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municipales 2020 Besançon

/ Guillaume Clerc

Le parti présidentiel a subi à Besançon une cuisante défaite en terminant derrière la droite aux premiers tours de ces élections municipales improbables. Éric Alauzet n’a pas su rassembler son parti et a dû affronter une candidate dissidente, ancienne référente départementale LREM et soutenue par le maire, l’un des premiers soutiens de Macron.

/ Guillaume Clerc

Claire Arnoux a tenu dimanche son meeting avec la liste Besançon verte et solidaire, qu’elle présente comme « citoyenne et soutenue par la France Insoumise ». L’opposition au projet des Vaîtes est un de leur argument majeur face à un « maire bâtisseur », et « épinglé à de multiples reprises pour ces liens avec la promotion immobilière. » Cela les démarque de la liste des écologistes et de partis de gauche menée par Anne Vignot, encore au conseil municipal. Les Insoumis dénoncent le bilan d’un maire « autoritaire » et entendent instaurer par exemple « l’état d’urgence écologique », une mutuelle de santé municipale et un RIC local.

/ Guillaume Clerc

Pour son grand meeting, Anne Vignot a invité les chefs de file des partis de sa coalition pour célébrer cette large union, plutôt rare, des écologistes et de plusieurs forces de gauche aux municipales de Besançon. Julien Bayou de EELV, Olivier Faure du PS, Pierre Laurent du PCF et Sophie Taillé-Polian pour Génération. s sont venus soutenir « ce laboratoire nouveau », qui a su « mettre en harmonie le social et l’écologie. » Sans parvenir à véritablement galvaniser son auditoire, elle a su s’imposer comme la favorite et la rassembleuse de ce scrutin en attaquant ses principaux adversaires : la droite et LREM.

/ Toufik-de-Planoise

La tête de liste du RN (ex FN) aux municipales de Besançon est un catholique traditionaliste. Il fréquente l’église de la Madeleine, affiliée à la Fraternité Saint-Pierre, directement issue de l'intégriste Fraternité Saint-Pie-X fondée en 1988 par Mgr Léfebvre. Il lui est arrivé de tracter sur le parvis, en contradiction avec la laïcité prônée par son parti et au grand dam des ecclésiastiques locaux...

/ Guillaume Clerc

Besançon devra se doter d’un règlement local de publicité avant juillet, mais les candidats aux municipales sont restés bien discrets sur le sujet alors qu’une consultation publique est prévue au printemps. Nous vous révélons avant les élections le projet des élus : points d’entrées de ville préservées, densité plus faible et réduction de la taille des panneaux de 12 à 8 m². Mais à l’heure où toutes les listes se revendiquent de l’écologie, la publicité numérique ne sera pas interdite. La voie est donc ouverte pour toujours plus d’écrans, alors que le contrat sur le mobilier urbain liant la ville à JCDecaux arrivera bientôt à échéance.

/ Guillaume Clerc

S’organiser pour la suite et faire des propositions pour combattre la réforme des retraites. C’était le mot d’ordre d’un forum initié par le PCF en décembre salle Battant à Besançon et qui a rassemblé l’ensemble des syndicats et des partis politiques écologistes et de gauche : EELV, NPA, FI, PS, LO et Génération.s. Cela ne s’était pas vu depuis longtemps, mais malgré un constat commun, l’heure n’est pas tout à fait à l’union. Fin janvier, certains partis dont le PS, le PCF et EELV présentaient un contre-projet commun de réforme des retraites financé en taxant le capital et en créant des emplois liés à la transition énergétique.

/ Guillaume Clerc

Les Insoumis entrent en campagne à Besançon avec l’annonce d’une liste ouverte : Besançon verte et solidaire. Ils refusent de s’associer à l’Equipe, qui réunit plusieurs forces de gauche issues de la majorité actuelle au conseil municipal et font part de leur souhait de faire table rase en invoquant une « révolution citoyenne ». Plusieurs appels du pied ont été lancés aux Gilets jaunes, dont certains sont à la France Insoumise, tandis que la joute est lancée avec Éric Alauzet au sujet de la gratuité des transports en commun, un des socles de leur programme.

/ Toufik-de-Planoise

Une réunion du parti LREM s’est tenue samedi à Besançon sur fond de tensions internes au sujet des municipales. Un contre-rassemblement s’était également formé, donnant lieu à des tensions extrêmement vives. Surtout, un « tri » a été orchestré par les organisateurs, choisissant quels médias avaient le droit de couvrir l’événement. Notre rédaction a été privée d’exercer son activité, pour la première fois lors d’une réunion politique. Samedi dernier, ce fut aussi le cas de notre confrère du Compost.

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/ Guillaume Clerc

Cette fois l’Équipe est au complet. Presque toutes les grandes forces politiques de la gauche et de l’écologie bisontines se sont réunies samedi au grand Kursaal pour marquer leur entrée en campagne. Cette liste rassemblera donc l’association des anciens du Front de gauche, A gauche citoyen, le Parti communiste français, le mouvement Générations-s, le PS et EELV. Il n’y a guère que La France insoumise qui manque à l’appel.

/ Guillaume Clerc

Unir la gauche et les écologistes, c’est ce que souhaite « L’Équipe ». Mais les trois initiateurs, Anne Vignot (EELV), Christophe Lime (PCF) et Joseph Gosset (A gauche citoyen), ne sont pas parvenus à convaincre d’autres mouvements. Si Nicolas Bodin, PS, ralliera sans doute la formation au plus tard au second tour, c’est non pour LFI. Barbara Romagnan (Générations-s) reste réservée, moins sur les idées que sur la forme. Si l’on en croit les chiffres d’un sondage, « l’Équipe », avec Anne Vignot à sa tête, arriverait première, devant respectivement LR, LREM, RN, PS et LFI.

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