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Les recoins

Un sens du devoir qui met au supplice

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Jeudi 14 juin 2018 / La rédaction

« Le soutien du maire de Besançon au gouvernement crée des tensions évidentes au sein de la majorité municipale », peut-on lire sous la plume du secrétaire départemental du PCF, Thibaut Bize, dans Le Fil rouge, le journal des communistes du Grand-Besançon, distribué notamment dans les manifs. Evoquant les « limites » de l'action des cinq conseillers municipaux PCF, notamment « liées aux contraintes imposées par le gouvernement », celui qui est aussi président du groupe communiste au conseil municipal affirme en même temps que le programme de 2014 « a été respecté jusqu'à présent » et que « l'attitude nationale et locale à l'égard des migrants n'est pas conforme » à ses valeurs.

Bref, les communistes se tâtent, s'interrogent, posent des jalons, constatent une « situation anormale où un maire rompt avec les électeurs de gauche en changeant de bord » qui les met au supplice : « devons nous rester dans la majorité ou en sortir ? » Le devoir semble les pousser à rester : « si nous sortons, qu'adviendrait-il des dossiers que nous avons portés ? Qu'en serait-il du contrat passé avec les Bisontins ? »

Le devoir et, peut-être, le sens du sacrifice : « Jusqu'à présent, comme nos collègues élus restés fidèles à la gauche, nous pensons être plus utiles en assumant nos responsabilité. » C'est beau comme de l'antique. Mais le sens du sacrifice a ses limites car Thibaut Bize répète, avec des points de suspension : « Jusqu'à présent... »

Il n'en dit pas plus pour ne pas insulter l'avenir. Reste que le prochain jalon se rapproche... Un peu comme le gars qui tombe d'une tour et se dit à chaque étage : « jusque là, ça va... »

C'est pratique les points de suspension. Ils ne doivent pas empêcher de se demander avec Raymond Devos : « est-ce en remettant toujours au lendemain la catastrophe que nous pourrions faire le jour même, que nous l'éviterons ? »

La France insoumise et 5 étoiles : cousins faux frères ennemis !

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Jeudi 14 juin 2018 / La rédaction

Co-secrétaires régionaux d'EELV-Franche-Comté, Brigitte Monnet et Philippe Chatelain font dans l'éditorial du bulletin de juin du parti La Feuille Verte un audacieux rapprochement idéologique consistant à à suggérer un « cousinage » entre la France insoumise et le mouvement italien Cinq Etoiles qui gouverne avec l'extrême-droite...

Après avoir justement souligné que LREM a « l'objectif de poursuivre et renforcer l'Europe de la "concurrence libre et non faussée"  avec le MoDem et la droite modérée, ils considèrent que LR et FN sont « de plus en plus proches ». Jusque là, on suit, mais quelle mouche les a piqués pour qu'ils poussent ainsi La France insoumise à droite toute en écrivant : « Pour la FI, il s'agit de faire émerger, par des rassemblements "populaires", un front anti-système cousin du Cinque Stelle italien, dynamique dont l'objectif reste ambivalent : une "autre" Europe aux contours mal définis » ?

En fait, certains écolos doivent surtout craindre qu'une partie de leurs électeurs soient tentés par le vote Insoumis. C'est à ce genre de détail qu'on sent l'approche du scrutin européen... Bon courage pour ensuite recoller les morceaux pour les municipales qui viennent peu après...

Jean-Louis Fousseret va présider la formation des élus LREM

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Jeudi 31 mai 2018 / La rédaction

Jean-Louis Fousseret va présider l'Institut de formation pour le renouvellement de la vie politique... L'organisme qui va ouvrir en juillet va former les élus, les cadres et les militants de La République en Marche. Dans le viseur, la préparation des municipales de 2020.

Ancien député PS du Doubs et conseiller général de Planoise, conseiller municipal de Besançon depuis 1983, maire depuis 2001, Jean-Louis Fousseret est un soutien de la première heure d'Emmanuel Macron. Comme quoi, le nouveau monde a bien besoin des recettes éprouvées de l'ancien monde...

Voir aussi sur France Info ici.

