Abonnez-vous maintenant

Pour lire tous les articles du Journal et créer votre blog à partir de 7€/mois

Les brèves

Université : une intersyndicale contre l'augmentation des frais d'inscription des étudiants étrangers

brève

Mardi 27 novembre 2018 / La rédaction

SUD-Education, Sansub-FSU, Snesup-FSU, Ferc-CGT et ASDE-Solidaires organisent jeudi 29 novembre à Besançon une assemblée générale destinée à « discuter de la riposte nécessaire » à ce projet du gouvernement qui, craignent-ils, présage d'une augmentation plus générale.

Plusieurs syndicats de l'Université de Franche-Comté (SUD-Education, Sansub-FSU, Snesup-FSU, Ferc-CGT, ASDE-Solidaires) organisent jeudi 29 novembre une assemblée générale destinée à « discuter de la riposte nécessaire » à opposer à l'augmentation qui s'annonce des frais d'inscription des étudiants étrangers. Elle se tiendra à 12 h à l'UFR SLSH, au grand amphithéâtre de l'Arsenal.

Communiqué.– Le gouvernement se prépare à augmenter les frais d’inscription des étudiant.e.s étranger.e.s (hors UE) de 1500%. A la rentrée 2019, les frais d’inscription s’élèveront à :

- ​2770 € en licence​​ (soit, pour trois années de licence, une formation à 8310 €)
- ​3770 € en master et doctorat (soit 7540 € pour financer un master, et plus de 15000 € pour financer un doctorat, sachant qu’en moyenne la durée d’inscription en thèse s’élève à 4 ans).

Cette hausse est inacceptable pour plusieurs raisons :

1.- D’abord et avant tout, l’enseignement supérieur dans notre République est reconnu comme un service public (voir le chapitre III du Code de l’éducation, article L123-1 et suivants).​ Un service public doit être rendu sans discrimination​​.

2.- Ensuite, s’il existe des formations privées onéreuses dans l’enseignement supérieur, les frais d’inscription à l’université publique ont toujours été maintenus en France à des niveaux très bas, même si de moins en moins symboliques. C’est un ​choix de société auquel les étudiant.e.s, enseignant.e.s et personnels de l’université sont très attaché.e.s. Faut-il rappeler que la Constitution de 1946 (et le principe en a été conservé depuis) en son article 13 du préambule stipule que « La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture ; L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat ».

3.- Enfin, cette mesure s’attaque aux plus fragiles économiquement de nos étudiant.e.s. Le salaire mensuel moyen en effet dans les pays nord-africains et les pays d’Afrique sub-saharienne (d’où proviennent la plupart des étudiant.e.s étranger.e.s hors UE) s’échelonnent entre 130€ (Sénégal) et 370€ (Maroc), des pays comme l’Algérie ou la Tunisie affichent un salaire mensuel moyen respectivement de 220€ et 240€. ​Les frais d’inscription programmés avoisineraient une année de salaire moyen voire plus dans certains cas​​. Inutile d’être grand clerc pour comprendre ce qu’il va se passer.

4.- Par ailleurs, ​cette mesure​​, annoncée pour la rentrée 2019, ​placera les étudiant.e.s étranger.e.s qui ont déjà entamé leurs études en France dans une situation intenable​​: mis.es devant le fait accompli, ils et elles n’auront le choix que de payer (s’ils et elles le peuvent) ou de partir.

Au-delà de ces questions de principes à nos yeux primordiales (rupture de l’équité dans l’accès aux services publics, injustice sociale criante), on ne peut ignorer que le scénario d’une hausse des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s est un ​galop d’essai pour préparer une hausse généralisée de ces frais. Les universités sont dans le rouge financièrement et l’Etat n’a pas l’intention d’abonder aux budgets des universités plus qu’il ne le fait déjà. La seule orientation qu’il propose : faire en sorte que les universités augmentent leurs ressources propres. Pour cela il n’y a pas dix mille façons de faire : celle qui consiste à diminuer les dépenses (notamment en gelant des postes et en recourant massivement à de l’emploi précaire) atteint aujourd’hui la limite du supportable. Les Universités le savent, le gouvernement ne l’ignore pas. Une fois la première gorgée du médicament avalée, il sera aisé de faire avaler le flacon entier. ​Ce sera alors l’ensemble des étudiant.e.s qui seront soumis.e.s à l’augmentation des frais d’inscription, pour le plus grand bonheur des banques qui sont déjà en train de préparer les dossiers de crédit étudiant.

