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Les brèves

Des enseignants occupent deux lycées bisontins

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Vendredi 25 janvier 2019 / La rédaction

Au lycée Pergaud, jeudi soir.

Après une journée de grève, ponctuée d'un rassemblement d'environ 200 personnes devant le rectorat, une quinzaine de profs du lycée Jules-Haag de Besançon devaient passer la nuit dans leur établissement pour une nouvelle action contre la réforme du lycée. Au lycée Pergaud, une trentaine d'enseignants ont occupé l'établissement en soirée après avoir rencontré le député Eric Alauzet dans l'après-midi.

Besançon : neuf organisations de gauche appellent à la manifestation des Gilets jaunes le 26 janvier

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Jeudi 24 janvier 2019 / La rédaction

Cet « appel unitaire contre la répression, pour la justice sociale et fiscale » dénonce un « grand débat verrouillé d'avance ». Il est signé par AC ! agir contre le chômage, À gauche citoyens!, Ensemble!, EELV, la FSU, Génération.s, le NPA, le PCF et Solidaires 25.

Communiqué._ Les organisations soussignées appellent tous leurs adhérent-e-s, leurs sympathisant-e-s et l'ensemble des citoyen-ne-s à manifester le 26 Janvier à 14h Place de la Révolution à Besançon contre la répression d'une violence inédite en France contre le mouvement social en cours et particulièrement contre les Gilets Jaunes. Elles dénoncent le climat d'intimidation que cette répression instaure et l'impunité, voire les encouragements, dont bénéficient certains des agents des forces publiques qui outrepassent leurs missions, troublant l'ordre public au lieu d'apaiser le climat des manifestations, souvent au mépris de la loi.

Elles manifesteront en faveur de la justice sociale et fiscale : hausse significative des revenus modestes, imposition plus fortement progressive des hauts revenus,  retour de l’ISF et lutte contre les niches et l'évasion fiscales. Elles se prononcent pour une politique environnementale cohérente avec les principes de justice et d'équité durables, en mettant en place un plan d'urgence de développement de transports en commun accessibles (voire gratuits) et de construction de logements à basse consommation énergétique.

Elles dénoncent la procédure du "Grand Débat National", verrouillé d'avance, tout en invitant les citoyen-ne-s à aller porter la contradiction aux tenants de la politique actuelle partout où ils ou elles en ont l'occasion et à organiser leurs propres débats dans des assemblées populaires pour  faire connaitre leurs doléances.

Organisations signataires
AC (agir contre le chômage), À gauche citoyens!, Ensemble!, EELV (Europe Écologie les Verts), FSU (Fédération Syndicale Unitaire), Génération.s, NPA (Nouveau parti anticapitaliste), PCF (Parti Communiste Français),
Solidaires 25.

 

 

Besançon : « Les profs du lycée Victor-Hugo en ont assez »

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Vendredi 18 janvier 2019 / Invité.e.s

Une partie des professeurs principaux démissionneront de leur charge au 17 janvier, jour de la réunion parents-profs de seconde pour protester contre la « mise place à marche forcée » de la réforme du lycée.

Communiqué du Snes-FSU.- L’approche comptable qui s’applique au système éducatif depuis des années empêche les enseignants de faire correctement leur travail. Deux aspects de leurs activités posent particulièrement problème à l’heure actuelle.

Les enseignants du lycée Victor Hugo dénoncent la mise en place à marche forcée de la réforme lycée, prévue pour la rentrée 2019 :

Quels sont les programmes ? Quelles sont les futures épreuves de bac ? Quelles spécialités faut-il choisir en vue d’une orientation post bac ? Quelles sont les chances d’obtenir une spécialité qui n’est pas enseignée dans son lycée ? Que faire s’il n’y a pas de place dans les spécialités souhaitées ? Sur tous ces points centraux, le ministère et le rectorat n’apportent aucune réponse... Par contre, certains aspects de la réforme sont très clairs, et on a su le dire aux profs : les classes seront toutes à 35 élèves, les groupes de spécialité pourront grimper à 40, ceux de langues vivantes à 30, l’éventail des enseignements proposés par chaque lycée sera réduit, et les élèves qui voudront suivre un enseignement non proposé dans son lycée devra être prêt à se déplacer dans un autre établissement !

