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Les brèves

Les salariés de la Mission locale sans réponse satisfaisante

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Mercredi 31 octobre 2012 / Roland Vasic

Les délégués CGT et Synami-CFDT dénoncent une "présentation minimaliste et floue" du rapport d'audit communiqué par la Communauté d'Agglomération du Grand Besançon le 26 octobre. En grève, rassemblés devant la CAGB et la DIRECCTE trois jours auparavant, les 45 salariés vivent dans l'incertitude après avoir déjà vu 8 postes supprimés. La Mission locale du bassin du Grand Besançon est en redressement judiciaire. L'audit du cabinet KPMG fait état de "décisions de gestion inappropriées" mais réfute toute malversation. Promesse avait été faite d'une communication intégrale de l'audit présenté à la CAGB le 18 octobre. Les représentants des 45 salariés redisent qu'ils entendent être "considérés, soutenus et associés à la réflexion et à la mise en place d'une nouvelle organisation".    

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D'abord 20 "emplois d'avenir" au Conseil général du Doubs

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Mercredi 31 octobre 2012 / Roland Vasic

Le département du Doubs recrute 20 jeunes de 16 à 25 ans ou personnes handicapées de moins de trente ans peu qualifiées depuis la signature d'une convention avec Jean-Marc Ayrault le 30 octobre. Les prises de poste sont prévues mi-novembre, dans collèges, services sociaux et logistiques de la collectivité. Le recrutement de 80 autres jeunes est annoncé. Un parcours de formation qualifiant (préparation de concours de la fonction publique territoriale, formation diplômante) doit être mis en place au cours des trois ans que peuvent durer ces emplois.Claude Jeannerot, président du Conseil général, également rapporteur au Sénat du projet de loi sur les emplois d'avenir, a signé une des quatre premières conventions dans le pays. 150.000 emplois d'avenir sont prévus d'ici 2014.

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L'épopée architecturale de l'usine

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Jeudi 27 septembre 2012 / Daniel Bordür

Mots-clés: CRDP
Affiche du film "Lieux de travail"

Le Doubs n'est pas pour rien le premier département industriel de France. Encore aujourd'hui, il est en tête pour la part de l'emploi industriel dans la population active. Près de la moitié de la cinquantaine d'usines montrées dans le film « Lieux de Travail » y sont implantées. Un tiers sont dans les autres départements comtois, le reste en Suisse ou en Angleterre, en Italie ou en Allemagne, en Normandie, en Amérique, au Sri-Lanka...

Mais le propos du film ne se résume pas à cette énumération ou à une célébration régionaliste. S'appuyant sur des exemples, il consiste en un travail d'histoire, de la création de la Saline d'Arc-et-Senans aux bâtiments contemporains. Il met en parallèle techniques de construction, sources d'énergie, procédés de fabrication.

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Le tourisme vert s'interrogeait déjà en 2003

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Dimanche 23 septembre 2012 / Daniel Bordür

Août 2003 : pour la première fois dans le massif du Jura, l’université d’été du tourisme rural réfléchissait à Sainte-Croix (Canton de Neuchâtel, Suisse) et aux Fourgs (Doubs, France) aux formations nécessaires aux nouveaux porteurs de projets, souvent urbains.

Vue sur le plateau suisse, le lac de Neuchâtel du sommet du Chasseron. Au loin, les Alpes valaisannes
Vue sur le plateau suisse et le lac de Neuchâtel du sommet du Chasseron. Au loin, les Alpes valaisannes. Photo D.B.
Plateau des Mille étangs, Haute-Saône.Plateau des Mille étangs, Ballon de Servance, Haute-Saône.Métabief, Mont d'Or, Haut-Doubs.

Dix à vingt ans après la conversion de centaines d'agriculteurs au tourisme, de nouveaux acteurs investissent les vacances à la campagne qui attirent un gros quart des touristes français. « Les nouveaux porteurs de projets sont souvent d'origine urbaine », note Jean-François Mamdy, secrétaire général du SOURCE, le centre national de ressources du tourisme en espace rural.
Ouvrir un gîte ou créer des chambres d'hôtes permettait de rénover un patrimoine, d'espérer cultiver de nouvelles relations humaines, d'avoir un complément de revenu. « C'est toujours vrai, mais il y a maintenant la notion d'entreprise rurale », explique Yannick Fassaert, le président du SOURCE.
La période est aussi à la concentration des investissements lourds sur les grosses structures touristiques. Ce pourrait être un frein au tourisme vert, mais la confiance est là : « La France a aujourd'hui 75 millions de touristes, elle en aura 100 millions en 2015. Et le tourisme rural a davantage de potentiel que le littoral », assure le président du SOURCE en invoquant les études de l'OCDE et de l'Organisation mondiale du tourisme.

