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municipales 2020 Besançon

/ Guillaume Clerc

Surfant sur son opposition au projet des Vaîtes, Ludovic Fagaut (LR) précise que son projet Terra Vesontio comprendra tout de même des « constructions raisonnées ». Sur le reste, il refuse que Besançon devienne un « laboratoire écologiste et communiste » et place sa liste comme celle du rassemblement de l’union de la droite et du centre et mise sur un plan de relance de 32 millions d’euros à destination des entreprises et des commerçants pour sauvegarder les emplois.

/ Guillaume Clerc

Face aux listes qu'ils jugent gauchisante pour l'une et droitière pour l'autre, Éric Alauzet veut  porter un projet au centre, qu'il estime proche des habitants de Besançon, plutôt de centre-gauche. Il revient longuement sur sa trajectoire politique et mise sur un « plan de relance et de transformation » de 120 millions d'euros sur son mandat pour relancer l'économie et préparer la transition écologique, soit « le doublement du budget naturellement prévu ».

/ Guillaume Clerc

Avec 31,2 % des voix, Anne Vignot est arrivée en tête du premier tour à Besançon avec une liste regroupant les écologistes et une partie de la gauche. Engagée dans une triangulaire face à Ludovic Fagaut, LR, et Éric Alauzet, LREM, elle fait figure de favorite. Dans cet entretien, Anne Vignot revient sur les politiques qu'elle souhaiterait mettre en place à Besançon si elle est élue le soir du 28 juin et indique sa volonté de mettre en place un collège de scientifiques et d’experts pour évaluer l'impact environnemental des politiques de la ville, "pas que sur les Vaîtes".

/ Guillaume Clerc

Jean-Louis Foussseret devrait bientôt s’exprimer au sujet du deuxième tour des élections bisontines. Ancien PS et toujours membre du groupe LREM au conseil municipal, il n’a pas soutenu Éric Alauzet, le candidat officiel du parti. Indiquera-t-il, ou non, une consigne de vote alors qu’Alexandra Cordier, la tête de liste sur laquelle il était présent a annoncé son ralliement à Ludovic Fagaut, candidat LR ? Mystère… En attendant, retour sur le fiasco de LREM à Besançon.

/ Guillaume Clerc

Le parti présidentiel a subi à Besançon une cuisante défaite en terminant derrière la droite aux premiers tours de ces élections municipales improbables. Éric Alauzet n’a pas su rassembler son parti et a dû affronter une candidate dissidente, ancienne référente départementale LREM et soutenue par le maire, l’un des premiers soutiens de Macron.

/ Guillaume Clerc

Claire Arnoux a tenu dimanche son meeting avec la liste Besançon verte et solidaire, qu’elle présente comme « citoyenne et soutenue par la France Insoumise ». L’opposition au projet des Vaîtes est un de leur argument majeur face à un « maire bâtisseur », et « épinglé à de multiples reprises pour ces liens avec la promotion immobilière. » Cela les démarque de la liste des écologistes et de partis de gauche menée par Anne Vignot, encore au conseil municipal. Les Insoumis dénoncent le bilan d’un maire « autoritaire » et entendent instaurer par exemple « l’état d’urgence écologique », une mutuelle de santé municipale et un RIC local.

/ Guillaume Clerc

Pour son grand meeting, Anne Vignot a invité les chefs de file des partis de sa coalition pour célébrer cette large union, plutôt rare, des écologistes et de plusieurs forces de gauche aux municipales de Besançon. Julien Bayou de EELV, Olivier Faure du PS, Pierre Laurent du PCF et Sophie Taillé-Polian pour Génération. s sont venus soutenir « ce laboratoire nouveau », qui a su « mettre en harmonie le social et l’écologie. » Sans parvenir à véritablement galvaniser son auditoire, elle a su s’imposer comme la favorite et la rassembleuse de ce scrutin en attaquant ses principaux adversaires : la droite et LREM.

/ Toufik-de-Planoise

La tête de liste du RN (ex FN) aux municipales de Besançon est un catholique traditionaliste. Il fréquente l’église de la Madeleine, affiliée à la Fraternité Saint-Pierre, directement issue de l'intégriste Fraternité Saint-Pie-X fondée en 1988 par Mgr Léfebvre. Il lui est arrivé de tracter sur le parvis, en contradiction avec la laïcité prônée par son parti et au grand dam des ecclésiastiques locaux...

/ Guillaume Clerc

Besançon devra se doter d’un règlement local de publicité avant juillet, mais les candidats aux municipales sont restés bien discrets sur le sujet alors qu’une consultation publique est prévue au printemps. Nous vous révélons avant les élections le projet des élus : points d’entrées de ville préservées, densité plus faible et réduction de la taille des panneaux de 12 à 8 m². Mais à l’heure où toutes les listes se revendiquent de l’écologie, la publicité numérique ne sera pas interdite. La voie est donc ouverte pour toujours plus d’écrans, alors que le contrat sur le mobilier urbain liant la ville à JCDecaux arrivera bientôt à échéance.

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