Si, comme nous, ces mesures vous choquent ​VENEZ DISCUTER DE LA RIPOSTE NÉCESSAIRE QUE NOUS DEVONS METTRE EN PLACE LORS D’UNE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE dont le succès, pour l’honneur de l’université, doit être exceptionnel. Nous n’accepterons pas ces mesures iniques en elles-mêmes et lourdes de graves conséquences pour l’avenir d’un enseignement supérieur public gratuit et de qualité dans notre pays.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

JEUDI 29 NOVEMBRE 2018 à 12H00 GRAND AMPHI ARSENAL (1 place Saint Jacques) - UFR SLHS

VENEZ NOMBREUX.SES!!!!

Laurent Croizier (MoDem) : « une plus grande progressivité ne [doit] pas être un tabou »

brève

Lundi 26 novembre 2018 / La rédaction

Le président du MoDem du Doubs demande au président et au gouvernement d'entendre les souffrances des gilets jaunes, et propose des mesures fiscales de gauche !

Le président du MoDem du Doubs propose des mesures fiscales de gauche !

Laurent Croizier, le président du MoDem du Doubs, « appelle le président et le gouvernement à entendre, parmi les gilets jaunes, la sincérité de ces femmes et de ces hommes en souffrance ». Dans un communiqué dénonçant les violences et saluant le sans-froid des forces de l'ordre, le conseiller municipal de Besançon dresse en creux une critique sévère de « près de 40 ans d'inaction politique ».

Une phrase du communiqué (à lire ici) résume assez bien l'exercice d'équilibrisme de l'élu : « S’il n’est pas question de remettre en cause la fiscalité écologique, nous appelons au dialogue et à plus d’accompagnements pour les plus modestes, une plus grande progressivité ne devant pas être un tabou. » En fait, la progressivité, notamment celle de l'impôt sur le revenu, est une mesure que ne défendent que les partis de la gauche non socialiste !

Education : « il va y avoir un coup de rabot, mais on ne connaît pas encore l'épaisseur du copeau... »

brève

Vendredi 16 novembre 2018 / Invité.e.s

C'est ce que rapporte l'intersyndicale FSU, CGT-Educ'Action et SUD-Education après avoir été reçue en audience, lundi 12 novembre, par le recteur de l'académie de Besançon à l'issue d'une manifestation ayant rassemblé environ 600 personnes.

Communiqué.- « Il va y avoir un coup de rabot, mais on ne connaît pas encore l'épaisseur du copeau... » Tels sont les propos du recteur concernant les moyens alloués à l’académie de Besançon pour la rentrée 2019, tenus lors de l’audience accordée aux organisations syndicales le lundi 12 novembre, jour de grève dans l’Éducation Nationale.

Le copeau sera épais, car le rectorat explore toutes les solutions pour appliquer l‘austérité décidée par le ministère :

➢ Des options seront fermées.

➢ Les « spécialités » de première (= les disciplines les plus importantes) ne seront pas toutes proposées dans chaque lycée, obligeant les élèves à se déplacer d’un établissement à l’autre pour suivre certains cours.

➢ Des sections d’enseignement seront fermées (Bac Pro, BTS…), des capacités réduites.

➢ Le rectorat ne fait aucune distinction entre établissements publics et privés. Cela rend possible la suppression de formations publiques gratuites au bénéfice de formations privées payantes, en cas de concurrence sur un même territoire.