« Excusez ma brutalité »

C'est dans ce contexte que se tient depuis mercredi et jusqu'à ce matin (29 aoû 2003), la 13e université d'été du tourisme rural. Destinée à l'échange entre professionnels et experts, elle est initiée par une équipe issue de l'école d'ingénieurs agricoles de Clermont-Ferrand. Cette année, le thème choisi est le lien entre formation, emploi et compétences. Pour la première fois sur le massif jurassien, l'événement est franco-suisse et alterne conférences, débats et visites de terrain entre la petite ville des montagnes vaudoises, Sainte-Croix, et les Fourgs, plus haut village du Doubs.
Pour lancer le débat sur la formation, rien ne valait les provocantes suggestions du MEDEF. Son représentant Alain Dumont a même demandé à l'avance qu'on « l'excuse pour sa brutalité ». Exhortant son auditoire à « se bouger » sous peine de noyade par immersion sous la vague de la mondialisation, il estime que « la compétence s'acquiert dans l'action »...
Il fustige le taylorisme autant que « ces entreprises incapables de gérer les parcours de formation de leurs salariés et voient partir les plus compétents chez le voisin ». Il partent aussi à cause des bas salaires. Alain Dumont jure par « la validation des acquis » et applaudit cette société californienne qui ne paie à ses salariés « que la compétence acquise, mais pas la formation suivie ».

« Depuis Léon Blum... »

Observateur de situations réelles, le sociologue Patrick Mayen estime que « la question de la compétence est surtout celle de l'intégration au travail ». Dans le tourisme, où la pluriactivité est la règle, « la formation doit faire passer d'un système de représentation monotechnique à un autre. Il faut conceptualiser et l'on doit être capable de changer de point de vue, de se mettre à la place de l'autre et d'adopter sa logique ».
Les clownanalystes Victor et Rosalie ont synthétisé en dix minutes ces complexes discours, tout en pointant leurs contradictions d'une pirouette : « C'est en faisant qu'on acquiert des compétences, mais ne le dïtes à personne... à cause de la concurrence » !
La palme de l'humour revient cependant à l'économiste bernois Peter Keller : « Depuis Léon Blum, de larges couches de la population peuvent faire du tourisme ». Constat réitéré à propos des 35 heures par le CREDOC : 20% des Français ont allongé leurs vacances grâce à la RTT, 12% sont partis davantage en week-end, 9% sont partis plus souvent à la journée (Nème hors série de la revue du SOURCE).
Reste, rigole encore Peter Keller, que si les 35 heures ont donné du temps pour les vacances, on en prendrait davantage si des augmentations les avaient accompagnées !

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Corriger n'est pas compenser

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Vendredi 5 août 2011 / Daniel Bordür

Mots-clés: MercureauxCPEPESC

En service depuis le 12 juillet 2011, la déviation sud-ouest dite « Voie des Mercureaux » fait l'objet d'un nouveau recours judiciaire pour non-respect des prescriptions environnementales. La Commission de protection des eaux vient de saisir une fois de plus le Tribunal administratif pour lui demander d'obliger l'État à respecter, d'ici un an et sous astreinte, le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux du bassin Rhône-Méditerranée (Sdage). L'association estime que le remblai de Beure, où démarre la déviation sur 440 m dans le lit majeur du Doubs, est en « totale incompatibilité » avec les objectifs du Sdage de 1996 alors en vigueur. D'une surface de 18 400 m2, le remblai a en effet réduit de 39 000 m3 le champ d'expansion des crues « sans prévoir de compensation hydraulique ». Renforcé en 2009, le Sdage prévoit même aujourd'hui une compensation à « 100 % du volume d'expansion soustrait ». L'arrêté préfectoral du 11 décembre 2007 autorisant le remblai annonce bien un bassin de décharge et des buses de communication entre la rivière et la zone située de l'autre côté du remblai, mais il ne s'agit que de mesures correctrices afin d'éviter « une élévation supplémentaire du niveau du Doubs en cas de crue ». Et non des « mesures de compensation » de la perte de stockage de 39 000 m3 du champ d'inondation « maintenant occupé par les remblais », souligne la CPE. Remplaçant le viaduc un temps envisagé, le remblai était arrivé en catimini dans le projet. À tel point que la CPE avait déjà dû saisir, avec succès, le Tribunal administratif pour forcer le préfet à organiser une enquête publique « loi sur l'eau » pourtant obligatoire. La culture juridique des aménageurs est décidément bien peu écolo !

-> l'Etat condamné le 13 novembre 2012

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