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Les brèves

Thibaut Bize (PCF) : « Il faut ramener l'analyse de classe et l'internationalisme... »

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Jeudi 11 octobre 2018 / La rédaction

Le secrétaire départemental du PCF du Doubs tire une première leçon du résultat de la consultation des militants communistes qui, dans le département, ont amplifié la tendance nationale. Les Hauts-Saônois ont préféré le texte « Pour reconstruire le parti de classe » arrivé dernier dans le pays.

Le vote des communistes franc-comtois est un peu en trompe l'œil du fait du résultat atypique des Hauts-Saônois, les plus nombreux numériquement en Franche-Comté. Ils ont donné plus de 75% au texte « Reconstruire le parti de classe, priorité au rassemblement dans les luttes » qu'on peut considérer comme une orientation fondamentaliste. Cela met ce texte en seconde position au niveau régional alors qu'il est quatrième et dernier dans le pays, mais aussi dans le Jura et le Territoire de Belfort.

Le Doubs a, plus largement qu'au niveau national, placé en tête le texte « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle » qui a obtenu près de 60% des voix des 81 votants. Pour la petite histoire, la fédération du Doubs avait été, en 1987, la seule du pays à ne pas voter le texte d'orientation proposé par la direction du parti à l'occasion du 26e congrès. Cela lui avait valu la mise sous tutelle, le débarquement des responsables locaux, et entraîné le départ de très nombreux adhérents dont certains constituèrent la Fédération démocratique de Franche-Comté...

Si les communistes du Doubs et du Territoire de Belfort ont amplifié la tendance nationale en faveur du Manifeste,  notamment signé par le député André Chassaigne, président du groupe à l'Assemblée nationale, les Jurassiens ont voté quasiment avec la même répartition que nationalement. Le texte du Comité national, soutenu par l'actuel secrétaire général Pierre Laurent, ne fait mieux qu'au plan national que dans le Jura (40%), mais fait nettement moins au niveau comtois, ne récoltant que 5 voix en Haute-Saône...

 

Base commune ( texte adopté par le Conseil national ) : « Le communisme est la question du XXIe siècle ».
Printemps : « Se réinventer ou disparaître ! Pour un printemps du communisme ».
Manifeste : « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle ».
Parti de classe : « PCF : Reconstruire le parti de classe, priorité au rassemblement dans les luttes ».

 

Secrétaire de la fédération du Doubs depuis 6 ans, poste pour lequel il ne se représentera pas, Thibaut Bize, a beau jeu de relever, comme tout le monde, que « c'est la première fois que ce n'est pas le texte de la direction qui arrive en tête. On nous avait souvent reproché des débats monolithiques... » Il estime que ce résultat est « un signal pour revenir à une stratégie plus claire tout en redonnant au parti son rôle dans la gauche. Le rassemblement sans contenu n'est pas une fin en soi... »

Est-ce à dire que c'est la fin des alliances à géométrie variable, selon les territoires ou les situations, pour le PCF, ayant souvent donné l'allure d'opérations sauvetage de sièges ?
« Prenons les questions les unes après les autres. On n'est pas d'accord avec Génération.s  sur le fédéralisme européen. C'est différent sur des sujets précis ou les municipales où une alliance est possible ».

Quelle seront les conséquences de ce vote interne sur les élections européennes et municipales ?
« Le PCF ne change pas de philosophie ! Nous avons dans notre ADN la construction d'un grand rassemblement populaire, mais il faut qu'on soit plus à l'initiative. Dans le débat européen, il manque une analyse de classe. La gauche européenne se perd dans certains débats. Ça a peu de sens d'opposer les travailleurs immigrés et les travailleurs de son pays, comme le fait cette dirigeante de Die Linke. Peut-être notre défaillance est de ne pas être audible à gauche pour construire le rassemblement. Il faut ramener l'analyse de classe et l'internationalisme... »

Le congrès qui se tient fin novembre devra notamment trancher la question du maintien ou non de Pierre Laurent à la tête du parti. Thibaut Bize estime que le secrétaire général devrait « tirer les conclusions » de sa mise en minorité...

Plus de 1500 manifestants à Besançon

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Mardi 9 octobre 2018 / La rédaction

La journée nationale d'action contre la politique sociale du gouvernement a rassemble davantage de monde que ne le pensaient plusieurs responsables syndicaux...