Dans le cadre de cette politique de réduction des moyens, l’enseignement professionnel sera le grand perdant. Les organisations syndicales redoutent une centaine de suppressions de postes en tout dans l’académie.

Une fois de plus, ce sont les élèves issus des familles les plus modestes qui seront directement touchés. Les organisations syndicales invitent les parents d’élèves à interroger les chefs d’établissements sur les modalités de la rentrée 2019.

 

 

Le PS du Jura salue la gratuité des transports scolaires

brève

Vendredi 16 novembre 2018 / Invité.e.s

Communiqué.- Il s'agissait d'une promesse de campagne de la Présidente de Région, Marie-Guite Dufay : Gratuité des transports scolaires en région Bourgogne Franche-Comté et maintien du service dans le Jura.
C'est désormais chose faite, la majorité régionale et plurielle de Gauche (élus PS, PRG, UDE, Cap21) ont voté lors du Débat d'Orientation Budgétaire en faveur de la gratuité et du maintien de la qualité de service des transports scolaires dans toute la région Bourgogne Franche-Comté.

La fédération du Parti socialiste Jura salue cette mesure initiée historiquement par la Gauche puisque la gratuité des transports scolaires est :

Une mesure de pouvoir d'achat pour les familles jurassiennes : Économie moyenne de 250€ pour une famille de 3 enfants ;
Une mesure de réduction du budget "Essence" pour les parents en diminuant les trajets Maison-Ecole, principalement pour les foyers qui se situent en milieu rural ;
Une mesure en faveur de l'environnement en limitant l'impact écologique lié au déplacement des particuliers ;
Le maintien d'un service public de qualité pour nos concitoyens.

La fédération du Jura du Parti socialiste regrette la posture des élus jurassiens du Rassemblement National (Stéphane Montrelay et Nathalie Desseigne) et du groupe Les Républicains (Hélène Pelissard et Jean-Philippe Lefevre) qui ont pris position et voté contre la gratuité des transports scolaires pour le jura et dans toute la région dans le cadre de nos Débats d'Orientation Budgétaire.

L'ensemble des élus de Gauche affiliés au groupe "Notre Région d'Avance" (Valérie Depierre, Frédéric Poncet, Pierre Grosset, Jacqueline Ferrari et Willy Bourgeois) maintiennent la priorité en faveur du pouvoir d'achat des jurassiens :

Gratuité des manuels scolaires et mallette à outils pédagogiques pour les apprentis
Tarification sociale dans les lycées, repas et hébergements
Tarification sociale dans les TER, billet de bus Mobigo à tarif unique 1,50€

Rassemblement intersyndical pour la venue d'Emmanuel Macron à Besançon

brève

Mardi 13 novembre 2018 / La rédaction

La préfecture interdit la place de la Révolution, les manifestants ont rendez-vous à l'Arsenal

L'intersyndicale Solidaires, FO, FSU et CGT voulait manifester vendredi 16 novembre place de la Révolution à Besançon, à l'endroit même où le musée des Beaux-Arts et d'archéologie rénové doit être inauguré par le président Macron. Sa demande de rassemblement adressée le 30 octobre à la préfecture n'avait toujours pas eu de réponse écrite en début de semaine, mais il a été signifié de vive voix aux syndicats que la place leur serait interdite et qu'il leur était proposé de se rassembler devant l'église de la Madeine, de l'autre côté du Doubs.

Proposition « inadmissible » pour l'intersyndicale pour qui « la préfecture bafoue notre droit au rassemblement et à la manifestation (droit constitutionnel) » et appelle à un rassemblement à 10 h place de l'Arsenal, entre fac de lettres et hôpital Saint-Jacques, puis à un défilé « en direction du musée place de la Révolution pour manifester notre opposition à la politique de Macron et de son gouvernement ».

Grand Besançon Habitat : 5 voix contre la hausse des loyers

brève

Vendredi 9 novembre 2018 / La rédaction

C'est insuffisant pour emporter une décision votée par dix administrateurs. La Confédération nationale du logement a argumenté son opposition dans une déclaration que nous publions.