Les enseignants du lycée V. Hugo ne veulent pas cautionner une réforme qui remet en cause l’avenir des élèves avec tant de légèreté. C’est la raison pour laquelle ils demandent un report de cette réforme.

En conséquence, une partie des professeurs principaux démissionneront de leur charge au 17 janvier, jour de la réunion parents-profs de seconde.

Les enseignants du lycée Victor Hugo dénoncent également une situation de précarité et de sous effectif en sciences physiques : le rectorat, non content de pourvoir depuis des années deux postes d’agent de laboratoire avec des contractuels sous-payés, a décidé de supprimer l’un des deux postes. Cela ne permet plus de garantir un bon fonctionnement des laboratoires et un enseignement à la hauteur des attentes légitimes des élèves et de leurs familles. Les enseignants demandent l'affectation d’agents titulaires sur ces deux postes.

A partir de lundi 14 janvier 2019, les séances de travaux pratiques de sciences physiques et technologiques ne seront plus assurées ni dans le second degré, ni dans les classes préparatoires aux grandes écoles, tant que la situation n'aura pas favorablement évolué.

Dix neuf anciens élus soutiennent Eric Alauzet

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Mercredi 16 janvier 2019 / La rédaction

Nous publions cet « Appel des 19 » anciens élus municipaux bisontins qui soutiennent la candidature du député LREM Eric Alauzet pour les élections municipales de mars 2020.

Nous, anciens élus bisontins, soutenons Éric Alauzet pour qu’il devienne le prochain Maire de Besançon et le futur Président de la Communauté d'Agglomération du Grand Besançon

Au moment où la succession de Jean Louis Fousseret dont l’action aura marqué la Ville et l’Agglomération et qui a annoncé que c’était son dernier mandat, est dans tous les esprits, nous, anciens élus Bisontins, attachés à notre territoire et soucieux de son avenir, nous rassemblons nos énergies pour soutenir Éric Alauzet et construire le projet de territoire avec lui. Pour l’intérêt général, pour l’avenir de notre territoire, il doit devenir notre prochain Maire et futur Président du Grand Besançon, entre 2020 et 2026.

Parce qu'il est connu et reconnu pour ses qualités de travailleur, son expérience et son engagement sans faille, son désintéressement et sa probité, il a largement emporté l'adhésion de nos concitoyens lors des deux derniers scrutins législatifs.

Parce qu'il a toujours su faire preuve de courage et d'esprit de liberté, il s'est émancipé des enfermements et des dogmes qu'imposent souvent les partis bien qu’ils contribuent utilement à la vie politique, il a porté une vision lucide et humaniste sur l'évolution de notre société et sur ses attentes.

Parce qu’il est à l'écoute, ouvert, garant et respectueux du dialogue et qu’il demeure un élu de terrain qu’il connaît bien, il est en mesure d'entraîner la participation des habitants et de rassembler au-delà des différentes sensibilités.

Face aux mutations économiques, sociales, écologiques, démographiques, face aux défis de l'avenir, notre ville-centre et les communes voisines auront besoin d'un Maire-Président influent, porteur d'une expertise et de contacts nationaux et tout à la fois d'une maîtrise des dossiers locaux dans leur richesse et leur complexité.

Il sera un Maire-Président visionnaire, déterminé. C'est avec ces qualités qu'il a réussi, par exemple, en matière de gestion des déchets, à emmener le Grand Besançon et les territoires voisins vers la valorisation multi-filières et l'économie circulaire, aussi rentable et économe pour le budget des ménages que vertueuses.

Pour toutes ces raisons, Éric Alauzet est assurément le mieux positionné pour mettre notre Ville, notre Agglomération, au diapason des autres métropoles et communautés urbaines, pour faire coïncider cette ambition avec l'expression de ses valeurs fondamentales.

