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planoise

/ Alexandre Renahy

La vie quotidienne vire au cauchemar pour les derniers habitants de certains bâtiments promis à la démolition à Planoise. Dans l’attente d’un relogement, plusieurs foyers vivent dans des bâtiments désormais insalubres et ouverts aux quatre vents, où se croisent dealers, squatteurs toxicomanes et récupérateurs de métaux. La situation s’enlise à cause des modalités de mise en œuvre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), qui prévoit de ne pas reloger les Planoisiens à Planoise, où des logements sont pourtant disponibles. Reportage initialement publié sur le blog Le Compost, Factuel reviendra sur ce dossier prochainement.

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/ Toufik-de-Planoise

Un barbecue géant « populaire et informel » destiné à célébrer autant la fin du confinement que celle du ramadan, mais aussi en soutien aux proches d’Houcine et de Lermirant, deux jeunes gens du quartier assassinés récemment, a été interrompu ce dimanche 24 mai par une cinquantaine de CRS qui ont encerclé le rassemblement. Le commissariat invoque des raisons sanitaires liées au Covid, les convives dénoncent une provocation et une humiliation.

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/ Toufik-de-Planoise

Ce 8 mars, une énième fusillade a eu lieu à Besançon. La treizième depuis novembre, principalement concentrées sur le quartier de Planoise. Le bilan de cette guerre des territoires pour le contrôle du marché de la drogue est très lourd : onze blessés par balles, un centre commercial ravagé par un incendie et désormais un mort, abattu à proximité du centre-ville. Peut-être celui de trop. Houcine, la victime, un Planoisien comme les autres occupants du véhicule pourchassé et cible des tirs, n’était lui pas dans le business. C’est ce que décrivent ses proches et la police. C’est une victime « collatérale », car c’est, vraisemblablement un des passagers qui était visé.

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/ Guillaume Clerc

Laurent Nuñez est venu à Besançon d’abord auprès des policiers pour les féliciter du travail déjà mené et en les invitant à le poursuivre, jusqu’à éradiquer tous les points de deal en misant sur les enquêtes judiciaires. Il explique d’ailleurs les fusillades de Planoise par les vides laissés après le démantèlement de réseaux de trafic de drogue. Il n’est pas là pour promettre plus de policiers aux habitants, si ce n’est trois semaines de plus de CRS dans le quartier. Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur n’a pas souhaité rencontrer l’intersyndicale, qui a fini nassée, et a contesté l’existence des violences policières. Tout en déniant aussi les entraves à la presse alors qu’une journaliste avait été empêchée de filmer l’irruption d’une manifestante dans le cortège officiel plus tôt dans la matinée.

/ Guillaume Clerc

Le Conseil citoyen de Planoise organisait un rassemblement de soutien aux commerçants et aux habitants touchés par la violence. Au micro, les habitants ont pu exprimer leur sentiment d’abandon des pouvoirs publics et de dégout des accès de violence liés au trafic de stupéfiants qui pourrit la vie des habitants ici. Ils n’aspirent qu’à une chose, vivre normalement. Dans un autre article, nous reviendrons sur la réunion publique qui a suivi, où le maire et le préfet ont été mis en difficulté.

/ Toufik-de-Planoise

Ce vendredi, la troisième nuit jaune bisontine entendait redonner toute sa place à l’occupation des ronds-points. Comme aux premières heures, il y’a bientôt un an. Un arrêté préfectoral interdisant la manifestation à Beurre, Chalezeule, Chateaufarine et Ecole-Valentin, les Gilets jaunes se sont reportés sur Micropolis-Planoise, où ils ont pu se retrouver sans être inquiétés et effectuer des barrages filtrants et des feux de joie. Le lendemain, l’acte 50 des Gilets jaunes a dénoncé le classement sans suite de la plainte déposée par Mathias, qui avait reçu un coup de matraque dans la tête.

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/ Guillaume Clerc

Voici les informations, un peu complétées, que nous publions hier en fin de journée sur notre page Facebook et notre fil Twitter (que nous vous invitons à suivre si vous souhaitez plus de réactivité) au sujet de "l'accident" de scooter qui a eu lieu dimanche en fin d'après-midi dans le quartier de Planoise à Besançon dans lequel un jeune de 16 ans est entre la vie et la mort.

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/ Daniel Bordür

« Quand on voit ça, que voulez vous que les habitants pensent des élus, de la politique ? Pourquoi voteraient-ils ? », s'insurge un militant de la CNL à propos de la fermeture pendant une semaine d'un des deux bureaux de Besançon-Planoise (20.000 habitants) qui a aussi fait réagir CGT et PCF. Le projet de transformer le bureau Proudhon du centre-ville en agence bancaire qui exclurait pauvres et précaires inquiète le syndicat SUD-PTT. Les 200 bureaux ruraux du Doubs pourraient n'être plus que 65 l'an prochain…

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