Alors que les élections des délégués des locataires dans les organismes HLM se tiennent fin novembre, la hausse des loyers à Grand Besançon Habitat a été votée par 10 voix pour, 5 contre et 1 abstentionlors du dernier conseil d'administration de l'organisme. A la relocation, c'est à dire quand un nouveau locataire prend un appartement, cette hausse a été adoptée par 11 voix contre 5.

La CNL, qui s'est opposée à ces augmentations, a lu une déclaration avant que s'ensuive une discussion d'une demi-heure. Voici cette déclaration :  

Non à la hausse des loyers

« Du coté des locataires les salaires stagnent, la précarité et le chômage sont loin d’être éradiqués. Retraites, allocations et APL bloqués à 0,3% seront rognés par l'inflation dans les 2 prochaines années. Les hausses de prix s'accumulent : mutuelles et assurances, énergie, transport, denrées de première nécessité. Les études de l'INSEE montrent que les personnes ayant les revenus les plus bas connaissent des difficultés accrues. Depuis 15 ans, le poids du logement dans le budget des plus bas revenus a augmenté de 10%.

Le président de GBH M. Pascal CURIE déclarait à la Presse bisontine de mai à l'occasion des mesures gouvernementales ponctionnant les HLM :«  l'office GBH a fait 950.000 € de bénéfices en 2017». GBH prévoit 693.000 € en 2019 avec la hausse de loyer (soit 241.000€ en plus). La hausse ne semble donc pas absolument nécessaire.

Cette augmentation proposée de 1,25% est contraire à la fonction des HLM qui ont un but social. Cela risque d'augmenter les impayés.

Si l'office est riche et que les mesures imposées par le gouvernement ne pèsent pas trop son budget, il n'est pas nécessaire d'augmenter les loyers. 1,25 % de hausse c'est 241.000€ de rentrées supplémentaires, mais une baisse de la vacance de 8% à 7% (soit 54 logements) rapporterait 305.500 € (1/8ème de 1.645.000 € de perte de loyer plus 715.000 € de perte de charges). Faire reculer la vacance n'est-ce pas un bel objectif ?

Besançon est la ville de Victor Hugo et de Proudhon, deux grands socialistes qui refusaient la misère.

Nous vous demandons, à vous les administrateurs de GBH de ne pas pratiquer cette augmentation de loyer 2019.

Pour ce qui est de la hausse à la relocation, cette mesure n'a pas été discutée avec les conséquences qu'elle a. Nous vous demandons également de la refuser. Dans un contexte de vacance la hausse est contre-productive (alors que des baisses ciblées ont permis de louer des logements vacants depuis longtemps).
Dans la situation de mutation, par exemple en cas de sous occupation, la hausse à la relocation aboutit à ce que la proposition de relogement soit aussi chère voire plus mais avec moins de place.... De plus cela induit que des locataires logés pareils ont des loyers différents ….

La justification de la hausse à la relocation serait de rattraper les loyers des autres offices. Nous souhaitons que des loyers restent le plus bas possible, car les demandeurs sont de plus en plus pauvres comme le montrent les enquêtes sociales lors des demandes. Et si l'office est riche comme annoncé, il peut aisément garder sa vocation sociale voire très sociale.

Nous vous demandons donc de voter contre la hausse à la relocation. »

Education nationale : grève et cinq manifs en Franche-Comté le 12 novembre

brève

Vendredi 9 novembre 2018 / La rédaction

Les syndicats de l'Education nationale de l'académie de Besançon (FSU, UNSA-Education, Sgen-CFDT) bataillent contre les suppressions de postes et les réformes du lycée.

Les syndicats de l'Education nationale de l'académie de Besançon (FSU, UNSA-Education, Sgen-CFDT) nous ont adressé ce communiqué :

Parce que les 2 650 suppressions de postes en annoncent d’autres,

 L’Éducation nationale, et le second degré tout particulièrement, seront les principaux contributeurs aux 50.000 suppressions d’emplois de fonctionnaires de l’État prévues dans les années qui viennent. Par ces suppressions, et alors que 32.000 élèves supplémentaires sont attendus en 2019 dans les lycées et les collèges, le gouvernement montre que l’Éducation n’est pas sa priorité, contrairement à ce qu’il affirme.