Autour d’Éric Alauzet, par cet appel, nous voulons témoigner, nous voulons porter haut
et fort et avec fierté le devenir et le développement de notre territoire, sous tous ses aspects, avec un projet commun, ambitieux, réaliste, partagé avec et pour les habitants et les acteurs du territoire, celui du Grand Besançon !

Au moment où notre Nation traverse une crise grave, où nos concitoyens expriment une attente forte à l’égard de leurs responsables politiques, nous avons besoin d’élus s'appuyant sur un parcours sérieux et des valeurs fortes pour rassembler autour d’un projet commun. Éric Alauzet a démontré qu’il en avait les qualités.

 

 

Grève votée par les personnels du lycée professionnel Condé de Besançon

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Lundi 14 janvier 2019 / La rédaction

Communiqué des enseignants du Lycée Condé de Besançon.- « Les Assemblées Générales des enseignants du Lycée professionnel Condé de Besançon [spécialisé dans la cuisine et la restauration] ont pris acte de la volonté du Rectorat de fermer une section de Bac Pro Commercialisation et Services en Restauration ainsi que le Bac pro Service de Proximité et Vie Locale dès la rentrée 2019.

Ces fermetures nous apparaissent incompréhensibles car injustifiées.

 C’est pourquoi l’A.G de ce jour a voté le principe d’une grève reconductible à partir du mardi 15 janvier. Un premier piquet de grève se tiendra devant le lycée demain [mardi] à 7h30. »

Amende avec sursis pour destruction de crapauds, espèce protégée

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Mercredi 9 janvier 2019 / La rédaction

Pour préserver les grenouilles rousses de son étang, un habitant du Haut-Doubs avait fait une hécatombe parmi les crapauds. Les agents de police de l'environnement de l'ONCFS1 avaient planqué en avril 2016 à proximité et pris en flagrant délit, récupérant des oeufs et huit nasses pleines de crapauds vivants destinés à la destruction. Récidiviste, le citoyen s'est vu infliger par le tribunal correctionnel de Besançon 3000 euros d'amende avec sursis. Le parquet avait réclamé une amende ferme, mais la défense a dû convaincre les juges en invoquant les dangers plus graves pour les crapauds que sont la diminution des zones humides, l'urbanisation, la pollution ou les voitures...

  • 1. Office national de la chasse et de la faune sauvage

Avions de chasse : Longeot et Alauzet répondent aux sollicitations

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Vendredi 14 décembre 2018 / La rédaction

Interpellés comme d'autres parlementaires par les initiateurs de la pétition anti avions de chasse au dessus de Besançon, le sénateur Jean-François Longeot (UDI) et le député Eric Alauzet (LREM) ont fait part de leur réaction. Le premier a écrit aux ministres de la Défense et de l'Environnement (voir ici), le second a sollicité la préfecture qui a interrogé l'armée qui met en avant « les impératifs de défense aérienne » (lire ).

SUD Rail Besançon appelle les cheminots à rejoindre les Gilets jaunes

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Mardi 4 décembre 2018 / La rédaction

Le syndicat estime dans un communiqué que le mouvement donne « la possibilité de faire aujourd’hui ce que nous n’avons pas réussi à faire au printemps dernier : la convergence des luttes ».

Communiqué.- La mobilisation dit « des gilets jaunes » prends depuis quelques jours une autre dimension.

Alors que de plus en plus de citoyens et de secteurs se mobilisent contre le gouvernement Macron et sa politique, il est devenu incompréhensible que les cheminots ne viennent pas grossir le souffle de la révolte.

Nous avons la possibilité de faire aujourd’hui ce que nous n’avons pas réussi à faire au printemps dernier à savoir « la convergence des luttes ».

Cette convergence des luttes cela fait des  années que nous la souhaitons. Nous avons peut-être aujourd’hui la possibilité de le faire. Nous avons une fenêtre de tir afin de neutraliser définitivement Macron et sa politique, cette fenêtre ne restera pas ouverte éternellement. Ce serait une erreur stratégique de lui tourner le dos sous prétexte qu’elle n’a pas eu lieu au printemps !

il est temps de prendre du recul, de dépasser une certaine forme de rancoeur. Les enjeux sont trop importants, ils sont historiques. Mobilisons nous avec les gilets jaunes afin de neutraliser définitivement Macron et sa politique destructrice et irresponsable !

