Abonnez-vous maintenant

Pour lire tous les articles du Journal et créer votre blog à partir de 7€/mois

Social

/ Toufik-de-Planoise

La démonstration de force a été impressionnante dès le jeudi 5 décembre dans la capitale comtoise. Avec 5 500 manifestants d’après la Préfecture et de 7 500 à 8 500 pour les organisateurs, c’est un raz-de-marée qui s’est abattu contre la réforme du système de retraites. Au-delà du cortège syndical, les actions se sont ensuite multipliées jusqu’au week-end : barrage filtrant à Micropolis à l’issue de la manifestation de jeudi, blocage économique d’Easydis dans la nuit, marche pour le climat samedi matin suivi d’un après-midi jaune, incluant l’occupation de l’enseigne Quick. Une fin d’année détonante s’amorce.

Accès libre

/ Guillaume Clerc

La préfecture du Doubs vient de rédiger un arrêté d’interdiction de manifester à proximité de la plateforme Easydis de Besançon. Dans la nuit de jeudi à vendredi, quelques heures après l’immense manifestation contre le système de retraite et quelques blocages de la circulation vers Micropolis, une trentaine de manifestants, Gilets jaunes ou non, s’étaient rendus à 3h du matin sur le site logistique Easydis pour empêcher les camions de sortir du site ou d’y rentrer. Ils ont bloqué le site deux heures avant de partir d’eux-mêmes, et alors que la police était sur place.

Accès libre

/ Guillaume Clerc

Les militants d’ANV COP21 et d’Extinction Rebellion ont organisé une action massive de désobéissance civile à Besançon. Ils déclarent « l’état d’urgence climatique et sociale », et entendent « dénoncer une société de surproduction dont le “Black Friday” est le symbole ». À près de 200 personnes, ils sont parvenus à bloquer pendant près de 3 heures, non sans de vives tensions, les entrées du Géant casino à Chateaufarine et à mener ensuite une action beaucoup plus festive l’après-midi aux Passages Pasteur en centre-ville.

/ Guillaume Clerc

Les syndicats de General Electric ont saisi la justice pour faire reconnaitre la responsabilité de l’État dans l’annonce du plan social de 792 postes qui toucherait les sites de production des turbines à gaz de Belfort. Ils réclament 50 millions de dommages et intérêts pour le préjudice subi par la non-action de l’État pour faire respecter l’accord de 2014 qui conditionnait la vente de la branche énergie d’Alstom à GE. D’autres procédures similaires devraient suivre, notamment de la part de la ville de Belfort et de la région Bourgogne-Franche-Comté. Sur le terrain, l’échéance judiciaire apparait bien longue face à l’imminence des licenciements et les salariés sont passés à l’offensive. Les sites de Belfort et de Bourgogne sont complètement bloqués depuis hier, une grande manifestation est prévue le 19 octobre.

/ Toufik-de-Planoise

Sous le mot d’ordre de « convergence contre la casse des services publics », gilets jaunes, syndicats, et autonomes, se sont retrouvés ce samedi à Besançon. Environ 700 personnes ont ainsi entamé un défilé sous des trombes d’eau, où les prises de parole se sont enchaînées devant plusieurs institutions. En fin d’après-midi, après avoir gagné la préfecture qui a été prise pour cible, une confrontation s’est engagée entre les plus téméraires et la gendarmerie mobile. La situation restera tendue avec d’autres heurts notamment à Chamars et à gare Viotte. Il y a eu six interpellations.

Accès libre

/ Patrick Tardit

Guillaume Canet incarne un agriculteur endetté et dépressif dans le film d’Edouard Bergeon, « Au nom de la terre », l’histoire dramatique de la propre famille du réalisateur. L’acteur et le réalisateur, tous deux interviewés dans cet article, sont engagés dans l’association Solidarité Paysans, qui organise une projection de ce film le 26 septembre à Lons-le-Saunier.

Accès libre

/ Guillaume Clerc

La mobilisation contre la réforme des retraites que le gouvernement souhaite faire voter avant l’été 2020, après une phase de concertation, entre dans le dur. Les manifestants dénoncent la fin des régimes spéciaux qui compensent des conditions de travail difficile, tout comme le remplacement des cotisations au trimestre par un système par point, dont on ne connait pas la valeur, et qui pourrait fluctuer dans le temps. Parmi les quelque 800 personnes dans la rue à Besançon ce matin, tous craignent que cela se traduise par une diminution du montant des retraites et un âge de départ plus tardif.

/ Toufik-de-Planoise

Ils étaient plus de 1000 à fouler les rues ce samedi à Besançon, dans le cadre de la marche pour le climat rejointe par les Gilets jaunes. Après une jonction dans une avenue d’Helvétie noire de monde, le cortège s’est arrêté place Flore, où l’un des portraits réquisitionnés de Macron est même apparu. Alors que les premiers rejoignent ensuite le quartier des Vaîtes, les seconds retournent place de la Révolution au festival « Livres dans la Boucle » pour y soutenir l’apparition du lanceur d’alerte Maxime Renahy.

Accès libre

/ Guillaume Clerc

Vendredi matin, les automobilistes qui rentraient et qui sortaient de Besançon ont eu la surprise de voir une centaine de banderoles orner les ponts ou recouvrir les publicités qui foisonnent à chaque accès de la ville. Les slogans, dont « plus de trois degrés, fin du comté », visaient à interpeller les consciences de ceux qui se rendaient au travail, souvent coincés dans les bouchons, et à les inviter à se joindre aux militants pour le climat et la justice sociale qui manifestent ensemble ce week-end.

Pages