 Parce que la mise en place de la réforme du lycée en Seconde et en Première fait apparaître les dégâts grandeur nature,

 Resserrement des horaires, menaces sur les postes et les compléments de service, réduction des choix pour les élèves, concurrence entre les établissements et les disciplines, avancement du choix des poursuites d’études post-bac dès la Première... Le tout sur fond d’une sélection renforcée et de programmes décidés dans la plus grande opacité.

 Parce que ces réformes sont faites pour supprimer des postes et visent à nous déposséder de nos métiers :

 Mise en place d’un cadre technocratique avec un exercice toujours plus contraint planifié dans des tâches préétablies par des experts autoproclamés.

 Les organisations FSU, UNSA-Education, SGEN-CFDT appellent les personnels de l’Éducation nationale à une journée de grève lundi 12 novembre. Les rendez-vous dans l’académie :

 

Le n°46 du journal de Serre Vivante est sorti

brève

Vendredi 9 novembre 2018 / La rédaction

Coquelicots, mouton, pyrale du buis, éoliennes de Chamole... Le numéro 46 du journal semestriel de l'association Serre Vivante est sorti avec des tas d'informations et de sujets. En 32 pages, il y a en effet de quoi lire...

Lire et télécharger en cliquant ici.

Orchamps : quatre vélos électriques en prêt à la journée ou demi-journée

brève

Vendredi 9 novembre 2018 / La rédaction

La communauté de communes Jura Nord offre l’occasion d’essayer le vélo à assistance électrique en mettant quatre engins à disposition en prêt à la journée ou à la mi-journée. Ils sont à retirer après réservation au bar du Gevot, , rue Louis-Besson. Ne pas oublier sa carte d’identité pour valider le prêt.

Contact : 06.86.25.70.91

Grève des agents du conseil régional

brève

Mardi 6 novembre 2018 / La rédaction

Les syndicats FO, CGT et FSU du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté sont mécontents de la fin de non recevoir de leur demande de réouverture de négociation du contrat social qu'aucun syndicat n'a signé, mais qui a été adopté lors de la séance plénière du 17 novembre 2017. Ils ont décidé de bloquer le lycée Léon-Blum du Creusot où la présidente Marie-Guite Dufay devait se rendre mardi 6 novembre.

Voir le communiqué des syndicats ici.

La Confédération paysanne veut « rester ferme face aux violences anti-élevage »

brève

Vendredi 26 octobre 2018 / Invité.e.s

« L'agriculture française et mondiale n'a jamais eu autant besoin de polyculture-élevage pour régénérer les sols, assurer la sécurité alimentaire, diminuer les intrants chimiques et le recours aux énergies fossiles », estime le syndicat qui en a « assez d'entendre des affirmations fausses sur l'élevage dans sa globalité ».

Communiqué.— La Confédération paysanne condamne le radicalisme de celles et ceux qui veulent imposer leur régime alimentaire à tou-te-s, notamment par la violence verbale, matérielle et physique. Une énième ligne rouge a été franchie avec l'appel aux « Journées du sang versé » par l'association 269life. L'État doit condamner fermement ces initiatives d'appel à la haine et à la violence.

Le choix alimentaire de chacun-e est tout à fait respectable. Mais, nous ne pouvons tolérer que des paysan-ne-s, salarié-e-s d'abattoirs, bouchers soient en permanence culpabilisés et montrés du doigt dans l'exercice même de leur métier. Les consommateurs aussi sont bombardés de parallèles trompeurs pour les culpabiliser de leurs choix alimentaires comme si manger des produits animaux serait un acte moralement reprochable, indépendamment de la quantité, de la qualité ou de l'origine de ces produits.

