif par ailleurs légitime, ne saurait être l’alibi d’infractions aux lois communes.

C’est pourquoi il importe de défendre les journalistes professionnels, les sources d’information et les lanceurs d’alerte ayant permis la révélation de faits d’intérêt général qui, sans leur travail et leur audace, seraient restés inconnus du public. Les soutenir, c’est protéger et étendre un droit de savoir universel, garantie d’un renforcement de la démocratie mondiale à l’heure de la révolution numérique.

Pour toutes ces raisons, nous nous disons solidaires de Mediapart après la récente condamnation lui imposant de censurer, trois ans après leur révélation, ses informations sur l'affaire Bettencourt. En signe de protestation, nous faisons désormais nôtres toutes ces informations. Et nous encourageons les médias, les associations, les élus, les citoyens à les reprendre immédiatement et à les diffuser par tous les moyens démocratiques en leur possession. »

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Les services d'urgences des hôpitaux de Lure et Champagnole menacés

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Mardi 14 mai 2013 / Roland Vasic

Le projet de restructuration des urgences de l'Agence Régionale de Santé pour honorer l'engagement de François Hollande de situer l'ensemble de la population à moins de 30 mn d'une aide médicale d'urgence est contesté dans le Jura et en Haute-Saône. Il verrait la mise en place d'un nouvel hélicoptère d'intervention basé à Besançon mais aussi la suppression des SMUR de Champagnole et Lure. L'ARS est encore dans une phase de consultations.

L'agence fait état de 1.300 carences de SMUR en 2011 dont 75% dans le nord Franche-Comté, principalement à Belfort et Montbéliard. Le nord-ouest de la Haute-Saône, le Haut-Doubs, la vallée de la Loue et le secteur de Lons-le-Saunier sont les zones où l'on constate de fait un éloignement de plus de 30 mn. 
Le 2ème hélicoptère « de tout temps / nocturne » coûterait  2 millions d'euros par an et impliquerait financièrement la suppression de lignes de garde dans certains services d'urgence, également la suppression complète des SMUR de Lure et Champagnole.

Pour la CGT dans un communiqué de ce jour, « la mise en place d'un second hélicoptère est la bienvenue mais ne doit pas justifier la suppression de services existants ». Le syndicat rappelle « la perte des services de chirurgie à Gray, Vesoul et Champagnole, des services d'urgence de nuit en Haute-Saône et d'autres spécialités (ORL, Cardiologie, laboratoires…)» et demande la suppression de la « loi Bachelot à l'origine des mutualisations forcées n'ayant pour objectif que la rentabilité financière ». S'agissant de Lure, selon la CGT, le temps d'accès SMUR augmentera pour 47.000 personnes (pas plus de 10 mn pour 27.000 d'entre elles mais plus de 30 mn pour 3.500 autres).

Pour le comité de vigilance de Lure-Luxeuil, qui défend le maintien des services publics en milieu rural, la décision est « une atteinte à la sécurité et la qualité sanitaire ». L'association invite à signer une pétition en ligne.

Marc-Henri Duvernet, conseiller général de Lons-le-Saunier nord, parle lui sur son blog « d'enfumage » à propos du second hélicoptère. Il critique son coût et son utilité réelle en contrepartie de « la fermeture d'une ligne de SMUR au Centre Hospitalier de Lons-le-Saunier et une forte diminution du service d’accueil des urgences de l'Hôpital de Champagnole. Malgré l’apport supposé d'un « hélicoptère blanc », le temps réel d’intervention sera pour la plus grande partie du Jura supérieur aux 30 minutes préconisées ». L'élu socialiste ajoute : « le Jura n'est pas un "territoire réservoir" pour adapter les carences d'un autre territoire, au détriment de son propre fonctionnement… Nous demandons à l'Agence Régionale de la Santé de ne pas passer en force et d'écouter les besoins des territoires à travers les équipes médicales ». Le 27 avril le conseil de surveillance de l'hôpital de Champagnole a voté à l'unanimité contre le projet de l'ARS. Celui de Lons se réunit le 17 mai.

Dans un entretien le 7 mai à La voix du Jura, le maire UMP de Champagnole Clément Pernot demande également à l'ARS « de revoir sa copie ». Il « n'imagine pas la fermeture du SMUR et la suppression de 6 postes de médecins et 7 d'infirmières en conséquence » faisant suite à la fermeture de la chirurgie et parle « d'acharnement sur l'hôpital de Champagnole ».

Ainsi la phase de concertation se poursuit et doit conduire à une application en 2014 des décisions prises dans les semaines à venir. Selon Marc-Henri Duvernet, un séminaire est prévu à la fin du mois de juin.

 

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