Abonnez-vous maintenant

Pour lire tous les articles du Journal et créer votre blog à partir de 7€/mois

Belfort

/ Guillaume Clerc

Un nouveau plan social important touche General Electric à Belfort dans son unité consacrée au charbon et au nucléaire. Alors que des compétences clés vont disparaitre, cette division stratégique est mise en vente par les Américains. Deux options seraient encore en arbitrage à la tête de l’État, à la manœuvre pour retrouver sa souveraineté dans ce domaine vital : l’offre EDF/Framatome et celle portée par l’ancien dirigeant d’Alstom Frederic Pierucci. Au cœur des enjeux : la société Geast, fondée après la vente de la branche énergie d’Alstom en 2014 et dont dépendent les fameuses turbines Arabelle ainsi que la maintenance des centrales nucléaires de France et des bâtiments nucléaires de la marine nationale. Depuis quelques semaines, son conseil d’administration est dirigé par Hugh Bailey, directeur de GE France, par ailleurs visé par une enquête pour « prise illégale » d’intérêt depuis son passage de Bercy à GE.

/ Guillaume Clerc

Après les indices et les soupçons, la preuve. Le permis de construire déposé par la société Vailog mentionne bien Amazon comme étant le client final de sa plateforme logistique sur la ZAC de l’Aéroparc. Cette trace avait été caviardée, mais mal effacée sur une annexe du permis de construire validé par les services du Grand Belfort et signé par le maire de Fontaine. Contrairement à ce qui a été affirmé, c’est donc bien Amazon qui se cache derrière le nom de code Citadelle.

/ David Tripard

Le Collectif des entrepreneurs et salariés en difficulté occupe depuis lundi 9 novembre un bout du parking devant la préfecture du Territoire de Belfort. Nous avons recueilli plusieurs témoignages afin de comprendre les causes et les revendications de cette mobilisation. Il y avait aussi des Gilets jaunes et des soutiens de passage également au moment de notre visite. Un appel à manifester pour samedi 14 novembre est lancé.

/ Guillaume Clerc

Après le plan social de la branche turbines à gaz, General Electric vient d’annoncer la suppression de l’entité Hydro à Belfort. Des emplois seront aussi supprimés dans la branche Steam, celle des turbines à vapeur. Alors que plus grand monde ne croit aux promesses du géant américain, l’idée de réorganiser l’industrie belfortaine sans General Electric fait son chemin.

/ Guillaume Clerc

Les syndicats de General Electric ont saisi la justice pour faire reconnaitre la responsabilité de l’État dans l’annonce du plan social de 792 postes qui toucherait les sites de production des turbines à gaz de Belfort. Ils réclament 50 millions de dommages et intérêts pour le préjudice subi par la non-action de l’État pour faire respecter l’accord de 2014 qui conditionnait la vente de la branche énergie d’Alstom à GE. D’autres procédures similaires devraient suivre, notamment de la part de la ville de Belfort et de la région Bourgogne-Franche-Comté. Sur le terrain, l’échéance judiciaire apparait bien longue face à l’imminence des licenciements et les salariés sont passés à l’offensive. Les sites de Belfort et de Bourgogne sont complètement bloqués depuis hier, une grande manifestation est prévue le 19 octobre.

/ Guillaume Clerc

Un audit financier de l’usine de turbines à gaz General Electric de Belfort que nous avons pu nous procurer révèle des performances dégradées année après année du fait de la politique menée par la maison mère. Si le creux du marché explique en partie ces résultats négatifs, l’entité pâtit fortement de la politique financière de GE, qualifiée de « destructrice », tant elle bénéficie largement aux actionnaires au détriment de l’investissement, aux échanges intragroupes, qui visent à rapatrier les bénéfices dans des pays où la pression fiscale est moins forte et à une forte hausse des pénalités infligées en raison de retards ou de non-qualités, causées par de multiples changements d’organisation qui ont dégradé les conditions de travail.

/ Guillaume Clerc

Selon nos informations, un référé liberté a été déposé aujourd’hui en début d’après-midi auprès du Tribunal de grande instance de Belfort par l’intersyndicale turbine à gaz de General Electric à propos du plan de licenciement envisagé par GE. Celui-ci a été accepté et l’audience aura lieu le 27 juin. Le juge devra se prononcer sur le manque de mesures d’accompagnement pointées par les syndicalistes et le manque de sérieux sur le suivi et la mise en œuvre des pistes de diversifications. Cette procédure d'urgence pourrait éventuellement aboutir à une suspension du plan, qui devrait, selon les vœux de la direction, débuter officiellement demain.

Accès libre

/ Guillaume Clerc

Les salariés de General Electric ont remporté une première victoire en empêchant la tenue de la réunion qui devait lancer le plan social. Le maire de la ville, Damien Meslot, a ensuite refusé de louer une salle à GE pour une nouvelle réunion prévue vendredi et les syndicats, qui ont rencontré la Direccte, menacent de porter l’affaire en justice pour contraindre l’État à faire respecter les engagements pris par GE dans l’accord qui conditionnait la vente de la branche énergie d’Alstom. Et samedi, tout le monde s’attend à une manifestation massive à Belfort en soutien aux salariés de GE.

Accès libre

/ Guillaume Clerc

Outre la création de 1.000 emplois, l’accord signé entre l’État français et General Electric pour l’acquisition de la branche énergie d’Alstom comportait aussi l’obligation pour la firme de maintenir ou de créer des centres de décisions mondiaux en France. L’activité turbines à gaz à Belfort, menacée par la suppression de près de la moitié de ses effectifs, est concernée. D’après le document, l’État conserve la possibilité d’attaquer GE en justice pour l’obliger à respecter ses engagements, dont presque aucun n’a été respecté.

/ Guillaume Clerc

Après le comité d’accueil houleux réservé à Bruno Le Maire lundi, les salariés de General Electric ont décidé en AG jeudi de démarrer les actions. Ce vendredi matin, ils ont bloqué une turbine et un rotor qui devaient sortir du site. Dans les ateliers, c’est la grève du zèle. Chacun est appelé à suivre rigoureusement les protocoles, et donc de à ralentir la production. L’intersyndicale a appris pendant le blocage que le gouvernement indique ne pas avoir ne se donnera pas les moyens d’annuler le plan de licenciement ni de retarder le début du processus qui devrait s'enclencher le 17 juin. Eux ne veulent pas négocier un plan jugé obsolète après les propos du ministre et exigent que la direction étudie les pistes de diversifications avant de licencier.

Pages