Certes, la concentration des productions animales, la multiplication des échanges internationaux, l'allongement des durées de transport des animaux, les cadences d'abattage et bien d'autres sujets posent des questions environnementales, économiques et éthiques. Mais ces derniers sont avant tout condamnables du fait de leur effet sur le bien-être et le revenu paysan. Le modèle agricole français doit combattre et rejeter l'industrialisation des productions animales. Les paysan-ne-s en sont les premières victimes.

Nous, paysan-ne-s, souhaitons élever le débat. Le sujet des relations entre humains et animaux est un vrai sujet de société auquel nous avons des réponses concrètes à apporter à travers l'élevage paysan. Nous en avons assez d'entendre des affirmations fausses sur l'élevage dans sa globalité à longueur de journée. Les mouvements animalistes se drapent d'un « humanisme » à toute épreuve qui sauverait la planète (climat, biodiversité…) et la morale humaine, quitte à simplifier à outrance la problématique. Cette usurpation a assez duré !

Qu'on se le dise, il n'existe pas d'écologie sans élevage. L'agriculture française et mondiale n'a jamais eu autant besoin de polyculture-élevage pour régénérer les sols, assurer la sécurité alimentaire, diminuer les intrants chimiques et le recours aux énergies fossiles. Que vive l'élevage paysan ! Restons fermes !

Municipales 2020 : le MoDem va lancer une plateforme numérique pour consulter les Bisontins

brève

Lundi 22 octobre 2018 / La rédaction

Dans un communiqué, Laurent Croizier, président départemental du MoDem du Doubs et conseiller municipal de Besançon, expose la méthode préparation des élections municipales de 2020 de son parti.

Dans un communiqué, Laurent Croizier, président départemental du MoDem du Doubs et conseiller municipal de Besançon, expose la méthode préparation des élections municipales de 2020 de son parti :

« Le contexte politique local est assez consternant. Il a fini de nous convaincre de nous éloigner de ces querelles d’égos, de ces attitudes d’opposition systématique ou de ces désespérantes attaques politiciennes.

Dire aujourd’hui que nous serions les seuls capables de développer la ville, de la rendre plus attractive, plus écologique, plus sûre ou je ne sais quoi d’autre n’aurait pas de sens.

Nous avons cependant la certitude qu’on ne peut pas répondre aux enjeux en écrivant un projet dans un bureau, sur un coin de table.

Nous voulons jouer collectifs avec les Bisontins.

Nous allons lancer dans les prochaines semaines une plateforme digitale qui va donner la parole aux Bisontins et aux Grand Bisontins. Ce sera à la fois un espace innovant d’expression mais aussi une porte d’entrée pour celles et ceux qui n’ont jamais eu d’engagement politique mais qui auraient aujourd’hui la volonté de s’investir.

Nous voulons que Besançon soit cette ville où il fait bon entreprendre, étudier, vieillir ou s’engager. L’étape viendra en 2019 de construire avec les Bisontins ce projet pour Besançon pour que ces mots ne restent pas des incantations.

Notre ambition est de faire émerger des idées nouvelles et des personnalités nouvelles mais avec une exigence : que les candidats qui porteront notre projet tirent leur légitimité non pas de la carte d’un parti politique mais de leur compétence. »

Alauzet, Barbier et Sommer accélèrent...

brève

Mardi 16 octobre 2018 / La rédaction

Les trois dépurés LREM du Doubs sont les seuls de Franche-Comté à rejoindre le collectif parlementaire transpartisan Accélérons la transition écologique et solidaire.

Les députés LREM du Doubs Eric Alauzet, Frédéric Barbier et Denis Sommer font partie des 120 députés qui viennent de constituer, à l'initiative de Matthieu Orphelin, un collectif de parlementaires intitulé Accélérons la transition écologique et solidaire. « Réunis par la conviction que la transition écologique et solidaire ne peut plus attendre », ils se recrutent dans tous les groupes politiques à l'exception de La France insoumise.