En 2019, Macron a  prévu de mettre un terme à nos régimes spéciaux de retraite et au reste de missions de service public de la SNCF. Doit-on attendre l’année prochaine, seul et isolé pour nous bouger, ou doit-on aussi s’y mettre aujourd’hui tous ensemble ?

Une défaite de Macron en fin d’année 2018 est le meilleur moyen de mettre un coup de frein durable à toutes les attaques que nous avons connu ces dernières années.

Les cheminots de Sud Rail Besançon appellent donc tous les cheminots de la région à participer  aux actions des gilets jaunes à Besançon et ailleurs.

Les agents pourront se mettre en grève sous le préavis SUD-Rail fédéral .

D’autres réformes sont possibles, il n’y a pas de fatalité, ensemble nous devons nous battre.

SOUTENONS et PARTICIPONS aux changements avec les gilets jaunes !

COMUE : Evelyne Ternant (PCF) n'adhère pas à thèse des « ego trop charpentés »

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Mardi 4 décembre 2018 / La rédaction

Commentant « l'indiscutable » crise de gouvernance de la COMUE ( Communauté d'Universités et d’Établissements de Bourgogne Franche-Comté) la secrétaire régionale du PCF met l'accent sur « l'assèchement du reste de l'université » provoqué par le mécanisme de l'I-site.

Mots-clés: UBFC

 

Communiqué.- La démission de l'exécutif de la Communauté d'Universités et d’Établissements de Bourgogne Franche-Comté témoigne d'une crise de gouvernance indiscutable.

Pour autant les explications données ici et là sur des «ego trop charpentés» qui rentreraient dans des «querelles stériles» me semble aussi simpliste que superficielle, et désobligeante à l'égard des universitaires soucieux du développement des formations dont ils ont la charge.

Cet épisode de crise ne peut être compris sans revenir aux problèmes de fond que traverse l'Université.

D'abord l'autonomie financière sans moyens accordée sous les quinquennats Sarkozy et confirmée sous le quinquennat Hollande pour désengager l'Etat de ses responsabilités : elle conduit les établissements universitaires à un état de misère financière indigne d'un pays développé et les contraint aujourd'hui à faire des arbitrages entre le chauffage et les heures d'enseignement !

Ensuite, la mise en place à travers le mécanisme dit «I-site» d'une sélection des formations et projets de recherche jugés aptes à affronter la fameuse «concurrence internationale». Pour accorder à ces projets les financements à la hauteur de ces ambitions dans un contexte d'austérité généralisée de l'enseignement supérieur et de la recherche publique, il y a obligation d'assécher le reste de l'Université. La Comue, qui absorbe des moyens croissants prélevés sur les établissements, fonctionne donc comme une pompe aspirante au service cette inégalité universitaire. Cet assèchement des budgets des établissements atteint aujourd'hui la limite du supportable.

Voilà la toile de fond des dissensions.

Ce qu'il faut remettre en cause dans cette crise, c'est :

1) le manque général de moyens accordés à l'enseignement supérieur et la recherche qui limite aujourd'hui le nombre et la qualité des formations, obère gravement l'avenir de notre pays et pousse à une émigration massive de nos jeunes chercheurs aujourd'hui.
2) La pensée dominante libérale selon laquelle l'enseignement supérieur et la recherche devraient obéir à des logiques de concurrence internationales propres au secteur privé.

Nous avons besoin d'un haut niveau de formation pour tous, d'une recherche publique qui ne soit pas inféodée aux intérêts privés immédiats. C'est au contraire dans la coopération et le partage de connaissances que se jouera l'avenir de l'humanité, que menacent de lourdes crises sociales, écologiques et de civilisation.