Loïc Niepceron (PS) : « l'erreur politique de Hollande est d'avoir nommé Macron »

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Lundi 12 mars 2018 / La rédaction

Dans un entretien à L'Est républicain où il dit ne pas solliciter de nouveau mandat de premier fédéral de Haute-Saône, poste qu'il occupe depuis 2000, le conseiller régional Loïc Niepceron fait un bilan contrasté de ses quarante ans au PS, un parti « en rééducation fonctionnelle » qu'il n'entend pas quitter...

« Je suis un réformiste opérationnel, mais très loin de Macron car le social est au cœur de mes préoccupations. Je suis de gauche. Après Mitterrand, je me suis retrouvé en Fabius, que j’ai soutenu au congrès de Rennes. J’ai travaillé avec Jospin, dont j’ai apprécié l’honnêteté et le charisme, et avec Hollande, intelligent et fin politique, même s’il avait tendance à passer trop vite d’un sujet à l’autre. Son bilan n’est ni noir ni blanc. Il faut en regarder le positif : le mariage pour tous, le maintien de l’ISF, le tiers payant. J’ai toujours été à son côté, sauf pour la déchéance de nationalité. On n’était plus dans nos valeurs. Son erreur politique, c’est d’avoir nommé Macron. »

A la question « comment le PS s'est-il écroulé ? », il répond, sévère : « il s’est éloigné de l’ouvrier qui se lève à 6 h du matin, de la mère de famille qui peine à boucler son budget, des gens. Sur la demi-part des veuves ou sur la défiscalisation des heures supplémentaires, le fossé s’est creusé... »

Besançon : Marcel Ferreol quitte le PS

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Lundi 12 mars 2018 / La rédaction

Marcel Ferréol annonce dans un message sur Facebook qu'après une « longue hésitation », il quitte « sans rancoeur mais pas sans émotion » le PS « après plus de 40 ans d'engagement ». Originaire de Saint-Etienne, cet ancien proviseur de l'enseignement agricole, était devenu adjoint à la culture de Robert Schwint en 1993.

Il évoque comme une « épreuve douloureuse » les « renoncement progressifs à nos engagements et les compromis avec nos convictions ». Annonçant s'investir désormais au sein de Génération.s, le mouvement fondé par Benoît Hamon, il considère que « le socialisme enrichi de l'écologie reste plus que jamais le ressort d'une espérance collective ». Il dit néanmoins son espoir de retrouver « prochainement » ses amis « dans la maison commune d'une gauche réinventée dont notre pays a besoin ».

Marcel Ferréol est proche de l'ancienne députée Barbara Romagnan.

Eric Alauzet candidat à la mairie de Besançon à deux conditions

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Lundi 15 janvier 2018 / La rédaction

Confirmant que briguer la succession de Jean-Louis Fousseret est « évidemment une option », Eric Alauzet a trouvé, en même temps, une bonne raison pour ne pas y aller : « Si le prochain mandat, c'est passer son temps à ne pas perdre ce que Dijon veut nous piquer de façon déloyale, non merci ! Ce n'est pas un projet politique. Et puis, c'est tout petit Dijon. Ils peuvent faire les gros bras, s'ils ne s'appuient pas sur Besançon, ce sont Lyon ou Nancy qui en bénéficieront, et je ne donne pas cher de leur peau... »

Comme il le précise à L'Est républicain (14 janvier), il doit « d'abord affiner et développer [s]a vision personnelle sur ce territoire et évaluer la situation politique » avant de « décider d'ici la fin de l'année ».

Le député LREM a démontré un talent certain pour « évaluer la situation politique » au printemps 2017, votant à la primaire socialo-écologiste pour De Rugy, puis Hamon, avant de se déclarer macroniste au soir du premier tour de l'élection présidentielle. Reste que la « situation politique » peut encore évoluer après les élections européennes de 2019 qui doivent se tenir avant les municipales...

Dans cet entretien au quotidien régional, l'élu explique aussi « être de gauche » parce qu'il pense qu'il « faut être collectif qu'individuel ». Il dit aussi douter que « puisse durer » l'unité de LREM car « le clivage gauche-droite reste une réalité ».

Eric Alauzet donneur de leçon quand même !

