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Les recoins

Un appel à la délation sur le bulletin municipal

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Lundi 19 octobre 2015 / La rédaction

Entre informations pratiques et annonces de manifestations, Info-Saône d'octobre, le bulletin municipal de la petite ville de Saône, près de Besançon, publie un curieux appel à la délation préventive... émanant de la gendarmerie. « Environ 100 caravanes s'installent sur la commune de Montferrand-le-Chateau sans autorisation. Certains vont comme d'habitude passer dans les communes pour démarcher surtout en matière d'élagage, démoussage, ramonage, etc. », écrit le capitaine commandant la communauté de brigades de Besançon-Tarragnoz qui recommande à chacun de faire « attention avant de signer ou payer quoi que ce soit » en prévenant famille ou élus... Tout en donnant des numéros d'immatriculation aux gendarmes.

Le petit texte ne nomme personne ni aucun groupe, mais des choses (des caravanes) qui, dans la phrase suivante deviennent « certains ». Tout le monde aura compris qu'il s'agit de Tsiganes en général à qui sont prêtées des intentions délictueuses. On voudrait les empêcher de travailler, à tout le moins les entraver dans leurs recherches, on ne s'y prendrait pas autrement.

Pascal Duchézeau, le maire de Montferrand-le-Château que nous avons contacté, apprécie modérément cette « ambiance anti-Gens du voyage » sous-jacente dans le communiqué du capitaine, mais aussi parmi les élus locaux. Un groupe de voyageurs s'est bien installé dans sa commune sans autorisation préalable, mais les formalités d'installation ont été immédiatement réglées : « Il n'y a eu aucun problème et tout s'est très bien passé », explique-t-il en s'étonnant de « l'éthique » à la base de la publication de l'annonce et s'insurgeant : « il n'y a pas eu de délinquance pendant leur passage, pas de plainte, pas de main courante, j'ai demandé aux gendarmes... ».

 

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Le FN : combien de divisions ?

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Samedi 17 octobre 2015 / La rédaction

Le FN n'a plus de groupe politique au conseil régional de Franche-Comté. Elu du Jura, Jean-Pierre Mouget a écrit en début de semaine à Marie-Guite Dufay qu'il démissionnait du groupe. Conséquence, celui-ci n'a plus les quatre membres nécessaires à la constitution du groupe et des moyens qui vont avec : bureau, finances, expression politique... Jean-Pierre Mouget explique ne pas avoir apprécié la mise à l'écart de la liste régionale des anciens dont il fait partie. La cheffe de file Sophie Montel doit présenter les listes du parti d'extrême-droite dimanche 18 octobre.

Jean-Pierre Mouget s'attend à voir la section jurassienne de la liste pour les régionales dirigée par le maire de Rans, Stéphane Montrelay, dont la candidature aux élections départementales de mars dernier lui avait valu une exclusion de la CFDT dont il était délégué du personnel à Solvay-Tavaux. Le grognard Mouget, proche de Jean-Marie Le Pen, représente le canal historique du parti et voit d'un mauvais oeil l'arrivée de jeunes pousses aux manettes sans avoir d'ancienneté au FN, voire en n'étant passé que par le RBM, le « rassemblement bleu marine »...

Si cette défection est la première du mandat actuel, ce n'est pas la première au FN qui n'a jamais terminé au complet un mandat en Franche-Comté... Présents vendredi matin lors de la session du conseil régional, deux des trois élus FN restant au groupe, Sophie Montel et son mari Robert Sennerich, ont séché la séance de l'après-midi consacrée à l'enseignement et à la formation...

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Daniel Prieur chatouillé par la politique

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Jeudi 15 octobre 2015 / La rédaction

Le président de la chambre d'agriculture du Doubs et du Territoire-de-Belfort, Daniel Prieur, est chatouillé par le démon de la politique. Il est donné par France 3 en 7e ou 11e place sur la liste LR-UDI du Doubs aux élections régionales comme « candidat d'ouverture ». Une candidature ne ferait pas de lui un homme de parti, à l'instar de nombreux militants de la FNSEA dont il est secrétaire général adjoint. En Haute-Saône, le maire de Luxeuil Michel Raison, actuel sénateur et ancien député, est passé par les responsabilités syndicales. C'est aussi le cas de Dominique Chalumeaux qui cumule le présidence de la FDSEA du Jura et celle de la chambre d'agriculture départementale tout en étant vice-président du Département. Dans le Doubs, Eric Liégeon était encore secrétaire général de la FDSEA quand iul est devenu suppléant de la députée (LR) Annie Genevard, également maire de Morteau. Et Sylvain Marmier, ancien secrétaire général des Jeunes Agriculteurs européens, a été candidat UMP aux élections européennes de 2009...

