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casse-cailloux

En Suisse, comme ici sur les pentes de la Dole, à deux pas des Rousses et du Col de la Faucille, les affleurements rocheux, les haies et les murgers sont protégés. (Photo d'archives Daniel Bordur)

/ La rédaction

Biologistes, hydrogéologues, écotoxicologues, chimistes, archéologues… de l'Université de Franche-Comté reprennent la plume pour que soit « mis un terme définitif à ces pratiques qui artificialisent et simplifient un patrimoine paysager qui fait la réputation de notre région, détruisent irrémédiablement des milieux d’une grande richesse biologique et favorisent la pollution des cours d’eau ». Il y a quelques semaines, l'Agence régionale de la Biodiversité avait également saisi le représentant de l'Etat.

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/ Guillaume Clerc

Depuis plusieurs années, les affleurements rocheux, typiques des paysages du massif du Jura, sont broyés par les « casse-cailloux » pour faciliter le travail des agriculteurs ou aménager une prairie. Mais cela cause une perte de biodiversité et a une incidence sur les rivières. Tous les acteurs s’étaient mis d’accord sur un protocole non contraignant pour enrayer le phénomène, mais avec le confinement, les destructions se multiplient. La préfecture du Doubs menace d’envoyer les drones pour tenter d’y mettre fin.

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/ Daniel Bordür

Le président de la chambre d'agriculture du Doubs-Territoire-de-Belfort dénonce « les extrémistes de part et d'autre qui s'en donnent à cœur joie », mais ne répond pas à la problématique de destruction des sols soulevée par les scientifiques qui inquiète de très nombreux paysans. Il pose par ailleurs une question qui aurait paru iconoclaste il y a peu : « faut-il virer l'UIPP [le lobby des pesticides] de Coop de France ? »

/ Daniel Bordür

La conférence d'Orchamps-Vennes sur les paysages jurassiens en danger a mobilisé 250 personnes lors d'un solide débat éclairé par diverses approches scientifiques et l'expérience suisse qui connait le « girobroyage » depuis vingt ans. Un agriculteur du Val de Travers a été condamné en 2013 pour avoir détruit 13 hectares...

Le versant oriental du Crêt de la Neige. Les Monts-Jura ne sont pas concernés par l'arasement des affleurements rocheux qui a commencé à faire des ravages dans le Haut-Doubs. (Photo Daniel Bordur)

/ Daniel Bordür

Répondant aux 21 chercheurs qui lui demandaient d'agir, la préfète de région explique ne rien pouvoir faire tout en parlant de l'IGP comté (sic) au lieu de l'AOP. La région renvoie à l'évolution du cahier des charges du comté. Des associations de défense de l'environnement organisent une conférence de cinq pointures scientifiques le 10 novembre à Orchamps-Vennes pour ensuite mobiliser.

/ Daniel Bordür

Chercheurs au laboratoire de Chrono-Environnement de l'Université de Franche-Comté, des écologues, hydrobiologistes, archéologues, pédologues... dénoncent l'arasage de haies, d'affleurements rocheux, murgers comme « une menace immédiate, sévère et irrémédiable sur les écosystèmes et le patrimoine culturel et paysager de la montagne jurassienne ». Ces pratiques sont en outre contreproductives car elles stérilisent souvent les sols...

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/ Daniel Bordür

L'ouverture d'espaces embroussaillés pour les réaffecter à l'agriculture de montagne est un objectif partagé dans un contexte de pression foncière. Mais une vidéo de promotion d'une entreprise de travaux forestiers, montrant une intervention en site Natura2000, a mis le feu à la planète écolo où l'on dénonce arasements de haies et d''affleurements rocheux, destruction de murgers, perte de biodiversité. Le préfet et la présidente de région ont été saisis.

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