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Lundi 15 janvier 2018 / La rédaction

Quand le député Eric Alauzet (EELV de 2012 à juin 2017, LREM depuis) est interrogé par L'Est républicain (14 janvier) sur l'absence de travail commun avec sa consœur élue de l'autre circonscription de Besançon, Fannette Charvier (LREM), alors que c'était le cas avec Barbara Romagnan, la réponse est doucereusement cinglante : « Elle est très présente à l'Assemblée, elle pourrait y être moins. Je l'aide un petit peu, mais je sais qu'elle a du mal à entendre les conseils et les observations. Je ne veux pas être donneur de leçon. Il faut que la confiance s'installe. »

Quand on sait l'habituelle prudence langagière d'Alauzet, voilà qui en dit long sur la camaraderie au sein du parti présidentiel... A moins qu'il n'eut préféré la réélection de la parlementaire frondeuse qui aurait siégé à coup sûr dans l'opposition.

Besançon : les élus socialistes publient un quatre pages taquin

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Lundi 15 janvier 2018 / La rédaction

Le groupe SSCR (socialiste et société civile républicaine) du conseil municipal de Besançon vient de publier un quatre pages intitulé Agir pour Besançon. Proposant un trombinoscope de ses seize membres, il revient, sous la plume de son président, l'adjoint aux sports Abdel Ghezali, sur le « contexte politique nouveau et inédit qui a eu des conséquences très profondes jusque dans les collectivités locales où certains repères traditionnels se trouvent brouillés ». Autrement dit sur l'élection d'Emmanuel Macron qui a entraîné le départ de plusieurs élus municipaux du groupe dont le maire !

Cependant, est-il expliqué, le groupe SSCR fait « naturellement partie » de la majorité municipale avec le PCF, EELV et LREM. Cela n'empêche pas l'adjoint au budget Michel Loyat de dénoncer la « méthode brutale » et les « résultats inquiétants » de la baisse des APL. Il souligne que « ce projet [est] au moins aussi brutal que la ponction opérée sur les bailleurs sociaux à partir de 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy» et « en reprend d’ailleurs nombre d’arguments. Nous l’avions dénoncé dans une motion lors du Conseil municipal du 8 décembre 2011 ». Michel Loyat se garde bien de rappeler que cette motion n'avait pas été votée par le maire et les élus LREM.

Un court article de Jean-Sébastien Leuba critique le « coup porté aux associations » qu'a constitué la « réduction des contrats aidés » et cite le chiffre de 200 personnes concernées à Besançon.

Les deux pages suivantes citent une série de réalisations municipales et proposent aux citoyens une rencontre le 24 janvier à 18h30 au siège du PS.

Consulter le document en cliquant ici.

Quand la référente LREM du Doubs demande la tête d'un journaliste...

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Mercredi 4 octobre 2017 / DB

Une responsable politique demande la mise à la retraite d'un journaliste… Ça ne se passe ni au Venezuela ni en Corée du Nord, ni à Orange où le maire Jacques Bompard (ex-FN) demandait en 2003 à La Provence de muter des journalistes qui lui déplaisaient… Cela se passe dans le Doubs ! Et c'est la référente départementale du parti présidentiel LREM qui l'a fait via Twitter à propos de notre confrère Jean-Pierre Tenoux, grand reporter à L'Est républicain, coupable d'avoir appuyé là où ça fait mal : la double fonction d'Alexandra Cordier qui est en même temps attachée de presse au cabinet du maire de Besançon. Et surtout de lui avoir suggéré de choisir...

France3 développe l'histoire ici et le Lab d'Europe1 ...

L'incompréhensible suppression de l'arrêt en gare de Franois

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Samedi 30 septembre 2017 / La rédaction

C'est une curieuse décision, à rebours total des enjeux environnementaux. La région s'est mise en tête de supprimer l'arrêt en gare de Franois du TER Dijon-Besançon. Il s'agit officiellement de faire gagner quelques minutes entre les villes, alors que cet arrêt fait gagner un temps bien plus important à ceux qui descendent à Franois pour rejoindre le CHU Jean-Minjoz ou la fac de médecine, en leur évitant de transiter par la gare Viotte d'où ils reviennent sur leurs pas pour prendre le tramway.

Il y a même des correspondances avec les lignes périurbaines de bus 58 (Mazeroles) et 61 (Serres-les-Sapins) pour que les usagers du TER Dijon-Besançon puissent rejoindre le pôle santé ou Micropolis ! Ceux du TER Lons-Besançon ne sont pas concernés, puisque l'arrêt à Franois ne semble pas remis en cause.