Paysan à Pierrefontaine-les-Varans, Daniel Prieur a présidé les Jeunes agriculteurs du Doubs puis la FDSEA avant d'en démissionner sitôt élu à la présidence de la chambre d'agriculture. Résolument centriste, il cultive les amitiés tant à droite qu'à gauche. Il était de ceux qui voyait en DSK, avant son arrestation hypermédiatisée à New-York, un social-démocrate parfaitement compatible avec la culture paysanne des plateaux plutôt conservateurs et démocrates-chrétiens du Doubs. 

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Gens du voyage : vif échange au PS de Besançon

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Vendredi 4 septembre 2015 / La rédaction

Le conseil d'administration de rentrée du PS a été l'occasion d'un vif échange, mercredi 2 septembre, entre Rémy Viénot et deux membres du cabinet de Jean-Louis Fousseret. Fondateur de l'association Espoir et fraternité tsiganes, le premier n'avait pas apprécié le communiqué de Jean-Louis Fousseret dénonçant « l'agression » dont avait été victime le maire de Thise, puis le mot « invasion» figurant sur une banderole dénonçant les Gens du voyage en général. « J'étais attendu au tournant », dit Rémy Viénot, satisfait que le tour de table ait permis à bon nombre de militants de dire qu'ils ne « comprennent pas que les élus n'aient pas dénoncé la banderole ». Après un échange sur le manque de places sur les aires d'accueil, l'un d'eux a même ajouté : « pourquoi on est socialiste si on ne respecte pas la loi ? »

Dans l'entourage du maire de Besançon, on s'insurge qu'on assimile « les élus à des fachos » et l'on défend la thèse selon laquelle les deux adjoints bisontins présents ont été « piégés par une banderole de droite » tout en soutenant qu'il était normal de soutenir un « élu républicain », même s'il s'est comporté « comme un shérif ». Le secrétaire de la section de Besançon du PS, Jean-Sébastien Leuba, ne veut pas en rajouter : « je n'ai pas envie de parler du CA du PS, c'est interne ». Il précise cependant qu'il faut « mettre l'agglo dans les clous, tout le monde l'a à l'esprit ». Et annonce une prochaine intervention sur le sujet devant les militants.

SOS Racisme Besançon sans président

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Vendredi 4 septembre 2015 / La rédaction

Areski Mebarek n'est plus président du comité SOS Racisme de Besançon. « Il a mêlé SOS à son histoire personnelle », regrette le Jurassien Lakdar Benarira qui vient d'intégrer le bureau national de l'association. Une condamnation à deux mois de prison avec sursis en première instance, dont M. Mebarek a fait appel, à la suite d'un différent familial, a conduit à la mise sous tutelle des instances nationales le comité bisontin qui est « en reconstruction ».

Christophe Perny de la politique à la communication

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Jeudi 3 septembre 2015 / La rédaction

« On me reprochait de trop communiquer, autant en faire mon métier », a dit Christophe Perny à L'Est Républicain à propos de la création de son agence de communication Tout est possible à Bourg-en-Bresse. Sèchement battu aux élections départementales de mars dernier, l'ancien président du Conseil général du Jura critique le « vide sidéral » de la droite jurassienne sur le plan des idées, à part Jean-Marie Sermier qu'il trouve « moderne », et prédit la défaite de la gauche aux régionales de décembre...

La communication, maladie infantile de la politique ?

La région fait un cadeau de 200.000 euros à Lactalis

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Jeudi 23 juillet 2015 / La rédaction

La communauté d'agglomération de Lons-le-Saunier, ELCA, a récemment décidé de donner un coup de main financier de 3 millions d'euros sous forme d'avance remboursable à Lactalis, le premier industriel laitier européen, qui veut agrandir son usine Président de Lons-le-Saunier, l'ancienne fabrique de la Vache Grosjean. Il y a  65 emplois et une augmentation de la production de 40.000 à 60.000 tonnes à la clé. Mais c'est à la région que coûtera le cadeau puisque le Conseil régional prendra en charge les 298.000 euros d'intérêts de l'emprunt contracté par ECLA.