Une pétition contre les avions de chasse

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Mardi 4 décembre 2018 / La rédaction

Plus de 1700 personnes avaient signé , mardi 4 décembre à 15 heures, une pétition en ligne réclamant l'arrêt des manœuvres militaires aériennes dans le ciel bisontin. Des avions de chasse de l'armée de l'air suisse s'entraînent en effet régulièrement jusque tard dans la nuit en faisant un vacarme épouvantable.

Voir ici.

Nouveaux panneaux publicitaires à Besançon : « tout sauf une bonne idée » pour EELV

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Vendredi 30 novembre 2018 / La rédaction

Le groupe EELV de l'agglomération de Besançon considère qu'ils ne sont « pas cohérents avec la transition et les contraintes budgétaires » et « n'améliorent pas les services à la population ».

Communiqué.- Les politiques publiques doivent d'urgence s'adapter à la transition écologique et se mettre au service des citoyens plutôt à celui des entreprises publicitaires.

Après les patinoires énergivores et consommatrices de ressources, EELV regrette la multiplication des panneaux publicitaires implantés partout dans notre ville.

Tout le monde reconnaît l'urgence d'une transition devenue indispensable, dans les faits, les vieilles habitudes de notre société de sur-consommation ont la vie dure et la réflexion sur les choix et orientations en la matière souffre d'une absence cruelle de volonté politique.

Ces panneaux lumineux énergivores correspondent-ils à un besoin réel d'amélioration des services rendus à la population ? Sont-ils sans risques pour la sécurité et l'environnement ? sont ils cohérents avec la transition et les contraintes budgétaires ?

A toutes ces questions, la réponse est non.

Distraction de l'attention nécessaire à la conduite, éblouissement et pollution nocturne, entrave à la visibilité dans les carrefours, restriction encore et toujours de l'espace disponible sur les trottoirs au détriment de la sécurité des piétons, consommation d'énergie inutile, enlaidissement du paysage urbain... ces panneaux publicitaires n'ont décidément pas d'avantages évidents et beaucoup d'inconvénients.

Ce mobilier vient de surcroit encombrer l'espace public. La multiplication de ces panneaux conduit à avoir moins de place sur nos trottoirs pour les piétons, personnes à mobilité réduite et parents avec poussettes. Ils constituent parfois de réelles entraves à la circulation. Dans une ville où les déplacements pétions occupent une place de plus en plus importante, l'accessibilité doit devenir un enjeu prioritaire.

Il est urgent de libérer nos rues des ces panneaux publicitaires !

Réforme des lycées : carton jaune à Pergaud-Besançon !

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Vendredi 30 novembre 2018 / La rédaction

Des parents FCPE et PEEP, les élèves, les enseignants et des représentants des agents ont refusé de siéger, empêchant la tenue du conseil d'administration du 29 novembre.

communiqué.- La FCPE, des représentants des parents d'élève, les représentants des élèves et les représentants des personnels ont décidé de boycotter le CA du lycée Pergaud à Besançon du jeudi 29 novembre, après avoir déposé une motion (lire en encadré ci-dessous). Des parents FCPE et PEEP, les élèves, les enseignants et des représentants des agents ont refusé de siéger, empêchant la tenue du CA. Ce choix est dicté moins par la situation du lycée Pergaud que par les choix globaux d'implantation des spécialités et options au niveau académique qui conduisent à une rupture de l'égalité territoriale.

A titre d'exemple, à la lecture des documents préparatoires au CTA qui aura lieu lundi 3 décembre, le Jura paraît bel et bien sacrifié (un jeune de Salins n'aurait plus accès dans son lycée à la spécialité SES ouvrant à la faculté de sciences économiques, un jeune de Champagnole n'aurait pas accès à la spécialité SVT ouvrant aux facultés de sciences ou de médecine, etc...). Par ce boycott, nous tenons, parents, élèves, enseignants, personnels, à réaffirmer notre attachement à un service public de l'éducation qui offre à chacun la possibilité de poursuivre les études qui lui conviennent le mieux.