Michel Neugnot, le premier vice-président de la région, en charges des transports, admet que sa décision « va léser 100 à 150 personnes » et promet « des solutions, dans le cadre de l’intermodalité ». Il invoque les 7.000 usagers quotidiens qui vont « gagner en temps de parcours », annonce trois liaisons supplémentaires,  et une fréquentation de la ligne en augmentation de « mille ou deux mille voyageurs ».

Du coup, la perspective de relier encore plus régulièrement la gare de Franois au CHU, souvent lancée dans les débats, s'éloigne encore un peu plus. Elle avait pourtant l'avantage d'être une alternative à la création jugée prohibitive d'un arrêt desservant le CHU Minjoz...

Un collectif s'est créé qui a mis en ligne une pétition pour le maintien de l'arrêt : cliquer ici.

Sénatoriales : trop plein de candidatures à droite dans le Jura

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Mardi 5 septembre 2017 / La rédaction

Le soir du scrutin du 24 septembre, s'ouvrira le jeu de chaises musicales de la redistribution des places au conseil départemental où sept élus sont candidats...

Est-ce l'appel d'air provoqué par la non candidature des sénateurs sortants Gérard Bailly et Gilbert Barbier ? Ou le jeu de chaises musicales qui s'ouvrira dès le scrutin passé pour redistribuer les postes au conseil départemental ? Bénéficiera-t-il à la première vice-présidente Hélène Pélissard ?

Ils sont cinq à droite à briguer les deux sièges qui doivent être renouvelés le 24 septembre : le président du département Clément Pernot, ses vice-présidents Sylvie Vermeillet, Dominique Chalumeaux et Marie-Christine Chavin, le président du Grand Dole Jean-Pascal Fichère.

Pernot et Chalumeaux ont eu l'investiture LR, Vermeillet celle de l'UDI.

Les macronistes de LRM font dans la synthèse entre un ex-UDI, le maire de Morez François Godin, également vice-président du département, qui s'allie pour la circonstance avec le conseiller départemental d'opposition, élu divers-gauche en 2014, Philippe Antoine. Comme on le voit, la clarification politique avance à pas de géants !

A gauche, l'alliance PS-PCF-EELV qui avait évité à ses protagonistes d'éviter le bouillon aux législatives de juin (ils ont fait plus de 5% et ont été remboursés des frais de campagne) tout en empêchant la qualification d'au moins un candidat insoumis au second tour, est reconduite. Les candidats investis sont Jean-Claude Wambst (PS), ancien maire de Dole, et Brigitte Monnet (EELV), maire de Vincelles et ancienne conseillère régionale. Ils ont pour suppléants les communistes Laurent Ménétrier et Anne-Christine Donze.

Les Insoumis ne présentent pas de candidats, en cohérence avec leur projet de supprimer le sénat...

Le FN présente un seul candidat, le conseiller régional et maire de Rans Stéphane Montrelay.

Dégagisme : Julien Acard quite le FN après l'éviction de Sophie Montel

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Mardi 5 septembre 2017 / La rédaction

Le dégagisme marche à plein à l'extrême-droite. Dégagée de l'Elysée, Marine Le Pen avait été critiquée en interne pour avoir tenté une sorte d' « en même temps », impossible synthèse entre l'extrême-droite de toujours (héritière de Vichy, raciste, antisémite, anticommuniste, nationaliste) pour tenants de l'inégalité entre les humains, et une forme de gauchisme sommaire destiné à attirer une part de l'électorat populaire, mâtiné d'une évolution libérale sur les mœurs, acceptant, voire défendant par exemple le droit à l'avortement.

Cette ligne est incarnée par Florian Philippot qui paie le prix de la défaite du second tour de la présidentielle bien que la candidate soit proche de lui... Du coup, c'est plus un coup de balai tactique qu'un aggiornamento idéologique.

Il a notamment pour résultat la scission du groupe « FN-Les Patriotes » du conseil régional, se solde par la mise à l'écart de sa présidente Sophie Montel, de la Haut-Saônoise Karine Champy ou encore de Julien Acard, également conseiller municipal de Besançon, qui vient d'annoncer qu'il quitte le parti après « l'éviction insensée » de Montel. Des 24 élus de décembre 2015, il en reste une quinzaine, présidée par Julien Odoul, élu de l'Yonne, passé par le PS et l'UDI, avant de trouver le FN plus conforme à son euroscepticisme.

