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Revue du web

« Le bateau Justice sombre. Quand allez-vous reprendre la barre et en redresser le cap ? »

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Jeudi 21 juin 2018 / La rédaction

« Le bateau Justice sombre. Quand allez-vous reprendre la barre et en redresser le cap ? » Ainsi se conclut le texte commun à l'UNSA-Justice et l'USM lu au début du récent comité d'hygiène sécurité et conditions de travail du ministère. Les deux syndicats modérés reprochent à Nicole Belloubet ne n'avoir présidé aucun CHSCT depuis sa nomination, et ne pas faire cas de la dégradation des conditions de travail des 80.000 personnels de justice qui « ne voient aucune amélioration de l'environnement et des conditions de travail, mais subissent au contraire le décompte macabre de leurs collègues qui meurent ou sont atteints dans leur intégrité physique ou psychologique. »

Lire ici.

Le Mai 68 de Charles Piaget : « la démocratie est incompatible avec le marché capitaliste »

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Jeudi 21 juin 2018 / La rédaction

L'animateur de la grande grève des salariés de Lip à Besançon dans les années 1970, revient sur le mouvement de mai 1968 dans l'usine de Palente dans un entretien de 17 minutes intégré à une série de dix témoignages vidéo intitulée Mai 68 n'a pas duré qu'un mois et publiée par Médiapart.

A voir ici.

Joseph Parrenin à François Hollande à Besançon : « Le PS a besoin de toi, les socialistes ont besoin de toi »

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Vendredi 8 juin 2018 / La rédaction

Une quarantaine de militants socialistes accueillant François Hollande le 5 juin dans une ancienne église de Besançon, puis 400 pèlerins dans un ancien couvent... Libération a couvert la venue de l'ancien président de la république en appuyant un caractère bisontin tellement ancien qu'on ne le remarque plus.

Eh oui, la salle Battant est une ancienne église, transformée depuis longtemps en lieu de meetings syndicaux ou de la gauche intellectuelle. Et là où Libé a vu quarante personnes, d'autres en ont vu le double, sinon plus. Vite, un comptage automatisé assisté par ordinateur, qu'on sache qui dit vrai ! Notre confrère a pris l'ancien député et maire de Maîche Joseph Parrenin pour le « chef de section » qui a accueilli Hollande de ce cri du coeur : « Le PS a besoin de toi, les socialistes ont besoin de toi ». En fait, le secrétaire de le section socialiste de Besançon est Pierre Gainet, 34 ans plus jeune, qui n'a rien dit...

Quant à la librairie L'Intranquille, « l'ancien couvent », ce fut entre temps un cinéma et nombreux sont les vivants, pèlerins du grand écran, qui l'ont connu ainsi. Là, l'ex était attendu par 400 personnes, voire 500 selon d'autres sources. « On se retrouvera », a-t-il assuré avant de partir. On ne l'avait pas connu fier à bras mais plutôt blagueur. Dans le train qui le menait en Franche-Comté, il avait même été chef de meute aboyeur en conseillant aux socialistes de « mordre les mollets de Mélenchon ».

On goûte la plaisanterie de la part d'un responsable que d'aucuns comparent à Guy Mollet, le chef de la SFIO qui gagna les élections de 1956 en promettant la paix en Algérie et fit le lit du retour de De Gaulle et de la monarchique 5e République... Mais peut-être que François Hollande use de sa tournée littéraire comme d'une traversée (politique) du désert... 

Voir l'article de Libération ici.

Le ramadan pendant la guerre de 14-18 : « Café du matin reporté au coucher du soleil »

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Mardi 5 juin 2018 / La rédaction

Depuis la loi de Séparation des églises et de l'Etat votée en 1905, instaurant la liberté de culte mais aussi la neutralité religieuse des pouvoirs publics, les polémiques n'ont pas cessé. C'est au nom de la garantie de l'accès aux cultes que les « lieux clos » (prisons, hôpitaux, casernes...) ont des aumôniers... Cette disposition a conduit en 1915 le ministre de la guerre à prendre des dispositions pour que les soldats musulmans puissent pratiquer le ramadan, ce qui déplut à certains, comme le rappelle France Culture dans un article très documenté.

