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Les recoins

L'élue écolo Catherine Thiébaut fait le buzz en votant Juppé

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Mardi 22 novembre 2016 / DB

Hors les cénacles politiques bisontins, la discrète et bosseuse élue écologiste au conseil municipal de Besançon ne faisait pas parler d'elle. Même quand elle quitta EELV, elle ne dit rien. Quelques minutes consacrées à aller voter Juppé à la primaire de la droite et du centre, ont a fait bien davantage pour sa notoriété que sa présidence du Syndicat de Besançon et sa région pour le traitement des déchets, le Sybert.

Avouant son geste par anticipation sur Facebook puis le confirmant, ce que la presse a relayé, elle a suscité un petit débat existentiel sur ce qu'est être de gauche sur le réseau social. Il n'y manque même pas le rôle des mouvements sociaux et de la société, sous la plume d'une internaute rappelant que les grèves de 1995 avaient fait reculer Chirac et Juppé plus efficacement que les positions de principe. Également syndicaliste à Solidaires, Catherine Thiébaut aura certainement apprécié...

Primaire de la droite : deux Alain pour le prix d'un

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Lundi 14 novembre 2016 / La rédaction

Factuel.info n'a pas de rubrique du style de la Rue des petites perles du Canard enchaîné, mais ce petit couac de notre confrère bisontin Macommune.info nous a bien fait sourire. Mis en ligne à 18 h 20 lundi, son « sondage » sur la primaire de la droite comptait encore deux Alain peu avant minuit !

Alain possible nul n'est tenu : que celui qui n'a jamais confondu deux Jean-François se dénonce. Non, Jeff, t'es pas tout seul...

Jura : Cyrille Bréro tacle Clément Pernot

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Mardi 27 septembre 2016 / La rédaction

Le conseiller départemental du Jura Cyrille Bréro (LR), élu de Lons-le-Saunier et attaché parlementaire de Jacques Pélissard, estime que la suppression des coupons sports subventionnant la prise de licences sportives pour les enfants en fonction du quotient familial est « une connerie ». Il l'a dit devant l'assemblée générale de l'Amicale laïque lédonienne dont il a incité membres à écrire au président du département Clément Pernot (LR) pour qu'il revienne sur sa décision. Le budget des fameux coupons est inférieur à 30.000 euros...

Double accueil pour Emmanuel Macron

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Mardi 27 septembre 2016 / La rédaction

Les syndicats mobilisés contre la loi travail (CGT, FSU, Solidaires, FO) et le comité de mobilisation de l'université invitent à un rassemblement ce jeudi 27 septembre à 13 h 30 devant Micropolis juste avant l'inauguration du salon des microtechniques Micronora qui a invité l'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron. Ils entendent dénoncer la « loi Macron » qui réforme notamment les prud'hommes, la médecine du travail ou fait rouler les fameux « bus Macron »...

Eric Alauzet candidat... aux législatives de juin 2017

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Mardi 13 septembre 2016 / La rédaction

Député « le plus actif de la région », et même du pays au dernier trimestre 2015 selon le site Nosdéputés.fr qui fait des classements de présence, de prise de parole et - moins pertinent - de signatures de propositions de loi, Eric Alauzet est également le premier à se déclarer candidat à sa propre succession. Toujours encarté à EELV, mais inscrit au groupe parlementaire socialiste rebaptisé socialiste, écologiste et républicain, est un réformiste qui soutient globalement l'action du gouvernement. Les législatives sont programmées les 11 et 18 juin 2017, un bon mois après l'élection présidentielle.

Ah les bons camarades !

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Mercredi 22 juin 2016 / La rédaction

Ah, les bons camarades ! Voilà que Patrick Ayache, longtemps directeur général des services de la ville de Besançon, désormais vice-président au tourisme du conseil régional Bourgogne-Franche-Comté, cosigne avec les élus régionaux bisontins Élise Aebischer, Luc Bardi et Yacine Hakkar, défendent la proposition de Marie-Guite Dufay de mettre « à Dijon le chef-lieu, à Besançon le siège » de la nouvelle région.

Ils évacuent les « pressions exercées » par Jean-Louis Fousseret, qui n'est pas nommé, qui s'insurgeait du revirement de la présidente qui aurait accepté, sous la pression des socialistes de Côte d'Or, de ne finalement pas implanter les directions de l'enseignement supérieur-recherche et de l'écologie à Besançon.