Législatives : le couac des envois se retrouve dans le « code 7 »

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Dimanche 11 juin 2017 / La rédaction

Des électeurs de Besançon ont voté pour des candidats qui ne se présentaient pas dans leur circonscription après avoir reçu par erreur du matériel électoral destiné à la circonscription d'à côté... Exemple dans les bureaux de vote de Montjoux, dans la première circonscription, où certains ont voté Alauzet (photo), Fagaut ou Arnoux candidats dans la seconde... La préfecture doit quelques explications.

Un bulletin Alauzet, quoi de plus normal ? Le hic, c'est qu'il n'est pas candidat dans ce bureau de vote !

Il fallait s'y attendre, c'est arrivé. Les erreurs d'adressage de professions de foi et de bulletins de vote, dont Factuel a parlé dès le 6 juin (voir ici), ont produit quelques curiosités lors des opérations de dépouillement à Besançon. Dans les bureaux 305 et 308, implantés dans la cité scolaire Montjoux, les scrutateurs ont eu la surprise de découvrir des bulletins de candidats dans la deuxième circonscription du Doubs et non de la première. Or, ces deux bureaux sont dans la première circonscription.

Nous n'avons pas effectué de pointage systématique, mais sur les 300 premiers bulletins du bureau 308 où un peu plus de 500 personnes ont voté, on a trouvé 21 bulletins nuls, dont la plupart correspondaient au « code 7 », selon les indications données aux citoyens effectuant le dépouillement par le président du bureau de vote. C'est à dire correspondant à des candidats non candidats ! On a ainsi vu passer des bulletins Alauzet, Fagaut ou Arnoux !

21 sur 300, c'est quand même 7%. Sur les 300 premiers bulletins dépouillés dans le bureau 305, juste séparé d'une barrière, il y avait 12 nuls, soit 4%...

Les commentaires allaient bon train, et l'on se disait en hochant la tête qu'à vouloir externaliser la mise sous pli - elle aurait été effectuée en Alsace -, on en arrive à des situations où des électeurs commettent de bonne foi une erreur qui invalide leur vote.

Factuel a reçu plusieurs témoignages relatifs à des erreurs : des électeurs de la première circonscription ont reçu du matériel électoral de la seconde, et vice-versa. Ceux qui suivent avec attention la campagne électorale n'auront pas été abusés, mais il en est qui sont moins regardant...

Si les erreurs d'envoi ne concernent que quelques électeurs dans une petite minorité de bureaux de vote, cela ne devrait pas trop porter à conséquence. Si en revanche l'erreur est plus étendue, susceptible de produire un nombre de votes affectés du « code 7 » supérieur à la différence de voix obtenues par des candidats flirtant entre la qualification ou l'élimination du second tour, le problème deviendrait sérieux.

Il appartient à la préfecture, qui organise les élections, de faire toute la lumière sur cette histoire. Elle doit rendre public le nombre de personnes concernées et non se contenter de vagues formules indiquant que cela a touché « peu de citoyens ».

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Yves Krattinger ne sait « plus très bien qui on est nous même »

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Mardi 16 mai 2017 / La rédaction

« On vous salue, vous êtes dans la majorité », plaisante le président PS du conseil départemental de Haute-Saône, Yves Krattinger, en s'adressant aux membres de l'opposition LR après la session qui s'est tenue lundi 15 mai pendant laquelle a été désigné Edouard Philippe à Matignon. Réponse de l'opposant Alain Blinette rapportée par L'Est républicain : « vous le saviez que vous alliez faire élire un Premier ministre de droite ? » Réplique de Krattinger qui n'est pas le dernier à avoir soutenu Macron : « Non, mais comme vous l'avez dit tout-à-l'heure, on ne sait plus trop où on est nous même ! »

Le secrétaire départemental du Jura de DLF démissionne

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Jeudi 11 mai 2017 / La rédaction

Jugeant « inconcevable » l'alliance de second tour entre Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen, le secrétaire départemental du Jura de Debout la France, Anthony Vincent, démissionne en « signe de protestation ». Il estime que le ralliement est même contre-productif : « on a remis en cause notre ligne ni système ni extrêmes vis-à-vis des maires jurassiens qu'on avait démarchés pour parrainer Nicolas Dupont-Aignan, j'ai vécu ça comme une trahison ».

Il votera cependant DLF aux législatives pour lesquelles Gilles Moriconi, ancien du FN, est candidat dans la première circonscription...

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