Il y est question des résistances à retirer les crucifix dans certaines mairies, d'une victoire juridique de libres penseurs bretons devant la taille d'une croix, ou encore d'une incursion en Bavière où les crucifix peuvent désormais légalement revenir dans des lieux officiels, n'étant pas considérés comme des signes religieux mais culturels !

Lire ici.

On sait que les deux départements alsaciens (Bas-Rhin et Haut-Rhin) et la Moselle disposent d'un « droit local » leur permettant ne pas appliquer la loi de 1905. Ils demeurent sur le concordat de 1802 et les fabriques de 1809 que la Prusse avait conservé entre 1871 et 1918, à part une avancée en janvier 2017 avec la suppression du délit de blasphème. Pour l'historien Michel Seelig, président du cercle Jean-Macé de Metz, il serait temps de prendre exemple sur le... Luxembourg qui, avec un héritage à peu près similaire au concordat, vient de faire une petite révolution institutionnelle en redéfinissant les relations entre l'Etat et six religions : catholique, protestante, orthodoxe, anglicane, juive, musulmane...

Lire sur Débats laïques .

Sur la laïcité encore, on trouvera un intéressant compte-rendu critique (au bon sens du terme) de la lecture du livre d'Irène Bachler La Laïcité - Faire la paix (éditions Bréal) sur le site de l'Union des familles laïques.

PSA Vesoul : les 35 heures remises en cause

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Jeudi 17 mai 2018 / La rédaction

« La direction vient de proposer aux organisations syndicales, à travers un accord local, de remettre en cause les 35 heures en augmentant le temps de travail effectif de 7,8%, le passant de 7 heures à 7 heures 33 par jour, soit de 35 heures à 37 heures 45 par semaine avec une augmentation de 2,8% des salaires », indique la CGT de PSA-Vesoul. La mesure serait accompagnée d'une « réduction automatique des effectifs avec un objectif de 150 emplois en CDI à supprimer par an jusqu'en 2020 ».

Avant les ordonnances Macron-Pénicaud, les heures supplémentaires devaient être majorées au minimum de 10% si un accord d'entreprise le prévoyait ou, à défaut, de 25% pour les huit premières heures et de 50% pour les suivantes. Depuis les ordonnances, un accord majoritaire peut modifier la durée de travail et la rémunération dans le respect des salaires minima de la branche.

FO et la CFTC sont majoritaires sur le site. Sans leur accord, la direction peut passer par un référendum...

Voir sur le site Révolution permanente ici et sur France 3 .

11.000 grenades lancées par les gendarmes à Notre-Dame des Landes

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Jeudi 3 mai 2018 / La rédaction

Dans un article très détaillé, Reporterre explique que 8000 grenades lacrymogènes et 3000 grenades assourdissantes, dont certaines produisant un vacarme de 165 décibels à 5 mètres, ont été lancées par les forces de l'ordre à l'occasion des opérations d'expulsion de la ZAD de Notre Dame des Landes. L'article explore par le menu les risques pour la santé, soulignant que plus de 272 Zadistes et 77 gendarmes ont été blessés.

Lire ici

Mieux vaut une bonne assurance récolte que des pesticides

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Jeudi 3 mai 2018 / La rédaction

Le Journal de Montréal (Canada) revient sur les travaux de du groupe de chercheurs qui, autour de Jean-Marc Bonmatin (CNRS, Orléans), ont comparé deux secteurs agricoles italiens, l'un traité aux pesticides l'autre non traité. Dans le second cas, seules 4% des champs ont été attaqués par des ravageurs. Il vaut alors mieux être bien assuré contre la perte de récolte que de traiter : c'est moins dangereux et beaucoup moins cher...

Lire ici.

Le chercheur, chimiste et toxicologue, a récemment pris position contre la loi sur le secret des affaires qui impacte selon lui la recherche scientifique. Il s'en explique en deux minutes sur YouTube .

De l'état d'urgence au départ du PS : Barbara Romagnan raconte son cheminement

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Samedi 28 avril 2018 / La rédaction

L'ancienne députée socialiste, aujourd'hui à Génération.s, explique dans le magazine AOC comment elle a vécu les jours qui ont suivi l'attentat du Bataclan et revient sur la descente du pouvoir dans les mesures liberticides...