Et prennent exemple sur Grenoble « qui n'a jamais été capitale de région et qui a su connaître un développement exemplaire n' a jamais compté que sur son dynamisme pour devenir en fait une ville capitale. Nous savons que nous pouvons compter sur le dynamisme de Besançon. »

Petite différence : Grenoble a su être à plusieurs reprises le laboratoire d'une gauche municipale se renouvelant. Dans les années 1960 avec le PSU et les GAM, les groupes d'action municipale, tandis que Besançon fut avec l'histoire Lip un laboratoire des thèses autogestionnaires de la CFDT d'alors et... du PSU. Et lors des élections municipales de 2014 d'une alliance Verts-PG victorieuse du vieux PS, tandis qu'à Besançon la classique union PS-PCF-Verts tenait bon face à la gauche radicale et critique divisée.

On dit que les États ont la politique de leur géographie. Les villes et les régions aussi sans doute.

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Jean-Louis Fousseret roule pour Emmanuel Macron

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Mercredi 27 avril 2016 / La rédaction

Le maire de Besançon vire-t-il à droite, lui qui avait demandé après les raclées socialistes aux élections municipales, départementales et régionales une politique plus à gauche ? C'est ce que se diront ceux qui, à gauche justement, ont bataillé contre la loi Macron passée aux forceps de l'article 49-3 de la Constitution, sans vote à l'Assemblée nationale. Jean-Louis Fousseret préfère invoquer la « dynamique » qu'il croit voir incarnée par le ministre des finances et participera à la « grande marche » de l'ancien banquier.

Le vieil élu socialiste est-il en plein désarroi idéologique pour s'afficher aussi clairement dans le sillage d'un jeune premier social-libéral alors qu'il est notoire qu'il est depuis toujours social-démocrate ?

La présidente de région Marie-Guite Dufay ne va pas - pas encore ? - jusque là, mais se dit « intéressée » par la démarche de Macron.

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Un maire qui se passe de l'avis des autres

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Mardi 8 mars 2016 / La rédaction

Pascal Cardinal, le maire de Baume-les-Messieurs, s'était mis à dos ses collègues des villages voisins après avoir récupéré en catimini une pierre ayant jadis au 17e siècle délimité, en pleine forêt, trois villages. Il l'avait « protégée » dans l'abbaye, mais les autres ne l'ont pas entendu de cette oreille, ont râlé, et obtenu le retour de la pierre... située sur le territoire de Crançot. 

Il vient cette fois, raconte Le Progrès, de se mettre à dos cinq des onze conseillers municipaux et une partie de la population en décidant de racheter la partie de l'abbaye jusque là propriété du département du Jura. Il a présenté l'affaire au dernier conseil municipal sans même en avoir informé au préalable le premier adjoint en charge des finances ! Coût de l'opération qui a été votée par six élus : 200.000 euros, mais il faut prévoir 500.000 euros d'entretien... Il paraît que cela serait pris en charge par ECLA, la communauté d'agglo de Lons-le-Saunier que Baume, actuellement dans la communauté de communes des coteaux de la haute Seille, pourrait rejoindre...

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Déchéance de nationalité : six pour et deux contre en Franche-Comté

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Mercredi 10 février 2016 / La rédaction

L'article 2 du projet de loi sur la déchéance de nationalité fait beaucoup de bruit mais 42% des députés n'ont pas voté ce mardi 9 février en première lecture à l'Assemblée nationale. En Franche-Comté, ils ne sont que 33%, soit quatre sur douze : Jacques Pélissard (LR, Jura), Marcel Bonnot (LR, Doubs), Damien Meslot (LR, Territoire-de-Belfort) et Michel Zumkeller (UDI, Territoire-de-Belfort).

Deux ont voté contre, les deux élus bisontins Barbara Romagnan (PS) et Eric Alauzet (EELV) qui ont - enfin, ironise un journaliste - voté la même chose... Six ont voté pour : Frédéric Barbier (PS, Doubs), Jean-Michel Villaumé (PS, Haute-Saône), Alain Chrétien (LR, Vesoul), Marie-Christine Dalloz (LR, Jura), Annie Genevard (LR, Doubs) et Jean-Marie Sermier (LR, Jura).

Le texte a donc été adopté par une majorité relative de 162 députés, soit 28%, et 148 contre sur 332 votants et 310 exprimés... Il va maintenant être étudié par le Sénat...

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Du local, encore du local, toujours du local

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Jeudi 14 janvier 2016 / La rédaction

« Il est normal qu'on soit en désaccord sur un certain nombre de choses », prévient Jean-Louis Fousseret en introduisant le conseil municipal du 14 janvier à Besançon. Et il poursuit : « Notre devoir est d'élever les débats. L'année qui vient est électorale et je ne laisserai pas transformer ce lieu en arène du débat national. Je n'accepterai pas non plus dans les journaux de la ville et de l'agglo les tribunes nationales, à droite comme à gauche ».

Rompez.