La tête de cortège court dans la rue de la préfecture... (Photos DB)

Ce n'était pas une divine surprise, mais les militants syndicaux chevronnés n'auraient pas parié sur une telle affluence pour la première journée d'action interprofessionnelle. 1700 personnes, selon la CGT, ont défilé mardi 9 octobre dans les rues de Besançon à l'appel de la CGT, FO, Solidaires, l'UNEF et des organisations lycéennes. On a vu aussi quelques drapeaux de la FSU et une chasuble CFDT...

La matinée a commencé par le blocage du lycée Pergaud et une centaine de ses élèves étaient dans la manifestation aux côtés de quelques dizaines d'étudiants, de plusieurs centaines de salariés et de retraités. « Les lois que veut mettre en place Macron nous toucheront plus tard », explique un lycéen. Un quinquagénaire se réjouit : « y'a beaucoup de jeunes ». La sono de la camionnette de Solidaires délivre un bref message sur la grève qui vient de commencer aux urgences du CHU Jean-Minjoz.

Les formules sont sans surprise : « Macron, t'es foutu, les fainéants sont dans la rue ». A quelques pas, elle est adaptée à l'âge de ceux qui le crient joyeusement : « T'es foutu, la jeunesse est dans la rue... » La présence simultanée de jeunes, de salariés et de retraités est soulignée au micro par José Aviles, le secrétaire de l'UL CGT. Il promet d'autres démonstrations : « nous montrerons qu'une autre société est possible... »

De fait, on pouvait ressentir une certaine énergie que traduisait un nouveau slogan, plus ou moins slamé : « Même si vous ne voulez pas, nous on est là... » Le tonus se voyait aussi dans les quelques courses répétées d'une trentaine de mètres de la tête de cortège où, là encore, les jeunes générations étaient bien représentées.

Reste qu'on est loin des foules débordantes qui emportent un cabinet ministériel ! « Si seulement, on était débordé », sourit Jacques Bauquier, animateur du comité régional CGT de la métallurgie...

 

 

 

 

 

« L'IVG peut être remise en cause » craignent des étudiant.e.s bisontin.e.s

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Jeudi 27 septembre 2018 / La rédaction

Ils et elles étaient une dizaine à s'être rassemblé.e.s sur une place du centre-ville pour défendre un droit qui paraît acquis alors que certains signes sont menaçants...

A peine une dizaine, en retard de quelques minutes, des étudiants militants à l'Association Solidaire de défense des étudiants, le nouveau nom de ce qui fut l'Ameb, ont occupé une petite heure la place Pasteur de Besançon avec des messages revendiquant le droit à l'IVG. Anticipant de 24 heures la journée internationale pour le droit à l'avortement, le syndicat étudiant avait la veille invité les autres organisations à le rejoindre sur le pavé, avec un succès plus que mitigé puisque trois femmes sont venues dont une adhérente de Solidaires.

« Dans la tête de certains, c'est un droit acquis, mais il peut se perdre quand on sait ce qu'il en est dans certains pays et certains territoires », disait-elle pour expliquer sa présence. Etudiante en 3e année de licence de lettres, Sol est sur la même longueur d'onde : « c'est important de réaffirmer ce droit avec ce qui se passe en Irlande ou en Espagne, quand on voit qu'en France jamais autant de médecins n'ont invoqué la clause de conscience, ou que sur certains territoires, il faut aller loin de chez soi pour avorter ».

Jérémy, en 3e année d'histoire, est outré d'avoir entendu le président du syndicat des obstétriciens invoquer lui aussi la clause de conscience : « l'IVG peut être remise en cause », craint-il. « C'est super important de montrer qu'on a une voix », ajoute une jeune femme. Peu nombreux en cette fin d'après-midi, les passants regardent cependant les messages brandis par les étudiants. Quelques uns s'arrêtent. Une sage-femme vient au contact pour les encourager : « l'IVG, ça me parle... »

Curieusement, personne dans le petit groupe n'a entendu parler du rejet, lundi 24 septembre, de la motion de l'opposition demandant que les médecins des centres de planification dépendant du Conseil départemental du Doubs puissent être autorisés à pratiquer des IVG médicamenteuses. Si Factuel et France 3 en ont parlé, L'Est républicain a jusqu'à présent tu l'information1. Quand on la donne aux étudiants, ils y trouvent une raison supplémentaire d'être là... 