Dans un long texte, publié en trois fois par le magazine AOC, puis en totalité sur son blog de Médiapart, Barbara Romagnan revient sur le cheminement qui la conduit, du refus de voter la prolongation de l'état d'urgence en compagnie de seulement cinq autres députés, à son départ du PS. Elle explique notamment par le menu ses interrogations, ses insomnies, ses doutes, mais aussi son attachement aux libertés fondamentales, sa crainte de l'usage que ferait un pouvoir autoritaire de mesures les restreignant...

Au passage, elle revient sur la violence de Jean-Louis Fousseret à son égard dans L'Est républicain qui ne lui a pas permis de répliquer... Extrait : « j’ai trouvé préoccupant que le maire de la ville, ayant, par ailleurs, été député répète de telles âneries. Sans parler de son irrespect, j’étais élue, comme il l’était, de surcroît du même parti (il a, depuis, rejoint Emmanuel Macron), il pouvait évidemment critiquer mon choix, même vivement, mais il aurait pu également s’en entretenir avec moi et user d’un ton différent. De même, il parle de mon vote comme d’une tactique politique, comme si c’était ce qui avait déterminé mon choix. Il me prend clairement pour une idiote. Il ne fallait vraiment pas être futé pour penser que ce vote me rapporterait des voix ou une quelconque gratification. »

A lire ici sur Médiapart, sur AOC.

« Il manœuvre politiquement pour être certain que le secteur de l’agriculture utilise le plus de produits chimiques possible... »

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Lundi 26 mars 2018 / La rédaction

Qui est Andrej Babiš, le vainqueur des élections législatives d’octobre dernier en république tchèque ? Une des personnalités les plus riches du pays qui a créé son parti il y a quelques années, explique Jakub Patocka, journaliste et fondateur du site d’informations tchèque Deníku Referendum, auteur d’un ouvrage sur le parcours de l’oligarque de Prague, dans un entretien à Bastamag à lire ici.

Travail : « l'escroquerie idéologique » de la « dicature du changement perpétuel »

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Lundi 26 mars 2018 / Ilian Karst

La sociologue du travail Danièle Linhart établit un parallèle saisissant entre le taylorisme et les méthodes actuelles de management...

La sociologue du travail Danièle Linhart établit un parallèle saisissant entre le taylorisme du tournant des 19e et 20e siècles, son avatar fordiste, et les méthodes actuelles de management dans les entreprises.

Extraits du long entretien qu'elle a accordé à Bastamag :

« La grande invention organisationnelle de Taylor consiste à ce que la direction puisse réunir – et s’approprier – l’ensemble des connaissances détenues par les ouvriers, les classer, en faire la synthèse, puis en tirer des règles, des process, des prescriptions, des feuilles de route. Bref, in fine, à ce que la direction puisse dire aux ouvriers en quoi consiste leur travail. Il s’agit d’un transfert des savoirs et du pouvoir, des ateliers vers l’employeur, et d’une attaque en règle visant la professionnalisation des métiers. »

(...)

« Pour tenir le coup lorsqu’ils travaillent à la chaîne, les ouvriers doivent littéralement mener une vie d’ascète. Henry Ford créé un corps d’inspecteurs chargés d’aller vérifier qu’ils se nourrissent bien, qu’ils dorment correctement, qu’ils ne se dépensent pas inutilement, qu’ils ont un appartement bien aéré... Ford, qui était végétarien, propose même des menus à ses ouvriers. Il exerce une véritable intrusion dans la vie privée, officiellement pour le bien des salariés. »

(...)

« Avec le taylorisme, les salariés ne peuvent plus travailler sans les préconisations de leurs supérieurs, comme les gammes opératoires, les délais alloués... On retrouve cela dans le management actuel, bien entendu, puisque le travail reste défini par les directions, assistées de cabinet de conseils qui élaborent des procédures, des protocoles, des « bonnes pratiques », des méthodologies, des process… Les salariés n’ont aucune prise sur cette définition. La dictature du changement perpétuel accentue même cette dépendance. Dans toutes les entreprises – que ce soit dans l’industrie ou dans les services – on change régulièrement les logiciels, on recompose les services et départements, on redéfinit les métiers , on organise des déménagements, on externalise, puis on ré-internalise... Ce faisant on rend les connaissances et l’expérience obsolètes. On arrive même à transformer de bons professionnels en apprentis à vie ! Les gens sont perdus. »

(...)