C'est joliment joué par Jacques Pélissard qui fait payer par d'autres son engagement. C'est également bien joué de la part d'un groupe qui est actuellement dans le collimateur des producteurs de lait pour sa politique de rémunération a minima ! Il n'y a pas de petits profits, d'ailleurs, Lactalis a fait un résultat de près de 1,8 milliard l'an dernier...

A ECLA, le projet a quand même rencontré deux oppositions, dont celle du maire de Montmorrot, André Barbabin, proche des écologistes. A la région, les groupes EELV et FN ont voté contre tandis que la vice-présidente à l'agriculture, Sophie Fonquernie, s'abstenait. Pierre Gresset (DVG), par ailleurs vice-président d'ECLA, n'a pas participé au vote, ce qui l'a bien arrangé...

Cette décision d'aider un industriel laitier controversé a également fait tousser au sein du bureau, mais, explique un élu de la majorité PS-Verts, ce sont les équilibres territoriaux qui ont dû jouer. Il était difficile de ne pas satisfaire des élus du Jura, qui endossent souvent le rôle de mal aimés de la région, quelques mois après qu'elle a soutenu PMA, l'agglo montbéliardaise, lors de la reprise d'un site de PSA à reconvertir...  

Quand la ville de Besançon fait la promo des enseignes nationales...

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Jeudi 23 juillet 2015 / La rédaction

Dans un communiqué, la Ville de Besançon annonce « l'officialisation » de la venue des deux grandes enseignes de la cosmétique aux Passages Pasteur à quelques semaines de la fin des travaux sur les espaces publics de cette très longue opération de restructuration urbaine en centre-ville ancien. L'une « offre une expérience de beauté exclusive aux hommes et aux femmes qui aiment prendre soin d'eux », l'autre vend des « produits sûrs et efficaces » visant à « satisfaire les exigences de beauté des femmes de tous les âges ».

La ville cède-t-elle à la dictature du paraître ? C'est sans doute un peu plus complexe, mais on sait désormais que les collectivités jouent de séduction pour attirer ces marques qui nous gouvernent...

La critique de processus de gentrification a de beaux jours devant elle... Voir ici ce qu'en dit Wikipéia, ou l'avis du sociologue et urbaniste Jean-Pierre Garnier pour qui la gentrification va de pair avec la métropolisation...

MoDem : poser les bonnes questions n'est pas y répondre...

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Mardi 7 juillet 2015 / La rédaction

Le MoDem du Doubs veut davantage s'intéresser au programme qu'à la distribution des places dans la perspective des élections régionales de décembre. Son président Laurent Croizier l'explique sur le blog du mouvement. Ceci étant, s'il pose les questions qui lui semblent nécessaires d'aborder, il n'indique aucun commencement de début de réponse.

Le souci du détail

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Jeudi 21 mai 2015 / La rédaction

Factuel.info a quelques principes dont celui de ne pas s'en prendre aux personnes, et de nourrir d'arguments ses éventuelles critiques. Cela ne doit cependant pas nous interdire de sourire des coïncidences les plus fortuites. Ainsi, à l'heure où beaucoup se résignent à constater qu'il y a « moins d'argent public », le Conseil départemental du Jura illustre le propos de manière insoupçonnée : le directeur des « Moyens de l'institution » s'appelle Monsieur Moins.

Plus sérieusement, cela ne nous empêche pas de nous étonner de la diminution des moyens publics alors que les bas de laine n'ont jamais autant prospéré dans les paradis fiscaux...

« On ne peut pas subventionner une action religieuse »

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Mardi 12 mai 2015 / La rédaction

Les subventions aux associations ont été votées par tous les groupes du conseil municipal de Besançon, hormis les deux élus FN qui ont voté contre. Mais la droite a a émis une réserve sur les critères d'attribution au constat que les Scouts de France sont « peu aidés ». La raison est en simple : le programme en question comportait une messe : « on ne peut pas subventionner une action religieuse », a dit le maire Jean-Louis Fousseret, parfois critiqué par les défenseurs de la laïcité du comité Lilas. Odile Faivre-Petitjean (MoDem) a tenté d'argumenter : « c'est un mouvement catholique pluraliste agréé mouvement d'éducation populaire ». Réponse du maire : « on les aidera sur d'autres projets ». Entre temps, l'adjoint aux associations, Jean-Sébastien Leuba, avait expliqué qu'avec plus d'un million d'euros d'excédents, les Scouts avaient de quoi voir venir...