  • 1. elle est donnée dans l'édition de vendredi 28

Démarchages frauduleux à l'isolation des logements dans le Doubs

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Mardi 25 septembre 2018 / La rédaction

Le Conseil départemental du Doubs nous a adressé ce communiqué :

« Depuis le mois de juillet 2017, une société se présentant comme le « service Habitat du Département » fait de la prospection commerciale dans le Doubs et propose une pseudo aide à l’isolation de logements.

« Nous souhaitons à nouveau informer nos usagers qu’aucun démarchage téléphonique n’est organisé par le Département du Doubs. Il s’agit d’une arnaque, aussi, le Département ne saurait se sentir responsable de dépenses engagées sur ce programme frauduleux.

« Le Département dénonce ces manœuvres abusives pour lesquelles les usagers sont fondés à déposer plainte. Une plainte au nom du Département a d’ailleurs été déposée en juillet 2017 auprès du commissariat de police de Besançon et le procureur de la République a été saisi en novembre 2017. »

La CFDT inquiète pour les 28 emplois de l'Association Famille Laïque de Besançon

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Lundi 17 septembre 2018 / La rédaction

Spécialisée dans l'aide à domicile, l'entreprise a été placée en redressement judiciaire. Le syndicat CFDT Santé-Sociaux du Doubs a saisi les élus du risque de rachat à des conditions salariales inférieures.

Spécialisée depuis 21 ans dans l'aide à domicile à Besançon, l'Association Famille Laïque a été placée en redressement judiciaire, alerte le syndicat CFDT Santé-Sociaux du Doubs. Jusque là saisi par des salariés à titre individuel, le syndicat se dit « surpris » d'une telle procédure et déclare n’avoir « jamais eu connaissance de difficultés budgétaires sérieuses », mais plutôt de « situations relevant de question de management et/ou de cas particuliers de salariés, comme dans beaucoup d’entreprises. »

C'est ce qui lui fait affirmer que les difficultés sont « conjoncturelles plutôt que structurelles » dans un secteur d'activité « en souffrance depuis des décennies », notamment par manque de financement. « Les entreprises du secteur sont toutes en difficultés et souvent celles qui perdurent sont “sauvées” par des stratégies très diverses, pas toujours défendables. (Optimisations fiscales, non-respect des règles conventionnelles ou légales, licenciements ou ruptures de contrats divers, bénévolat contraint…) », estime la CFDT qui craint une reprise par un acteur situé hors du champ médico-social.

Sa secrétaire générale Christelle Tisserand a écrit au Conseil départemental, à la Ville, aux députés et au préfet. Elle s'insurge d'une proposition de rencontre avec la ville « au-delà des délais laissés aux éventuels repreneurs »...

Fête des associations de Planoise : « toujours quelqu'un vers qui se tourner »

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Jeudi 13 septembre 2018 / Christine Oudry-Henrioud

Quand on pense  à Planoise, on pense diversité et dynamisme. C'est ce qui est apparu encore clairement au visiteur ce samedi 8 septembre à la Maison pour tous sur le parvis de la médiathèque au Centre Mandela, où une quinzaine d'associations ont présenté leurs activités et projets. Culture, théâtre, sport, éducation et encadrement périscolaire, toutes représentent les attentes et espoirs d'un grand nombre de Planoisiens.

Des projets audacieux comme ces « jardins partagés » soutenus par le service des Espaces Verts de la ville (il en existe déjà un remarquable rue de Reims) contrastent pourtant avec la fragilité annoncée d'anciennes associations comme "des Racines et des feuilles" qui s'est vue "couper les vivres" pour cette rentrée.

Quel est donc l'avenir de ces associations et pourquoi certaines ont le vent en poupe tandis que d'autres sont menacées ?  Planoise s'enorgueillit pourtant d'en avoir le plus grand nombre dans tout Besançon (31 à ce jour) comme si ce dynamisme était indispensable pour contrer sa si mauvaise réputation. Un représentant de la Maison pour tous commente : « Dans toute ville, il y a toujours un quartier choisi comme cible, ici c'est Planoise ». « Et peu importe », ajoute un visiteur, « ici au moins on ne se sent pas seuls et on a toujours quelqu'un vers qui se tourner ».

Florian Dejeu, référent de l'accompagnement des associations, est satisfait encore cette année du succès de ce rassemblement, « comme l'an dernier », précise-t-il. Il reconnaît toutefois que le plus grand nombre de visiteurs sont les membres des associations, bénévoles, permanents, famille et amis. L ambiance est joyeuse devant le podium où se rassemblent enfants, ados et parents. Devant les différentes prestations (Folflore, hip hop, chants).