 

 

Université : une intersyndicale contre l'augmentation des frais d'inscription des étudiants étrangers

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Mardi 27 novembre 2018 / La rédaction

SUD-Education, Sansub-FSU, Snesup-FSU, Ferc-CGT et ASDE-Solidaires organisent jeudi 29 novembre à Besançon une assemblée générale destinée à « discuter de la riposte nécessaire » à ce projet du gouvernement qui, craignent-ils, présage d'une augmentation plus générale.

Plusieurs syndicats de l'Université de Franche-Comté (SUD-Education, Sansub-FSU, Snesup-FSU, Ferc-CGT, ASDE-Solidaires) organisent jeudi 29 novembre une assemblée générale destinée à « discuter de la riposte nécessaire » à opposer à l'augmentation qui s'annonce des frais d'inscription des étudiants étrangers. Elle se tiendra à 12 h à l'UFR SLSH, au grand amphithéâtre de l'Arsenal.

Communiqué.– Le gouvernement se prépare à augmenter les frais d’inscription des étudiant.e.s étranger.e.s (hors UE) de 1500%. A la rentrée 2019, les frais d’inscription s’élèveront à :

- ​2770 € en licence​​ (soit, pour trois années de licence, une formation à 8310 €)
- ​3770 € en master et doctorat (soit 7540 € pour financer un master, et plus de 15000 € pour financer un doctorat, sachant qu’en moyenne la durée d’inscription en thèse s’élève à 4 ans).

Cette hausse est inacceptable pour plusieurs raisons :

1.- D’abord et avant tout, l’enseignement supérieur dans notre République est reconnu comme un service public (voir le chapitre III du Code de l’éducation, article L123-1 et suivants).​ Un service public doit être rendu sans discrimination​​.

2.- Ensuite, s’il existe des formations privées onéreuses dans l’enseignement supérieur, les frais d’inscription à l’université publique ont toujours été maintenus en France à des niveaux très bas, même si de moins en moins symboliques. C’est un ​choix de société auquel les étudiant.e.s, enseignant.e.s et personnels de l’université sont très attaché.e.s. Faut-il rappeler que la Constitution de 1946 (et le principe en a été conservé depuis) en son article 13 du préambule stipule que « La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture ; L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat ».

3.- Enfin, cette mesure s’attaque aux plus fragiles économiquement de nos étudiant.e.s. Le salaire mensuel moyen en effet dans les pays nord-africains et les pays d’Afrique sub-saharienne (d’où proviennent la plupart des étudiant.e.s étranger.e.s hors UE) s’échelonnent entre 130€ (Sénégal) et 370€ (Maroc), des pays comme l’Algérie ou la Tunisie affichent un salaire mensuel moyen respectivement de 220€ et 240€. ​Les frais d’inscription programmés avoisineraient une année de salaire moyen voire plus dans certains cas​​. Inutile d’être grand clerc pour comprendre ce qu’il va se passer.

4.- Par ailleurs, ​cette mesure​​, annoncée pour la rentrée 2019, ​placera les étudiant.e.s étranger.e.s qui ont déjà entamé leurs études en France dans une situation intenable​​: mis.es devant le fait accompli, ils et elles n’auront le choix que de payer (s’ils et elles le peuvent) ou de partir.

Au-delà de ces questions de principes à nos yeux primordiales (rupture de l’équité dans l’accès aux services publics, injustice sociale criante), on ne peut ignorer que le scénario d’une hausse des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s est un ​galop d’essai pour préparer une hausse généralisée de ces frais. Les universités sont dans le rouge financièrement et l’Etat n’a pas l’intention d’abonder aux budgets des universités plus qu’il ne le fait déjà. La seule orientation qu’il propose : faire en sorte que les universités augmentent leurs ressources propres. Pour cela il n’y a pas dix mille façons de faire : celle qui consiste à diminuer les dépenses (notamment en gelant des postes et en recourant massivement à de l’emploi précaire) atteint aujourd’hui la limite du supportable. Les Universités le savent, le gouvernement ne l’ignore pas. Une fois la première gorgée du médicament avalée, il sera aisé de faire avaler le flacon entier. ​Ce sera alors l’ensemble des étudiant.e.s qui seront soumis.e.s à l’augmentation des frais d’inscription, pour le plus grand bonheur des banques qui sont déjà en train de préparer les dossiers de crédit étudiant.