L'article entier est ici.

FC Sochaux : et si des supporters sauvaient le club...

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Jeudi 22 mars 2018 / La rédaction

« Imaginons ensemble l'avenir du FC Sochaux-Montbéliard ». Des supporters du grand club de foot franc-comtois (deux fois champion de France, deux fois vainqueur de la coup de France, une fois de la coupe de la Ligue...) ne se résignent pas à sa disparition quasiment programmée depuis qu'il a été lâché par PSA, son actionnaire historique qui l'a cédé pour une bouchée de pain à Ledus, un fabriquant chinois de leds.

Ces supporters ont pris l'initiative de lancer une consultation en ligne autour de l'idée de faire entrer au capital des « socios », comme à Barcelone ou Madrid. Plus de 1200 internautes y ont déjà souscrit. On peut en prendre connaissance en cliquant ici.

La place de la coopération dans l'histoire la région peut donner du corps à cette idée. D'autant qu'elle porte en elle la critique des dérives du foot business et du star système qui sont à l'opposé des valeurs historiques du FC Sochaux : formation, beau jeu, rôle du collectif, respect de la classe ouvrière...

Un loup tué par une voiture dans le Haut-Doubs

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Mercredi 14 mars 2018 / La rédaction

La triste nouvelle est rapportée par le Centre Athenas de L'Etoile sur sa page Facebook. Plusieurs centaines de commentaires l'accompagnent, montrant l'intérêt pour la faune sauvage, parfois le désarroi de conducteurs ne parvenant pas à éviter les collisions, voire débattant des notions controversés d'utile ou nuisible...

André Laignel : « il manque 14 milliards pour boucler la réforme de la taxe d'habitation

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Jeudi 1 mars 2018 / La rédaction

Le Comité des finances locales est parvenu, en à peine plus de deux mois, à un quasi consensus sur la refonte de la fiscalité locale que l'exécutif a souhaité engager. L'instance officielle de dialogue sur les finances locales préconise notamment le transfert de la part départementale de la taxe foncière aux communes et à leurs groupements.Mais les représentants des conseils départementaux se sont abstenus...

Lire sur Localtis, ici.

Tuer les renards favorise la prolifération des tiques !

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Lundi 26 février 2018 / La rédaction

La destruction des renards favorise la prolifération des tiques et de la maladie de Lyme, mais aussi de l’échinococcose alvéolaire... C'est ce qu'indique une étude de The Royal Society, signale la CPEPESC sur son site. Les renards, mais également les fouines, mangent des milliers de rongeurs par an, rongeurs transmettant leurs maladies aux tiques qui les transmettent à leur tour, y compris aux humains... Or, on tue le plus légalement du monde 600.000 renards par an en France... où l'on recense 27.000 nouveaux cas de maladie de Lyme.

A voir ici.

Paysages de France gagne contre le préfet du Doubs

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Samedi 24 février 2018 / La rédaction

L'association Paysages de France se félicite de la décision prise par le tribunal administratif de Besançon le 8 février. La juridiction lui a donné raison dans deux affaires remontant à 2013. Paysages de France avait demandé aux maires de Chalezeule et Besançon de faire respecter le code l'environnement à propos de deux enseignes considérées comme de taille excessive, l'une annonçant l'hypermarché Carrefour, l'autre à l'entrée du parking d'Intermarché dans le quartier de Planoise à Besançon.

C'est perce que les élus locaux ont traîné les pieds que l'association s'était tournée vers le préfet, puis comme cette démarche était sans effet, vers la justice administrative. Le maire de Besançon a néanmoins agi sur plusieurs panneaux et dispositifs d'affichage mais pas sur celui de Planoise. Quant au pylône de Chalezeule, c'est Carrefour lui-même qui l'a retiré...

Paysages de France raconte tout cela en détail sur son site ici

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