Reste que les habitants du quartier ne sont pas venus en grand nombre, encore moins les résidents des communes pourtant toutes proches... Planoise n'appartient-elle donc qu'aux Planoisiens ?

Karima Rochdi et Yannick Poujet récupèrent les attributions retirées à Jean-Sébastien Leuba

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Mercredi 5 septembre 2018 / La rédaction

Jean-Louis Fousseret vient de confier les missions relevant de la délégation « Animation, vie des quartiers, vie associative, jeunesse » qu'il avait retirée à Jean-Sébastien Leuba, à deux conseillers délégués de la majorité.  La vie des quartiers et Jeunesse échoient à Yannick Poujet (PS) qui s'occupait déjà du handicap et de l'énergie. La vie associative sera du ressort de Karima Rochdi (LREM) qui avait déjà le jardin de la connaissance et du savoir ainsi que le contrat de ville.

Tous deux seront rattachés directement au maire et, indique un communiqué qui ne cite pas l'élu destitué, « conduiront leurs actions avec une volonté de cohérence, d’efficacité et de proximité ».

Jean-Sébastien Leuba s'était vu retirer sa délégation par Jean-Louis Fousseret qui invoquait une « perte de confiance », avant que le conseil municipal, le 2 juillet, ne vote en outre la destitution de son mandat d'adjoint par une alliance de circonstance LREM-Centre (ex UDI)-PS (sauf deux élus) qui réunissait 29 voix tandis que 13 élus de gauche s'y opposaient et que les groupes d'opposition LR, MoDem et Patriotes ne prenaient pas part au vote.

Besançon : agressions homophobes parc Micaud

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Mercredi 5 septembre 2018 / La rédaction

Plusieurs plaintes pour agressions à caractère homophobes ont été déposées au commissariat de Besançon depuis la mi-juillet. Selon une victime, huit agressions au moins ont été signalées, dont cinq se sont produites entre le 12 et le 19 juillet, et deux la semaine dernière, parc Micaud, lieu connu de drague et de rencontres de la communauté gay. Ces violences seraient le fait d'une bande de dix à quinze jeunes gens et auraient donné lieu à trois plaintes selon une source proche de l'enquête.

Hommage à un soldat américain 74 ans après...

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Mercredi 5 septembre 2018 / La rédaction

Le 7 septembre 1944, Robert D.Maxwell se jetait sur une grenade allemande avec sa couverture afin d'absorber le choc de l'explosion. Ses trois camarades du poste d'observation sont sauvés par ce geste et l'attaque est repoussée, explique dans un communiqué l'Armée de Terre. On est alors en pleins combats pour la libération de Besançon qui interviendra le lendemain. 

En mémoire de l'acte du soldat américain, mutilé à vie, aujourd'hui âgé de 97 ans, une plaque est inaugurée vendredi 7 septembre à 18h30 au fort Chaudanne à l'occasion d'une cérémonie publique, en présence de représentants de l'US Army.

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Arrêté anti-mendicité : Jean-Louis Fousseret fait marche arrière

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Vendredi 31 août 2018 / Daniel Bordür

Le maire de Besançon abroge l'arrêté du 9 juillet et en prend un autre d'où est expurgé toute référence à la mendicité. Il vise désormais les « sollicitations agressives » tout en ne lâchant rien sur les autres motivations. On peut cependant y voir une atteinte potentielle au droit de manifester !

Mots-clés: mendicité
Jean-Louis Fousseret à la fin d'un conseil municipal (archives DB)

Le maire de Besançon a abrogé l'arrêté municipal anti-mendicité du 9 juillet vendredi 31 août et en a pris un autre d'où la référence à la mendicité a disparu (voir ici). Il interdit désormais dans les mêmes lieux et aux mêmes dates que dans l'arrêté supprimé « l'occupation de manière prolongée en station debout, assise ou allongée des voies publiques par des individus seuls ou des regroupements de personnes, que cette occupation soit accompagnée ou non de sollicitations à l'égard des passants, lorsque qu'elle est de nature à entraver la libre circulation des personnes, à porter atteinte à la tranquillité publique, notamment lorsqu'elle s'accompagne de nuisances sonores, ou à la salubrité publique ».

Pour justifier ce revirement annoncé juste avant 18 heures, Jean-louis Fousseret souligne le « malentendu quant au but poursuivi » par l'arrêté du 9 juillet. Tant dans les considérants que dans les articles prescriptifs, le mot mendicité a disparu, notamment au profit de « sollicitation agressive ». Des arguments sont réécrits, comme celui relatif à la « gêne à l'accès à certains commerces », notamment par « le stationnement prolongé et continu de personnes accompagnées de chiens dans les lieux à forte fréquentation susceptible d'entraver la libre circulation des piétons ».