Le PS a bien de « la chance » d'être au second tour à Besançon

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Mercredi 25 mars 2015 / Daniel Bordür

Rappelant le contexte de l'élimination de la gauche d'un quart des cantons, Jean-Sébastien Leuba, secrétaire de section du PS de Besançon paraît soulagé que tous les candidats soutenus localement par son parti soient qualifiés. « Comprenant la déception » de ses « partenaires de gauche qui n'ont pas eu la chance d'accéder au second tour », il compte sur eux pour « relayer très largement [son] appel à un rassemblement des forces de gauche pour combattre le FN ».

Le PS a en tout cas, lui, la « chance » d'être au second tour. Contre le FN dans deux cantons, mais aussi contre l'union de la droite et du centre...

Si son appel a été entendu par EELV et la Gauche citoyenne, écologiste et solidaire, il n'a pas reçu d'écho de la part de Doubs Majorité citoyenne qui se dit « attaché à la liberté de vote » et refuse « le principe d'un appel qui asservirait les électeurs dans un front dit républicain ».

Un candidat FN jugé coupable pour violence à gendarmes

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Jeudi 19 mars 2015 / La rédaction

« Le FN contre les forces de l'ordre, on aura tout vu », ironise le Canard enchaîné. En avril dernier, un tribunal jurassien a en effet jugé coupable Jérôme Loridon de violences sur deux gendarmes et outrage au maire de Pont-de-Poitte. Ancien de l'UMP, rappelle la Voix du Jura, M Loridon est candidat FN dans le canton de Saint-Laurent en Grandvaux. Il avait tenté sans succès d'être élu conseiller municipal à Pont-de-Poitte l'an dernier.

Jean-François Longeot agace la droite

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Mardi 17 mars 2015 / La rédaction

Jean-François Longeot ne soutient pas seulement Vincent Fuster, candidat socialiste sur le canton de Besançon 2, mais aussi Yves-Michel Dahoui, candidat socialiste dans le canton de Besançon 5. Il figure sur la liste des soutiens du premier dans ses documents de campagne, il est en photo aux côtés d'Yves-Michel Dahoui dans son quatre pages de promotion. Maire d'Ornans, ancien leader de la droite au Conseil général où il ne siège plus depuis sont élection au Sénat à l'automne dernier, Jean-François Longeot parle d'amitié et de compétence plus fortes que les consignes des partis...

L'UMP du Doubs l'a tancé, mais aussi le député UDI du Territoire de Belfort, Michel Zumkeller, qui estime que le mouvement « n'est pas engagé ». A gauche, le conseiller régional Eric Durand (EELV) se demande ce qu'il y a « en échange », et le PCF indique que les candidats de la Gauche citoyenne, écologique et solidaire sauront « représenter la gauche sans ambiguïté ».

Philippe Gonon accuse Jean-Louis Fousseret de « manipulation »

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Mercredi 4 mars 2015 / La rédaction

Philippe Gonon, conseiller municipal UDI de Besançon et candidats aux élections départementales, estime que Jean-Louis Fousseret « manipule » les chiffres du coût du tramway. Aux 246,4 millions d'euros portés par la communauté d'agglomération, l'élu d'opposition ajoute 19,4 millions dépensés par la ville pour les travaux d'accompagnement dont il a demandé et obtenu communication, et parvient à 265,8 millions. « Nous sommes loin de ces ridicules 228 millions survendus pendant les années 2008-2014 », écrit-il en parlant de « dissimulation indigne ».

La CAGB a toujours parlé de 228 millions, valeur 2008, plus ou moins 5%. Actualisés en 2015 en tenant compte de l'inflation (10,3% de janvier 2008 à décembre 2014), ces 228 millions correspondent à 251 millions. Avec la marge de +5%, on arrive à 263,55 millions... Le premier vice-président de la CAGB, Gabriel Baulieu, n'évoquait quant à lui pas 251 millions, mais 255.

Philippe Gonon est constant dans sa critique du coût du tram.

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