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La différence gauche-droite se résume aux détails

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Jeudi 14 janvier 2016 / La rédaction

Député durant un mandat après avoir siégé au conseil régional de Franche-Comté et au conseil général du Doubs, Jacques Grosperrin n'est plus le même homme depuis qu'il a été élu au Palais du Luxembourg et il a tenu à le déclarer au conseil municipal de Besançon en s'adressant au maire : « Le clivage droite-gauche a certainement vécu. Comme sénateur, je vois les choses différemment. Quand je vois par exemple des régions où l'on confie à l'opposition la présidence de la commission des finances, je vous dis : chiche, ouvrez la porte du conseil municipal au niveau de l'exécutif... »

Le maire Jean-Louis Fousseret (PS) répond : « Je ne dis pas que le clivage droite-gauche n'existe plus, mais que nous pouvons travailler dans le consensus sur les sujets d'intérêt général ». Qu'est-ce à dire ? Que les désaccords sont réservés aux intérêts particuliers ?

Et puis, le raccourci faisant d'un-e président-e de commission un-e membre de la majorité, est un peu osé. A la région Bourgogne-Franche-Comté, le sénateur Alain Joyandet (LR) préside la commission des finances, mais il n'a pas rejoint la majorité socialiste pour autant !

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Les perfidies ont la vie dure

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Jeudi 14 janvier 2016 / La rédaction

De Jacques Grosperrin (LR) s'adressant à Jean-Louis Fousseret qui a dit à la presse que la vente de l'ancien conservatoire à la SMCI était la première : « Comme disait ma grand-mère, qui se justifie s'accuse.... Et je ne vous accuse pas, mais la rumeur est facile ». Fousseret le coupe : « Comme vous dîtes ».

Ah bon, il y a une allusion à quelque chose ? Par exemple une ancienne primaire à droite aux cantonales entre Jacques Grosperrin et feu Claude Salomon ? Si le clivage droite-gauche s'estompe, les perfidies ont la vie dure...

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Tout changer pour que rien ne change

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Jeudi 14 janvier 2016 / La rédaction

De Laurent Croizier, conseiller municipal MoDem à Besançon, en conseil municipal le 14 janvier : « Faire de la politique autrement est un thème récurrent des discours politiques... » Et s'adressant au maire : « Surprenez-nous, joignez la parole aux actes ».

Surpris, Jean-Louis Fousseret ne peut que répliquer : « Ce n'est pas la règle de tenir ces discours... » Il a raison, mais si changeait la règle, ce ne serait plus la même... Il faut tout changer pour que rien ne change !

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Un recours en annulation de l'élection régionale

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Mercredi 6 janvier 2016 / La rédaction

Mauvais perdant le FN ? Certains le disent soulagé de ne pas avoir à gérer la nouvelle région, mais ça n'a pas empêché un colistier de Sophie Montel de former un recours en annulation de l'élection régionale en Bourgogne-Franche-Comté. Formellement, il s'agit de demander au Conseil d'Etat de vérifier si les trois parlementaires candidats sur les listes PS (le sénateur Jérôme Durain) et UDI-LR (le député François Sauvadet et le sénateur Alain Joyandet) ne serraient pas servi de leur réserve parlementaire dans des buts électoraux dans l'année précédent le scrutin.

On se demande où ils vont chercher tout ça ! Avec 26.039 voix de moins que la liste de Marie-Guite Dufay, et 5.275 de moins que celle de François Sauvadet, le FN a peu de chance de voir sa démarche aboutir.

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Nouvelle région : 47% de femmes, 53% d'hommes

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Mercredi 6 janvier 2016 / Daniel Bordür

La parité absolue, c'est sans doute comme la perfection totale, ça n'existe pas... Sur les cent conseillers régionaux de Bourgogne-Franche-Comté, on compte en effet 53 hommes et 47 femmes. Seul le groupe PS a davantage de femmes : 26 pour 25 hommes, tandis que l'union de la droite et du centre a 15 hommes pour 10 femmes, et que le groupe FN a 13 hommes pour 11 femmes...

Comment ce fait-ce ? C'est assez simple : le PS est allé jusqu'à la parité pour les têtes de listes : quatre de chaque sexe, alors que droite et FN avaient deux femmes têtes de listes pour six hommes. La savante répartition au prorata des résultats et du poids de chaque département, pondéré par la participation, a fait le reste. Ceci étant, gageons que cette répartition 53-47 ne durera pas tout le mandat : trois démissions masculines entraîneraient de facto un rééquilibrage puisque l'alternance homme-femme est de mise pour les listes, et qu'un-e démissionnaire est remplacé-e par son-sa suivant-e.

L'exécutif, quant à lui, est bel et bien paritaire avec huit femmes et huit hommes : une présidente, huit vice-présidents, sept vice-présidentes...

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