Dans le communiqué de presse annonçant ce changement de pied, Jean-Louis Fousseret souligne que le tribunal administratif a estimé que l'arrêté contesté « n'était ni manifestement illégal ni disproportionné ». Ce faisant, le maire ne dit rien sur l'article 6 de la décision du juge qui considérait que l'arrêté du 9 juillet a « indirectement mais nécessairement porté atteinte à la liberté d'aider autrui », autrement dit à la liberté fondamentale qu'est la fraternité, comme l'a rappelé en juillet le Conseil constitutionnel à propos de Cédric Hérrou, cet agriculteur des Alpes Maritimes qui aidait les migrants en provenance d'Italie via la montagne.

Le maire entend ainsi « répondre aux interrogations et aux inquiétudes qui ont pu être exprimées ces dernières semaines et lever ainsi toute ambiguïté. Besançon n’a jamais voulu interdire la mendicité mais améliorer une situation connue de tous. Besançon agit et agira toujours pour les plus démunis ».

Reste que la rédaction de l'article 2 du nouvel arrêté peut ouvrir la voie à une lecture remettant en cause le droit de manifester. Celle-ci prohibe « l'occupation de manière prolongée en station debout (...) des voies publiques (...) par des regroupements de personnes (...) notamment lorsqu'elle s'accompagne de nuisances sonores (...) ». Est-ce un objectif ou le signe d'une réécriture dans l'urgence ?

L'ancien président du Medef de Franche-Comté en détention provisoire

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Jeudi 28 juin 2018 / La rédaction

Jean-Luc Piton lors d'une réunion du CESER de Franche-Comté en 2014 (photo d'archives)

Après deux jours de garde-à-vue, Jean-Luc Piton a été placé mercredi 27 juin en détention provisoire par le juge de la liberté et de la détention de Vesoul, après que le parquet a requis sa mise en examen pour banqueroute, recel et abus de biens sociaux. Il est question de détournement de plusieurs centaines de milliers d'euros auprès de deux de ses sociétés spécialisées dans la lingerie à Luxeuil-les-Bains, placées depuis novembre 2017 pour la Compagnie des Athelots, et février dernier pour la société industrielle Bruno-Richard, en liquidation judiciaire. Il aurait laissé une ardoise de 450.000 euros de loyer auprès d'un organisme para-régional.

M. Piton est présumé innocent et sa mise en détention est justifiée selon les magistrats pour éviter tout risque de fuite à l'étranger. L'instruction judiciaire doit porter sur des mouvements financiers, notamment avec Oman où les entreprises de M Piton avaient des marchés importants. Ancien président du Medef de Franche-Comté, il était jusqu'il y a peu président de la SEM Action 70, et a été le premier trésorier du Medef Bourgogne-Franche-Comté.

Naissance officielle de l'Agence livre et lecture Bourgogne-Franche-Comté

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Jeudi 21 juin 2018 / La rédaction

Née le 1er janvier 2018 de la fusion de l’ACCOLAD (Agence Comtoise de Coopération pour la Lecture, l’Audiovisuel et
la Documentation), du Centre régional du livre de Bourgogne et du Centre régional du livre de Franche- Comté, l’Agence Livre & Lecture Bourgogne-Franche-Comté est également une conséquence de la fusion des régions. Elle réunit 250 adhérents dont des professionnels du livre (20 auteurs, 36 éditeurs, 24 librairies), 60 collectivités, 30 associations, trois universités, des lycées, des sociétés savantes, une soixantaine de particuliers médiateurs du livre ou militants...

L'agence emploie treize salariés sur trois sites (Besançon, Belfort et Dijon) qui ne seront plus que deux au 1er octobre avec la fermeture du site de l'Accolad qui n'a plus que deux salariés à Cravanches, près de Belfort. La directrice de l'agence est l'ancienne directrice du CRL de Bourgogne, Marion Clamens. L'ancienne directrice du CRL de Franche-Comté, Brigitte Chartreux, est directrice littéraire.

Un chantier sera notamment de rapprocher les anciennes structures dont les cultures étaient assez différentes, plutôt axée sur le patrimoine en Bourgogne quand la Franche-Comté menait des actions et animations dont les emblématiques Petites Fugues. Une piste est d'essaimer en Bourgogne, ce qui a déjà commencé avec une première incursion à Louhans (Saône et Loire). 