Ils devraient se réunir deux à trois fois par mois, annoncent des amendements communs et disent vouloir mettre certains sujets à l'agenda politique. Il ne s'agit cependant pas d'un groupe parlementaire qui dispose de moyens matériels et techniques pour fonctionner.

« On ne souhaite pas servir de caution verte à la majorité, lui donner bonne conscience », a réagi le député LFI Eric Coquerel qui dénonce « de l’affichage : lorsqu’il faut faire des choix, ces mêmes députés votent contre les propositions écologiques ou ne sont pas dans la salle. Je rappelle que Matthieu Orphelin n’était pas là pour voter l’interdiction du glyphosate… ».

Voir le site Accélérons ici.

Annie Genevard toujours présidente départementale de LR dans le Doubs

brève

Lundi 15 octobre 2018 / La rédaction

Annie Genevard a été réélue présidente de la fédération Les Républicains du Doubs par quelque 500 électeurs qui se sont déplacés dans cinq bureaux de vote. Guillaume Bailly, Ludovic Fagaut, Matthieu Bloch, Gérard Payot et Gérard Dèque ont été élus respectivement délégués des cinq circonscriptions. François Cuche, Karine Lamit, , Sébastien Populaire et Xavier-François Gervasoni, ainsi que les conseillers régionaux Laurence Mulot et Valère Nedey représenteront la fédération au conseil national.

Biodiversité : Besançon capitale, Saint-Rémy coup de coeur

brève

Jeudi 11 octobre 2018 / La rédaction

L'ancienne capitale régionale est la huitième ville de France à être primée. Le village haut-saônois est notamment distingué pour son atlas local de la biodiversité unique en Bourgogne-Franche-Comté

La forêt de Chailluz...

Deux communes francs-comtoises, Besançon et Saint-Rémy, font partie des huit collectivités primées à l'occasion du concours Capitale de la biodiversité qu'organisent trois agences de l'Etat1 et le centre technique national sur les espaces verts et la nature en ville Plante & Cité, avec le soutien de deux ministères (Transition écologique et Cohésion des territoires) et d'une flopée de partenaires institutionnels.

Les deux collectivités ont été désignées pour « l'excellence de leur conception et gestion écologique des espaces de nature », thème du concours 2018. Désignée capitale de la biodiversité pour 2018, Besançon bénéficie non seulement d'espaces « exceptionnels » tels que « collines à la flore diversifiée et patrimoniale, pelouses calcaires, massifs forestiers, berges du Doubs », mais surtout les étudie scientifiquement, les protège et les met en valeur.

Quant à Saint-Rémy (Haute-Saône), 600 habitants dont 300 résidents de l'hôpital psychiatrique, c'est un village engagé dans la transition avec notamment un parc naturel communal comprenant des vergers conservatoires, des haies, des marres, des bassins de stockage des eaux de pluie, des projets d'arboretum, d'un théâtre de verdure, d'un grand atrium et d'un observatoire astronomique. C'est aussi la seule commune de la grande région à s'être dotée d'un atlas de la biodiversité communale.

Ces distinctions, un peu pompeusement baptisées élections, font la joie des élus. On ne s'étonnera pas que le maire de Saint-Rémy, Christian Mettelet, n'est autre que l'ancien directeur général de l'ADEME. Le maire de Besançon Jean-Louis Fousseret souligne « l'immense fierté » pour la ville et indique que le prix représente « le fruit d’un long engagement en matière de biodiversité » et « récompense notre action au quotidien dans la lutte contre le changement climatique ».

EELV, le parti de l'adjointe Anne Vignot, n'est pas en reste en saluant sa « persévérance et sa ténacité » venant après d'autres « élus écologistes mobilisés en faveur de la reconquête de la biodiversité depuis plusieurs mandats, notamment Françoise Presse ». EELV ne le dit pas, mais parmi ceux-ci figura Eric Alauzet, passé depuis à LREM...

  • 1. L'Agence française pour la biodiversité, l'Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France et l’Agence régionale pour l’Environnement et l’écodéveloppement en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Pages