Si, comme nous, ces mesures vous choquent ​VENEZ DISCUTER DE LA RIPOSTE NÉCESSAIRE QUE NOUS DEVONS METTRE EN PLACE LORS D’UNE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE dont le succès, pour l’honneur de l’université, doit être exceptionnel. Nous n’accepterons pas ces mesures iniques en elles-mêmes et lourdes de graves conséquences pour l’avenir d’un enseignement supérieur public gratuit et de qualité dans notre pays.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

JEUDI 29 NOVEMBRE 2018 à 12H00 GRAND AMPHI ARSENAL (1 place Saint Jacques) - UFR SLHS

VENEZ NOMBREUX.SES!!!!

Laurent Croizier (MoDem) : « une plus grande progressivité ne [doit] pas être un tabou »

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Lundi 26 novembre 2018 / La rédaction

Le président du MoDem du Doubs demande au président et au gouvernement d'entendre les souffrances des gilets jaunes, et propose des mesures fiscales de gauche !

Le président du MoDem du Doubs propose des mesures fiscales de gauche !

Laurent Croizier, le président du MoDem du Doubs, « appelle le président et le gouvernement à entendre, parmi les gilets jaunes, la sincérité de ces femmes et de ces hommes en souffrance ». Dans un communiqué dénonçant les violences et saluant le sans-froid des forces de l'ordre, le conseiller municipal de Besançon dresse en creux une critique sévère de « près de 40 ans d'inaction politique ».

Une phrase du communiqué (à lire ici) résume assez bien l'exercice d'équilibrisme de l'élu : « S’il n’est pas question de remettre en cause la fiscalité écologique, nous appelons au dialogue et à plus d’accompagnements pour les plus modestes, une plus grande progressivité ne devant pas être un tabou. » En fait, la progressivité, notamment celle de l'impôt sur le revenu, est une mesure que ne défendent que les partis de la gauche non socialiste !

Education : « il va y avoir un coup de rabot, mais on ne connaît pas encore l'épaisseur du copeau... »

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Vendredi 16 novembre 2018 / Invité.e.s

C'est ce que rapporte l'intersyndicale FSU, CGT-Educ'Action et SUD-Education après avoir été reçue en audience, lundi 12 novembre, par le recteur de l'académie de Besançon à l'issue d'une manifestation ayant rassemblé environ 600 personnes.

Communiqué.- « Il va y avoir un coup de rabot, mais on ne connaît pas encore l'épaisseur du copeau... » Tels sont les propos du recteur concernant les moyens alloués à l’académie de Besançon pour la rentrée 2019, tenus lors de l’audience accordée aux organisations syndicales le lundi 12 novembre, jour de grève dans l’Éducation Nationale.

Le copeau sera épais, car le rectorat explore toutes les solutions pour appliquer l‘austérité décidée par le ministère :

➢ Des options seront fermées.

➢ Les « spécialités » de première (= les disciplines les plus importantes) ne seront pas toutes proposées dans chaque lycée, obligeant les élèves à se déplacer d’un établissement à l’autre pour suivre certains cours.

➢ Des sections d’enseignement seront fermées (Bac Pro, BTS…), des capacités réduites.

➢ Le rectorat ne fait aucune distinction entre établissements publics et privés. Cela rend possible la suppression de formations publiques gratuites au bénéfice de formations privées payantes, en cas de concurrence sur un même territoire.

Dans le cadre de cette politique de réduction des moyens, l’enseignement professionnel sera le grand perdant. Les organisations syndicales redoutent une centaine de suppressions de postes en tout dans l’académie.

Une fois de plus, ce sont les élèves issus des familles les plus modestes qui seront directement touchés. Les organisations syndicales invitent les parents d’élèves à interroger les chefs d’établissements sur les modalités de la rentrée 2019.

 

 

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