Lors de sa première assemblée générale, le 14 juin, elle a élu à la présidence Evelyne Gény, ancienne responsable éditoriale des Presses universitaires de Franche-Comté. Dans un communiqué, l'agence explique être « le lieu ressource où se tient, entre l’État, la Région et les professionnels du livre et de la lecture, la concertation nécessaire à l’ajustement des politiques publiques du livre et de la lecture sur le territoire, et à leur mise en œuvre. Elle est un lieu de réflexion et de prospective sur le développement du secteur, et de coopération entre les professionnels eux-mêmes. »

En attendant un site internet spécifique, l'agence a un portail réunissant les sites des anciennes structures et des animations.

Mobilisations ferroviaires à Lons-le-Saunier

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Vendredi 15 juin 2018 / La rédaction

« La boutique SNCF de la gare de Lons-le-Saunier est en danger de fermeture », alerte la France insoumise de la préfecture du Jura dans un communiqué : « depuis que l'État et la SNCF se défaussent sur les régions, ce sont ces dernières qui assurent le financement des ouvertures de boutiques de la SNCF. La convention de partenariat pour les années à venir entre la région Bourgogne Franche-Comté et la SNCF devrait établir la règle du jeu depuis de nombreux mois. Mais ce document n’est toujours pas signé et le financement n'est donc toujours pas confirmé »

LFI a écrit à la présidente de région, et programmé une information aux usagers mardi 19 juin de 15h30 à 18h devant la gare. Le mouvement interroge aussi le maire Jacques Pélissard et la député Danièle Brûlebois, vice-présidente de l'Assemblée nationale : « Le premier devoir d’un-e élu-e est de défendre l’intérêt du peuple. Il faut dire que les LR et les macronistes sont des soutiens zélés aux directives Rail et autres traités qui assèchent les finances des services publics ».

De son côté, John Huet, adjoint UDI au maire et président de l'Association pour Lons (APOLO), a lancé une pétition en ligne pour réclamer le maintien de la desserte par TGV de Lons-le-Saunier. Son texte souligne que la gare, fréquentée par 330.000 personnes par an, irrigue une grande partie du Jura. Sans TGV, explique-t-il, c'est « la présence d'industrie d'envergures nationale et internationale qui est directement menacée ».

 

Plus de 800 retraités dans la rue en Franche-Comté

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Jeudi 14 juin 2018 / La rédaction

Près de 400 retraités ont participé à la nouvelle journée nationale intersyndicale contre l'augmentation de la CSG et le blocage des pensions dans les rues du centre de Besançon, jeudi 14 juin. Une délégation a été reçue à la préfecture tandis que les manifestants se dispersaient, une partie du cortège retournant prendre l'apéritif place de la Révolution.

Dans une brève allocution, Gilles Spicher, a établi la « longue liste » des coups subis par le retraités, de la perte de la demi-part des veuves et veufs ayant élevé seul un enfant au report du taux plein pour les retraites complémentaires. Il a souligné que 4 millions de retraités perçoivent moins de 629 euros par mois, indiquant que les pensions de reversion sont dans le collimateur.

Ils étaient près de 200 à Vesoul, une centaine à Lons-le-Saunier et Belfort, une cinquantaine à Dole où s'est tenue également une manifestation de défense de l'hôpital à laquelle 500 personnes, selon la CGT, ont participé, dont plusieurs dizaines ont fait irruption dans la réunion du conseil de surveillance. Une revendication est notamment le maintien de deux lignes de SMUR.

 

Devant la préfecture de Besançon.

 

Place de la Révolution à Besançon.

 

Commission de la carte de presse : le SNJ confirme son leadership

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Jeudi 14 juin 2018 / La rédaction

Avec 53,13% des voix, le syndicat national des journalistes a remporté le second tour des élections à la commission de la carte d'identité des journalistes professionnels face à cinq autres listes. Il était arrivé en tête du premier tour avec 53,94% face à trois listes...

Remportant 10 des 16 sièges dans l'instance principale, le SNJ devance le SNJ-CGT (4 sièges, 18,6%) et la CFDT (2 sièges, 17,3%). Membre de l'union syndicale Solidaires, le SNJ a également tous les correspondants régionaux et les trois membres de la commission de recours dite supérieure.

Voir les résultats ici et le communiqué du SNJ .

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